Recherche

Mercredi 6 septembre 2006
Bonjour!

Allez, après un interlude qui a tout de même duré deux jours, il faut s'y remettre à notre chevalier "encygné"? Tiens à propos... pas logique Wagner! J'aurai appellé ça "Le Chevalier au cygne" étant donné que son nom, on ne le sait qu'à la fin... c'est tout de même ôter un peu de suce-pince non? Ou alors...  "Tant va la cruche à l'eau" (rapport à la potiche blondifiée), ou "la Charge de la Canarderie légère"... Par contre le Hollandais Volant du Vaisseau, il s'en taponnait le valseur... on peut l'appeller comme on veut, Edam ou Gouda et même le siffler, ça ne l'a pas taraudé cette question le Richie!
Allez zou, on y va!



LOHENGRIN - Acte II scène IV (et suite, si la place hé,hé)

Le lieu: toujours le tableau des deux autres scènes... le château avec l'église d'un côté (sa porte) et l'appartement des nanas de l'autre bord (on dit côté cour et côté jardin,je sais...mais ça me gonfle, en plus vous pouvez les chercher longtemps les pavés de la cour et les plans de tomates du potager dans les coulisses!)

Les personnages: Le choeur (peuples, soldats, nobles etc... la basse-cour habituelle quoi), EvB dans toute sa blondeur "inspirée" (hé, hé), Ortruduc... (s'cusez... ça m'a encore échappé), Frédo-la-dent-dure son mec, l'Oiseleur couronné (le roi quoi), Lohengrin, puisqu'il faut bien le nommer alors qu'on est censé l'appeller John Do

Donc, après les "pouet-pouet" claironnant des trompettes du régiment local et surtout l'annonce faite... pas à Marie mais à la foule par le hérault. Elsa se pointe (musique très sympa... écoutez, si vous en avez l'occasion) et tout le monde se découvre (décidemment c't'une manie!).

-d'ailleurs, aparté: (hé, hé, "ça y est elle remet ça!" J'vous vois comme si j'y étais... "Quelle manie de couper à la moindre occasion, pas de suivi cette nana pfff!")
Un truc qui me fait sourire et même carrément me bidonner c'est le coup de l'annonce par un messager ou hérault quelconque de ce que va faire l'emblasonné cité:
- "Môdame de Culserré va faire sa grosse commission oyé oyé! Chaud devant! y'avait des
flageolets au dîner!",
- "le baron "Héron-petit-patapon" file s'acheter des clopes, que madame la baronne ne compte pas sur
lui pour les vingt prochaines années, la ceinture de chasteté est sur la coiffeuse!",
- "le roi a cassé sa pipe, vive le
co..urageux qui prend la suite! Il est doublé kevlar son veston j'espère?".
Bonjour l'intimité! Ou alors ils sont tellement "flous" et translucides qu'on est obligé de commenter leurs gestes... à savoir. Fin de l'aparté!

Les nobles et bourges se la pètent apitoiement de bon ton, par rapport à ce qu'elle en a bavé (n'oubliez pas... le frangin passé à l'as, le procès tout ça... c'est pas pour la faire monter dans les aigus côté moral) Et la nana est en train d'entamer la montée des marches de l'église à la Joséphine Baker (les bananes en moins) lorsque l'empêcheuse de tourner rond, Ortrud, quitte d'un coup son attitude de lèche-botte professionnelle, redresse l'échine et balance à Elsa que c'est marre de jouer les vide-bassinets et qu'elle a le droit de recevoir en plus d'excuses extra-plates, un minimum d'hommages et de respects! (rusée la musaraigne... elle a vite pigé qu'il fallait un maximum de spectateurs à sa grande scène du deux!).Elsa la regarde débarquer de la lune:
"Attends... j'ai raté un épisode... t'étais pas au trente-sixième dessous pas plus tard que c'te nuit?
- Je me suis prise une gamelle côté ego, mais c'est une chiure de mouche par rapport aux faits d'armes de mon mec! Même l'avoinée qu'il s'est prise hier, ça ne peut ficher au panier la bonne réputation qu'il s'est faite sur plusieurs piges, il a ses afficionados... j'peux pas en dire autant du futur d'une "certaine" oie blonde...
- Tu veux qu'il montre sa carte? Bin, moi, ça me suffit ce que je sais sur lui, il a sauvé tout de même mes miches et c'est mon honneur que j'engage en l'épousant donc... ça devrait suffir!
- En bref... t'as la trouille d'apprendre que ton mec n'est pas blanc-bleu et ça te convient très bien ce flou plus qu'artistique. T'as les jetons de t'apercevoir que le héros a des pieds palmés (d'argile, je sais... mais vu le cygne, l'oie et tout et tout... restons couleur locale hein?)"

