Recherche

Lundi 18 décembre 2006
Bonjour à tous!

Allez une nouvelle semaine et on est lundi, donc, faut y aller! Je sais Simone (et les autres victimes de "lundéite" aïgue), j'suis pas sympa, c'est dur, mais on a pas trouvé le joint pour permuter ce satané lundi avec un autre jour, enfin pas à ma connaissance.
Bon, étant donné que cette semaine risque encore de donner question emploi du temps, autant que je me visse de suite devant l'écran pour vous balancer la suite de l'opéra, ça sera toujours ça de gagné n'est-ce pas? Allez zou!



MACBETH - Acte II

Le lieu: ou les lieux ici encore, parce que même si l'acte est plutôt court, on change tout de même trois fois de place! Au début c'est toujours dans le salon douillet de Macbeth (tartans, massacres,dame de Nüremberg etc.)
Puis on se retrouve téléportés par Spok et son équipe dans un bois pas très loin (encore heureux, quel chantier si on devait se bouger et faire quinze bornes au fond des bois pour voir la suite! Même sans ça, imaginez les machinistes et accessoiristes, les bouts de décors sur la caboche en convoi style expéditionnaire du début du siècle dernier dans les terres inexplorées de l'Afrique, suivis par les membres de l'orchestre trimballant leur instrument,  menés par le metteur en scène et le chef, en tenue d'explorateurs, avec les solistes et choeur en train de chanter les "Bateliers de la Volga" (les chants éthniques africains, j'aime, mais je connais moins déjà)
Et a la fin de l'acte, retour au château de Macbeth mais dans la salle à manger cette fois, vu qu'il a organisé une p'tite bouffe pour fêter sa... "promotion"

Les personnages:
- Lady Macbeth,
- le héros éponyme,
- une bande de tueurs à gage (sicaires c'est plus classe? Mais ça revient au même sale boulot non?),
- Banco (celui à qui on a prédit une descendance encouronnée),
- son fiston Fleance (boudu!! Vu son pseudo, tu m'étonnes là encore qu'il préfère ne pas la ramener en plus!),
- Macduff, le copain noble qui a découvert le roi ratatiné,
- une Comtesse (qu'une?),
- le choeur des invités à la fin de l'acte.

L'acte s'ouvre sur Macbeth en train de faire les cent pas dans le salon, suivi par sa lady qui lui colle au train comme si elle ne connaissait pas sa propre bicoque et avait peur de se perdre en allant au p'tit coin, elle tâche de le stopper à son quarante-douzième tour de table basse parce qu'elle commence à avoir le virouna (vertige):
"Temps mort! J'ai l'tournis!Si c'est pas trop te demander, ça t'esquinterait le baigneur de me regarder quand j'te cause?  Et ça commence à bien faire ta tronche de cake le matin aux céréales! Le type est refroidi et son gamin s'est barré en Angleterre ce qui t'a propulsé à son poste de chef dans la foulée. Où que ça coince encore?!
- Ouai, mais c'est tout de même aux fistons de Banco qu'"on" a prédit la couronne si je ne me buse. C'est là que ça "coince" comme tu dis!
- Sauf si la SARL Banco & Fils est en "liquidation" judiciaire... si tu me suis bien!
- Et allez donc! Un autre zigouillage nocturne en prévision! Bon, faut que je convoque mes... "experts en recouvrement" , si tu me suis également"

Macbeth sort pendant que sa lady jubile en se voyant déjà en tenue de Sissi impératrice même si pour ça il va falloir encore ratatiner du zouave (pas à dire, ils sont pas chiches sur le raisiné des autres!)

La scène change et on se retrouve au milieu de la bande de tueurs dans le bois de Boubou. Un délire : j'imagine les types déguisés en brésiliennes pour passer inaperçu, remarquez que ce n'est pas très moral, étant donné que le futur "suicidé par derrière" y fait sa ballade digestive avec fiston... ou alors c'est pour le faire "déniaiser", comme dans les bonnes familles bourgeoises de l'ancien temps... allez savoir...

