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Mardi 2 octobre 2007
Bonjour !

Allez, pass'k'y faut pas s'apitoyer cent sept ans sur ses pognes traumatisées (vi, elles sont "traumatisées" d'abord !) et que je ne suis pas du genre à me laisser museler par une paire de mimines récalcitrantes... on file continuer à suivre nos aventures "figaresques", histoire de ne pas perdre le fil déjà bien emmêlé de l'intrigue (avec tous ces vas-et-viens dans les coulisses et sur scène, ces histoires de fauteuil musical et ces méli-mélo amoureux, si on ne s'accroche pas... on rate plus qu'une rame de métro là, même si c'est pas "Trouvérien" l'intrigue, c'est déjà pas piqué des ânes aux thons !) Allez zou, on  y retourne !

LES NOCES DE FIGARO - Acte II -

Les-noces-de-figaro--.jpg


Désolée pour les fans, je préfère cette version du monde de Barbie moi...

le lieu : Le boudoir de la comtesse, entièrement décoré de ramasses poussières en biscuits..  boudoir... biscuits... eh hoooo on se réveille et on est poli en lançant un rire de gorge de bon ton à mes blagues à deux balles nan maiiiiis ! Evidemment, gamine je croyais, étant coutumière du fait, en bonne ado aussi rebelle que ses tifs, qu'un boudoir était un endroit où on pouvait faire du boudin (bouder pas poser son colombin, nuance !)*.
Des zoulis meubles empruntés à une fana finie des Barbies et Kent associés (ou des pollypockets, mais la taille, c'est pas vraiment ça, à part pour un théâtre de puces), du rose bonbon sucé trois fois, du parme, des volants, des rubans... tout un attirail de  trompe-couillon sur la coiffeuse, enfin une caserne d'Ali Nana dans toute sa splendeur.


Les personnages au second acte !

- La comtesse (enfin ! on commençait à croire qu'elle allait nous jouer à l'Arlésienne !), régulière de Almaviva et mariée pour le pire et le pire à ce coureur de marathon galipettien (qu'est-ce  qui lui a pris de dire oui dans le Barbier aussi à celle-ci ?!)
- Suzanne, la fiancée de Figaro, la minette qui a bien des malheurs avec la gent masculine du secteur... à croire qu'elle s'est aspergée de phéromones en croyant se ficher de l'after-chèvre...
- Figaro, le fiancée de la fiancée, qui a fini de mesurer sa piaule, pour commencer ses calculs vengeresques à l'encontre d'un patron un peu trop sympa avec le p'tit personnel
- Chérubin, le page en chaleur qui va bientôt tâter du réveil claironnant dans une joyeuse chambrée de bidasses
- Le comte, fidèle à lui même... canis-lupus-homo-erectus, à l'affut dans les fourrés, prêt à fondre sur la première bergère qui lui passera à portée des pognes (qui a dit que les loups ne pensaient qu'à un bon gigot ? Regardez du côté de la fameuse légende de la bête du Gévaudan...)
- Antoine (Antonio), jardinier et oncle de Suzanne (des familles entières se sont trouvées au service des emparticulés, la preuve !)
- et le trio infernal pour la fin : Marcelline la duègne, Basile le maître de musique et Bartholo le vieux barbon de docteur es... pas mal de trucs pas bien définis...

Lever de rideau sur la comtesse, pas dans une forme olympique, en train de broyer du noir et pas que pour sa tassounnette de kawa (tiens, ça ferait bien à la mise en scène ça... la nana en train de pleurnicher en moulant du café.. je vais proposer l'idée...).Elle est en train de prendre le barbu  à témoin en lui proposant un marché : soit son mec revient roucouler avec elle comme avant, soit elle n'en pince plus pour lui, ça évitera de se prendre le bourrichon.

Suzanne entre et la comtesse lui demande de déballer encore son histoire... Comme la nana en a marre de répéter trente six mille fois la même chose, elle lui signale qu'on va pas y passer la Noël, le comte a voulu la serrer d'un peu trop près, normal, avec les soubrettes, du moment qu'on allonge l'oseille, ça doit couler de... bourse (si je puis dire !... Désolée... trop tard, c'est écrit !) Sa patronne se tire (pas trop fort) les poils de la perruque poudrée en se lamentant sur le fait qu'il ne l'aime plus mais Suzanne lui signale tout de même, et c'est bizarre, qu' il est jaloux comme pas deux.(réponse de la comtesse : comme tous les mecs: pas fidèles par principe, collectionneurs par fantaisie et jaloux par orgueil... moui, mais je connais des nanas pareilles qu'on ne me sorte pas la tirade du grand méchant mec, les "louves" ça existe aussi)

Entre Figaro et ça tombe bien, Suzanne le harponne pour lui signaler que la comtesse à deux mots à lui dire. Le coco lui explique qu'il n'y a pas de problème, son mec a simplement décidé de remettre au goût du jour la vieille tradition du droit de cuissage et propose un  poste de secrétaire d'ambassade (manière plus que détournée de payer les "services" de l'intéressée) à la nana qui a toute son attention en ce moment. La Suzy est rien moins qu'emballée par cette promotion et comme elle lui a balancé le CDI dans la poire non paraphé, pour se venger, le comte envisage de se rabattre sur la duègne  (pour le poste, l'est pas maso le type !)

" Ah c'est malin de rigoler avec ça, lui lance sa copine !
- Et tu crois qu'en se prenant le  chou ça va faire monter la sauce plus vite ?! J'ai un plan (aïe ! ça sent le coup-fourré !) on s'arrange pour laisser échapper devant  Basile, preuve à l'appui, que Madame la Comtesse a donné rendez-vous à un galant pendant la sauterie organisée dans pas longtemps (sauterie, sans mauvais jeu de mots, quoi que là aussi...)
- Z'êtes bredin ?! Un type aussi jaloux ?!
- Justement ! Il va se retrouver le nez  dedans... en train de se demander si le plan "marivaudage en tout genre" qu'il s'était ficelé ne serait pas en train de lui revenir dans la poire et qu'"on" aurait déjà pris les devants question coup de canif dans le contrat de mariage. Le connaissant, ça va bien l'occuper à fouiner à droite et à gauche pour chercher des pistes et tant qu'il jouera les Sherlocks, on aura les coudées franches pour notre mariage, il sera à cent lieues de penser à zieuter du côté des mensurations de ma belette et à faire durer les préparatifs de la noce jusqu'aux calendes grecques comme il en a l'intention.
J'ai une autre roue de secours à mon char à bancs... c'est Chérubin ! Je l'envoie, attifé avec des frusques de Suzanne, au rendez-vous donné dans le fond du jardin à la nuit tombante (toujours à la nuit tombante... romantique... évocateur... et surtout côté lumière... on peut se faire avoir... les chats sont souvent gris-souris... hé, hé !)Si le type arrive encore à se dépatouiller  pris  la main  dans le  sac (si je  puis dire aussi)  j'veux bien retâter du coupe-chou moi !
- Mouai... pas mal... mais est-ce qu'on a suffisamment de temps pour la séance d'habillage ? (c'est du boulot de se faire belle, mais faire un  beau "belle" j'vous explique pas le travail !)
- Je file et j'vous envoie le gamin pendant que le comte est en balade ! J'en connais un qui va danser sur ma musique tiens ! (se voi ballare signor contino etc... traduction très libre de la langue de Dante, scusa me !)"

Il sort et la comtesse est un peu tristounette que Chérubin ait été témoin des frasques de son coureur de mari et se demande pourquoi il n'a pas voulu lui remettre personnellement la p'tite chanson qu'il lui a bidouillée... Comme le gamin s'avance... Suzanne propose que le môme la chante lui-même, ça lui changera les idées, vu qu'il en a gros sur la patate de partir à l'armée... "loin de sa si belle marraine". Il se fait un peu prier, mais balance le couplet, histoire qu'on arrête un peu de le chambrer avec ça...