Tous les spectateurs (nous compris?) crient au scandale, à l'insulte, à la haineuse mégère et ne sont interrompus que par l'arrivée du roi et de Lohengrin (scène V):
"C'est pas fini ce bor...azar? - lance le monarque d'un trait (arc... trait... mouai.. vaseuse, je sais, mais vous n'êtes pas attentifs aussi pff!) , la brosse à dent à la main (enfin dans "ma" version évidemment) - C'est le jour du cochon qu'on égorge?! Mais ça va pas de chouiner comme ça de bon matin?!
- Et puis, j'voudrais pas dire... mais t'as de drôles de copines! - rétorque Lohengrin, le rasoir à la pogne et la goule passée à la chantilly (toujours ma version hé, hé)
- Mais c'est elle qui me colle c'te glue... pour me ruiner ma journée en plus! Pendant que t'es là, tu peux pas m'aider à m'en dépattouiller? D'après elle, il paraîtrait que j'ai tort de te faire confiance.
- Toi la fiéleuse, tu dégages de la périphérie - menace le héros en fusillant du regard Ortrud - et ma biche, viens dire à Lolo ce qui te turlupine" (de cheval... oups, pas politiquement correct ça... tant pis!Les chastes, vous avez rien lu hein?)

Nouveau coup de théâtre Ortrudo-frédériquien (ou frédérico-Ortrudien, comme vous le sentez), le Frédo en question ce pointe comme un éléphant dans une manufacture limougeote en gouallant comme un veau que le roi se fait entuber! On a beau faire pour le baillonner, il blatère toujours autant qu'un chameau en rut et on est bien forcé de l'écouter:
"J'fais appel, y'a vice de forme! On vous a eu avec un tour de passe-passe à la Majax! - il se tourne vers Lohengrin - T'es qu'un imposteur! Et dire qu'il n'y a pas un pékin qui se soit manifesté pour te demander ni qui tu étais, ni d'où tu venais, quand je me suis fait latté! Taille, poids, âge et tout d'suite! (là, excusez... il faut connaître la troupe de Gérome Deschamps, les Deschiens, c'est une "réminiscence" hé, hé)"

L'énervé se retourne vers les autres témoins de la scène :

"Mais vous avez quoi dans les mirettes pour trouver normal qu'un type se pointe de nulle part, sa barcasse tirée par un cygne et qu'il chausse tranquillement les charentaises du chef du patelin sans avoir rien à moufter! Avec un peu de bol... c'est un gardien de gorets que vous avez choisi... vu qu'on ne sait rien de son pédigré!
- Pff! Même pas la peine de répondre à un sournois! - répond (paradoxalement) Lohengrin, dédaigneux.
- D'accord... tu veux la jouer "grande muette"... mais tout de même pas devant le roi?!
- Bin si, justement! Il n'y a qu'une personne à qui je puisse répondre... ma copine!... (- flottement intellectuel de la copine qui commence à douter -) bin quoi... t'es muette?"

