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Lundi 19 février 2007
Bonsoir tout le monde !

Bon, reprenons nos post-its du soir... :
- Faire manger la tribu (réduite à trois, vu que dragon est en déplacement pour une semaine à l'étranger) : ... fait ! Menu : nouilles  bolognaises... fabrication maison  ; Lustucuites en 3 minutes chrono avec restes d'entrecôte moulinée...(à la moulinette à persil, je sais, je cherche la difficulté, mais le robot a rendu l'âme ça fait belle lurette et j'ai la flemme d'en racheter un et puis ça m'agace de sortir CXP3 juste pour ça à chaque fois, pas vous ?)
- Sortir la poubelle : fait !(rectification, chargé fiston de le faire... elle pèse un peu, vu mes biceps en flamby)
- Hisser le pont-levis (en gros fermer les volets, mais j'adore la jouer à la médiévaleuse) : fait avec même une tentative d'un volet rétif pour me sectionner un doigt, mais j'l'ai vu venir ce sournois, on me la fait pas !
- Donner de mes nouvelles à ceux qui me croient tombée dans une fosse d'orchestre depuis trois jours : en train !

Le reste de la liste est illisible... j'écris comme un docteur, j'ai du mal à me relire parfois. Alors on passe aux nouvelles du front.

Bon, certains ont vu dans les commentaires que mon enthousiasme était relativement tiédasse après cette visite..

Explication mais pas condamnation sans appel : Une manifestation toute jeunette, ça a besoin de mûrir, ça aussi ! Chouette initiative, certes, mais pour ceux qui n'ont jamais mis les pieds à l'opéra. Et quand je dis mettre les pieds, c'est bien ça ; entrer dans le sacro-saint !

Donc, vendredi, en début d'après-midi, on se pointe avec fistonne devant le Capitole où on s'était donné rendez-vous avec son doux et tendre. Evidemment, pas de p'tit copain à l'horizon et on a dû sortir, sinon la balise argos ou la poêle à frire chère aux inventeurs de trésors, du moins l'indispensable portable (enfin pour fistonne) pour le localiser. Ubuesque  ce genre de situation : "T'es où ? - là ! - Mais encore...." je nous voyais déjà lancer une fusée de détresse ; autant indiquer au gamin que la mère de sa dulcinée la jouait pétard avec un pull rouge assorti à ses tifs (plus pétard, je regrette, ça n'existe pas !) et des pantacourts rayés à la Maya l'abeille sur des rangers (j'avais prévu le coup, autant détonner pour servir de balise).
Et bin voilàààà, suffisait de le dire ! Il nous a repérées tout de suite au milieu des gens un peu "empesés" dirais-je.

On entre, et là, la folie ! Une foule énorme digne d'une journée solde à plus de soixante-dix pour cent dans les grands magasins ! Pourquoi faire marcher ses ripatons, autant se laisser porter par la masse. Déjà, j'ai mes vapeurs et fistonne manque d'air. Une chaleur à crever avec tout ce monde et les quelques fenêtres donnant sur la place suffisent à peine à nous éviter de virer dans les cageots de pommes.
En bas, face à la billetterie, une estrade avec en exposition quelques accessoires, comme des moulages servant à fabriquer les décors (ici, deux bras énormes, que j'ai évidemment associé, même si c'est faux, à notre cher Commandeur, c'était tout frais dans ma mémoire, ça joue) et des pigments... J'ai pu jeter un oeil, comme au reste de l'exposition en profitant d'un espace entre deux badauds, visibilité : rillettes sous les bras (vu ma taille). Et dans le coin gauche, avant l'escalier, un portant avec des costumes genre matadors et danseuses de séguedille (et une cigarière une !)  Bon... c'est beau... allez on s'casse là-haut !