"T'as été embauché par qui?
- Macbeth-com'-chou!
- Le "client"?
- Banco et son lardon!
- Planquez-vous! Le v'la qui se radine!"

Banco entre avec son gamin en lui signalant de ralentir un peu l'allure, il fait déjà nuit noire et s'il ne fait pas gaffe où il marche, il va se ratatiner la trogne sur tous les platanes bordant le chemin (en vrai, il sent le coup foireux)
Les sournois profitent du moment où il reprend un peu sa respiration (allez suivre un môme qui a décidé de filer quinze noeuds en ballade, vous verrez si vous n'êtes pas essoufflés!) pour la lui couper définitivement en le lardant joyeusement a tel point qu'il ressemble à une poupée vaudou. Le type a tout de même eu le réflexe de goualler à son mioche de décaniller vite-fait s'il tenait à ses miches. Le môme part en flèche, un tueur aux trousses pendant que le papa expire et que la scène change à nouveau (je vous disais, courtes les scènes de l'acte!)

On se retrouve dans la salle de banquet du château de Macbeth, où tout le monde est en train de trinquer à la santé du nouveau roi et de sa copine:
"Merci les mecs! Allez, posez vos miches et qu'on fasse péter le roteux! Ma prune va vous chanter une 'tite chanson, moi, j'suis un peu engoué!"(quand on avale de travers, si vous voulez)

La musaraigne s'exécute, le godet à la pogne:
"Vivent les vins, vivent les vins, vivent les vins divers.... (de circonstance hein? hé, hé) qu'on s'envoie tout en sifflant dans les grands bocks en verre (je sais c'est pour la bière, mais il y a plus de contenance!), vivent les vins, vivent les vins, vivent les vins divers, mal de tronche, Efferalgan et bonne biture Pépère!"

Les autres reprennent le couplet pendant qu'un des tueurs montre son vilain blair à l'embrasure d'une porte. Scredi, Macbeth s'approche de lui et lui demande s'il a saigné le cochon pour que ça lui ai giclé jusque sur la goule et l'autre lui répond qu'enveloppé c'est pesé, Banco est estourbi, mais qu'il y a un tout p'tit problème, le fiston s'est barré trop vite pour qu'il y passe aussi. Macbeth lui file son oseille et lui demande de dégerpir, l'odeur risque d'incommoder les copains. Tout de suite après, mine de rien, la goule enfarinée, il signale que son "meilleur pote" Banco a dû trouver une charrette renversée*, y a pas d'autre explication, étant donné le retard qu'il a pour la fiesta (comme faux-derche tu me la copiera aussi celle-là!)  Sa lady en rajoute une couche en jouant les hôtesses inquiètes pour un plan de table tout chamboulé mais Macbeth annonce qu'on va tout de même commencer à grailler, il va pas tarder c'est certain!

Il va pour s'asseoir sur le trône (pas la chaise percée, vous gourrez pas, sinon bonjour les relents en bouffant!) et s'aperçoit qu'il y a "quelqu'un" qui lui bloque le passage (qu'il est le seul à voir en plus!):
"Non de d'la!!! V'la aut'chose! Banco nous la joue "fantômes à tous les étages"! Mer... l'a pas l'air moulant en plus!
- S'cusez-le - rassure Lady Macbeth - il a oublié de prendre ses cachetons ce matin! T'es pas bien?! Secoue-toi! Fillette va! - en aparté à son mec évidemment - Fais gaffe, ça fait désordre, les autres commencent à te regarder drôlement!
- P'tit passage à vide, désolé! Allez à la graille et débouchez le pinard!
- Tiens, j'vais vous rechanter mon tube, histoire de redonner de l'ambiance"
Et elle s'exécute pour détourner l'attention des autres.