Sauf que pour être chambré, ça ne fait que commencer, étant donné la séance d'habillage qui suit :
" Bravo l'idole des d'jeun's ! Maintenant, on essaie le costume de scène ! Viens par ici que j'vois si on a la même taille... Allez zou ! Vire moi ce cache-poussière !
- Mais... ça va pas ? - lance une comtesse un rien gênée - et si on entrait ?!
- Ah... oui tiens... j'ferme la lourde à clé ! Bon... pour le costard, ça peut aller, mais pour les tifs... va y avoir du boulot !
- J'ai une kichnotte sur la coiffeuse** "

les-noces-de-Figaro.jpg


Suzanne sort, pendant que  la comtesse regarde le fameux brevet d'engagement de Chérubin pour constater que son époux était tellement pressé de le voir décaniller qu'il en a oublié le tampon officiel ! Au retour de la camériste, on continue la séance d'habillage de lKen avec les fringues de sa copine Barbie. Tout le monde y va de son conseil technico-esthétique en suggérant même au gamin de prendre un air façon "fille pure" (moui, je sais...  moyen et surtout vasouillard comme terme ; quand vous voyez les mannequins défiler de nos jours, elles font tout, sauf échappées du couvent des oiseaux, je  regrette !)
La comtesse apporte même un coup de main en arrangeant les manches de la robe qu'a enfilé Chérubin et aperçoit un ruban qui entoure son bras... On peut dire que le bout de taffetas lui rappelle quelque chose, puisqu'elle reconnait un des trucs qu'elle se fiche la nuit pour éviter d'avoir l'air peignée au pétard le matin au réveil***
Chérubin est bien obligé d'avouer qu'il l'a piqué à Suzanne pour avoir un souvenir et comme il s'est mangé du gravier il y a peu, il n'avait que ça sous la main pour faire un garrot (meuh oui... encore un qui s'ouvre l'artère avec une enveloppe comme dirait Florence Foresti !) La comtesse lui signale qu'il s'appelle "revient", vu que c'est son préféré et que pour le remplacer, en ramenant les pansements (et de quoi opérer à coeur ouvert, c'est un mec... paraît que c'est douillet ? Enfin ce que je dis hein...) que Suzanne  lui rapporte un autre ruban-doudou.
Le moufflet est à deux doigts de chialer comme une donzelle (ça doit être le costume, il "entre dans le rôle") en ajoutant entre deux reniflements que s'il en avait le courage.... il avouerait bien à sa patronne que....

Que rien du tout pour l'instant, parce qu'on va laisser tout ce joli monde en train de faire mumuse et surtout qu'on vient de frapper à la porte du décor (pas trop fort, vous imaginez le tableau, le type la pogne encore en l'air et le truc en carton-pâte en train de tomber au ralenti-Matrix, classe !) ceci coupant court et aux aveux enamourés du page et aux délires vestimentaires de ses copines. on verra qui arrive la prochaine fois... mais là... pause et pour vos caboches et pour mes mimines... (quoi que, si j'arrête, ça va refroidir, comme les athlètes de haut niveau pour leurs muscles) Alors bonne continuation, je file me réconforter avec une petite tassounnette et à bientôt la troupe !

la dragonne


*Le mien de boudoir était pire que la tour sans porte de Melissande (elle en avait une, mais pour moi, c'était tout comme... c'était la nana aux tresses pendouillantes pour faire le mur, donc, pas de porte dans mon imagerie personnelle) le premier qui y risquait ne  serait-ce qu'un doigt de peton, risquait en représailles, un vol sans élan et au pif de (dans le désordre) pantoufles, règle à calculer,pièces vestimentaires, (tentez le lancer de chaussettes portées pas mal de temps, l'odeur aide également à refouler l'ennemi !), bibelots divers (je choisissais les plus moches, rassurez-vous, étant donné que ma piaule servait de fourre-tout à toutes les m...erveilles que ma génitrice ne pouvait pas caser dans son séjour pur style bretonnant-alsacifiant (faut être connaisseur... le métissage régionale, il y a du bon et du... maternel !)

** (une coiffure très prisée par les nouveaux immigrants américains sur les images de caravanes de charriots bâchés, le truc qui s'avance en visière et entoure la goule... ils ont adopté la coiffure française mais en la baptisant grand-breton : kiss not, c'est resté ! Et c'est parlant ! Allez tenter de lécher la pomme à une  nana avec cette armature autour de la figure, faut en vouloir !)

*** Je sais... je devrais pratiquer le  ruban noué, mais faut avoir la longueur pour, je dis ça pour ceux qui n'ont pas manqué de remarquer que ça serait une solution pour mon cas capillaire "épi-noeuds", mais désolée, pas de quoi faire une queue de jument et même une houpette, faut attendre la repousse)
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Lundi 24 septembre 2007
Bonjour !

Allez, on y croit, on se motive !!! C'est lundi ! Euh... je connais certains "Garfield", dont je fais partie, qui ont du mal avec la phonation de ce mot, même l'audition leur déchausse les plombages, mais tapir, même en l'appelant lunès, lunedi, Montag, ou un d'un autre pseudo, ça en reste le jour de la lune, celui qui commence l'énumération hebdomadaire, et laborieuse pour certains, de toutes les planètes et satellites de notre système solaire -(dis-je avec le parfait aplomb sadique de la feignasse qui ne bosse pas)
Allez, on y retourne, parce que si Wolfi avait attendu que j'achève ma version personnelle du synopsis de son opéra, ben j'crois ben qu'il n'aurait jamais connu de première au Burgtheater viennois

LES NOCES DE FIGARO - Acte I suite -

Même motif, même punition pour les personnages et le lieu que pour les articles précédents, on est toujours à l'acte un, scène sept.

Pour vous rafraichir les idées sur la situation, imaginez  un page planqué sous les frusques de sa patronne et roulé en boule sur un fauteuil, son patron derrière, une Suzanne en panique, se demandant ce qu'elle a bien pu faire au  bon Dieu pour se coltiner deux pots de glu de cet acabit et un maître de musique en train de tambouriner sur la lourde en attendant qu'on veuille bien lui ouvrir.

Une fois la pièce "rangée", Suzanne se décide à ouvrir à "Maître" Basile qui déboule dans la pièce et  lui demande si elle n'aurait pas vu le comte (et un "bonjour", ça lui écorcherait le bec à ce corbac ?!) Son futur, Figaro, voudrait lui causer cinq minutes... On peut dire que ça étonne la musaraigne, qui ne se gêne pas pour dire qu'étant donné que son fiancé n'a pas trop à la bonne Almaviva, comme lui d'ailleurs, elle ne voit pas pourquoi...  Basile lui susurre les yeux roulants comme ceux d'un merlu court-bouillonné qu'il ne l'apprécie pas trop c'est sur, étant donné qu'il est son rival en espoir de roucoulade (tiens donc... Basile travaille pour sa crèmerie et pas pour celle de son patron...)
Comme ses bourdonnements de frelon la saoulent un peu, elle lui indique la porte mais l'autre lui balance que Figaro, c'est pas vraiment le problème.... s'il n'y avait un certain page tournicotant autour d'elle, il y a bien longtemps que l'affaire serait emballée et pesée ! Et en plus qu'est-ce que ce p'tit boutonneux griffonnait à longueur de temps en soupirant si c'est pas un poulet pour ses beaux yeux ? Suzanne est à deux doigt de lui en retourner une sans élan quand l'autre change de cible et vise la comtesse comme inspiratrice de la romance, en signalant que "tout le monde en parle".