A l'étage, après être passés devant quelques malheureux instruments de l'orchestre mis au piquet derrière une barrière de corde, on pouvait voir (quand on sautait assez haut ou qu'on avait le coude dans les côtes facile) quelques petites vitrines avec les décors de certains opéras donnés au Capitole... Le couronnement de Poppée, les Maîtres-Chanteurs...(c'est vrai que j'avais bien aimé celui-ci, très classique, mais sympa) et quelques autres. Au milieu... un trône (pas les chiottes vous plantez pas !) avec négligemment posé dessus, un traîne-sauce genre roi soleil en fausse hermine, la couronne et tout le tintouin pour se la péter roi du monde.
Dans toutes les pièces accessibles, on retrouvait perruques et costumes, histoire de faire rêver le pékin moyen sur le fait de prendre le métro en kimono-Butterfly ou tutu-Giselle. Quand j'arrivais à apercevoir un costard, ou une moumoute, je jouais avec moi-même au jeu : "à qui... et dans quoi " (assez fière de moi sur le coup, pas trop à côté de la plaque quand j'allais vérifier sur la petite étiquette explicative).
Au milieu de la galerie principale, un... Steinway (non... j'y crois pas !) Sauf que le pauvre avait connu des jours meilleurs et il valait mieux ! Vous imaginez ce bijou, dans toute sa splendeur originelle au milieu des gens qui se bousculent et s'appuient sur lui (quand ils ne s'écrasent pas dessus dans la bousculade) avec le petit dernier, la goutte au nez,  tapant de la pogne fermée "au clair de la lune" comme s'il sonnait les cloches de l'Angelus ? Mais ça m'étonnait aussi, de ne pas voir un cordon de sécurité avec une pancarte "pas touche sinon on tire !"


En bref, nous avions accès au Hall et aux deux foyers mais la salle elle même n'était ouverte que deux heures. Quel tableau,  la foule se précipitant pour s'esbaudir sur les strapontins et les dorures... Je leur ai laissé ce plaisir, les strapontins je connais, j'en ai même fait céder certains, si vous vous souvenez.
Le reste du temps, si vous aviez la patience d'attendre que la matronne devant vous ait fini de tenir la jambe à une pauvre costumière, vous pouviez tenter quelques petites questions hautement instructives sur le fait de surfiler ou non, de passepoiler et de faire sauter les plis d'aisance (n'oubliez pas... les chanteurs ont souvent du... coffre !) Toujours pleine de compassion pour le malheur d'autrui (et surtout que les pauvres devaient rabâcher la même chose depuis dix heures du mat.) j'ai préféré prendre tous les papiers explicatifs devant chaque mini exposition, me réservant de lire ça à tête reposée et chez moi, sans PERSONNE autour !


Quant aux répétitions publiques (un ballet et des airs de Carmen), il fallait se translater dans une autre salle Saint Machin des Machines (Saint Pierre des Cuisines, pas trop loin) mais, comme il était déjà près de quinze heures et que la première démonstration n'était que le matin et la seconde passée depuis une bonne heure, il ne nous restait plus grand chose à voir... moi qui naïvement pensais visiter les coulisses et l'antre des machinistes... niet, mais là, il faut être logique, vous imaginez cette foule se ruant dans le bastringue et en train de vouloir toucher à tout... ça aurait viré à la cata (et encore, je ne parle pas du belou moyen, en train de ruser pour piquer un souvenir... j'ai déjà vu ça, donc je sais que ça existe !)

Donc, en résumé, deux jours, c'est trop court ! Surtout en période de vacances ! Les pauvres organisateurs ont été victimes du succès de la manifestation, c'était plutôt une foire d'empoigne qu'une visite bien construite, je plains de tout mon palpitant les pauvres "réquisitionnés" qui ont dû subir l'assaut d'une horde fébrile venue mettre un peton dans le temple de l'art, comme on dit, on a a traumatisé pour moins que ça ! Il y avait trop de monde pour ça, déjà le vendredi, alors imaginez ce que ça a dû être samedi, mais là... je n'ai pu que l'imaginer, renonçant à y traîner dragon le lendemain (c'est bizarre d'ailleurs, je n'ai cru qu'à moitié à son air déçu)

Mais je ne suis pas mécontente pour autant, puisque j'ai côtoyé enfin des gens comme moi  qui ont pu  voir un lieu jusqu'ici "réservé", j'espère que ceux qui auront assisté aux répétitions des choeurs et du corps de ballet, auront la bonne idée de se payer au moins une représentation dans l'année (calculez vous mêmes le nombre de sombres bouses qu'on va voir au cinoche... additionnez celles-ci, et vous avez plus que largement le prix d'une place à l'opéra... réfléchissez...)

Bon, je vous laisse, j'ai des lectures d'articles chez vous à faire et une liste à de post-its à déchiffrer (je sors la pierre de Rosette, ça peut aider)
Bonne soirée et à plus...

La dragonne


par Sieglind publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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Mercredi 20 septembre 2006
Bonjour!