- Aparté: (tiens, ça faisait longtemps!) Là, j'ai eu une scène de "Frankenstein Junior" de Mel Brooks qui est venue subitement "parasiter" l'ambiance morbide et gothique à souhait de l'apparition fantomatique. Je ne sais pas si vous l'avez vu, mais quand la créature est exhibée par le prof devant un public choisi, elle le fait sur un numéro de claquettes (chanson à l'origine fredonnée par Clark Gable d'ailleurs), le flash à magnésium lui ayant giclé dans les mirettes, il bugue et Frankenstein junior s'escrime à détourner le regard du public en tricotant comme un malade mental des gambettes (j'ai même le vinyl avec les dialogues originaux et les bruitages, même si je ne cause pas anglais, je suis toujours bidonnée parce que je revois les images!) - fin de l'aparté, juste pour signaler mes "chtonks!" intempestifs, comme d'habitude!

Au beau milieu d'une reprise du refrain par le choeur, l'ectoplameux réapparaît et Macbeth refait un arrêt sur image :
"Cornegidouille de patafiole, le r'voilà! Sale mine le pauvre! Mais il me tire toujours la gueule! S'il avait des kalachnikov visées à la place des mirettes, je serais fusillé sur place! Pourtant j'en ai vu d'autres!" - (ici il parle de tigres et de panthères qui ne lui fichent même pas la peau ansérine, comme si c'était locale cette faune entre parenthèse!) - "Mais là, c'est le pompon! Vous verriez la tronche de sépulcreux qu'il se paie, vous rigoleriez moins de mon pétage de plomb! Re-m... il vient de filer!
- J'me tape la honte par ta faute! - grince sa Lady, entre deux sourires de politesses aux invités  - Qu'est-ce qui m'a fichu un pareil pétochard qui mouille son slip-kangourou rien qu'en voyant un copain de Casper! - (moins rigolard tout de même!)? Combien de fois je vais devoir te seriner qu'il est mort et enterré! Alors tes délires sur son fantôme tu me les épargnes!
- Misère! - ponctue le choeur et Macduff (premier et unique couplet de l'acte pour lui, cool non?) Mais ça sent le roussi tout de même! Il a tout l'air d'un mec qui a fait un tour de cochon, on dirait que ça le travaille... méfiance.... y a de la fumée sous roche! (pour avoir l'explication de ce bidouillage de proverbes "anguille sous roche" et "fumée sans feu", visez de ce côté)

Et l'acte se termine sur une fiesta ruinée côté ambiance et des invités en train de se poser de sacrées questions pendant que le héros se fait secouer comme un prunier pas sa meuf pour lui décoller la pulpe du fond parce que y'en a marre de péter les plombs pour un oui ou un non (pour vous dire comme le trucidouillage était monnaie courante à l'époque!)

Je vous laisse pour aujourd'hui et on verra plus tard pour les deux derniers actes (dont le suivant bien entamé question longueur par un ballet de sorcières pas "descriptivement" facile-facile à narrer vu que ça manque sévèrement de paroles, mais ça fera ça de moins à écrire... et à lire n'est-ce pas?)

Bonne journée et à plus

La dragonne


*Une "charrette renversée" souvenez-vous, c'est comme ça que ma mère adoptive appelait une conversation qu'on entame dans la rue avec une connaissance et qui nous retarde pour les courses ou le retour à la maison pour préparer le rata - elle en rencontrait souvent d'ailleurs, heureusement pour nous que c'était son mari qui était aux fourneaux!
par Sieglind publié dans : Verdi
ajouter un commentaire commentaires (34)    créer un trackback recommander
Jeudi 14 décembre 2006
Bonjour à tous!

Je sais pas ce que j'ai en ce moment, mais Macbeth me file sous les doigts. Il faut dire que celui-ci est idéale pour mes délires élucubratoires et ça rattrape le coup pour les fois où j'en fichais pas une rame de toute une semaine hein?