Ici évidemment, deux camps, les "pro-Lolo", qui se fichent éperdûment s'il sort de la cuisine de Jupiter ou non, et celui (enfin deux, mais c'est un mini-camp) des "anti-Lolo" (quoique... ça soit moyen-moyen l'expression, on dirait les partisans ou ennemis des roudoudous... m'enfin j'espère que vous n'avez pas l'esprit aussi mal tourné... que moi hé, hé)

Le roi, bien qu'ayant foi en lui, lui demande de répondre, pour arrêter toute cette prise de tête, mais Lohengrin insiste en disant que seul son honneur doit être pris en compte.
On a droit à une séance de "serrage de mains" dans la bonne
tradition des campagnes électorales et Frédo profite de ce que tout ce beau monde s'auto-congratule pour glisser à Elsa (façon Kaa):
"J'ai un tuyau imparrable! Tu t'arranges pour lui tirer les vers du nez ce soir, pendant que je suis planqué, ça lui bousille son charme, vu qu'il y aura témoin, et il t'es définitivement encordé, pour le pire et le... pire, crois-en mon expérience maritale!
- Peau d'balle!
- J'te laisse réfléchir...
- Mais je rêve!! Ils insistent! - balance Lohengrin venu aux nouvelles - les deux corbacs, vous vous barrez vite fait bien fait! Et si je vous revois à moins de dix bornes de ma copine... comptez vos abattis! Et toi ma puce... je vois bien que t'es pas dans ton assiette, si tu veux... t'as qu'à m'interroger, mais entre quat'zieux et pas devant tout ce peuple.
- M'en fiche du peuple, m'en fiche de ton blaze, m'en fiche de tout! Ce qui compte c'est que j'en pince pour toi!"

Alors là... est-elle sincère... on a des doutes sérieux à ce sujet, étant donné qu'elle balance ça, comme on se fiche la bouée de secours du Titanic autour du kiki, alors que pas deux minutes avant elle en arrivait à faire du tricotin avec ses doigts tellement elle se tordait les mimines d'angoisse.
Les divas se tordent toujours les pognes dans les phases
d'angoisse lyrico-dramatique, voir Lady Macbeth ("una macchia... etc"), mais ça, c'est en plus parce qu'elle "visionne" un raisiné révélateur de son crime. Petit conseil aux futures divas... l'acquisition du cinquième dan ceinture rose à pois verts du "souplessodigitalotsu", sinon vous imaginez la scène... une diva en train de goualler son fameux air, les doigts tout emmellés?

L'acte se termine sur un chant de gloire au héros et à sa copine. Les protagonistes montent (enfin!) ces satanées marches pendant qu'on aperçoit Ortrud "faire un geste de menace" (sic le bouquin d'Alain Paris) qu'Elsa reluque et qui lui fiche les boules à se serrer contre son mec.

- Dernière aparté, évidente, quand on lit les lignes précédentes: le geste de menace... version bras ou doigt d'honneur... je le sens bien aussi... pas vous?

Allez, je file faire un peu de ménage (changer la poussière de place quoi, pour lui faire prendre l'air) et vous souhaite une bonne journée. A plus.
la dragonne

PS: c'est long... je vous laisse du temps hein?
par Sieglind publié dans : Wagner
ajouter un commentaire commentaires (43)    créer un trackback recommander
Lundi 4 septembre 2006
Bonjour!

Une petite pause avant la suite de Lohengrin. J'ai totalement oublié de vous faire voir mes dernières acquisitions quant à mes "cousins" dragonesques! Quelle buse!

Donc, pour réparer cet oubli "impardonnable", je vous balance des clichés faits à la "va-vite" alors pardon pour la qualité (m'enfin... vous auriez certainement continué à respirer sans... l'apnée pour cause de "manque" j'y crois qu'à moitié hé, hé)


Pour vous dire que c'est fait à la "va-vite"! Le sablier est de guingois... variante "silicienne" de la tour piséenne, m'enfin, tant que c'est pas pour se faire cuire un oeuf... (d'autruche, vu le gabarit du mesure-temps hé, hé) Et pourquoi me direz-vous (même si vous le dites pas, ça meuble hé, hé) tout simplement parce que je n'ai rien trouvé de mieux comme support que le coffre style "Pirate des Caraïbes" (restons d'actualité cinématographique hein?) qui nous sert de bar ("Eh hoooo, et une bouteille de rhum!").
Le verre, très gothique lui aussi, mais sont pas trop c... bêtes... ils ont pensé à un verre qui puisse s'ôter du bastringue pour nettoyer, j'en avais vu un carrément soudé au bazar... pas évident pour passer à la vaisselle! Pour mon  "Château-la-pompe" (je ne bois pas d'alcool, vous le savez depuis le temps) ça fait classieux un max hein? (j'me la pète médiévaleuse ensorcelée avec ça hein Honorius?)


