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Jeudi 24 novembre 2005
Bonsoir,

Alors, on a séché? Larchange on se calme, je ne parle pas de toi. (enfin pas seulement hé, hé!)

Voilà la photo du type qui faisait peur à legnoch (moi je le trouve séduisant, faut dire que j'adore les méchants dans les films, là j'suis servie avec son faciès à la Boris Godounov)


Et en prime un petit topo pour en apprendre plus sur ce faux-slave bien télévisuel à une époque.



   
Ivan Rebroff - 31 juillet 1931 - (alias Hans Rippert)

On l'a découvert dans la  comédie musicale ’Le violon sur le toit’ dans le rôle du laitier Tevje (au Théâtre Marigny, deux ans de suite). En concert, il interprète aussi bien de la musique populaire russe, des airs d’opéras célèbres, que de la musique liturgique orthodoxe russe.

Il est né de parents russes exilés en Allemagne (russes blancs) en 1931 (à Berlin, sur un quai de gare prématuré de deux mois, comme quoi, ça veut rien dire quand on voit le bestiau! 2 mètres et plus de 120 kilos)), il n’a que de tres legeres imperfections de prononciation lorsqu’il chante en russe.

 Sa voix à quatre octaves et demi, ce qui le fait figurer dans le Livre Guinness des Records. De plus, il chante en allemand, en russe, en français, en anglais, en afrikaans et en italien. il porte continuellement la croix orthodoxe aussi bien sur scène que dans la vie courante.

Tout au long de sa carrière, il a donné plus de 6000 concerts dont une période de deux ans, 7 jours sur 7 à l'Opéra français. Etant en pleine forme dans ses 70 ans passés, il a récemment fait une tournée en Australie chantant dans 12 concerts en 14 jours.

Il cumulait à peu près 200 récitals par an (là, à mon avis, il doit un peu se calmer) A son répertoire: des chants spirituels (pas des chansons de corps de garde, des trucs religieux quoi), du gospel (la même chose mais côté continent américain), des chants traditionnels (Katjuschka, Kalinka...), des airs de légende (La chanson de Lara), des œuvres du répertoire lyrique (Mozart, Bach, Nicolai...) sans oublier La légende des douze brigands, l’une de ses premières chansons, et son succès "Ah si j’étais riche" du fameux "Violon sur le toit"

Il a également joué dans de nombreuses pièces de théâtre et films.

Un film avec lui (une opérette filmée, pour être exacte):
La Belle Helène de Jacques Hoffenbach
Chef: Franz Allers
Orchestre: Radioorchester Stuttgart
Mise en scène et direction: Axel von Ambesser
Solistes : Anna Moffo, René Kollo, Josef Meinrad, Ivan Rebroff, Harald Serafin
35mm, stereo / Production 1974 / 110' (pas de vidéo ni de DVD de ça)

Il est domicilié dans l'île grecque de Skopelos.

Il a même son site officiel :
http://www.ivan-rebroff.de/ir.htm


Voilà pour votre édification (en attendant celle des foules, j'attendrais... j'suis patiente) Bonne soirée et à demain.
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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Jeudi 24 novembre 2005
Bonjour !

Une journée bien frisquette encore aujourd’hui hein ? Mais que ça ne nous empêche pas de continuer notre visite du côté de la capitale de la danse à trois temps. Surtout qu’on est invités à une sauterie où, à mon avis, il n’y a pas que les danseurs qui vont valser, vu l’embrouille du premier acte.

Petite aparté: en fin d'article, j'ai mis un petit jeu de devinette parce qu'une chose m'est revenue en tête... vous verrez.



LA CHAUVE SOURIS – ACTE II –





Le lieu : la résidence du prince Orlofsky, un type qui manque pas de roubles dans sa tirelire, étant donné qu’il organise la fête juste pour pendre la crémaillère (il arrive dans le coin, vaut mieux se faire des copains, c’est évident). Une grande salle de danse avec DJ au fond, boule disco (coucou les Kikojo) des lasers et des spots bien agressifs pour les mirettes pendus aux lustres.

Les personnages : Le prince Orlofsky (un peu normal s’il veut faire sa promo), Gabriel von Eisenstein, le futur engeôlé, Adèle la nièce « inconsolable » et servante à ses heures, Rosalinde, l’épouse un peu ébouriffée du bulbe, Franck, le gouverneur de la prison, Falke, l’ex-chauve-souris rancunière, et pleins de pékins invités pour meubler (une fête sans piques assiettes, c’est pas une fête et, en plus, faut du monde pour assurer le volume de la chorale)

La rideau se lève sur la fiesta qui bat son plein. L’hôte joue les blasé (typique des « De Machin-chose de la Trucmucherie » !). Par contre, côté « tut-tute », il n’est pas le dernier à lever le coude (cliché du slave élevé à la vodka ça) et gaffe à celui qui veut pas trinquer avec lui, il risque de se recevoir une bouteille en pleine tête, histoire de rigoler (drôle d’amusement ces cyrilliques tout de même).





Eisenstein fait son entrée, sous le pseudonyme du Marquis Renard  un masque sur la tronche, pour pas qu’on le repère. Il se baguenaude parmi les invités et s’arrête pile :
« Purée de patafiole ! Faut que j’boive un godet, j’ commence à voire des mirages sahariens ! La nana, là, dans le coin, c’est ma bonne, Adèle !
- Mais, bien sur ! – lui rétorquent le prince et sa cour – et les chiens aboient et la caravane passe pendant que t’y es !
- Alors, le marquis, on a pas les mirettes en face des trous ? – se moque Adèle, planquée derrière son loup également – franchement, j’ai une dégaine de pousse-serpillière ? Y a pas à dire… tu repasseras côté galanterie ! »

Le pire, c’est que le faux marquis a reconnu sa bonne mais que ça fait une bonne douzaine de fois qu’il passe devant sa légitime sans imprimer (connaîtrait-il plus le personnel féminin de maison que sa moitié ? Le doute est permis quand même) D’accord elle porte aussi un masque et se fait passer pour une comtesse hongroise (c’te manie de se la péter « sang-bleu » !) mais tout de même !

Là, où ça devient marrant, c’est qu’Eisenstein commence à la trouver à son goût la rhapsodienne et commence un numéro de drague éhonté (que je ne conseille pas à ces messieurs, s’ils veulent pas se manger une veste) Sa technique lui montrer sa….  montre à carillon (z’avez eu peur hein, avouez !)
D’habitude ça fonctionne assez bien la tactique, mais là, c’est le flop complet. La minette (sa meuf donc) lui arrache la toquante des mains et commence à faire des moulinets avec dans toute la pièce. C’est fragile ces trucs parce que ça déclenche la sonnerie et la fausse comtesse en profite pour jouer les cloches à son tour en vocalisant à qui mieux mieux (faut le faire ! Imaginez vous en train de chanter le dernier tube à la mode en entendant votre portable sonner par exemple, ça risque de jeter un froid, mais pas là, normal dans la haute société sans doute !)
Eisenstein s’avance ainsi que les invités !
« Dis ça te ferait rien d’ôter le truc que t’as sur la goule pour voire à quoi tu ressemble ?
- Compte là-dessus et bois de l’eau ! En plus ça risquerait de me décoiffer !
- Tout ça pour pas qu’on voit qu’t’es aussi fausse comme comtesse hongroise que les raquiches de ma tantine ! – lance Adèle.
- N’importe quoi pestouille ! La preuve ! »

Et elle se lance dans un kasatchok endiablé (bin oui, c’est plus rigolo que la czardas qu’elle miaule quand même !)

Le final de l’acte décrit un toast géant proposé par Orlofsky (attention à la bouteille sur le crâne) tout le monde y va de son lever de coude et Falke qui était là, mais un peu en retrait, en profite pour faire un état des lieux, enfin, disons plutôt qu’il observe les couples qui se sont formés durant la soirée. Il propose une sorte de pacte de fraternité éternelle (facile ça avec des verres dans le nez, on aime tout le monde, ou alors on tabasse tout le monde, ça dépend comment on tient l’alcool) Succède une valse (la célèbre valse de l’ouverture) et la Rosalindskaïa se fait encore draguer par son renard de mari.




Soudain, on entend sonner six heures (le carillon de l’autre enmarquisé porte loin) et c’est le syndrome de Cendrillon qui frappe Von Eisenstein : il se rappelle qu’il a rendez-vous à une certaine maison d’arrêt et profite de l’épaule secourable de Franck le patron de l’établissement. Etant donné qu’il a une vision 3D, mais sans les lunettes rouge et  vert, que les os de ses guibolles ont l’air de s’être fait la malle, que la mer est mauvaise et que si ça continue de tanguer,  il va appeler Raoul (une expression, ça aussi pour décrire le type qui rend tripes et boyaux), il vaut mieux, en effet, un bras secourable, si on veut avoir une sortie relativement digne et… verticale.





Fin de l’acte II ! A mon avis les lendemains qui chantent faux vont pleuvoir sur la tête du pochtron et il risque d’avoir à se réveiller avec une sacrée bouche forestière vous croyez pas ?
On verra ça plus tard parce que là, c’est l’heure (de quoi ? ça dépend de ce que vous avez prévu, c’est pas mon problème, moi, je viens vous faire coucou et je décroche pour la journée). A plus tard et portez-vous bien !

La dragonne


Donc, chose promise, chose dûe! Quel est ce personnage et ce qui m'y a fait penser c'est qu'il figure à la distribution d'une représentation de la Chauve-Souris dans le rôle du prince Orlofsky. Il a joué également dans la Belle Hélène d'Offenbach (c'est le grand à gauche sur la photo)
Son nom de scène est un pseudo et il est originaire d'ex-Allemagne de l'Est.
Bonne recherche! Et vous connaissez tous le personnage ou au moins son nom!

 

par Sieglind publié dans : Strauss J.
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Mercredi 23 novembre 2005

Bonjour à tous !

On va continuer la « chope-souris » ? (ça c’était un de mes mots gamine avec le « chien-Bernard » aussi) . Mine de rien, si j’avais pas la langue si bien pendue, j’aurai pu finir l’acte, mais voilà… vous avez une éternelle bavarde comme narratrice alors, les digressions et apartés de toutes sortes, il faut s’y attendre.

Hier, donc, on avait droit à l’entrée du maître de maison, un peu énervé (c’est le moins qu’on puisse dire) par le fait qu’il doive séjourner cinq jours aux frais de la princesse pour claquage de museau d’un fonctionnaire de police.

LA CHAUVE SOURIS ACTE I (suite)

Le lieu : toujours le salon bourgeois de Eisenstein

Les personnages : les mêmes, ainsi que le docteur Falke, un copain de von Eisenstein, Franck, gouverneur de la prison,

Pendant qu’on envoie Adèle, tout à son rôle de pleureuse de tantine, chercher un repas qui tienne bien au corps de son patron (histoire qu’il perde pas trop sa bonne bedaine viennoise), Rosalinde, sa meuf, part trifouiller dans une vieille malle pour dégoter de vieilles frusques à lui filer parce que chapeau-claque et queue de pie, c’est pas idéal en tôle (à part s’il y a matinée pour les enfants et qu’il y ait un magicien d’invité, évidemment)

Entre le copain de Gabriel Einsenstein, le docteur Falke (un docteur en médecine, cette fois et pas en droit juridique) Vu sa tronche, on sent l’entourlipouille ! Faut dire qu’il a en travers une certaine soirée costumée où son charmant copain s’est bien gardé de le réveiller, alors qu’il cuvait gentiment sa bière-schnaps, saucissonné dans un costard de souris volante (voilà la genèse du titre !). Le pauvre gars, s’est réveillé au matin seulement, la tronche comme un compteur à gaz, les yeux à la lapin russe, l’haleine de poney et surtout le déguisement toujours sur le dos. Pas un taxi dans les parages, le métro… fallait attendre encore un peu qu’il soit inventé, et donc obligé de traverser, en plein jour, toute la ville attifé, comme un Batman d’opérette. Faut dire que ça énerve un peu ce genre de mésaventure.




« Eh Gaby ! Comme t’es pas prêt de refaire la teuf avant la fin de la semaine, ça te dirait une virée chez Orlofsky (le fameux prince russe qui a embauché la frangine d’Adèle). En plus, facile! T’as qu’à garder ton costard « la-pie-qui-chante » et filer directement là-bas, après, tu files en prison et, ni vu, ni connu, ta meuf sera même pas au courant que t’aie fait la fête !
-Pas bête ça, et puis j’ai bien le droit de me changer les idées, parce que pendant cinq jours, j’aurai le temps de compter les mouches au plafond ! »

Alors là, c’est chameau la vengeance ! Le Gaby en question n’est pas au courant que sa rombière va s’y trouver à cette satanée sauterie. M’est avis que le Falke compte assister à une sacrée scène de ménage et en public en plus !

Retour de Rosalinde, avec des vieilles fringues au bras et légèrement intriguée de voire son mec partir en tôle en habit de soirée, mais faut dire qu’elle à son Alfred plein écran en tête, alors il pourrait lui sortir que c’est la nouvelle ligne printemps-été chez les enverrouillés qu’elle goberait l’histoire. Grande dame, elle a même laissé sa soirée à Adèle, revenue avec le plateau repas (bin tiens, ça l’arrange plutôt de pas avoir la soubrette dans les quilles quand elle reçoit son chanteur) et on assiste aux adieux très tragédie grecque (elle en fait des caisses, comme s’il partait pour la Sibérie, le zozio !)



Les autres, Gabriel et Adèle, prennent également des mines de croques-morts, mais ça ne dure pas et ils filent tous les deux avant qu’on remarque trop qu’ils trépignent d’impatience à l’idée de tricoter des pinceaux.

Alfred se pointe, la goule emblédinée et s’installe à table, vu que le fameux souper d’adieu est en train de refroidir. Comme on est quand même à Vienne, on a droit à l’éternelle chanson à boire et Rosalinde ne se fait pas prier pour pousser sa gouallante au refrain (ça tape derrière les oreilles ces p’tits vins blancs viennois, tout de même)


Rosalinde Alfred version Sim's


Arrivée très martiale de Franck, le nouveau gouverneur de la prison, venu prendre livraison du paquet. Il ne connaît pas Einsenstein, vu qu’il est nouveau et commence à sortir les bracelets chromés en zieutant du côté du chanteur.
« Mais ça va pas la tête ? Est-ce que j’ai une tête de bourge embidonné ? N’importe quoi, j’suis un artiste moi, Môssieur !
- Bin dame ! Et moi, j’suis Stéphanie de Monaco !
- Ma parole tu me traites ! – lance avec une mine outragée Rosalinde – J’suis une honnête femme mariée ! Franchement ! Qu’est-ce que tu crois, que j’invite n’importe quel pékin à boulotter à l’œil, dès que mon mec a le dos tourné ? Et pourquoi pas une partie de jambes en l’air pendant que t’y es, pétzouille va ! »

Etant donné qu’on va pas y passer la Noël, et surtout qu’il doit aller lui aussi à la fiesta du comte (le russe a du inviter toute la ville, c’est pas possible !), Franck te chope le ténorisant par la peau des fesses et le fiche dehors, direction la prison, menottes aux poignets.



Rosalinde a eu chaud aux miches question réputation et s’en est pas trop mal tirée.

Et c’est sur ce tableau que le rideau tombe, marquant la fin de l’acte un.

Alors… ça bouge pas mal dans les chaumières autrichiennes hein ? Et j’ai comme dans l’idée que ce n’est pas fini. On verra demain ce que donne une fête organisée par un comte russe pour se faire de la pub.

Je vous quitte et vous souhaite une bonne journée. A plus tard.

La dragonne.
par Sieglind publié dans : Strauss J.
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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