Bon... c'est pas tout ça, mais faut y retourner tant que j'ai... "matière" s'pas?



MACBETH - Acte I - suite d'une suite -

Comme je suppose que des metteurs en espaces et en scène plus secoués que bibi n'ont pas eu l'idée saugrenue de tout chambouler au milieu de l'acte pendant que je coinçais la bulle cette nuit, on retourne aux pages précédentes pour le décors (Donjons et Souterrains, rappelez-vous) et la liste des personnages (c'est là qu'on voit arriver Macduff, celui qui s'est pris un direct au plexus quand il énonçait son pseudo)

Lady Macbeth, après avoir lu le poulet de son mec, est en train de faire une liste des courses un peu spéciale, genre trudidouillage de roi, escamotage de preuves, commandage de nouvelle garde-robe, éliminage de gêneurs etc... (j'ai failli mettre nettoyage des pièces à conviction mais c'est pas rigolo... c'est en bon français)

Macbeth fait donc son entrée au pas de course, puisqu'il précède l'arrivée de son futur-ex-suzerain et que ça serait embettant de déballer l'histoire devant la future victime tout de même (manque de tact évident!)

"Ma prune!
- Alors... on prend du galon?
- On a d'la visite royale ce soir au menu!
- Jusqu'à....
- Aux horreurs demain!
- S'il y arrive!
- De quoi qu'tu causes?
- J'cause mandarin? C'est clair non?!
- Aaaaha... pigé!
- Bin c'est pas trop tôt! Tu saisis vite mais faut d'expliquer longtemps!
- Et si on se plante au lieu de le planter lui?
- Bin évite de trembler dans des chaussettes, ça éviteras au canif de riper. Vingt-deux! J'entends le jingle de l'encouronné, faut se bouger pour l'accueillir et change de tête c'est pas pour le mettre en confiance... souris! Euh pas trop, là ça fiche carrément les jetons!"

Dans la mise en scène classique, on les voit sortir et toute la scène de réception royale a lieu dans le fond. Moi ma version c'est ils sortent et on voit un théâtre lyonnais traditionnel avec un Macbeth-Gnafron et une mère-Michelle-Lady en train de gigoter sous les mimines de marionnetistes bourrés comme des coings à tel point qu'on voit tout l'avant bras sortir du bord du décors, j'envisage même une tronche d'un des types apparaître, au regard de merlu court-bouillonné plus que vitreux et détaillant le public à la recherche de sa rombière et lui gouallant "zézette! File-moi les clés du semi, j'ai une livraison après!" mais là... c'est peut-être un peu trop... "conceptuel" ma version non? (surtout ça n'a rien a voir avec la choucroute!).
En tout cas on assiste à une séance de gym-tonic (toutouyoutou, toutouyoutou...) avec des courbettes et des génuflexions artistement chorégraphiées, discipline maîtrisée avec brio par les nobliaux et leurs potes. Il est même précisé dans le livret que les châtelains font les honneurs du château à leur invité... chiottes comprises?

Le cortège passé, ils reviennent sur le devant de la scène. Macbeth, après avoir donné pour mission au serviteur de voir si le PQ ne manque pas au dérouleur des chiottes et de le siffler quand le roi coincera la bulle, Macbeth donc, entame sa phase "délirium" en voyant un poignard flotter dans les airs (fidèle à la pièce ça, sauf qu'il demande à ce qu'on sonne la cloche, je préfère le sifflet à deux doigts dans la goule moi)

Là, ça a fait chtonk! Il décrit la scène en parlant de poignard qui bouge tout seul et qui lui indique la route... pas ma faute, j'ai vu le coutelas de Rahan en train de tournicoter sur son galet* (Macbeth en pagne pantère remarquez...) Il parle même de l'heure du sabbat (minuit l'heure du crime?)

Heureusement que le siffleur se manifeste parce que ça n'allait pas en s'arrangeant ses délires! Macbeth n'attendait que cette occasion pour se précipiter sur la porte de la piaule de Duncan, laissant sa musaraigne toute seule à écouter les chouettes (bin oui, elle dit bien "l'oiseau des nuits gémit" c'est pas de son serin qu'elle parle). Elle flippe un peu sa race parce qu'imaginez si le coco avait une envie de pipi soudaine et se réveille avec un cure-dent sur le nombril, ça ferait désordre tout de même, sans compter les cris de goret qu'on saigne, bonjour la discretion!)

Macbeth revient, le poignard à la main:
"Enveloppé c'est pesé!... Purée de patafiole! J'viens d'entendre quelqu'un!
- Dans tes rêves! Tout le monde ronfle comme un sonneur!
- J'ai pas rêvé! ça vient d'où?
- De la piaule d'à côté, celle du fiston de Duncan si ça se trouve...
- En plus j'm'en suis mis partout! C'est classe tiens!
- En marchant vite ça se verra pas!
- Mais j'en vois partout du raisiné! En plus les autres qu'arrêtaient pas de prier, j'ai bugué, j'ai essayé... j'arrive plus à me souvenir des paroles du pater et de l'ave ça devient grave! Tu paries que je vais mettre des plombes et des jours même à pouvoir dormir sans cachetons?
- T'arrête tes co...?! Tu crois que c'est digne d'un remplaçant d'encouronné ton cirque? Un type qui a peur de son ombre, bonjour comme souverain tiens!
- Bin oui, mais j'arrête pas de l'entendre faire l'inventaire de sa feuille de route et ça va être dur de s'aligner avec son actif j'te garantie!
- Tu la veux celle-là pour te remettre les idées en place? Il peut pas te causer... il est refroidi! Suffit que ficher du sang sur les pognes des types qui gardent sa porte, ni vu ni connu j't'embrouille!
- J'peux pô!
- File-moi ce canif, tu m'énerve! J'y vais sinon on risque de faire corps avec les murs du château avant que tu te décides à bouger!"

Elle lui arrache le couteau des mains, au risque de s'amputer d'au moins trois doigts (tiens... ça ferait peut-être pas mal d'ailleurs...) et retourne dans la chambre de Duncan pour le maquillage de preuves comme on dit dans les polars

Resté seul, Macbeth monologue (et oui, je vous avais prévenu ça pense tout haut souvent dans cet opéra) en se demandant où il a bien pu fourguer le flacon de détachant spécial sang parce que là... ça va être coton pour tout ré-avoir!
Sa lady revient en lui fichant ses paluches sous le pif, histoire de lui montrer qu'elle est pas nickel non plus et qu'elle au moins n'a pas ses vapeurs.

A ce moment on entend frapper à l'extérieur:

"Ils insistent les sagouins! Si ça se trouve ils vont arriver à sortir la lourde des gonds!
- On a cinq minutes pour se refaire une beauté,on fait semblant de juste se réveiller et ça serait bien le diable si on nous soupçonne d'être dans le coup
- J'suis pas sur de faire la farce, j'ai l'impression que ça se voit comme le pif de Bozo le clown chez moi!"

Lady Macbeth le pousse sans ménagement dans les coulisses (on voit le type décoller et un bruit de batterie de cuisine se cassant la margoulette dans le lointain, signe que comme le goéland, c'est l'atterrissage qu'est pas top chez lui)

Macduff entre (enfin!) accompagné de Banco:

"S'cusez d'avoir insisté, mais j'avais consigne de jouer les Chanteclerc au cas où le roi aurait une panne de paupières. J'y file illico!" - il part dare-dare vers les appartements de Duncan.
Banco resté seul se met lui aussi à entendre la chouette (ça doit être une habitude locale)
" Bin vous parlez d'une nuit encore! ça couinait dans tous les sens, festif! J'ai même l'impression qu'on a droit à un seisme force quarante-douze, vu que je sens le sol bouger! (ah ouai... tout d'même!)
- C't'abomifreux!! - stridule (c'est un ténor) Macduff en refaisant son entrée - Faut appeller le 18... non... le 15... p'têt' le 17... et le 0 810 333 009 (sécurité dépannage EDF)... les quatre! ça sera plus sur!"