Deux autres dragons, devant mon équivalent personnel de la pyramide mitterrandienne (coucou Atalmont) déjà photographiée dans mes délires bricolo-créatifs. Toujours un petit côté gothique (il va falloir que je revienne au polychrome... ça commence à me gaver!) mais c'est dû au traitement des sujets; vous mettez du rose-barbie, du vert_pomme-pas-mûre, du mauve-métallique-façon-"pijo"-customisée... et vous avez un truc... à chier et à planquer très loin dans le fond du placard (quoique j'ai du "à chier" pas mal mais j'assume, c'est ma collec!) Les deux suivantes ce sont les même sujets mais en plus gros.


Je trouve que son appendice "queutale" fait un peu bras de poulpe...m'enfin...on va dire que c'est un compromis entre Jules Verne et Tolkien... En tout cas, il n'a pas l'air moulant comme on dit (ou il rigole quand il lui tombe un oeil) mais un dragon hilare... je ne sais pas s'il gagnerait en charisme du coup. Un Fafner ou un Smaug avec un sourire niais sur la trogne... on y croirait un peu moins comme gardiens de trésors.


Position très... "héraldique" je trouve... un cou immense et une machoire prognate...tout pour plaire à ces dames... dragonnes... Trop forte la dragonne! Je n'avais même pas vu que sous cet angle... on a l'impression qu'il s'appuie à la pyramide ferrero-rochéenne! (j'suis une artiste qui s'ignore hé, hé) Et dire qu'on a l'impression que c'est du bronze! De la résine peinte, voui madame! On gagne en poids (et surtout en picaillons, je vous prie de croire, vu le prix de ces petites bestioles... je préfère réserver mes écus à l'achat ... d'un coffret d'opéra par exemple.

Voilà, c'était juste un interlude... on reprendra dès que possible la narration de Lohengrin, mais là,après un week-end en baguenaude... j'ai un de ces retards! (est-ce vraiment besoin de le dire d'ailleurs... vous me connaissez!)

Allez, passez une bonne journée et je file lire les articles passés à l'as.
La dragonne
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
ajouter un commentaire commentaires (28)    créer un trackback recommander
Vendredi 1 septembre 2006
Bonjour!

Bon, faudrait pas qu'on pense que je suis feignante!... Comment "Trop tard"?!...Pouf-pouf, on recommence:
"Bon,(la formule du début ne change pas), faudrait penser à écrire quelque chose parce qu'on va penser que j'entre en pré-hibernation" (chez dragons c'est très tôt!) ça vous va mieux?
Allez, je ne vais pas vous laisser un opéra de Richie Wagner en plan de toute façon, ça fait désordre! Vu que les scènes sont "relativement" courtes, je vais tenter de finir au moins deux de celles-ci avant la fin de semaine. Allez... à vos strapontins!



LOHENGRIN - ACTE I - (suite)

A la scène deux, on voit donc arriver la future victime du plan tordu de la nana de Frédo: EvB (Elsa von Brabant... suivez!)

Pas besoins de narrer le dialogue complet, comme pour la scène précédente, on pige un peu comment elle s'y prend.

Recette de l'oie rôtie façon Ortrud:

- une oie bien dodue (là, c'est l'imagerie populaire de la chanteuse d'opéra... j'en connais qui passent entre le mur et le papier peint sans décoller tout le bastringue, ça passe de mode ça aussi)
- farine
- beurre
- assaisonnements divers (pour la farce)

Attendre que l'oie soit arrivée à proximité, rester tranquillement assise, après avoir envoyé son mec voir du côté de l'amoureux palmipédo-tracté (espèce non répertoriée dans la liste des volailles, mais je pencherais pour le dindon, il restera de la farce certainement)