Allez, je me secoue, sinon je vais ne rien ficher encore une fois... mais c'est dur!!! Je ne sais pas si c'est de sentir bientôt ça va être l'hibernation pour toutes les créatures troglodytes et nyctalopes comme bibi (rien à voir, mais ça fait savant les mots vous ne trouvez pas? Mmm?) mais je me tiens une flemme énormissime! ou alors.... je fais durer la nonchalance estivale un maximum (ça, ça me plaît bien... excuse poétique... gentille... de bon ton...)

Je vous avais dit que j'essaierai de voir ce qui a fait "chtonk" quand je suis revenue sur le Lohengrin de mon cher Richie. Et bien, évidemment plein de trucs (sinon ça n'aurait pas fait "chtonk", même pas "pling", ni un pet étouffé d'ailleurs)

Le truc le plus évident c'est tout de même l'histoire du nom à cacher. D'ailleurs, j'avais pondu un truc déjà et ça date de Noé en short , et c'est d'un pompeux, pour tout arranger, mais faut excuser, j'étais encore "jeune" (hé, hé) dans le milieu "bloguien" et je n'avais pas trouvé ma voie - (ou voix ça marche aussi, puisque je suis une "verbale" incontinente n'est-ce pas?) C'était ici
Plus gonflant tu meurs! Je me demande comment j'ai réussi à continuer après ça, et surtout comment les lecteurs ont persisté à venir se prendre la tête avec des trucs pareils! Encore heureux que ce n'était pas long à l'époque! En plus, tout ça se résumerait au fait que, dès qu'on dit le nom caché, ou oublié (style abracadabra dans les contes) du héros ou de l'héroïne... paf! le chien... c'est couru d'avance... il ou elle doit faire ses valoches (au sens propre comme au figuré, en se mettant en apnée définitive)

Et bien là, Le chevalier au palmipède ne déroge pas à la règle wagnérienne.
Je présente ma carte de séjour et je me
reconduis moi-même aux frontières! Et tout ça évidemment au nom de la grandeur d'une quête (garder un mug en fer blanc, ça fait partie des quêtes je m'excuse, sinon la légende arthurienne n'aurait jamais pointé son pif, ne vous en déplaise)

Autre truc... pour que la mayo prenne, s'arranger pour que ça soit sinon l'intéressé lui même, du moins une nana (proche de préférence, très proche même) qui provoque la cata ; nous avons ici la parfaite oie blonde pour ça, Elsa, avec le renfort moral (et "Détritusien") d'Ortrud-duc Avec un mec... ça le fait moins, j'sais pas pourquoi... peut-être ce satané mythe d'Eve la première "pommivore" de l'histoire, allez savoir... à fouiller...
Et ça fonctionne pour tous les opéras de Wagner, mine de rien! On ne revient pas sur Le Ring, déjà fait (même si ça m'a barbée de me relire, donc vous aussi, faut être réaliste) mais dans les autres opéras? Hein?
 
Dans le Vaisseau Fantôme, c'est Senta qui provoque, lors d'une scène mal pigée avec son ex par le Hollandais, l'aveu de son statut de "maudit par l'Eternel" et zou, le type se barre (à tribord, étant donné qu'il est en barcasse), par contre, la nana n'est pas du genre à laisser filer une belle prise puisque contrairement à Elsa, elle ne tombe pas dans les cageots de pommes mais se fiche à la flotte (fameuse "Rédemption" ça aussi) Tiens... en plus... de p'tit nom... il n'en a pas celui-ci... juste le Hollandais volant... étrange non?

Dans les Maîtres Chanteurs... le fameux héros Walter commence à se faire des ennemis dans la confrérie, à partir du moment où il énonce ses origines nobles (devant des bourges, ça ne peut qu'envenimer la sauce de balancer sa particule à la trogne des gens en disant qu'on en a rien à battre de leur tablature) D'accord, il ne part pas, ne meurt pas, mais se retrouve avec de sacrés emm.. bâtons dans les roues pour parvenir à se faire accepter (et tout ça pour une minette évidemment, le chant poétique est l'instrument et pas le but ici)

Pour Rienzi, moins évident, étant donné que c'est un épisode pseudo historique sur la lutte des plébéiens et patriciens (très politique, ça, ça aurait plu à Verdi) mais toute l'intrigue tourne autour du statut et de la lignée des protagoniste (donc le "nom", mine de rien)

Etant donné qu'on n'a pas abordé le reste... pas la peine d'en parler, on verra ça au fur et à mesure (le ouf! discret mais audible, je vous l'accorde parce que les cours magistraux, ça n'a jamais été mon fort de toute façon)