Là, c'était la phrase magique pour faire sortir le diable de derrière son fauteuil et le comte se dresse (boing... boing... les bruits du ressorts feraient pas mal non ?). Basile en tombe presque sur le valseur et Suzanne rentre la tête dans les épaules... ça va chauffer !

"Comment tout le monde dégoise ?!
- M... le patron !
- C'en est fini l'année des poires !* J'me tape une de ces hontes ! Du balai vous-deux ! J'ai ma dose pour la journée !
- Si ça s'trouve c'est rien que des ragots... - chuchote Basile, histoire de rattraper le coup
- M'en tamponne ! - postillonne Almaviva -  marre de ce gamin ! J'le vire ! Déjà hier, ça a failli, mais là, c'est la goutte d'eau qui met le feu aux poudres !
- Euh... on a raté un épisode...
- Je me pointe devant chez ta cousine Barberine, j'vois d'la lumière, je sonne vu que la lourde était cadenassée, et la môme sort, le rouge aux joues, et qu'elle ne me fasse pas croire que c'était sa séance d'abdo-fessiers qui l'avait essoufflée ! J'ai l'nez pour ça, faites-moi confiance... je fouine un peu, et qui je trouve planqué sous la nappe de sa table en formica ?...."

Comme il "revivait" la scène, cabotin jusqu'au bout, le comte était en train de mimer la scène... Pas de nappe à l'horizon... vous vous doutez de ce qui l'a remplacée dans son évocation gestuelle de l'incident... les fringues de sa belette ! Et sous les fringues... celui par qui le scandale arrive évidemment !

" Bon, me dis pas qu'il était là pour servir de rembourrage à l'assise, ça prend pas ! Et maaad'moiselle joue les effarouchées ! J'en connais un qui va en rester comme deux ronds de flan ! Je jubile ! Basile, file chercher Figaro, que je vois sa trombine s'allonger, ça va illuminer ma journée ça ! Et ça fait longtemps qu'il est roulé en boule comme ça, l'autre ?
- Juste avant  vous, il venait voir si je pouvais demander à votre moitié d'intervenir en sa faveur, vous lui avez fichu les miquettes et il s'est planqué dans le fauteuil
- A d'autres ! Au début c'était moi qui était assis en entrant...
- A c'moment là, j'étais derrière - explique timidement Chérubin
- Tu m'prends pour une buse ? J'y étais juste après !
- Bin j'l'ai joué à la Oudini le numéro de passe-passe... Mais promis j'ai rien entendu de ce que vous avez dit !"

Basile revient en signalant que du monde arrive, il faut la jouer naturel... (pas gagné !) C'est tout juste si Almaviva ne fait pas une clé à Chérubin pour éviter qu'il ne se carapate et tout le monde se donne un coup de peigne et se  re-poudre, mecs compris, c'était tendance à l'époque.

Entre le choeur des villageois, conduits par Figaro, hululant des "hourras, vive machin !" banderoles et pétarades comprises. L'intéressé se demande ce qu'il a bien pu faire pour mériter ces louanges (nous aussi) quand les types expliquent qu'ils sont.venus remercier sa seigneurie d'avoir aboli ce satané droit de cuissage, vu qu'il a fait un mariage d'amour avec sa rombière et tout le toutim... Figaro en rajoute une couche en disant que pour montrer à tous que c'est pas du flan, il n'a qu'à mettre lui-même sur la tête de sa fiancée la fameuse couronne virginale ("plumes et rubans blancs", ça doit donner ! Plus décorée, je vois que la dinde de Noël !), signe qu'il a "préservé son honneur" pour son futur époux (ben tiens ! Demande au type qui salive d'avance de passer les plats aux autres, tu verras s'il est d'accord !)

Le comte sent bien que ça sent l'entourloupe mais la joue grand prince en signalant que c'est tout naturel...c'était un truc qui datait de Mathusalem en culotte tyrolienne ça ! Faut être moderne ! Il croise les doigts en même temps, vu qu'il compte sur Marcelline pour l'ouvrir à la fameuse injonction "si quelqu'un à kek'chose qui le turlupine quant à cette union, qu'il déballe ou la ferme et qu'ça saute !"

Tout le monde applaudit, sauf un, le pauvre Chérubin, qui vient de perdre son boulot. Les futurs époux demandent au patron de faire un beau geste,, il ne va tout de même pas ruiner l'ambiance des festivités comme ça, sur un coup de sang... Le comte montre sa "clémence" en l'exilant dans une obscure caserne de Catalogne, et incessamment sous peu, vu qu'il prend son poste de légionnaire aujourd'hui même. Tout contant de s'être débarrassé d'un gêneur, sous couvert de mansuétude, il sort avec Basile, pendant que Figaro entonne son fameux "non piu andrai..." pour montrer que c'en est fini des galopades "chérubinesques" après tout ce qui porte un jupon, qu'il va tâter des "gaités de l'escadron", lever au doux clairon dans les argouanes, revue de détail, épluchage de patates et tout le tremblement.

Après son air, ils sortent tous, et nous on fait une pause, l'acte un est "enfin" terminé de raconter... On aborde le suivant la prochaine fois donc (logique, je me vois mal narrer ça façon Wagner, à rebours comme sa Tétralogie, ça ferait plus que désordre!)

Bonne journée, portez vous bien, je file me perfuser à ma cafetière.... ceux que ça intéresse...

la dragonne

* Expression familiale pour "tout est fichu !"
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Mardi 18 septembre 2007
Bonjour !

Allez, trêve de dysenterie, passons à la galopade ! - Ben oui, figurez-vous que ça ne change toujours pas ma manie d'estropier les expressions, faut vous y faire - Je suis en retard d'une telle façon que même le lapin d'Alice paraît un parangon de ponctualité à côté de moi, donc, on respire deux ou trois coups, histoire de maitriser la plongée façon Grand Bleu, on se met en apnée et on y retourne à notre Figaro (pour l'apnée, prenez pas ça au pied de la lettre... vous risquez de virer au bleu avant la fin de l'article sinon hein ? Enfin je dis ça...  c'est vous qui voyez... y en a qu'ont essayé...)

LES NOCES DE FIGARO - ACTE I - (suite)

Pour le décor et les personnages, reportez-vous à l'article précédent, vu que c'est le même acte (et oui, vous n'en  êtes "encore" qu'au premier des quatre et ça va pas vite, vu mon..."style", dommage hein ? Gnark, gnark !!!*)

Scène 4

On avait laissé Marcelline, la duègne, en grande discussion avec le docteur Bartholo, conversation axée essentiellement sur le fait de rouler dans la farine un certain Figaro, histoire de lui faire payer l'enlèvement d'une certaine ex-future épouse du pseudo-sérail** du vieux barbon. Avec le "dossier" en main, le type était sorti commencer à bucher ses parchemins, pour y trouver matière "légale" à l'entourloupe.
L'ex-rosière restée seule, est en train de melouner dans sa barbe (retour d'âge égal pilosité anarchique chez certaines, chez les mecs, c'est souvent l'inverse, capilliculturesquement parlant, étrange non ?) lorsque se pointe Suzanne, des fringues à la main. Marcelline, fait celle qui ne l'a pas vue et joue les hypocrates-crites de service en s'esbaudissant tout haut du goût de Figaro pour choisir sa moitié..en rajoutant tout de même que son atout majeur n'est pas son 90 B ou C, mais le pognon (en français dans l'opéra : "l'argent fait tout")
Suzanne à deux doigts de ressortir, prend sur elle et se manifeste.Là, l'échange vaut son pesant d'arachide... parce que, sous couvert de s'envoyer des fleurs, ça fuse joyeusement les vacheries (pas vraiment rendu en français je trouve) tout ça pour savoir qui va passer la porte la première... en gros, ça donne, version dragonne évidemment, j'ai choisi le registre... militaire du coup ::

"Après toi, la nouvelle  "recrue" du comte !
- Passe devant, l'officier de réserve de toute l'Espagne (dire qu'à part le TGV tout le monde lui est passé dessus, faut le faire, même si le TGV n'existait pas encore !)
- La "valeur" d'abord !
- Les "galons"  en premier !
- La position "stratégique"!
- Les ravages de la guerre !"***

Euh, le truc d'évoquer ses heures de vol n'a pas l'heur de lui plaire outre mesure à la vioque, parce qu'elle se tire(-ailleur sénégalais), et que la phase suivante risque de voir survenir la destructuration sauvage d'une choucroute capillaire chez l'effrontée qui ose aborder le sujet ignigène****  de l'âge.
Suzanne reste seule (toujours les vases-communiquants scéniques, si vous vous rappelez) et jubile d'avoir rabaissé son caquet à une "intello" qu'a dû ouvrir deux bouquins dans sa jeunesse, dont le catalogue des Trois-Redoute, et la ramène avec son "savoir" encyclopédique (j'en connais des Marcellin et Marcelline, pas vous ?)
Entre à son tour notre Chérubin, page et amoureux de tout ce qui porte un panty (c'est l'âge, les hormones, le sang qui bouillonne, l'acnée... l'humeur d'ours sibérien, la savate trainassante... enfin là, je généralise)
" Eh ma biche c'est toi ?
- Nan, c'est sa p'tite soeur, bien sur que c'est moi bougre d'andouille !
- J'suis malheureux comme c'est pas permis ! Le patron m'a trouvé chez ta cousine Barbie (Barberine dans l'opéra, mais je la vois bien blonde, la cousine), il a poussé une de ces ronflante ! Si sa moitié ne le calme pas, c'est fichu pour qu'on continue à se voir toi et moi !
- Euh... j'en étais restée à l'épisode ou tu crevais d'amour pour la comtesse justement... j'ai du retard dans les épisodes de la série moi !
- C'est mon idole, mais elle est pas à ma portée ! Rien que de savoir que c'est toi qui lui passes ses soutifs... j'suis dans un état !!! Tiens, preuve en main, *****  t'as même ses fringues de nuit sous le bras !
- Avec un élastoc (un ruban, c'est plus classe)  pour ses tifs et la grenouillère assortie, pas de quoi grimper au rideau pourtant...
- Zou, j'te l'embarque le chouchou ! A la place j'te file un poulet que j'ai écrit tout seul dans ma mansarde... J'ai les jetons, vaut mieux que tu lui files le truc, j'serai infoutu de sortir trois mots devant elle ! Tiens, t'as qu'à le lire aussi et à le faire tourner chez toutes les nanas du château, autant faire un envoi groupé !
- Mais t'es pas bien mon gars !
- Pas de ma faute ! J'sais pas ce qui m'arrive mais je chiale comme une gonzesse pour me marrer comme une baleine la seconde d'après. Dès que je vois une nana, ça s'embrouille, j'vois trouble, j'ai des vapeurs, j'me pèle de froid, et tout ça dans le désordre ! J'te raconte même pas le cinoche que je me fais la nuit dans mes rêves (bonjours Sigismund !) J'suis complètement paumé !"

Au moment où Suzanne va le rassurer, le comte fait son entrée et c'est elle qui flippe sa race grave. . Chérubin se planque derrière la jupe hyper-trophiée de la nana (ça servait cette mode tout de même, pas pour prendre le bus par contre !) Le maître des lieux constate une certaine..."fébrilité" chez elle et ajoute que c'est un peu normal, vu les circonstances (la noce, le lit... et tout ce bastringue matrimonial). La fille lui fait remarquer que ça va faire désordre si on sait qu'ils sont seuls tous les deux mais Almaviva lui précise que c'est rapport à son voyage prochain avec Figaro à l'étranger (le "coup de Londres" qui est passé de traviole chez le fiancé), deux ou trois derniers trucs à mettre au point.(sauf que le type a tendance à s'approcher un peu trop pour narrer ces détails, genre à lui voir la couleur des amydales, si vous me suivez...)
A travers la porte, on entend Basile, le "maître" de musique, en train visiblement (auditivement plutôt) de chercher quelqu'un.
Panique à bord ! Le comte court dans toute la pièce, façon cartoon's, pour dégoter une planque sure... Et opte pour l'arrière d'un fauteuil (pour un peu, il se planquait sous l'abat-jour avec l'ampoule dans la goule... quelle idée !) Ne reste plus à Chérubin qu'à "piloter" son véhicule vers l'avant du fauteuil, et de profiter que le type regarde Suzanne pour bifurquer et s'y planquer en boule. Suzanne lui balance les fringues de la comtesse dessus pour peaufiner le camouflage, ni vu ni connu, j't'embrouille !

On arrête là, on verra l'arrivée du fameux Basile plus tard, pour la scène sept... Bonne journée, je file, j'ai une pizza qui calcine langoureusement dans le four... on va bouffer du charbon de bois si je n'interviens pas. Enfin, à l'heure où je posterai, on aura bien entamé la digestion carbonifèreuse ! A plus, la troupe !

La dragonne

PS : petit rajout au début de l'opéra, la scène avec Bartholo et Marcelline, si ça vous intéresse, vous pouvez y retourner...


* phase sadique des apartés, genre "je prend plaisir à vous saouler et à vous filer mal aux boyaux de la tête", là, vous entrevoyez la part machiavelico-sadienne d'une dragonne levée (tombée du lit) dès portron minet pour l'inscription filiale à l'établissement censé donner plus de facultés à nos rejetons qu'ils n'en ont à la  naissance. Pour ceux que ça intéresse, genre les potes qui n'ont pas dormi tellement ça les minait de savoir comment ça  se passerait cette inscription (on peut rêver non ? C'est encore permis ce me semble !), à part le fait qu'on nous a bizarrement regardés au début, le pote et bibi (d'ac. côté look, c'était pas vraiment ça, surtout moi, mais j'crois plutôt qu'ils ont visé les pattes d'oies et les yeux de lapins russes, on faisait tache, mais on n'était pas les seuls, ça nous a rasséréné ) Dans les premiers de la file d'attente (fistonne nous avait bien signalé de nous pointer à l'ouverture, on a pigé pourquoi). Un peu paumés, heureusement qu'on avait la  liste de tout ce qu'il fallait présenter... et une langue pour demander autour de nous la marche à suivre ! Une môme m'a même demandé la trogne qu'avait fistonne (sur sa carte d'étudiant) et a ajouté que si elle la côtoyait, elle ne manquerait pas de lui signaler qu'elle avait rencontré sa génitrice... Ouah... la gloire !! M'enfin je lui ai rétorqué qu'il fallait ajouter qu'elle avait survécu au choc frontal. Donc, dans l'ensemble R.A.S, tout s'est passé en trois coups  de cuiller à pot et on est rentrés à peine deux heures après, c'est y pas performant pour ma première inscription en fac ? Je m'étonne moi-même !

** Encore du Wofli ça, L'enlèvement au Sérail

*** rien que pour ceux qui pipent le "mozzarelien", allez voir du côté du livret, un régal !

****(de gennan : engendrer... ça pourrait exister, on a vu pire non ?)

***** j'ai laissé, mais j'ai vu tout de suite ce que ça donnait cette tirade dans vos petits crânes d'obsédés... Je laisse en signalant que je n'ai pas (toujours) l'esprit mal tourné, je parlais du statut de camériste de Suzanne, pas de vérifier l'état "émotionnel" du page sur une partie de son anatomie ! Pfff !
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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