Un fois que l'autre ne se méfie pas, perdue (encore?) dans ses rêveries, l'appeller doucement ("petit-petit-petit...") en marmonant dans son duvet mentonesque pas épilé qu'elle va se mordre les dents d'avoir eu l'idée idiote (euphémisme?) de venir prendre le frais dans le coin ce soir.
Bien prendre le soin de garder un air de clébard battu, pour attendrir la bête (je la vois bien choper l'attendrisseur de barbac par contre sur scène hé hé) elle n'en sera que plus "goûteuse" à la cuisson.
Marinade ramollissante: faire jouer le pupitre des cordes plein pot, évoquer une pauvre future exilée par la faute de la boulette de son mec, parce que ça ferait tâche dans le décor idyllique et qu'on comprendrait très bien que ça plombe l'ambiance un couple de perdants parmi les invités de la noce.

Quand la nana commence à devenir molle du genou en voyant l'état minable dans lequel on est (techniquement s'avachir au pied de la blonde ça marche pas mal) et qu'elle envisage de se faire pardonner pour le mal qu'elle a fait (trop fort! Faire culpabiliser l'autre, alors que c'est tout de même eux, les "méchants" qui l'ont traînée devant un tribunal- divin, mais tribunal tout de même!), passer le beurre en pommade en évoquant sa grandeur d'âme et sa bonté (j'aurai pas dit ça moi...) ce qui fait que la volaille en arrive à nous inviter carrément aux noces pour nous changer les idées.
Repasser une couche de beurre, histoire que la farine dans laquelle on va la rouler adhère bien et ajouter que, comme cadeau, on va lui faire partager le doute qu'on a sur la longévité de son union. Bin oui, un type venu de nulle part et avec un "charme" sur lui... ça peut repartir du jour au lendemain, voilà ce qui arrive quand on ne prend pas de renseignements sur son copain!
L'oie se débat un peu (fierté? Orgueil) et on a pigé par où il faut commencer à barder la bestiole (du côté de la M.O, "Majesté-Offensée" comme je dis)

La scène s'achevant, la suivre dans ses appartements, toujours position Détritus, courbé à s'en toucher les genoux avec le pif, et continuer "extra-muros" (ou extra-scène si vous préférez) le "pétrissage farineux" de la bête. Ici, pas la peine de nous montrer tout le scénario, on a pigé aussi qu'il ne va pas falloir longtemps avant que le minette ait envie de prouver à tout le monde qu'elle ne se met pas en ménage avec le premier venu, même mandaté par le divin... nan maiiiis!

Le mot de la fin de scène reste à Frédo, revenu aux alentours et qui jubile déjà en pensant aux boutonnières surnuméraires qu'il va faire au costar de son vainqueur.

Le jouuuur se lèèèèèève sur la scè-è-neuuuu (tiens qui c'est qui chantais ça, j'ai un blanc?)..trois la scène pour ceux qui ont perdu le compte...  et on voit le branle-bas de combat habituel d'un lever de couleur chez les emparticulés locaux.
Fréfo se planque au détour d'une poubelle et attend qu'il y ait suffisamment de monde pour sortir sans qu'on lui demande s'il a dormi à l'hotel du Cul-Tourné vu qu'il a passé la nuit dehors.


Et que ça te claironne dans ses langues de belle-mère "Tiens t'auras du boudin!" et que ça ouvre toutes les portes pour chasser les odeurs de poneys des piaules (un vrai lever façon caserne, ne manque plus que l'adjudant alcoolo au tableau)


