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Jeudi 27 octobre 2005
Bonjour à tous !

Hier on avait presque fini l’acte un de Simon Boccanegra, il ne nous restait plus qu’à voire la scène du Conseil, un truc relativement conséquent (je vous en avais causé deux mots à la fin) que j’ai préféré garder pour aujourd’hui (en plus, il y a encore deux actes, donc ça fait encore pas mal de lecture pour vous d’ici la fin de semaine.. courage !) On s’y colle tout de suite ?





Donc, le doge, au milieu de son Conseil de plébéiens (majoritaires) et patriciens, reçoit les envoyés du roi de Tartarie-Ail-et-Fines-Herbeuse, qui lui balancent le pneumatique de leur chef (télégramme si vous préférez) d’une manière très professionnelle (sinon, ils seraient pas sur scène de toute façon) :
« Feu-vert – stop – peux passer avec tes barcasses – stop – on fermera les yeux ! »

Epluchage du courrier courant : factures, pubs, et un certain Pétrarque (bin oui, LE Pétrarque qu’on connaît) qui serait partisan pour que les deux républiques (Gênes et Venise, donc) arrêtent de se tirer dans les pattes.(dans la version d’un certain Tucker, le message venait du pape lui-même et causait d’une bagarre entre patriciens et plébéiens, le coup des républiques ça en impose plus je trouve, pas vous ?)



Petrarque en profileux


La lecture de son courrier s’interrompt (comment voulez vous lire avec le tintouin qu’on entend à l’extérieur ! C’est jour de marché ?)
Paolo (le type à qui Boccanegra a refusé la main de sa fille) jette un œil par la fenêtre pour voire s’avancer un populo monstre traînassant Gabriel (le copain d’Amelia) par les tifs d’une manière un peu rude (sauf pour les cro-magnons, enfin d’après les images qu’on connaît) On entend un : « mort aux vaches » (ça c’est pour les patriciens)… presque normal et un : « mort au doge » (déjà moins rassurant pour le Simon, personnellement !) Il n’en faut pas plus aux deux partis en présence dans la salle pour sortir les canifs (comme tout bon débat politique… les épées en moins, quoique…)


Boccanegra décide de prendre le taureau par les cornes (mais y a quand même un sacré troupeau, sous son balcon !) et envoie son héraut (qu’en mène pas large, faut dire que ça s’écrit pas pareil que l’autre, et le courage faisait pas partie de son contrat à celui-ci) pour prévenir la foule que le doge les attend dans la salle du Conseil (comment ils vont tous loger sur la scène… là est le mystère, et les autres énervés de l’ estoque on intérêt à ranger leurs cure-dents, serrés comme ils vont l’être, ça risque de faire des entailles sauvages et aléatoires !)
On n’arrive pas à savoir ce que le messager balance, étant donné les piaillements des autres, mais ça fonctionne, on dirait, parce qu’on entend un « vive le doge ! » retentissant (ou alors, il a promis à tout le monde des entrées gratos au dernier concert du groupe à la mode, pour être sur d’avoir leur attention… parce que ce retournement de veste, plus rapide, ça n’existe pas !)

La populace entre en trombe et en vrac dans la salle criant vengeance en montrant du doigt (c’est pas poli, je sais, mais quand on est énervé, la bienséance…) Gabriel et Fiesco (le grand-père d’Amelia) déguisé en tuteur Andrea (je sais, je rabache, mais c’est pour être sure que vous suiviez).



Gabriel menaçant Boccanegra



Après une brève enquête (brève, dans le sens lyrique, donc… pas tant que ça, en fin de compte) on sait enfin le fin mot de l’histoire :
Gabriel (d’Adorno, au fait, son nom) le copain de la fille de Boccanegra est arrivé pour lui faire la bise comme tous les jours, pour trouver l’autre pingouin de Pietro (le bras droit gangrené de Paolo) en train de tranquillement essayer de la faire passer par le conduit de la cheminée pour l’embarquer par les toits ! (je brode, en vrai, il l’a pris en flag au moment ou il la velociraptorait pour le compte de son patron) Le gamin a eu un coup de sang (faut le comprendre) et a épinglé le teigneux comme un bombyx du mûrier à la moquette. Etant donné que le sbire à eu le temps de s’exclamer « C’est pas moi, c’est l’autre ! » il en a déduit que le chef, ça ne pouvait être que Boccanegra et il vient pour continuer sa collection entomologique avec la carcasse du doge.

Amelia entre comme une furie, et s’interpose (généreux, mais idiot et nuisible à l’intégrité physique ça !) elle est d’accord avec son copain, sauf pour la fin où elle a un autre nom à balancer… Pas le temps de placer une syllabe ! Les deux clans s’accusent mutuellement du méfait (bin dame ! Un pour tous, tous pourris, comme dirait Coluche ) On dirait que ça sent la bavure grand format, et on va devoir sortir la boîte de sparadrap si ça continue.



Les partis s'affrontent



Simon Boccanegra lance un : « Vos gueules, les mouettes ! » retentissant et ça calme tout de suite (il a du coffre le type, on comprend pourquoi !) « Allez, on se mouche et on dit bonjour ! Faites vous la bise, bande de sales mioches ! » (En bref, un plaidoyer pour la paix et l’unité) Fiesco, le grand-père d’Amelia lui file son épée comme gage de sa bonne foi et Boccanegra prévient tout le monde que celui qui a osé toucher à la tignasse de sa fifille, il a intérêt à disparaître parce que ça va chauffer quand il lui aura mis la main dessus. Il se retourne vers Paolo (l’instigateur, donc, du rapt) et lui ordonne de faire comme lui et de maudire sur trente générations le malfaisant. Bien obligé de s’exécuter le Paolo, sinon ça va se voire comme l’appendice nasale sis à la partie médiane de notre contour « visagale ».Imaginez la tronche du mec qui est obligé de se lancer une malédiction à la Toutankhamon à lui-même !

Tout le monde reprend cette malédiction pendant que le rideau tombe sur la fin de l’acte.




On arrête là ?  Suspens, suspens…On verra la suite plus, tard (vous avez vu, je fais des efforts, c’est moins…. verbalement longuet, enfin je trouve…)

Bonne journée et à plus

La dragonne
par Sieglind publié dans : Verdi
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Mercredi 26 octobre 2005

Bonjour !

Comme on prévu, hier, visites, enfin là où je pouvais, chez les blogueurs (j’insisterai pas sur ça, n’est-ce pas ?) et petits trucs  à droite et à gauche, intra et extra muros, (faut bien utiliser au maximum les directions à notre dispositions non ?)

Optimiste, je suis pas encore allée vérifier que ça fonctionnait mieux qu’hier le blog et si ça se trouve, vous aurez un article fantôme à votre newsletters, mais je vais pas continuer à me tournicoter les pouces en attendant que ça passe, alors allons-y, Alonso, pour la suite de Simon Boccanegra de Verdi (si besoin est, un p’tit tour en arrière pour se rappeler le prologue, ça  peut être utile après ces deux jours de folle agitation). Rappelez-vous surtout qu’on est vingt-cinq ans après cette intro, bien utile ma fois, pour expliquer la situation..

SIMON BOCCANEGRA – ACTE I –

Le lieu :

Monaco (bin oui, c’est peut-être une interprétation très « personnelle » de la mise en scène, mais quand vous lisez au synopsis : « jardins du palais Grimaldi, près de la mer » à quoi vous pensez vous ? Pas à la forêt équatoriale à mon avis). C’est l’aube (les phoques chantent),



Il n'y a pas que les coqs qu'on droit de chanter à l'aube non?

 bout de moquette verte pour figurer le gazon anglais, des fleurs en plastoc (de celles qui parlent et dansent quand on tape dans les mains – j’adore ce truc vu dans une carterie quelconque – en guise de parterres, des nains de jardins et quelques Bambis pour faire plus gai.

Puis pour le finale Chambre du Conseil du doge (une salle de réunion avec table en formica, chaises pliantes et retro-projecteur – je mise-en-scénise comme je veux, d’abord)

Les personnages :  

- Amelia la fille de Simon (la kidnappée du début, élevée par le comte Grimaldi), 
- Gabriel (pas l’ange, le copain de la fille),
- Fiesco, grand-papounet et tuteur (sous le nom d’Andrea) d’Amelia, une fois que la gamine se soit retrouvée seule, le comte Grimaldi s’étant vu invité à prendre le large, très, mais alors très loin de son palais, pour mauvais choix politique.
- Simon Boccanegra ‘(le doge, plus nouveau, étant donné que ça fait belle lurette qu’on a assisté à son élection)
- Paolo, le fameux chef politique de plébéiens (complotant au début, du prologue pour faire élire Boccanegra) et son fameux bras droit (ou éminence grise, ou âme damnée Pietro,
- Membres plébéiens et patriciens pour le finale de l’acte (pour un de ces fameux chœurs verdien comme on les aime)

Au début de l’acte donc, Amelia, gambade (sur l’air des Schtroumpfs) 



en admirant le paysage (un rien l’amuse la ch’tiote). Au loin, on entend son copain (discret tiens) que pousse sa note, histoire de prévenir de son arrivée, incessamment sous peu, comme on dit.

Dès qu’il pointe son museau, elle lui saute sur le râble pour lui confier qu’elle sent pas trop la suite de l’histoire, quant à son sort et à celui de son faux tuteur Andréa (vrai grand père Fiesco) Faut dire qu’il est malin le vioque de comploter comme il fait pour ficher à bas le doge en place (Boccanegra donc) – je sais, j’en rajoute côté explication, mais c’est toujours si « mic-maqueux » leurs distributions de rôles, qu’une vache n’y reconnaîtrait pas son veau.

L’amoureux compatit, mais aimerait bien qu’on parle d’autre chose… d’amour par exemple, et elle ne se fait pas prier longtemps. Et vas-y que ça gazouille, que ça soupire, que ça se prenne les mimines - truc qui m’étonne toujours dans l’opéra, c’est la capacité qu’ont les chanteurs de se hurler des « je t’aime, je t’adore » à trois centimètres à peine de l’oreille, sans devenir sourds au bout de quelques représentations – (si ça se trouve… ils sont sourds, c’est pour ça qu’ils s’égosillent : « Tu me plais ! » « COMMENT ? » « J’TE KIFF GRAVE ! » « A BON ? MOI, PAREIL ! » etc…)


Le gazouillis (CUI-CUI !) amoureux tourne court, à l’arrivée de Pietro (le bras droit intéressé de Paolo) qui signale que le doge en a marre de rater une vache dans un couloir (on peut être doge et nul à la chasse, non ?) et qu’on ouvrira des boîtes ce soir, mais qu’avant, il voudrait bien lui causer d’un truc, avant qu’il bouffe la commission (comme on dit là aussi). Amélia renifle que ça sent pas la rose pour elle, ça rognote plutôt le mariage forcé avec un certain rascal de Paolo, qu’elle peut pas piffer en peinture.

Gabriel, son copain,  préfère prendre ses précautions et coure demander à son tuteur Andrea-Fiesco son accord pour griller Paolo au poteau. Le vieux est pas contre, mais… voilà, il y a une c.. grenouille dans le potage : la fille est adoptée - le comble c’est que le grand-pôpa conspirateur et déguisé, ne sait rien de sa pupille et surtout pas qu’elle est la fille de son rival Boccanegra, c’est ça le mystère dans les opéras… nous, spectateurs, on sait tout depuis le début, on aurait du mal à pas être au courant, vu le volume sonore de leurs « confidences », mais eux, les intéressés, sont toujours en retard d’un métro (ou alors, ça confirme… ils sont sourdingues !) – En tout cas, de son côté, il n’y voit pas d’objection (étant donné que c’est un sympathisant du mouvement)

Boccanegra fait son entrée et accueille Amelia. Il était juste passé pour lui dire que son père adoptif pouvait revenir à la maison, il a tamponné personnellement l’imprimé de levée de bannissement.

« Alors, heureuse ?
- C’est pas mal, mais, j’ai d’autres chats à fouetter, un Paolo, qui me coure au train par exemple et qu’est aussi collant que de la super-glue, et le fait que mon vrai pôpa, j’aimerai quand même savoir qui c’est… depuis le temps. Tout ce que j’ai c’est le petit merdaillon avec la photo mathon de ma môman dedans (le coup du médaillon ! Mais bien sur ! Celui-là, il n’est pas nouveau et fait toujours recette)
- Cornegidouille de patafiole ! Mais c’est Maria, ma copine ! T’es donc ma « rejetone » ? (Ouaaaah, l’intensité dramatique est à son comble !) »

Là, sans rire, ce passage n’est pas piqué des hannetons ! Super le duo papounet-fistonne ! Avec le Figlia (fille en Italien) lancé par Boccanegra (fa aigu, pour les puristes) Joli moment !



Paolo, arrive en roulant sa caisse, pour se faire claquer le baigneur par le doge qui lui annonce que c’est baste et qu’il a intérêt à prospecter ailleurs pour trouver chaussure à son pied. C’est le Iago du coin, l’Iznogoud du bled, le bon traître quoi, et pour pas déroger à ses fonctions d’antipathique de service, il décide, avec  son compère Pietro de raptoriser Amelia, ça leur apprendra à tous !

Je coupe là, et la suite de l’acte demain, parce que c’est le finale dans la salle du Conseil et qu’il est assez costaud. La  scène date entièrement de la révision de l’œuvre par le librettiste Boïto, le livret était à l’origine de Piave, quand même cinquante pages de la partition vocale, presque la moitié de l’acte !)

Je vous quitte et vous dis donc à demain et passez une bonne journée

La dragonne

par Sieglind publié dans : Verdi
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Mardi 25 octobre 2005
Bonjour !





On a bien ramé, hier hein sur les blogs ? Situation idéale, chez certains, pour éprouver leur résistance nerveuse (moi, ça a été vite fait, quand j’ai vu que mes tentatives c’était pire que l’ascension de l’Everest en crinoline et tongs, j’ai laissé tomber pour attendre que ça se tasse, parce qu’une dragonne hyperactive ne supporte pas de rester bloquée bien longtemps au même point. Ce qui fait, que l’essentiel n’a pas été fait (enfin, l’essentiel pour moi, évidemment) c'est-à-dire aller voire les articles et surtout commenter.

Donc aujourd’hui, je prend mon temps pour aller vous voire et pour l’article sur Verdi, vous pouvez attendre demain, s’pas ? En plus, je dois quand même mettre le nez dehors pour aller faire quelques courses (non alimentaires, je vous rassure) et je me connais, si je commence à musarder, ça va me prendre pas mal de la journée

Je reviens, dès que j'ai fini (si ça se trouve, j’aurai peut-être pondu quelque chose dans la soirée… on ne sait jamais, j’ai une créativité aussi imprévisible que le reste, caractéristique typique des dragons, enfin, on verra bien hein ?)








Bonne journée et à plus

La dragonne
PS: cherchez pas Mikeline, elle a eu des problèmes d'affichage sérieux sur son blog et a préféré le supprimer (ça ne veut pas dire qu'elle ne réapparaisse pas un de ces jours, têtue la gamine) Pour ses explications à ce sujet, allez chez  Legnoch à son article sur le questionnaire musical (dans les commentaires)
par Sieglind publié dans : Post-its sur le frigo
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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