Il commence à courir dans tous les coins, les bras levés en hululant et Banco n'a qu'une solution pour arriver à piger de quoi il retourne, c'est de le choper au vol (placage "rugby" parfaitement réalisé d'ailleurs!) Comme l'autre continue à goualler, ça manque pas, toute la maisonnée est sur le pied de guerre et rapplique aux nouvelles, Macbeth et sa lady comme les autres.

"C'est pas bientôt fini ce boxon!! Y a des "honnêtes" gens qui essaient de dormir! (manquent pas d'air les deux cocos tout de même!)
- J'voudrais vous y voir si vous aviez trouvé le roi estourbi tiens!
- C'pô vraiiii! Bin m... alors!!! Kikseti le nuisible qu'à osé un truc comme ça! Il va pas l'emporter au paradis, ça va lui tomber sévère la vengeance divine sur le rable, qu'il vienne pas se plaindre qu'il ait chaud aux miches! J'espère qu'il est pas allergique aux piqures de fourches sataniques, ça va pleuvoir, j'vous le garantie!"

Tout ce petit monde y va de son couplet sur l'assistance de dieu et de sa lampe-torche pour les éclairer sur l'affaire et le rideau tombe sur un gros bo...azar avec des types et des nanas courant dans tous les sens et deux assassins en train d'en rajouter dans la stupéfaction horrifiée des innnocents aux mains pleines (de sang?)

Fin de l'acte et vous comprendrez bien, que je vais calmer le jeu entre celui-ci et le prochain, là, ça m'a même fait peur à moi même la longueur, pour vous dire... Mais je ne savais où couper donc, j'ai tout balancé, vous prenez, vous laissez, vous y revenez, même froid ça peut se boulotter pas de problème c'est comme le rôti de porc...(bonjour la comparaison!).
Vous avez donc quartier libre jusqu'à lundi certainement pour avaler le tout, les deux articles précédents en sus pour ceux qui les ont ratés et on se revoit plus tard d'accord?


Bonne journée et là, j'ai plus de kawa du coup, faut que j'en refasse.

La dragonne


* En plus c'est des souvenirs perso ça! J'en avais même sculpté un avec amour dans une branche d'un des arbres de la barraque. Sauf que j'étais montée à l'arbre et sautais sur cette rondudju de branche jusqu'à ce qu'elle casse. Vous imaginez la chute? (c'est le cas de le dire!) et surtout l'avoinée que je me suis prise pour ça! (faut dire qu'on est pas mal vandales quand on est môme, la nature c'est un truc qu'on apprend à respecter mais sur le tard parfois) Résultat le coutelas de Rahan fut ma première cruelle expérience qu'on a paumé tous nos réflexes naturels de survie parce que de un, j'aurai pu choisir un autre matériau, moins... "vivant" et surtout plus accessible et surtout apprendre à courir plus vite pour éviter les torgnoles.
par Sieglind publié dans : Verdi
ajouter un commentaire commentaires (25)    créer un trackback recommander
Mercredi 13 décembre 2006
Bonjour à tous!

Donc hier, on a commencé à causer sataniques et nobles écossais, faudrait tout de même penser à continuer, sinon le fil de l'histoire, on risque sacrément de le paumer et Ariane aura beau demander à Clotho (la moins... moche, soit disant des trois Parques, enfin la moins périmée en tout cas) de lui en prêter un en attendant, vous aurez le temps d'avoir totalement zappé le début, donc on y retourne.