Le personnel de maison ayant dégagé les lieux, la place est libre pour les nobles et les bourges, ainsi que pour le hérault du roi qui vient donner le bulletin info de la journée:
- Ciel nuageux et plus que menaçant au-dessus d'un certain Friedrich (Frédo), qui laisse à présager une expatriation accélérée, le climat ne lui réussissant pas (en gros Frédo est banni purement et simplement de l'Empire), pour le reste du territoire, ciel bleu et gazouillis de piafs prévus, sauf pour ceux qui auront la mauvais idée de vouloir rester copains avec l'exilé, évidemment!
- Don du fief de Brabant au type qui a sauvé l'honneur d'Elsa et va devenir son légitime (pas ininteressante la transaction quand on y pense hein? On récupère une meuf et son fric, quoi demander de plus?) Par contre, étant donné que ce preux chevalier refuse le titre de duc - (hé, hé, Grand Duc pour un conducteur de cygne, cherchez l'erreur de piaf!) -, il sera plus modestement "Protecteur du Brabant" (parrain?.. Capo?... ça peut être n'importe quoi du coup!)
- Et pour la fin, le moins agréable: après la fiesta de noce, tout le monde prend son barda et suit le roi pour aller latter joyeusement les "Hongro-barbaresques"

En bon peuple moutonesque... tout le monde a crié des "Ziva, c'est trop d'la balle!" après chaque information "tonitruée" par le hérault (même pour aller au casse-pipe, pour vous dire comme ils sont "génético-panurgesquement" modifiés!)

Tous... autant pour moi!
Quelques nobles commencent à chuchoter qu'il y en a marre de se faire ratatiner la gu...oule par la faute d'un type à l'égo hypertrophié et à la fringale constante de pouvoir, parce que c'est pas le roi qui raccomode les fringues le soir et se passe de l'éosine! En plus... les soi-disants ennemis, sont en paix (même si c'est une trêve, elle a l'air de tenir) alors ça serait pas mal si quelqu'un avait la bonne idée de lui rabaisser son caquet à l'Oiseleur! (rappellez-vous, c'est henri dit l'Oiseleur le roi local)


Evidemment, Frédo n'attendait que ça pour sortir de derrière son sac-poubelle (en plus un empaffé de clebs avait troué le truc pour trouver sa pitence, les fragrances n'étaient pas des plus adéquates quant à une vaporisation after-shavéenne matinale!)

"Suffisait de demander!
- T'es bredin de rester dans le coin! T'as envie que le personnel de maison de raccompagne à coup de pompes au valseur jusqu'à l'entrée?
- Vous voulez que ça change? Attendez un peu et vous allez vite piger que ce soi-disant chef de meute n'est pas si blanc-bleu qu'on pense et surtout pas fiable côté spirituel!" - (ça ne veut pas dire qu'il n'est pas rigolo, quoique pour l'instant, je n'ai pas vu passer l'ombre d'une esquisse de fou-rire dans cet opéra.. mais simplement que ses aspirations philosophico-judéo-chrétino-teutones ne sont pas forcément tournée vers le bon côté de la "Force")

Les autres crient au scandale, mais s'arrangent tout de même pour le planquer au milieu d'eux, histoire qu'il ne soit pas écharpé par la foule en délire et quatre pages du livret... pardon en livrée se dirigent vers le palais en prévenant tout le monde que la potiche Elsabrabantienne va passer de ce côté, pour faire ses abblutions... dévotions matinales à l'église.

"Mens corpore" avant de penser au "corpore sano" l'hygiène de l'âme avant celle du corps; ils devaient friser la canonisation quand on sait qu'ils ne connaissaient pas encore les bienfaits de se trimballer comme la blonde de la publicité,  en levant la quille hors contexte et n'importe où dans la rue, en criant "Nartaaaaa!", les bras levés pour qu'on voit bien qu'elle ne porte pas d'écureuils greffés dessous.. avec les odeurs de terrier que ça implique!
Je me marre, pardon, mais j'ai l'image d'un passant se récupérant son quarante-douze fillette dans la tronche, lors d'un de ses sauts de biche en folie.

Nous on sort pour l'instant et on verra plus tard la fin de l'acte et le début du suivant, si je fais court évidemment.

Allez, filez garnements et bonne fin de semaine... vous savez que vous risquez de m'apercevoir simplement en touriste chez vous hein? Je respecte à la lettre le repos dominical (c'est la seule chose échappée à mon "élagage" spirituel, mais surtout ça apporte de l'eau à mon moulin de feignasserie Mouarf!)

Bonne journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
ajouter un commentaire commentaires (23)    créer un trackback recommander

Calendrier

Septembre 2006
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus