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Mardi 14 août 2007
Bonjour !

Chose promise... je vais devoir vous causer ectoplasmes. Désolée Adü, je note mon devoir de vacances chez toi, mais si je tarde, on va encore dire que je fais le minimum syndical, je vais finir par être grillée question flemme... si c'est pas déjà fait par ailleurs (vous connaissez ma devise "doucement le matin, pas trop vite le soir" non ?)
Mais promis craché, juré, je le ferai, foi de dragonne ! Sans compter évidemment ce que j'ai encore chez vous à lire, pas tout fait hier.

En causant d'hier, un autre petit "truc"qui me tombe sur le râble (je me disais aussi, "ça faisait longtemps !"):
Dans la famille "j'suis une bille telle est ma gloire", filez-moi la dragonne et fissah ! Ce matin, au réveil, c'est à dire un oeil fermé, l'autre en train de tenter une mise au point, la pogne tâtonnante vers la cafetière et le pas flageolant (je vous avais pas dit... j'suis "glamour tendance en vrac" le matin, faut être connaisseur) je réponds, sans regarder ma messagerie, aux commentaires d'hier, vu que j'avais zieuté le bazar avant de faire dormir les yeux, et,dans la foulée (ralentie à la Matrix, c'était au réveil n'oubliez pas !) tente une entrée discrète et au radar sur Thunderbird.
Ben mes colons, plus de Thunderbird, plus de messages, plus d'adresses, enfin le Grand Blanc sans son râtelier quoi ! Tout est encore parti aux chiottes et fiston se' demande vraiment ce qu'il a fichu pour avoir une buse pareille comme génitrice, vu qu'il a bien passé trois quart d'heure à tenter la défibrillation sur le bestiau. Sans grand succès, tout s'est encore fait la malle dans les limbes informatiques (un voyage à la "Thanatonautes" de Werber s'impose, mais j'ai pas les dispositions... psychiques et informatiques pour, donc, on laisse béton).

Donc, vous vous doutez bien que ce n'est pas pour meubler (enfin, pas essentiellement) que je vous narre mes mésaventures, mais pour informer "qui de droit", c'est à dire les potes, de bien vouloir me faire un coucou par Email, s'ils veulent que je récupère leurs coordonnées (avec mon bol légendaire, espérons que je ne vais pas avoir à me taper toutes les ré-inscriptions chez vous, ça serait bien dans le synopsis de la "Forza del Destino" version dragonienne et non verdienne ça !).

Ne vous prenez pas le bourrichon, l'adresse, elle, n'a pas changé, c'est juste la porte de la boîte aux lettres qui s'est faite la malle et au premier coup de vent d'autan, tous les messages ont commencé leur vol migratoire vers le grand Ailleurs (j'en arrive à voir ça comme le rituel annuel des oiseaux migrateurs moi, ça devient du systématique chez bibi)

Je compte sur vous pour me refiler vos adresses Email, histoire d'entretenir ma vie socio-bloguesque, ou bloguesco-sociale, ou c'que vous voulez... m'en tamponne un peu ce matin, légèrement électrique après cet incident (électrique, c'est sur, tu me fiches une prise où je pense, j'allume au moins une 70 Watts moi, un chouillas vénère, mais ça va passer, à moins que je fasse court-jus d'ici là, avec les pieds dans le kawa, il y a un risque !)

Bon, les malheurs de dragonne étant exposés, passons à autre chose d'un peu plus distrayant (quoique, ça puisse être distrayant... pour les autres, bandes de sadiques !) et allons du côté des castels et lieux sujets aux hantises de tous poils ; je dis bien de tous poils, parce qu'il paraîtrait même qu'il y a des fantômes de bestiaux par là-bas (sic un bouquin en grand-breton offert à fistonne - j'attends qu'elle me le traduise, ça sert à ça les cadeaux aux gamins non ?)



Je ne vais pas éplucher tout notre périple pour narrer dans l'ordre chronologique des visites, ça serait trop long et tenter de retrouver tous mes souvenirs à ce sujet ça m'obligerait à décoller la pulpe du fond, ça prendrait trop de temps.
Aussi, je vais commencer pàr le château qui compte le plus de p'tits spectres au mètre carré, le castel de Glamis, résidence royale depuis 1372 et donc résidence d'enfance de la reine mère. Pas si lugubre que ça en plus, bizarre ! Ou alors les fantômes aiment leurs aises et c'est totalement passé de mode de les voir arpenter les couloirs sombres et humides d'une ruine croulante et insalubre, mais étant donné que la mode date du dix-neuvième siècle, avec l'apogée du romantisme, plus c'est sombre, suintant,"courants-d'aireux", lugubre, plus ça en jette, visez du côté des films de la Hammer de la grande époque si vous ne me croyez pas.


La première histoire, enfin la plus connue localement, est celle de la chambre secrète. Il fallait bien qu'on dégote une chausse-trappe quelconque dans ces murs de quarante-douze centimètres d'épaisseur, et c'est vrai que de l'extérieur, on voit une fenêtre, indiquée gracieusement par le guide,  qui n'est visible que de la pelouse, à l'intérieur, peau de balle et balai de crin ! Totalement occultée cette ouverture quand on visite la pièce où logiquement elle devrait s'ouvrir.

Plusieurs versions de ce mystère.

Notre "pisteur" nous a déballé celle d'un des comte en place, se faisant légèrement "iech" un samedi soir, veille du sacro-saint repos dominical.

Comme il en avait marre de se taper sur les doigts et de dire que ça faisait du bien quand ça s'arrête, il a sifflé sa valetaille pour qu'elle lui apporte illico-maestoso un jeu de cartes, histoire de se taper quelques petites réussites sans doute. Problème, à l'époque, c'était l'équivalent du Sabbath, et jouer à trois secondes de se retrouver le jour du Seigneur, ça faisait légèrement tâche ! Les serviteurs ont poussés les hauts cris en se signant des deux pognes et en faisant le "cornuto" avec les doigts, ils en étaient même à envisager le pieu et le collier d'ail, c'est vous dire !

On peut dire que, loin de lui ficher les miquettes au comte, ça l'a plutôt énervé de voir qu'on le traitait par-dessus la jambe, lui, un emblasonné au sang bleu-pervenche ! Il a piqué sa rogne. J'imagine quelques menaces de raccourcissement têtal et petites frivolités torturesques en vogue à l'époque, histoire de les motiver un peu, mais le feu de paille qui a fait boule de neige c'est quand il leur a dit qu'il s'en fichait de jouer même avec le grand cornu, du moment qu'il arrête de se faire ch... comme un rat mort.

Là, c'était le pompon ! Comme ça ou se soulager dans un Stradivarius c'était la même chose, ils lui ont tout de même donné son paquet de tarot de Marseille et s'en sont allés mettre un maximum de pièces et de corridors entre eux et ce "blasphémeux" patenté. Au moment de bifurquer dans le couloir, ils ont entendu quelqu'un frapper à la porte du salon du comte et celui-ci répondre un truc du genre "entrez, au nom des démons !" M'est avis que ce n'est pas le p'tit chaperon rouge avec son pot de beurre et sa galette qui a tiré la chevillette, parce que tout de suite après on a entendu un de ces ramdam à l'intérieur qui en a presque décroché les lourdes tentures et les divers massacres égayant se riant petit cabinet de repos (ou alors, elle avait un cycle hormonale légèrement perturbé la gamine. Coucou Bruno Bettelheim !)

Un des types, plus courageux que les autres, ou poussé au c. par les autres, vu qu'il avait paumé à la courte-paille, a collé l'oeil à la serrure pour se retrouver cramé par un retour de flamme  dévastant la pièce, façon grizou. Il a tout juste eu le temps de voir son patron jouer les méchouis au milieu des flammes avec son pote cornu en train de se marrer comme une baleine.

On ajoute que le comte a continué sa partie de tarot pendant des siècles avec son démoniaque invité et que, pour éviter des accidents domestiques tels que crâmage de tifs et couenne grillée version bacon du Scottish breakfast, on a tout simplement muré la pièce. Certains, même de nos jours déclarent avoir entendu le bruit d'un paquet de carte battu comme avant une partie de pouilleux, mais là... tant que je n'ai rien entendu, je m'appelle Thomas et postule pour la canonisation hein ?

L'autre version parle de deux personnages jouant avec le diable, le Lord de Glamis en place, joueur "invertébré" et le comte de Crawford dit "le tigre", mais les circonstances restent les mêmes, un jeu démoniaque, jour de Sabbath avec promesse de taper le carton jusqu'au Jugement dernier, faut pas plaisanter chez les Ecossais avec le repos dominicale, c'est sur!

Une autre raconte que dans la même pièce secrète se trouveraient les corps (plutôt nonosses, vu la flotte qui a coulé depuis sous les pontons) qui seraient les restes d'hommes d'un clan écossais venu chercher refuge après une brouille musclée avec des rivaux. Problème, le lord de l'époque ne les portait pas dans son coeur non plus et s'est empressé, après avoir accepté avec un sourire faux comme un billet de mille et cinq centimes, de les planquer dans la fameuse salle, dont il avait pris soin de murer les fenêtres et la porte, peut-être pour qu'ils ne souffrent pas des courants d'airs (attentionné le type !)

Quoi qu'il en soit, on est témoins dragon et moi, la fenêtre qui ne donne sur rien à l'intérieur existe bel et bien ! Par contre, ce joueur démoniaque n'est pas le seul à habiter les lieux, les autres "esprits" ne sont pas mal non plus, mais on verra ça un peu plus tard, ça va vous saouler sinon, rapport à ma logorrhée clavistique... On souffle un peu et on y reviendra, promis !

Si vous avez l'occasion de passer par là-bas, je vous conseille la visite de cette résidence royale, pas mal du tout, un parc sympa, un cimetière d'animaux planqué dans les bosquets (même un cochon y est enterré pour vous dire !) du vert et des fleurettes partout, un gazon à faire pleurer les trois brins d'herbe à vache qu'on tente de discipliner dans notre bout de terrain, des boeufs de highlands placidement en train de machouiller dans un pré, enfin le rêve pour celui qui veut se la péter propriétaire terrien quoi.

Bonne journée, portez-vous bien et hasta la visa baby comme dirait mon banquier !

La dragonne
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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Mardi 24 juillet 2007

Bonjour !



Bon, un jour de rab, sur mon farniente de fin de semaine, ça peut être excusé, surtout en période estivale n'est-ce pas... Mettons ça sur le compte des neurones encore restés Outre-Manche hein ?

Donc, en ce qui concerne ces fameux "bijoux de famille" (désolée, mais c'est ce qui m'est venu à l'idée, pendant la visite, encore heureux que les anglo-saxons ne pigent pas mes... subtilités, j'aurai peut-être eu droit à un vol du haut des remparts, mais sans l'aile volante, sont pointilleux sur l'honneur justement ces braves gens !), ça vaut un roman de Walter Scott, et pour cause, il est personnellement impliqué dans l'affaire ce cher antiquaire-avocat-écrivain).

Ch'tiote mise au point. Honneurs, donc joyaux de la couronne, c'est le qualificatif du paquetage filé au roi, son kit de survie sur le trône (et non kilt, on ne va pas faire une fixette là-dessus hein ?), des fois qu'on le confondrait avec le belou en train de servir le rata dans le grand Hall du château d'Edinburgh*  Le barda comprend la couronne (logique, un roi sans couronne, ça le fait moins à cette époque), l'épée d'apparat -  (qui dit d'apparat doit certainement signifier qu'elle coupe comme les genoux d'une bonne soeur et qu'on aurait du mal à défendre sa peau en croisant le fer armé de celle-ci, mais elle est jolie et en jette bigrement, ça compense et qui sait, même si elle ne coupe pas grand chose à part le beurre mou, à sa vue les nuisibles étant paralysés par sa... "majesté", il suffirait juste de leur en filer un coup entre les argouanes avec la garde, façon matraque pour les achever) et enfin le sceptre... l'espèce de gratte-dos (ou chausse-pied) majestueux qu'on leur file entre les pognes (ça rappelle tout de même les insignes qu'on voit sur certains monuments egyptiens non ?)

Le premier roi à recevoir sa panoplie fut James IV (période de règne 1488-1513 ; il avait déjà la couronne mais il manquait l'épée et le sceptre) - . Un p'tit cadeau du pape (et oui, on sait l'Eglise dans le besoin, encore une preuve !) Mais il devait avoir des problèmes de facteur ou s'appeller Pie "Trois-Redoute" (référence aux catalogues de vente de nippes par correspondance, pour ceux qui auraient un doute sur ma santé neuronale) parce qu'évidemment, l'envoi ne fut pas groupé, un des "articles" étant différé pour rupture de stock certainement. Par contre des délais, comme ça, j'aurai annulé la commande : le sceptre en 1494, l'épée, le fourreau et le ceinturon en 1507. Petit note sur la tendance vestimentaire royale, ce fut le dernier roi à porter la couronne à arceaux, ou impériale (les arceaux avaient été rajoutés par son papounet Jacques III - 1460-1488 -) A mon avis, pour éviter que le truc en tissu sur le dessus ne ressemble à la longue à un soufflet en phase de dégonflement après être resté trop longtemps sur la table et donner à l'ensemble une allure un peu plus... tonique et majestueuse qu'un bonnet de velours cramoisi s'avachissant sur la trogne de son porteur,  (trogne tout aussi cramoisie après les libations multiples lors des festivités inhérentes à ses fonctions).

Le suivant à  porter le galurin et les breloques fut James V (1513-1542), qui voulut lui aussi, apporter sa..."king's touch" en faisant modifier tout le bataclan**. Le sceptre est allongé (pas assez voyant mon fils !), la garde de l'épée refaite, (à force de la tenir serrée pour pas qu'elle ne leur tombe sur les ripatons, la sueur corrosive avait dû attaquer le métal), et on modifie une nouvelle fois la couronne en y rajoutant de l'or quarante-douze carats et des pierres précieuses. La toque, bouffée des mites certainement, ou "péguante" avec les générations de cheveux gras qui l'ont côtoyée, ça devait commencer à sentir le poney, il y avait urgence et on lui subsitua une nouvelle coiffe pourpre, bordée d'ermine (les p'tites bestioles blanches spécialement sauvées par Noé pour servir de  garnitures aux "encouronnés", vous parlez d'un "sauvetage", j'me demande bien si le Déluge n'était pas mieux, tout compte fait pour ces petits carnassiers...)

Donc, on arrive déjà à 1543 sans que ces fameux honneurs aient été utilisés ensemble lors d'un couronnement. Vous vous imaginez passer la robe ou le costard offert à Noël...trente-six ans après, faut pas avoir peur de n'être plus à la mode ! Le premier à le faire, fut une "première", puisque ce fut Mary Stuart, couronnée au berceau quasiment, ce qui fait qu'à mon avis, elle n'a même pas pu jouer avec sa panoplie de princesse (elle aurait fini écrabouillée dessous de toute façon).
Une fois adulte et après quelques "ennuis" (euphémisme !) avec sa cousine Zézette Première (Elisabeth 1ère, la reine "vierge", on pige mieux pourquoi, quand on voit sa trogne remarquez) c'est son fils, Jacques qui hérite du bébé en 1603, devenant non seulement roi d'Ecosse, mais d'Angleterre également. Depuis, les deux "nations" ont prêté allégeance au même monarque, Zézette II, la Queen actuelle comprise évidemment.

Dernière sortie des breloques du placard à naphtaline  : au couronnement de Charles II à Scone (et vi Moyra, c'est l'origine du nom des gâteaux, puisque ça serait là que ces petites douceurs ont été concoctées pour la première fois selon les dires populaires) le premier Janvier 1651.
On est en pleine époque de baston générale... à la moindre occasion, pet de travers ou regard en coin, on se tape joyeusement sur la tronche, se découpe en rondelles et autres joyeusetés, la guerre civile quoi (se référer à Wikipédia quant à cette période, ils en causent mieux que moi, et si je m'y met, vous n'êtes pas sortis de l'auberge avant demain, quant à la longueur de l'article !)
A cette époqe, ça commence à sentir le roussi pour les Honneurs, puisque Cromwell  envisage sérieusement de les inclure à l'actif de sa balance comptable au poste "prises de guerre et petites gratifications" juste au-dessus de "dommages collatéraux" sans doute.
Donc il n'y a pas à tortiller, il faut planquer les bijoux de famille (au sens propre et figuré, les "débordements soldatesques" ne faisant pas, déjà en ce temps-là, dans la dentelle du Puys !) Après le couronnement de Charlie II, les joyaux sont donc emportés du Château d'Edinburgh à celui de Dunnottar nocturnesquement et dans le plus grand secret... Pas si secret que ça d'ailleurs, puisque l'armée anglaise, renforcée de clébards dressés à sniffer les rubis et au Chanel n° 79 (numéro atomique de l'or pour les peu parfaits petits chimistes) se retrouve au pied de la forteresse avec la ferme intention de récupérer ces attributs royaux. Deux nanas, qui on ont, mine de rien, prennent sur elles de les planquer sous leurs jupes et de filer à l'écossaise afin de les confier au curé de l'église de Kinnelf, dans les proches environs (leur demander de traverser l'Ecosse à ripatons, faut pas exagérer, ça pèse son âne mort ce bazar, et une claymore dans le panty, ça doit gêner tout de même un peu...)