MACBETH - Acte I -

Toujours le même lieu (la lande "râpeuse") et après le salon écossais tendance "musée de Madame Tussaud" et les mêmes personnages...si vous voyez Carmen passer en dansant la seguedille, c'est que vous vous êtes plantés de salle.

La bande du MLF locale ayant ses vapeurs, on l'avait quittée sur son pas de gigue effrené à l'annonce de l'arrivée du nobliau local et de son pote.
Macbeth et Banco entrent donc (ça serait bête qu'on les annonce et que... "et bin nan, on a pas envie na! On s'la pète cabotinage!") tout en se remémorant leur journée de boulot:

"Bin mon colon, tu m'en copieras une journée comme on vient de passer! (oxy-truc prisée par Willie traduction française: triste et favorable, en italien cruelle et belle)
- Mais que du bon pour ta pomme!
- Tiens...j'les avais pas vues ces vieilles carnes! - dit Macbeth en s'apercevant qu'ils n'étaient pas seul (enfin... là, c'est l'ophtalmo que je lui conseille, parce que ne pas voir une bande de sorcières en train de ricaner en faisant des moulinets, faut vraiment marcher vite et en fermant les yeux, ce qui n'est pas le cas sur scène... du moins je l'espère!)
- V'z'êtes qui vous? Avec vos goules à la "Scream" et des barbes de trente ans! (j'vous l'avais dit, c'est des échappées du stand de la foire du Trône) - demande Banco
- Fissa pour la réponse s'iou plaît!"

Les Samantha sur le retour répondent en saluant les deux cocos:
"Salut Macbeth! Mec de Glamis et de Caudore (tu m'étonne qu'avec des noms comme ça, il soit le chef d'un bled paumé!) et accessoirement... Roi d'Ecosse!
- Purée ça fiche les jetons! J'en tremble dans mes molletons!
- Et qu'est-ce que vous voyez pour moi dans votre bol de tapioca? demande Banco qui ne veut pas rester en rade de prédiction - (la boule de cristal ou le tarot, c'est trop commun! Les entrailles de poisson, faut être connaisseur, surtout sous les projecteurs!)



- C'est selon... y a du bon et du moins bon...surtout le tapioca d'ailleurs! ("moins heureux mais plus heureux" encore l'oxy-truc), rêve pas de couronne mais tes fistons en auront une et pas qu'aux prémolaires!
- j'pige pô un truc... j'suis roi, mais c'est tes gamins qu'auront mon diadième....
- zarbi hein?"

Pendant que les deux zozos sont en train de se tirlipoter les boyaux de la tête pour essayer de piger, des messagers (ceux qui viennent à plusieurs pour être sur qu'il n'y en ai pas un qui bouffe la moitié de la commission) rappliquent en criant à Macbeth que le roi vient de le faire chef de Caudore (c'est sur, fallait être plusieurs, trop dur le message!)
"P'tit minute! - coupe celui-ci - j'voudrais pas paraître mêle-sauce ou brasse-beurnée (celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, si vous voulez) mais un chef de Caudore, y en a déjà un!
- Sauf que ce sournois a joué un tour de cochon au roi et que ça n'a pas traîné il lui a offert des jolis bracelés en acier chromé!"

Ici, passage que j'aime bien... style "on pense tout haut", allez y jeter une oreille, si vous en avez l'occasion. En tout cas ça turbine des neurones parce que Macbeth est en train de se demander s'il n'y a pas une embrouille quelque part et hésite du coup à vouloir accéder au troisième cadeau Bonux: le titre de grand chef.
Et Banco, le matant du coin de
l'oeil, cogite sur ce que ça va pouvoir donner la suite, vu que son pote est du genre à grimper sur la tronche des gens pour arriver plus vite au rayon des soldes aux Galeries Farfouillette.
En accompagnement, les facteurs se demandent ce qui lui prend au type de tirer une tronche longue comme d'ici au lendemain après une nouvelle que plus sympa que ça, tu t'"apnéises" sur le champs!