En relisant le livret, par contre, je me suis aperçue (enfin, façon de parler, ça faisait longtemps que j'avais pigé ça) que je ne connais aucun musicien-auteur qui bidouille autant l'original que ce cher Richie quant au sujet.
La preuve est
que, si vous avez le courage (et la témérité) d'aller lire les vraies mythologies norroise ou scandinaves, son Ring est un cocktail concentré de tout ce qui peut l'arranger (surtout côté motivations et idées personnelles) faisant des manipulations plus que génétiques de personnages, bidouillant des alliances et des mariages morganatiques en veux-tu en voilà (ah! Sigmund que ne t'es tu penché sur ce cas! N'est-ce pas?) Il en est de même quand on lit la vraie légende de Lohengrin (il faudra que je la dégote pour vous la servir en pousse-café un de ces jours celle-là!). Et il avait beau jeu en plus, étant donné qu'en bon mégalo (je regrette, mais un égo à cette dimension c'est quasi pathologique) il faisait tout : musique, livret, et même décors et théâtre (visez  Bayreuth, si vous croyez que je dis c... bêtises)

De plus même méli-mélo côté chronologie pour l'écriture de Lohengrin (suite presque logique de Parsifal, puisque c'est son père) et pour le Ring (écrit à rebours, en commençant par le dernier volet ou "journée", nommé ainsi par l'auteur lui-même) Lohengrin crée en 1850 et Parsifal en 1882. Il aime bien remonter le temps ce cher Wagner! S'il avait continué... vous pariez qu'il nous aurait fait un Nouveau Testament? ... Autant pour moi, c'était au programme, il avait un "Jésus" sous le bras, jamais sorti celui-là! Mais j'imagine un Adam-Siegmund et une Eve-Sieglind avec le dragon Fafner à la place du serpent originel ça devait le démanger.. vous ne croyez pas? Parce que l'Anneau, mine de rien, ça représente le pouvoir (d'ac. on avait pigé) mais pas mal d'autres choses... dont la connaissance... (comme la pomme non?)

Enfin tout ça pour dire, que derrière des rimes un peu passées de mode... il faut presque avoir la démarche qu'on a en lisant les fameuses centuries de ce cher Michel de Nostre-Dame (Nostradamus, pour les intimes). Un mot peut en cacher un autre...

Mais c'est un peu prise de tête, et en ce moment... j'ai besoin de plus léger... pas vous? Enfin, vous savez où chercher quand vous voudrez vous tripatouiller les boyaux de la tête, il y a matière chez Richie, je vous garantie!

Sur ce, j'arrête de vous tenir la jambe et vous souhaite une bonne journée. A bientôt (si j'ai des "chtonk" intempestifs, je vous tiens au courant)

La dragonne
par Sieglind publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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Lundi 5 décembre 2005
Bonjour!

Je me suis amusée à taper : définition de l’opéra su google pour voire ce que ça me sortait.


Résultat :

- Un opéra est une œuvre musicale et scénique, souvent entièrement chantée, dont l'interprétation se fait accompagnée par un orchestre. (Moui… mais encore…. )
- Drame lyrique, entièrement chanté, exécuté au théâtre avec décors et costumes. (Déjà quelques détails supplémentaires…)
- Théâtre chanté sur un livret sérieux ou comique avec alternance d'airs solistes, d'ensembles et de choeurs, accompagnés par un orchestre. (On parle plus des costumes c’est une main devant et une derrière que ça se joue alors ?)
- Tragédie ou drame mis en musique, aux rôles chantés et rarement parlés. (Là, plus question de rigoler, c’est irrémédiablement « tragique » !)
- Drame mis en musique, représenté avec mise en scène et décors. Il s'agit d'une forme très complexe qui demande la complicité de plusieurs arts : musique vocale et instrumentale, le théâtre, la danse, en plus de décorateurs et costumiers. (Un truc bien sérieux avec des complices : presque un casse sa définition ! En plus, on a l’impression que les décorateurs et costumiers sont sur scène, vue la formulation !)
- Navigateur suédois, concurrent de Netscape Communicator et Internet Explorer. Supporte les feuilles de style et le JavaScript. Téléchargeable sur http://www.opera.com  (Euh… bin oui, c’est appelé opéra aussi)
- On appelle Opéra un bâtiment spécialement conçu pour la représentation des opéras.(pour les pièces théâtrales et les ballets c’est ailleurs alors ?)
- L'Opéra est un quartier de Marseille situé non loin du Vieux Port. Ce quartier contient l'Opéra municipal qui a été construit sur l'ancien « Grand-Théatre (tiens, je savais pas !)
- Sans oublier le gâteau qui se laisse manger sans déplaisir (quoiqu’ peu étouffe-chrétien à la longue avec pas mal de chocolat j’aime bien ! Composition du dessert : biscuit joconde - pas ma faute ! -, crème au beurre, ganache au chocolat, glaçage au chocolat, sirop à 16°, extrait de café, Grand-Marnier ou Cointreau, couverture noire)



La Walkyrie



Pas folichon-folichon mes recherches ! Donc, on va pas s’embêter, on va se la faire nous-mêmes la définition de l’opéra. Franchement, quand vous lisez ça ? Vous avez envie d’y jeter une oreille et un œil au truc ?

Faut d’abord savoir que l’opéra c’est pas de l’impro ! Le musicien a déliré sur un thème mais il faut lui donner de la consistance ! Il y a d’abord une histoire et il faut que ça tienne plus ou moins la route. On appelle ça le synopsis (comme pour les films).



Le crépuscule des Dieux


Donc la trame étant écrite par un type grassement payé pour (enfin, j’espère pour lui, à moins qu’on pique une œuvre littéraire déjà existante) il faut écrire les dialogues (comme pour les films ou le théâtre, là aussi) On file une rallonge au type (là aussi j’espère pour lui)  pour qu’il fasse de jolies rimes bien classieuses pour chaque personnage. Cela s’appelle un livret.

Là, il faut tomber sur le bon librettiste sinon c’est le cacafougnat complet ! (le type obtus qui ne sait pas rendre en mots ce que le musicien veut rendre en notes par exemple, si la mayonnaise ne prend pas… c’est le flop assuré ! Wagner avait pigé d’office, en s’instituant librettiste ET musicien, comme ça, si ça se casse la goule, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même !)



Le crépuscule des Dieux


Pour les définitions qui donnent l’opéra comme exclusivement chanté, bin  je regrette, mais ça existe (texte narratif ou récitatif parlé c’est quoi à votre avis ?) la preuve dans la Flûte Enchantée, dans la Chauve-Souris, et dans bien d’autres (même dans Macbeth de Verdi, sa meuf lit sa bafouille et ne la chantonne pas !)

Certains mettent même des morceaux de ballets pour faire plus visuel (la danse des sorcières dans Macbeth, la Habanera de Carmen, La Ronde des Heures dans la Gioconda de Ponchielli – là, vous connaissez ! Me dites pas non ! Le ballet des autruches et des crocos dans Fantasia, ça vous dit peut-être rien ? Mmmm ?)



L'or du Rhin


Et ce qui fait le plaisir de l’opéra verdien par excellence : les chœurs ! (faut dire que ça en jette et même si vous n’y connaissez rien ou n’aimez pas, vous chantonnez tous « va pensiero » de Nabucco (repris par Nini Miskirou) ou le  « Libiamo » de La Traviata (repris par moultes publicités) les chœurs s’est fédérateur en diable !

En plus évidemment, il faut que ça soit visuel au possible, donc :  profusion de lumières, de costards bien kitch, de décors complètement délirants ou parfaitement minimalistes (ça, c’est au grès du metteur en espace comme on dit !)



Siegfried


En gros, ça serait presque la définition d’un film avant l’invention de la pellicule ! Une chose pour faire rêver et sortir de son quotidien, donc plus c’est loin dans le temps et dans l’espace, mieux c’est ! Et si c’est de la mythologie ou du contes fantastique, c’est encore mieux pour faire décoller de son siège le pékin embourbé dans son quotidien ! (ça serait pas la définition du cinéma ça ?)

Bon, je vous laisse méditer sur votre définition de l’opéra, parce que tout le monde a sa conception personnelle sur ce sujet, même négative (tout est constructif même ça !) D’ailleurs, ça serait assez marrant de voire ce que vous pensez, et sans chichi ni pieux mensonges de ce genre musicale. (je n’ai aucun besoin d’être ménagée, n’étant ni librettiste, ni musicienne)
Que pensez vous, VOUS, et pas le voisin d’à côté, de l’opéra ?



La Walkyrie


Allez cogitez et déballez ! Bonne journée et à plus
La dragonne

PS: J'ai mélangé l'ordre des opéras de Wagner sur les clichés, vous sauriez les remettre dans l'ordre sans aller réviser? On essaie?

Re-PS: Vous risquez d'avoir une suprise aujourd'hui... je vous tiens au courant hé, hé!
par Sieglind publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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