Il faut attendre huit ans, après la mort de Cromwell (1660) pour déterrer les joyaux de dessous le sol de la chapelle et leur faire réintégrer le château d'Edinburgh. Nouvelle affectation du matos : lors des cérémonies parlementaires, pour marquer l'union des parlements et du roi en place. En 1707, le sceptre touche le contrat d'union, symbole de l'assentiment du roi à l'union de l'Ecosse et de l'Angleterre.et c'est la dernière fois que ces attributs voient le jour, puisqu'on les fiche sous clef au château, dans un coffre dans la salle de la couronne murée après cette opération.

Et on entame une petite sieste à la Belle au Bois Dormant de cent onze ans, avec Walter Scott, père du célèbre "Ivanhoe" (et de Rob Roy également) dans le rôle du prince Charmant (1818). Comme ses recherches en anecdotes du patelin et ses autres études historiques  lui ouvrent certaines portes... pourquoi pas celle de cette fameuse salle de la couronne ? Qui ne risque rien.... Et c'est comme ça qu'il obtient un mandat royal lui permettant de mettre à bas les moellons scellant celle-ci (Carter, vous avez dit Carter, ça y ressemble non ? Malédiction pharaonique non comprise évidemment).

Il ouvre le coffret à bijoux (à mon avis, vu la taille du coffret, j'aimerai voir celle de la coiffeuse qui va avec !) et découvre des Honneurs intacts ou presque, qui sont exposés depuis dans la salle ré-ouverte au public (je ne sais pas si je puis être qualifiée de témoin digne de confiance, mais c'est sur, on dirait qu'ils ont été fabriqués avant-hier, sauf peut-être le pommeau de l'épée un peu bouffé par l'oxydation)

Donc, voilà en... bref (?!)... l'histoire de ces fameux attributs royaux ! Pour plus de détails, je vous engage à faire jouer vos mimines sur le clavier pour des recherches "internétiennes" des plus instructives, les sites et blogs sur cette histoire écossaise mouvementée foisonnant (la liste serait longue, et c'est sans compter sur le nombre faramineux de bouquins écrits sur le sujet). Moi, je m'arrête là... style "mise en bouche" pour ceux que l'Histoire intéresse évidemment.

Sur ce, je file hors connexion, énormément de choses à faire dans la "vraie" vie, encore une fois. Je vous souhaite une bonne journée et à plus... Viiiiiiteuuuu cafetière !!!

La dragonne


* visité par nos "groins", totalement restauré, "peint" plutôt que crépis... et ... bien moche, enfin je trouve, par rapport à la grisaille nostalgique des pierrasses des autres bâtiments, d'où le cliché là-aussi ; pour "clicheter" les colifichets, niet ! Interdit, comme dans la majorité des châteaux en Ecosse
 ** La couronne écossaise  se compose d'or extrait d'Ecosse, de perles et de pierres précieuses (diamants, améthystes, grenats) tout ça bien kitch évidemment, mais il faut ce qu'il faut, quant on veut en jeter plein la vue aux invités.
Le sceptre est d'or et d'argent, avec en son sommet un globe de cristal de roche (j'y ai vu le "bâton" d'Indiana Jones dans l'Arche Perdu , mais version "nain", désolée !)
L'épée de l'Etat, le fourreau et le ceinturon sont ornés des armoiries du Pape Jules et des symboles de la Chrétienté (tu m'étonnes, estampillé "Made in Vatican" le petit cadeau !) dauphins,  glands (?!) et feuilles de chêne.
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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Jeudi 19 juillet 2007
Bonjour,




Certains se posent la question de savoir si je suis encore sur mes pattes ou la goule ouverte après une crise fulgurante d'aérophagie parce que, chez les dragons, c'est mortel ! Nos rototos célèbres ayant dévasté plusieurs contrées il fut un temps, en sont la preuve !
Meuh non... je suis simplement au rythme de croisière de la saison ; l'été, blogs en vacances, petites siestes pour certains, balades pour d'autres, je prends la cadence, pour une production plus.... moins.... enfin bref,  pour que je vous saoule un peu plus, il faudra attendre la rentrée vous êtes au courant depuis le temps que je vide mon sac à malice par ici hein ?

Mais tout de même,  "faut c'qu'y faut", donc vous aurez droit à un petit cours d'histoire non illustré (à part de mes mots... "exotiques", comme j'ai lû une fois pour qualifier ma logorrhée verbale) alors zou, comme promis, je vous parle de la Pierre de la Destinée et des Honneurs de l'Ecosse, et ça n'a rien à voir avec le fameux mystère caché sous le kilt des mecs du coin (tout ne tourne pas autour de l'entre-jambe de nos chers écossais tout de même hein ?)

Or donc, il était une fois...Bon, on lache le style Perrault et on continue, le côté "piou-piou-les oiseaux-gazouillent-sur-le-didi-de-Blanche-Neige-" j'le sens déjà moins, j'ai du mal aux entournures dans le costume de gentille conteuse jouant du rouet au coin du feu en blablatant des sornettegidouilles au Chaperon-Rouge, les yeux en soucoupes et la goule tellement ouverte qu'on voit la couleur de son slip Petit-bateau, pendant que le loulou du patelin fait les cent pas autours de la bicoque en attendant son casse-dale sur pattes ... je reprend mon "style", tant pis pour vous !

On commence par la Pierre de la Destinée, parce que c'est tout de même un des fondements (je ne parle pas d'arrière-trains, encore une fois, suivez !) de la royauté écossaise. Pour les Honneurs, on verra demain, il fera jour s'pas ?

Depuis toujours (enfin 877 ou 878 pour être exacte, chouette époque des rois pictes*), les dirigeants écossais avaient l'humeur bucolique quant à leur sacre à Scone, près de Perth.
Au début, ils se sont  fait couronnés en plein air, sur le gazon, leur illustre popotin  - (à si, à y regarder, je parle bien d'arrière-trains, autant pour moi !) posé sur une pierre symbolisant l'union entre eux et le peuple ; la Pierre de la Destinée. Selon un scribouillard de l'époque un certain John of Fordun, "Aucun roi ne peut régner en Ecosse s'il ne s'est d'abord assis sur la pierre conservée avec respect en l'église de l'abbaye de Scone".

J'ai vu la caillasse, au château d'Edinburgh, ... c'est vrai que ça ressemble de très loin, en courant vite et en fermant un oeil, à un trône royale ! Un bloc de grès avec deux anneaux aux extrémités, pété de surcroît en deux, un des "encouronnés" devait avoir le c... plus lourd que les autres si ça se trouve. Pour les anneaux, on pige vite ! Allez porter un galet de plusieurs quintaux , trois pour être exacte, à bout de bras vous m'en direz des nouvelles, autant passer un bon gros morceau de bois dans les anneaux pour le trimballer jusqu'au lieu des réjouissances, ça économise des tours de reins et des hernies galopantes. Donc, ces nobles écossais avaient un certain attachement à ce  bout de moellon, on arrive à le comprendre...  Le dernier roi en date qui  s'assit sur celle-ci, fut Jean Balliol

En ces temps sinon bénis, du moins fortement perturbés - (je veux mon n'veu ! Quand on a les anglais aux miches qui nous tanent pour récupérer notre territoire, plus serein, il y a mieux quant à la zénitude !) - on pouvait se douter que ce bout de grès allait faire des envieux.  Et ce qui devait arrivasser arrisavate ! Lors d'une  razzia - (désolée, mais le côté "conquête noble pour l'Empire anglosaxon" m'échappe un peu quand on ruine de la bicoque, escagasse du populo, brûle et coupe en rondelles allègrement tout ce qui se fiche en travers du chemin) -, lors d'une razzia donc... pfff, tuante celle-là avec ses apartés !..... le roi anglais du moment, Edouard 1er  (1296) piqua le truc au pif et à la barbe des autochtones - (enfin, là aussi, il a délégué, sa sciatique le faisant souffrir et il a bien dû trouver un ou deux larbins pour se colletiner le morcif) - Et c'est ainsi que cette légendaire pierre se retrouva en Angleterre, dans l'Abbaye de Wesminster**, sous le trône, construit spécialement à cet effet.

Là, il ne faut pas être sorti des grandes écoles pour piger la symbolique du geste : en gros, "l'Ecosse, j'm'en tamponne le coquillard et j'm'assoie dessus, c'est que de la valetaille !" Et tous les rois anglais, à partir de 1307, puis rois de Grande-Bretagne, se sont fait couronnés sur ce pouf hyper-trophié.

Les rois d'Ecosse ont continué leur rituel d'intronisation à Scone, sur un strapontin n'ayant plus rien à voir avec le symbole hautement unificateur de la pierre (faut de mieux, on couche avec sa femme, comme disait ma mémé...).

Petite anecdote, en 1950, le 25 décembre, (symbole là-aussi ?) quatre joyeux drilles écossais, ont escamotté le bout de grès pour le rapporter en Ecosse. On l'a fichu dans l'abbaye d'Arbroath (QG du nationalisme écossais) mais les britischs, redoutables "négociateurs" on récupéré la pierre en février 52. Les quatre types ne furent pas poursuivis (ils devaient courir trop vite certainement)

Et enfin, en... 1996 (vaut mieux tard que jamais comme on dit hein ?), pour fêter 1296, le gouvernement britannique a "noblement" accepté de rendre à Jules ce qui était à César. Tout cela en grande pompe, évidemment, le jour de la saint André (j'vois pas le rapport, mais mon catéchisme et loin faut dire...), mais c'était un colis "groupé", étant donné qu'entre temps, ils avaient également piqué les fameux Honneurs d'Ecosse.
Je me marre, parce qu'il a tout de même fallu sept siècles pour qu'ils se décident à refiler ce qu'ils avaient éhontément piqué, tout en faisant comme si c'était "cadeau" royal, plus hyper-ventilé, tu meurs !

Demain, si j'ai pas trop la flemme, vous aurez droit à la suite de ces histoires de hold-ups à l'anglaise, parce que désolée, mais j'ai toujours du mal à appeller acquisitions légales de trucs piqués chez les autres, même sous couvert de conquêtes territoriales et ça vaut pour tout le monde, même pour nous... d'accord, ça permet de préserver certains trucs dans des musées, mais c'est "un peu" du vol à l'arrache pour certains bidules (l'obélisque, remarquez, j'ai du mal à visualiser le type piquant le bastringue, le fichant sous le bras et se tapant un cent mètre les gardes égyptiens aux miches...) Evidemment, ça n'enlève nullement la portée esthétique et historique de l'objet exposé, mais je me sens toujours un peu morveuse de savoir que ça a été escamoté du pays d'origine, et encore, dans la plupart des cas, c'est pour montrer ça au monde et le préserver dans les meilleures conditions, alors que là, dans le contexte écosso-anglais (ou anglo-écossais) c'était surtout une manoeuvre de déstabilisation et d'assujetissement !

Allez je file en vous souhaitant une bonne journée, et je vais de ce pas vous lire, parce que pendant que je glande, vous écrivez, il en faut des courageux !

La dragonne


* Pour les fans de la série Kamelott, c'est la belle-doche d'Arthur qui est picte... désolée, mais dès qu'on entendait ce mot, on ne pouvait s'empêcher de faire le rapprochement... ça ôtait un peu du sérieux de certaines visites...

** Une théorie, qui ne tient pas la route, aux dires des professionnels de l'investigation historique, voudrait que ce grand dadais d'Edouard, se soit fait entourlipoullé par les écossais qui, le voyant venir avec ses grosses galoches, avaient fait une réplique de la Pierre et planqué la vraie dans un monastère ravitaillé par les corbeaux. Autre enrichissement à l'histoire de cette pierre, non seulement cela remonte au goût des celtes pour tout ce qui a trait à la terre et au culte druidique (ça, on s'en serait douté un peu, vu le patelin)  mais en plus, aux dernières nouvelles (de Rome certainement quand ce brave saint Colomba, grand évangélisateur  des terres pictes et pourfendeur du fameux Nessie déjà cité dans un article, avait besoin d'un p'tit coup de pub pour "lancer son produit"), il s'agirait de la pierre sur laquelle ce brave Jacob (pas celui de la Cage aux Folles) se serait reposé pour avoir son délir onirique à Bethel (Genèse 28.11, si vous avez du temps à tuer pour ouvrir la Bible, sinon c'est là  ) le coup de l'échelle menant au ciel si vous avez bouffé l'info. Et rien moins qu'une princesse pharaonique, Scota de son p'tit nom, l'aurait apporté en Ecosse (en passsant par la Scythie et l'Espagne, elle avait besoin de se dégourdir les ripatons la greluche !)
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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