Enfin tous les types s'en vont, laissant de l'espace pour les chevaucheuses de balais de riz, qui ricanent en se frottant les mimines parce ça risque d'être festif la suite et décident d'aller se planquer le temps qu'on les sonne à nouveau, ça fatigue la pratique assidue de la prédiction intra-tapioca (je sais, j'insiste)!

Changement de tableau, comme cité dans l'article précédent, et on se retrouve dans le salon du pied-à-terre de Macbeth, tapissé avec tous les tartans qu'ils ont pu dégoter (étant donné qu'il y a autant de couleurs que de clans en principe, ça doit piquer les yeux, mais ça évite qu'on s'attarde trop sur les instruments de tortures et massacres disséminés un peu partout)

Lady Macbeth, un fax à la main est en train de lire à haute voix (je sais, c'est une manie, mais sinon, c'est plus de l'opéra, c'est du mime!). D'ailleurs... seule texte "parlé" de l'opéra, ça m'avait frappée gamine (pas trop fort, je "marque" beaucoup) la première fois que je l'ai entendu:

"Ma prune!
Une grande nouvelle! J'ai vu les copines de Madame Soleil et, vu ce qu'elles m'ont annoncé, t'aurais intérêt vite fait bien fait de changer l'en-tête de nos bristols.
Bisous!
Ton nounours (ton Mac, ça pourrait être mal interprété là-aussi!)
PS: a au fait... t'as rien contre les diadèmes?... Mais lotus et mouche bousue hein?"

Après sa lecture, la nana commence à dresser des plans et pas que sur la comète:
"C'est bien joli tout ça... mais j'te connais coco! Faudrait que les frites t'arrivent dans le bec toutes cuites et sans te graisser les pognes en plus! Ah on veut se la péter "royale", et bien va falloir se remonter les manches mon gars, parce que si t'attends que ça te revienne quand Duncan (l'actuel roi) avalera son bulletin de naissance en s'étouffant avec son ratelier, c'est pas demain que je vais porter de la zibeline tachetée moi! T'es pas méchant pour deux ronds c'est ça le problème, et tu flippes de te ficher du raisinet partout... j'vais devoir te secouer un peu sinon je serais la reine mais au rayon charcuterie, département "andouilles et chipolatas"

L'unique serviteur (cité aussi dans le précédent article) entre pour annoncer qu'il faut rajouter des couverts, son mec ramenant des copains à dîner, dont Duncan, et incessemment-sous-peu, vu que toute la bande tourne le coin de la rue.

Elle donne ses instructions: ranger les slips qui traînent, sortir la poubelle, balayer les restes des suppliciés dans la cour (pourquoi pas?), ça attire les bêtes , faire chauffer les soupes instantanées... enfin tout ce qu'une parfaite maîtresse de maison a l'habitude de donner comme ordre (je fais... sauf pour les suppliciés... j'suis pas la p'tite cousine de Vlad Tepesh "draculisé" par Bram Stocker... J'ai essayé... ça attire vraiment les bêtes!)

Et là, elle réalise que c'est trop de la balle! On lui présente le futur mort sur un plateau! Même pas la peine de se
bouger les miches!  Par contre, elle prie les divinités d'en-dessous pour qu'il fasse bien noir cette nuit, ça serait dommage qu'on repère le coutelas juste avant qu'il ne trouve sa... boutonnière! (j'ai failli mettre "couteau économe ne trouve sa patate", mais c'est pas sympa pour Duncan, même si c'est un rôle muet!)

On quitte encore une fois l'acte Un avant l'arrivée de Macbeth et de toute la troupe et on verra plus tard d'accord? Pas envie d'en faire trop non plus... les touches commencent à fumer (le kawa aussi d'ailleurs donc...)

Bonne journée et à plus

La dragonne
par Sieglind publié dans : Verdi
ajouter un commentaire commentaires (16)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
optimisation site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus