Recherche

Texte Libre

Avis à la population !

Vous faîtes partie de ceux qui croient que l’opéra n’'est pas pour eux, que c'est trop compliqué, qu’il ne se passe rien, et que pour faire bonne mesure, la plupart du temps ce n'est même pas en français et que même si c'est en français, on ne comprend pas ce qu'ils disent ?

Je vais ici vous démontrer le contraire, mais à ma manière, alors les "puristes", gaffe !

Mais j'aime aussi des bestioles pas courantes, les dragons, alors ne vous étonnez pas d'en voir traîner quelques uns de temps en temps

 

Un petit coin est également réservé pour tous ceux qui veulent réagir que ça soit à mes coups de coeur (et de gueule) ou blablater d'eux-même sur tout (même la flexibilité des terminaisons "colonne-vertébratoires" des ruminants ou de l'âge canonique ou non du capitaine de corvette).

Mercredi 19 mars 2008
Bonjour !

undefined

Où plutôt bonsoir, enfin pour ceux qui auront le courage de veiller jusqu'à la parution de ma prose. Loin de moi l'idée de vous priver d'un sommeil réparateur, je ne conseille la lecture "nocturnesque" de cette blagasserie qu'aux personnes souffrant de problèmes d'endormissement, :  ça changera des comptages ovins et berceuses qu'on a l'habitude d'incanter pour  invoquer Sandman, Morphée  (Hypnos devrais-je plutôt dire, son papounet), Shiva, Nidra, Neït et toute leur clique. Vu la somme des cocos censés veiller sur notre repos, rien que la liste de leur pseudo devrait réussir à nous plonger dans un état comateux remarquez.(essayez tout de suite, si ça se trouve, vous allez échapper à la lecture intégrale de mon pavé)

Comme promis dans mon petit billet de ce matin, un "petit" truc pour vous faire patienter en attendant mon retour, en fin de semaine prochaine. Qu'au moins je justifie la place que j'occupe ici, ça sent un peu la friche le terrain  en ce moment, faudrait pas que ça attire les bestioles (si vous voyez des toiles d'araignées et des machins qui grouillent, je ne peux rien pour vous, arrêtez de lire le quinze ans d'âge à la main, on a parlé de tomber de sommeil, pas dans le comas éthylo-pochetronique !)

Donc, suivant ce que j'écrivais, j'ai eu l'idée de parler des démarchages téléphoniques. Vous vous imaginez bien que ce n'est pas sans raison... d'accord, ça meuble bien l'espace, mais il fallait que j'en ai été encore une fois victime, une fois de trop sans doute... avant que l'idée d'un article sur ce sujet  ne m'effleure.
Là, c'est le feu de paille qui a fait boule de neige, l'étincelle qui  a fait déborder l'eau du bain, la goutte d'eau qui a mis le feu aux poutres... enfin le "pchiiiiit" de la soupape cocote-minutière avant qu'elle n'entame son premier tour orbitale de notre planète par la fenêtre de la cuisine.

En principe, j'ai  droit à pas mal de choses, comme vous d'ailleurs. De la proposition de devis gracieux pour transformer votre terrasse de un mètre carré  en véranda versaillaise, à l'acquisition d'une alarme digne d'Alcatraz au plus fort de son activité carcérale, en passant par une étude de l'état de votre charpente ("boiseuse" et non osseuse) ou d'une manière infaillible de récupérer des calories tout en allégeant sa feuille d'impôts (paradoxale comme régime)... sans oublier l'éternel salon tout cuir de vachette landaise garnie de plumes d'oie "capitolienne" (manque plus que les haricots en clou tapissier pour faire couleur locale).
D'habitude, j'attends patiemment le premier blanc que je vais pouvoir bien trouver dans le discours de mon correspondant, pour pouvoir lui signaler que... "merci, mais non merci et embrassez bien les meubles pour moi", tout en me marrant en imaginant sa trogne au sourire plus que forcé (fixé au ruban adhésif ultra-fort) car, rien qu'à la voix, on se rend compte que tous ces malheureux sont en mode "hugolien" (l'Homme qui Rit) technique de torture extrême-orientale prônée par une direction adepte du "on vous roule dans la blédine, mais avec le sourire et on est super polis !"

Ce qui me fait aussi marrer, sans y voir aucunement une xénophobie quelconque, c'est l'accent très prononcé de Marie-Gudule Tronchdeflan ou Jean-Bulbe Prèsdubéret. Ils se présentent sous des noms fleurant bon le clacos exagonien (le fromage) alors que  montent plutôt des parfums d'Orient ou de plus loin même à l'écoute de leur discours. Chercherait-on à titiller la fibre franchouillarde par ce biais ? En tout cas, dans mon cas, c'est plutôt râté, je ne suis pas très cocardière et si je suis intéressée par un truc, je me fiche pas mal qu'il me soit proposé par un chef inuit se faisant de l'argent de poche en attendant la reprise de la saison de bobsleigh, un bushman dissident depuis qu'il a paumé sa bouteille de boisson noirâtre et gazeuse ou un masaï entre deux surveillances de troupeaux.. - Je rigole, mais ça me fiche un peu les jetons... on  est en train d'entretenir une forme de xénophobie. Pour vendre à des français, il faut se présenter comme tel et je suppose que dans  les autres pays, ça doit être également le cas, pas bon, pas bon du tout. -
Le pire c'est que la veille, j'ai eu deux Marie-Céline Chmoldu en l'espace de trois minutes (aux heures des repas, vous avez remarqué aussi), leur fichier n'avait pas été mis à jour, il y a eu doublon... Faute !

Quant aux cadeaux mirobolants qu'on nous propose pour venir gratuitement et "sans engagement de notre part" visiter un paradis du meuble ou de l'électro-ménager ("en couple, madame réussira peut-être à fléchir monsieur, ou lycée de Versailles"), qu'est-ce que je peux  posséder "virtuellement" comme batteries complètes de gadrolles (casseroles) d'écrins complets de couteaux de cuisine (appelez-moi Serial Mother), de service à jus de fruit en cristal de bohémiens à faire pâlir d'envie un ouvrier de chez Baccarat, de tout ce qui met un sourire comblé aux lèvres de toute ménagère accomplie ! De même pour dragon, royalement doté d'une boîte de clés de douze ou d'un assortiment de tournevis aussi multiples que fragiles (d'où leur "multiplicité")
Sauf que connaissant la bête, le coin "ménagère" de mon cerveau n'a jamais vraiment servi, je fais sinon de bric et de broc, du moins avec ce que j'ai sous la main, j'ai mes ustensiles "fétiches", cabossés, émaillés par endroit mais j'y tiens, c'est amplement suffisant pour quelqu'un qui n'aime pas trop cuisiner non ? (et paf ! Un autre aveu, la dragonne est minable une casserole à la pogne, si vous voulez manger, prévoyez avant, sinon apportez votre gamelle... ou le pansement gastrique). Et là encore, même constat chez dragon, le bricolage et lui ça fait trois et demi, alors lui proposer de jouer l'incruste dans le garage pour bidouiller quelques menus travaux manuels à seule fin de prouver qu'il n'a pas deux mains gauches quant à l'entretien de la bicoque, faut être sadique et il vous le fera payer très, très cher si vous vous y risquez..(il le fait remarquez, mais quand il n'y a plus d'autre choix mais ça ronfle souvent durant cet exercice)

Ce matin, aux horreurs (vu mon lever habituel en fanfare, le mot n'est point trop faible, je vous le garantie), je tentais de lire quelques trucs chez vous,, un verre non de quinze ans d'âge (y en a plus !) mais de kawa à la mimine, l'oeil  aussi expressif qu'un charolais primé du concours agricole (le crin tout aussi soyeux et hirsute), la pause noble du "ponceur de rondin" artistement suggérée (totalement avachie sur mon clavier oui !) enfin, une matinée fidèle à toutes celles d'une dragonne mono-neuronalement équipée au saut du lit. Jusque là, je gérais totalement cette non-situation lorsque Copellia s'est mise à me couiner dans les argouanes*

Revenons à l'appel qui a tout déclenché, celui qui m'a fait éclater de rire, ainsi que les gamins quand je leur ai narré la chose. Il faut d'abord vous dire que les rares qui connaissent ma "vraie" voix savent qu'elle peut déstabiliser quant à mon âge réel.(ma fille arrive à avoir une "tessiture" plus mature parfois, pour vous dire)
Je tends la pogne en tâchant de ne rien renverser sur mon bureau-décharge (pas évident, parce que, naturellement, le bastringue est contre le mur et toute la place devant occupée par des choses qui en principe devraient se trouver "ailleurs" **.
Un "allo" un peu moins jovial qu'en cours de journée (normal, au saut du lit, même les cordes vocales sont "chiffonnées"), un "pling" caractéristique d'un raccordement à une société de télémarketing (vous n'avez jamais remarqué, on décroche, et il y a un petit bruit avant que l'opérateur s'assure que c'est bien vous et qu'il peut vous proposer l'affaire du siècle, que dis-je du millénaire !) et me v'là encore alpaguée par un Dupif ou Dugenou tout gazouillant et qui demande à parler à... ma maman.
Là, je commence à retrouver le sourire et lui annonce très sérieusement que n'ayant aucun guéridon sous la main, ça va être dur d'invoquer les esprits, surtout que ce n'est pas le créneau horaire (enfin dans les films ça se passe à la lueur d'une bougie tremblotante et par une nuit sans lune, de préférence avec un magnifique orage). Déjà, j'ai du mettre la barre un peu haut quant à la perception de mon genre d'humour, la nana a la voix qui flageole un peu... ne sachant si c'est du lard ou du cochon. Allons, soyons pas vache, on lui dit carrément qu'elle est tombée sur Môdame la dragonne et pas sur sa fistonne, ça va lui éviter d'éclater en sanglots à l'autre bout du fil.
Soulagée, elle embraye la première et démarre au quart de tour son petit laïus (habilement maîtrisé, ponctuation et tout et tout... mais un peu mécanique, à travailler...) en m'annonçant que je fais partie des élus bénéficiant  d'une invitation exceptionnelle à je ne sais plus quel  truc. Tout ce que je me rappelle c'est que ça avait traît au confort des personnes  dans la tranche d'âge des seniors (thalasso, pélerinage à Lourdes, matelas pour dormir même quand l'autre fait du trampolino sur son côté, notre poids en serviettes pour incontinence... j'ai zappé, le début de cette présentation a un chouillas oblitéré le reste du discours).
Je lui signale entre deux éclats de rire qu'il y a gourance et qu'on n'est ni l'un ni l'autre des retraités , elle doit en avaler son micro parce qu'il y a un blanc (ou elle consulte le fichier pour constater que ses données sur l'âge correspondent... ou pas) et elle conclût précipitamment avec quelques mots d'excuse et de souhait pour une excellente journée, pour interrompre définitivement la conversation  et tomber à cadran raccourci sur la prochaine victime en train de savourer son tapioca

Vi, on avait été sélectionnés comme "couples de retraités" (j'en connais un, si je lui dit ça, il se tire une balle !).Là, ça fiche un pète ! Encore heureux que j'ai de l'humour et ne regarde pas trop souvent du côté de mes pattes d'oies (d'autruche certains matins, mais ça va avec les tifs façon "volée dans les plumes"). Vous imaginez la nana, à l'écoute des dernières innovations quant aux liftings et  techniques pour paraître être la fille de sa fille  et se faisant traiter de mémé ?! Elle raccroche et se fiche la tête dans le four ! (ou se suicide au yaourt périmé, mais c'est plus lent).

Là, c'était un comble ! Non seulement on venait me saouler alors que je ne demandais rien à personne (sauf de me laisser le temps d'émerger) mais en plus, on ne vérifiait même pas les données de ses fiches ! J'ai pris ça bien, mais certaines personnes sont plus sensibles à ce sujet et là, ils leur fichent le moral dans les protèges-bas pour la journée, voir la semaine. Comme une copine,  divorcée depuis deux ans, pas au top de sa forme et qu'on saoulait régulièrement par des "pourrais-je parler à Monsieur"... classe !

A mon  avis, vu la somme de témoignages que j'ai pu trouver sur le net en  tapant "téléphonie", je suis loin d'être la plus touchée  (et la plus sensible surtout) certains arrivent à parler de harcèlement téléphonique. C'est qu'en plus, ces chameaux, ils choisissent le créneau où ça fait le plus mal, pause bouffe, visionnage du film  "digestif", voir même pause sanitaire ou prise de bain  relaxant (ça m'arrive souvent, je dois les attirer) Si vous avez d'autres exemples... ne vous gênez pas, ça apportera de l'eau à mon moulin à vent.

Bon, je crois que j'ai bien bossé, il se fait tard (ça se confirme, ce seront les couches-tard qui liront ça immédiatement) bonne nuit et à plus chez vous, je continue à lire jusqu'à vendredi, pas d'inquiétude. Bonjour à ceux qui attendront demain, je file.

La dragonne

PS: Juste pour vous prévenir que je retarde d'une rame de métro quand au petit nom du bigophone* évoqué plus haut (ou plus bas, vu que le * suit  de très près ce petit post-it) Ce n'est plus Copellia qui me susure la chanson d'Olympia (ben vi, c'est deux poupées mécaniques non ?) mais une laronne de pie qui jacasse puisque c'est un p'tit bout de l'ouverture de ce cher Giocchino Rossini.
Quand je vous dis que j'ai les neurones en berne moi... pfff ! M'enfin, ne connaissant pas ma sonnerie téléphonique, ça ne va pas faire retomber votre indéfrisable, mais moi, ça me perturbe de me planter (horreur de ça même, j'en aurai pas dormi c'te nuit si je n'avais pas rectifié la chose) Mais je vous rassure, on "chorégraphie" aussi sur la p'tite zizique.



* On a sélectionné la sonnerie de Delibes dans les choix proposés du téléphone fixe, ce qui fait bien rire les potes squatteurs de cafetière, parce que dès qu'elle retentit, on file répondre en "jetés battus" ou "sauts de biches" suivant le tonus musculaire du moment, faut être connaisseur... ou prévenu, ça secoue la première fois qu'on voit ça. Donc, j'ai donné un nom au bigophone et c'est Copellia, logique tout de même non ?

** Exemple ?
- Un CD enregistrable fichu, mais que j'ai artistement brûlé  à la bougie pour le faire gondoler (miracle, la chaleur le fait aussi changer de couleur, il est rose fushia !) et que je n'ai pas jeté parce que je trouve ça rigolo.
- Une chaussure que je suis en train de recoller (les deux, c'était trop logique) après un essai foiré pour la transformer en mule (rappelez-moi de laisser ça au cordonnier la prochaine fois)
- Une pince à épiler... les étiquettes de fringues. Je ne supporte pas les étiquettes, j'ai horreur de les couper et de sentir le "moignon" qui me gratouille toujours, alors j'épile un à un les fils pour les ôter (ça fait espion en plus, dans les romans, tous les espions suppriment tout ce qui pourrait faire remonter les investigateurs jusqu'à eux, même les étiquettes des frusques)
- Un mug vide... (un verre de kawa à la dextre confirme qu'elle n'est pas au courant de ce que fait la sénestre)
- Un flacon de moêlle (concentré  végétal) dont on m'a conseillé de me beurdoirer régulièrement le chef pour être sure de ne pas ressembler à une botte de paille prête à être engrangée (j'ai le tif sec et dru, évitez d'allumer vos clopes trop près de moi, il y a risque). Je fais.... mais quand j'y pense... tous les trente-six du mois.
- Un pot de gomme à mâcher (neuf, j'ai horreur des chewing-gums, ce sont ceux de dragon, qu'il va bien falloir que je pose sur son bureau s'il veut en voir la couleur un jour)
- Un rubicube... enfin, ça, ça peut figurer sur un bureau, en déco ou presse livre, sauf qu'il bouge tout le temps de place, je m'en sers régulièrement, histoire de ne pas oublier la technique en trois phases pour le réussir (costaude la dernière phase d'ailleurs !) et j'oublie tout aussi régulièrement où je l'ai posé.
- Une altère (version fillette anorexique, un kilo, la deuxième, sais plus où je l'ai fourguée... je cherche...)
- Une bombe pour flytoxer le premier truc volant qui vient m'user les nerfs dans mon espace privé (elle est là depuis l'été dernier, attendant patiemment le retour des beaux jours la brave petite)
Et d'autres trucs moins pittoresques puisque censés trouver vraiment leur place sur un bureau (mais en piles, d'où les risques d'écroulement)
publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
ajouter un commentaire commentaires (37)    créer un trackback recommander
Mardi 4 mars 2008
Bonjour !

Encore une journée qui commence bien tiens !!!

- "bon, ça y est... elle va encore pousser sa gouallante ! L'a pas eu sa dose de kawa ?... L'a ses vapeurs ?... S'est levée du mauvais ripaton la zibeline ?...*

Ben non, je ne vais pas pousser ma version très personnelle du fado Amalia-rodriguezien  (Misia c'est pas mal non plus, et c'est plus... récent), quoi que j'ai eu matière à le  faire en sautant telle une sylphide non-allégée' hors de mon pucier ce matin **

La cause en est un réveil en cata (et en fanfare, vu mes hurlements de bête blessée) lorsque j'ai voulu marquer un essai en shootant... dans la fausse marche  qui sépare le coin "viande dans le torchon" de celui "on devrait tout de même envisager un dressing, ça commence à ressembler aux soldes chez Tati" (cinq centimètres de" dénivelé entre la "base" et le "sommet", c'est abordable par la face Nord , sauf quand on oublie cette rondudju de remise à niveau des deux pièces).

Tout ça parce que dragon vient de partir pour une semaine en déplacement à l'Etranger et qu'il a emporté le seul réveil à sonnerie en état de marche de la bicoque (je ne suis déjà pas un parangon de' vertus ménagères et maternelles, ce n'est pas en plus pour piquer le carillon des mômes tout de même !)

Comme à chaque fois qu'il part, j'ai la trouille  de faire le tour du cadran sans qu'on n'ose me réveiller (vous connaissez, ça fiche les jetons, j'avais déjà raconté ça... à vous de fouiner, me rappelle plus quand), je dois m'auto-programmer parce que je me réveille d'un coup et bien avant l'heure du lever habituel ***. Donc, lever coutumier chez une dragonne momentanément célibataire, je me retrouve les yeux grands ouverts à admirer les poutres de la chambre alors qu'on commence à peine à entendre des piafs qui rentrent de boîte zouzouiller dans les environs.

Lever "tonique" (un flan parisien, ça peut être tonique, vi !) et allure somnambulesque et précautionneuse**** pour descendre se faire une transfusion à même le bec verseur de la cafetière cela aurait été trop simple, j'me suis tapée la fausse marche (elle porte bien son nom c'te sournoise !) de plein fouet  et juste sur mes doigts de pied .

S'il y a bien une zone sensible, c'est bien celle-là ! Et vous voudriez que je commence ma journée en fredonnant "un jour mon prince viendra" après un tel coup ?! Mais faut être une grande malade pour se pâmer d'aise après s'être quasiment auto-mutilée !  - (je sais... certains doivent penser qu'un peu plus ou un peu moins quand à ma bredinerie, ça ne va pas faire tâche dans le décor mais j'infirme le fait de me proclamer béatement adepte de Masoch) -

De plus, une fois remise de mes émotions (je vous dis, j'ai une vie trépidante, vous voulez pas me croire), avoir ingéré ma dose de caféine, changé de pelure nuitesque pour une serpillière diurne, je commence à fouiner dans ma mine d'or, c'est à dire Youtube, pour voir à trouver quelques petites nouveautés, avant de penser à écrire quoi que ce soit de conséquent (et d'impérissable) en article de semaine.

Résultat : re coup de gueule ! Je me suis faite avoir par le temps, m'étant paumée de liens en liens pour me retrouver tout à l'opposé de ce que je cherchais, des extraits d'opéras à mettre sur mes anciens  articles.

Enfin, "tout à l'opposé" n'est pas vraiment le terme... on reste tout de même dans le domaine du lyrique et de la musique dite "sérieuse"... mais je suis tombée sur des petites perles... Je ne peux garder évidemment cette information pour moi-même, je suis tout sauf égoïste, alors pour patienter jusqu'à la narration de mes retrouvailles internetiennes (ça ne prendra pas trois volumes, ne vous inquiétez pas) je vous file quelques extraits jubilatoires sur ce qu'on peut faire quand on aime "vraiment" la musique et qu'on sait garder son humour... ne peuvent rire de ça que ceux qui s'y connaissent, la preuve en image et en zizique.

- Une page de recherche complète sur des opéras en Lego, à vous de fouiner et de prendre ce qui vous intéresse, la liste est conséquente

http://fr.youtube.com/results?search_query=lego+opera&search_type=

- Connaissez-vous Anna  Russell ?

undefined

Si non.... jetez-y une oreille (attention, c'est en anglais, j'ai dû me faire traduire les grandes lignes par fiston, mais ce qui compte c'est la musique)


http://fr.youtube.com/watch?v=ScsQa9kGl-E


http://fr.youtube.com/watch?v=AGpdGTeTVcU

Un Victor Borge, déjà vu lors d'une émission Musiques au Coeur spécial Premier Avril, un régal !

undefined

http://fr.youtube.com/watch?v=0WvfoFTSk3c&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=W8R0ZwYvXpg&feature=related


http://fr.youtube.com/watch?v=KZ4ZNbiO15M&feature=related 

http://fr.youtube.com/watch?v=2TSpX8IZJt0&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=qdmEg5DCawU&feature=related


Beverly Sills et Danny Key, le duo improbable par excellence

http://fr.youtube.com/watch?v=4ZEzVbGzbNg


Et surtout une Vera Galupe Borszkh... rejeton des amours d' Alban (de la Cage aux folles) et la Castafiore

undefined


http://fr.youtube.com/watch?v=4YHpwgw0__w&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=n2G3OZR3O-c

http://fr.youtube.com/watch?v=yJtP4AOBc3g&feature=related

Vous comprendrez donc qu'avec  tout ce que je vous donne, plus les petites balades que j'espère vous ferez à travers les divers autres extraits, vous avez de quoi bien vous occuper et faire ainsi la transition qui s'impose entre la narration de notre cher bouffon rigolard et un sujet totalement différent en prochain article.

Il va sans  dire que vous pouvez réagir à ces petits cadeaux vidéo-auditifs, c'est même fait pour... Bonne écoute, et je file me trancher le pied, la douleur est atroce ! (euh... j'en fais pas un peu trop là.... m'enfin, j'aime bien jouer mes divas de temps en temps).

Bonne journée et à plus.


La dragonne


* J'innove, je vous fais causer dans mes articles, ça doit être de narrer des dialogues de livrets, ça m'a "intoflytoxée".

** Euh... tellement matière à le faire que j'ai hululé aux cornouilles si fort que j'ai dû en décrocher la couche d'enduit du plafond sous-penteux de la carrée

*** Avec une petite flipette suante en prime, parce que je ne sais plus où j'habite, quelle heure il est au juste et même quel jour (à savoir pour l'année...  avec l'âge, il paraît qu'on a tendance à faire un sacré mesclun, je crains le pire !)

****surtout ne pas oublier qu'on est en terrain miné ! Les pièges textiles et xylomorphes à tendance creuse sont légion (les armoires et commodes qui encombrent le futur coin dressing, si vous préférez)

publié dans : Post-its sur le frigo
ajouter un commentaire commentaires (70)    créer un trackback recommander
Mardi 26 février 2008
Bonjour !

Ouf ! J'ai failli ne pas continuer l'opéra, pour cause de retrouvailles d'enfance internétiennes, mais je vous en conterais deux mots (moui... je n'ai pas indiqué le coef. multiplicateur en haut à droite de  "mots",: deux, ça va paraître mesquin quand on me  connait)
Ceux qui m'ont félicitée de' narrer un acte dans son entier la dernière fois vont être contents, je remets le couvert (tout le mérite en revient au compositeur et au librettiste, l'opéra est relativement court, ça aide pour éviter d'entamer un pavé façon Guerre et Paix !) On y retourne donc, et c'est le tournant du virage, l'acte trois, l'acte ultime où tout va capoter dans le drame romantique à souhait (depuis les vapeurs de Lucia di Lammermoor, le mauvais rhume de Violetta et la claustrophobie galopante de Aïda, les drames romantiques on commence à connaître et étant donné le ton général de l'oeuvre, je vois mal l'argument faire une pirouette pour virer dans la pantalonnade, même si  le méchant duc a une sérieuse tendance à envoyer le sien (de pantalon)  par dessus les  moulins dès qu'une belette montre son museau il n'y a pas de quoi virer à la comédie  hérotico-gaillarde d'un acte à l'autre, ça ferait désordre)

RIGOLETTO - Acte III

Le lieu :
Orifice anal ou "sphincterique" du monde, sur les berges du Mincio (cours d'eau local, on est toujours à Mantoue, n'oubliez pas !)  . Une bicoque, tenant de bric et de broc (je versifie, vous avez vu ?) A l'enseigne, on peut voir que c'est une auberge, mais vu l'état des lieux, faudrait vraiment que j'ai oublié mon duvet et ma tente igloo pour accepter d'y  partager une chambre  avec ses  occupants habituels, les  bestioles exo-squelettiques à plus de quatre pattes  (ce qui laisse le choix vaste entre l'arachnide hormonalement énervée et la cucaracha* castagnettante) La baraque tient debout parce que c'est la mode, on voit même à travers par les fissures dans la façade (quand on peut y passer à deux de front, est-ce vraiment une fissure ? Mais l'avantage c'est que ainsi, point n'est besoin au spectateur d'avoir à se faire greffer aux orbites une bécane à rayons XXL)  C'est la nuit et l'eau du cours d"eau clapote doucement au pied d'un parapet bouffé des mites.

Les personnages :
- Rigoletto, toujours bouffon, mais moins rigolo depuis le dernier acte
- Gilda, toujours sa fille, moins... virginale, d'où la tirage de tronche du paternel
- Duduc, toujours voltigeur de haut vol autour du jupon de ces dames, de moins en moins sympathique au fil du déroulement de l'intrigue
- Sparafucile, toujours tueur à gage, moins regardant quant à la tenue de son intérieur que sur l'état du fil de son Opinel
- Maddalena, toujours frangine du tueur (même si on ne  la connaissait que par ouïe dire), moins farouche qu'une échappée du couvent des piaf... beaucoup moins.

Au lever de rideau, Rigoletto et sa fille taillent le bout de gras en parcourant la distance qui les sépare encore du riant séjour du voyageur paumé (et pas regardant) alors que Sparafucile est en train de faire les cuivres (la lame de son cure-dent) assis à l'intérieur du coupe-gorge, qui n'a jamais aussi bien porté ce nom qu'en cette sombre nuit lyrique. (ne manquent que les "chope-souris", la chouette qui "pulule" dans les arbres et le  gibet "garni" pour donner dans le Grand-Guignol)

"T'en pinces vraiment pour c'te Trou-Duc ? Même si je te prouve qu'il te roule dans la blédine ? Rapplique par là que je '"t'instructionne", rien ne vaut la preuve par l'image ! - il s'approche de la fissure du mur - Kess-tu vois ?
- Un type...
- Vise un peu mieux, ça risque d'être intéressant..."

Ils se collent au mur pour mieux mater, pendant que le duc, en costume militaire fait son  entrée dans l'auberge par une porte brinqueballante ** .
Gilda a ses vapeurs, elle vient de reconnaître son séducteur. Celui-ci demande si il y aurait une piaule de libre (suffit de demander aux cancrelats de faire leur baluchon, ça doit être trouvable) et si la piquette n'est pas trop vinaigrée pour se laisser boire, fait soif en cette soirée de baguenaude ducale ***

Le tueur sort à la recherche d'un cruchon pas trop culotté par la vinasse agressive et notre Duduc se lance dans son grand air sur les bienfaits du duvet en plume d'oie blanche par rapport au synthétique.

Sparafucile revient avec sa gourdasse (pas la frangine, la fiole) et deux godets, les pose sur la table et balance deux coups au plafond, fort bas pour que le pommeau de son épée suffise (opéra strictement réservé aux nains de jardin , je vois mal les chanteurs déclamer pliés en deux pour éviter de se manger le lustre). La gourdasse, la "vraie", sa frangine, n'attendait que ce code rudimentaire (c'est pas des lumières, et le morse a été inventé un peu plus tard de toute façon) pour se précipiter l'air de rien attifée en Esmeralda de pacotille (mais sans la chèvre et le tambourin)

Pour vous dire que Duduc est bien allumé question hormones c'est qu'à peine la nana dans la place, il  se précipite sur elle pour lui rouler une pelle, ce que la minette esquive par un  saut arrière, vrille et rétablissement à la Comaneci de toute beauuuutéééé (les juges en fond de scène lèvent leur carton pour une note plus que satisfaisante pour la performance)

Sparafucile s'approche de la fissure et demande au bouffon s'il doit battre le "fier" quand il est encore chaud, ce à quoi Rigoletto répond qu'il vaut mieux attendre un peu, (trop tôt et encore trop de lumière sans doute).

Commence la scène trois avec un quatuor sympa.  (je vous mets une autre version en dessous, vous choisirez)

En gros, Duduc fait du plat à la bohémienne, qui minaude que c'en est une honte quand on connaît son immunité oculaire par rapport à une météo polaire, en clair, elle n'a pas froid aux yeux la gamine (jouer les nanas pas encore déniaisées faut oser quand on connait comment elle arrondit ses fins de mois !) Il jure toutes ses divinités célestes et infernales qu'il suffit qu'elle lui fasse risette pour qu'il lui reste fidèle (ben tiens !).
Pas dupe, la nana lui balance que sa tirade a des heures de vols (comme la plume du fameux air)  et que les bénéficiaires de ses hommages sont tout sauf limitées aux doigts des deux mains (l'air du Catalogue**** serait presque de rigueur, vous ne pensez pas  ?).
Il veut lui prendre la mimine, mais elle lui signale qu'elle est moche et pas manucurée, son esthéticienne est partie avec la caisse certainement. Pendant qu'elle lui déballe qu'elle se fiche éperdument qu'il soit duc roi ou PDG de multinationale et que ça la fait bien marrer ses grandes promesses, Gilda, derrière son mur est en train de s'effriter, tel le crépis bouffé de salpêtre de l'estaminet,  alors que son père entre en surchauffe (la soupage de la cocotte commence à siffler, mauvais signe) Ce qui lui bouffe les nerfs, c'est que même en voyant le type taquiner une autre belette, elle n'arrive pas à se l'ôter du crâne. Pas à tortiller, quand faut y aller... et il la secoue en lui demandant de se fringuer en mec, il a tout prévu, c'est dans son sac à dos (avec sa bosse, ça doit plutôt le faire ressembler au Père Noël qu'au routard en galvaude). Une fois qu'elle sera prête, direction Vérone coudes au corps, il la  rejoindra plus tard, il un un truc à faire avant (on se donne un alibi ?)

Sa gamine sortie de scène, Rigoletto alpague Sparafucile pour mettre au point son plan vengeresque :
"Vingt biffetons (écus) on a dit ?... Tiens, la moitié de suite... le reste après livraison du "paquet". Mets ta tocante à l'heure, on se retrouve à minuit ici, je me charge d'aller le ficher à la décharge ce "sac poubelle"
- Pas la peine d'être un régiment, j'peux bien m'en charger, c'est compris dans le service après-vente
- Nan ! J'adore descendre les poubelles moi-même, ça me fait faire de l'exercice.
- Et son blaze....
- Obligé ? On va dire  Duduc le malfaisant et moi tu peux m'appeler Riri le Nettoyeur   ("diletto : méfait et Punizion' : châtiment sont évoqués
)
- Enchanté, moi c'est le "Couteau-suisse "***** "

Le type entre dans la baraque, interrompant les deux zamoureux en train de jouer au docteur et annonce qu'il va pleuvoir des vaches, faudrait penser à un endroit où se caler les miches, vu qu'il n'y a qu'une piaule de correcte dans ce boxon. Le duc royalement lui signale qu'il se fiche comme de l'an quarante de l'endroit où le "rustique" va dormir, mais pas sous le même toit que lui, ils ne sont pas du même monde et le plébéien doit avoir l'habitude de dormir  par terre (quand je vous disais qu'il était imbuvable ce gars !)
La frangine a un retour d'affection et demande au duc de décarrer vite fait de la place, mais il n'est pas dingue et ses fourragères risquent d'être un peu moins présentables sous la saucée. Le  frère chope la fille par le coude, pas très tendrement, en lui signalant qu'il vaudrait mieux qu'elle la mette en sourdine, il y a vingt biffetons en jeu.
Il chope une  loupiote au passage et invite Duduc à le suivre vers sa suite royale, ce qu'il fait non sans glisser encore quelques cochoncetés à l'oreille de sa conquête. Pendant que Duduc enfile sa grenouillère en chantonnant l'air de la plume, Maddalena a du mal à rester calme en pensant que c'est gâcher la marchandise d'envoyer un beau mec comme ça ad patres.

Elle craque au retour de son frérot et lui demande de faire une petite encoche au contrat en ne le trucidouillant pas.
Gilda, revenue fringuée en homme, ne loupe rien de ce qui se dit évidemment, planquée derrière sa... fissure..

"Tu vas zigouiller un mec si trognon pour si peu de pèze ?! L'est trop mimi le Duduc dans son zouli costume ! Et m'est avis qu'il en vaut cent de plus non ?
- Tiens, à propos de costard, tiens-moi ça, il va y avoir séance d'habillage prochainement (il lui file dans les pognes un sac de jute bien pourave)
- T'as déjà dix jetons dans les poches, c'est déjà ça de pris, t'as qu'à zigouiller le bossu !
- T'es c... où tu t'entraînes ? J'suis bien tout ce qu'on veut, mais j'ai jamais fait capoter un contrat, surtout en épinglant mon commanditaire !
- J'te préviens, j't'aurai prévenu... tu fais un geste vers ton Opinel, je monte le prévenir pour qu'il se fasse la malle !
- Et le blé ?!
- J'm'en bats le coquillard ! Pitié frérot ! Sois pas vache !"

 Lorsque Sparafucile se laisse fléchir et signale que tout compte fait n'importe quel  mort fera l'affaire, vu qu'il sera planqué au fond d'un sac, une loupiote s'allume dans la boîte crânienne blondifiée de Gilda : elle sera "ce" mort. Le plan B du tueur est simple, le premier pingouin qui toque à la lourde se verra attribuer le titre ducal... à titre posthume****** Gilda respire un bon coup, et frappe à la porte. Les deux conspirateurs sursautent et demandent qui peut bien s'esquinter les phalanges sur celle-ci, surtout avec ce nuit de bouse. Elle maquille sa voix en se faisant passer pour le clodo du coin. Il ne faut pas deux heures (encore heureux !) pour que le plan se déroule comme énoncé un peu avant... Maddalena ouvre la porte, la gamine entre, le type décroche une hache (Massacre à la tronçonneuse, vous connaissez ?  La Colline a des Yeux non plus ?! Pfff ! Des classiques pourtant !), une dernière supplique adressée au grand barbu et enveloppée et pesée la belette !

Rigoletto entre par le fond, drapé dans sa grande cape. Il a un peu d'avance sur le rendez-vous, mais il n'y tenait plus. Il plaque une oreille à la porte de communication avec la scène du crime et n'entend rien, même pas les flatulences du mouche intestinalement encombrée.

Minuit sonne au clocher lointain, c'est l'heure ! Il frappe à son tour. Sparafucile lui ouvre, avant d'aller choper le sac qu'il traîne au milieu de la pièce (toute la "tuerie" a eu lieu "hors champs", il faut ménager le politiquement correct, ce n'est pas du Grand Guignol, ne pas confondre, même si c'était très tendance à une époque, voir "Entretien avec un vampire" pour situer le genre théâtral)

"Chouette ! Mon paquet cadeau ! Tu peux faire de la lumière ?
- Euh... pas besoin pour prendre le pochon par le bon bout, par contre, allongez l'oseille... on fait faire la plonge après.
- Nan, j't'ai déjà dit que j'adorai faire ma vaisselle tout seul - (il se retrouve en tête à tête avec le sac, le tueur ayant refermé la porte d'entrée une fois son pognon touché) - Ah... il est bien canné c'te nuisible ! J'rêve pas, mais ça me démange bougrement d'ouvrir pour vérifier... bah non... ça peut être que lui de toute façon.. Allez zou ! A la baille !... Alors... on fait moins le malin hein  Duduc ? Qui  se retrouve aux pieds de l'autre cette fois ? Tu vas avoir à un enterrement façon Monte-Cristo, on improvise suivant les moyens du bord si je puis dire et ça va avec ton costume d'amiral non ?"

Il commence à souffler en empoignant le sac (les divas dodues, ça n'aide pas non plus à la manipulation du bagage dans l'opéra, loin de là !) lorsqu'au loin on entend le duc s'époumoner sur la rengaine qu'il n'arrive pas à s'ôter de la tête (tuant ça, quand on a un  air, souvent bien neuneu, qui vous tourne en boucle au milieu des neurones)*******

Arrêt sur image du bossu ! Serait-ce un mort ventriloque ? Est-il déjà passé à l'état d'ectoplasme hululant en traînant sa chaîne sous son drap de lit ? Mais alors pour un fantôme, il est un peu trop joyeux à son goût. Il n'y a qu'une solution à ce problème épineux d'un au-delà burlesque... ouvrir le sac à patates (qui vient de gémir de douleur pour arranger la sauce). Il dénoue fébrilement le noeud de marin fermant tout le tremblement et au lieu d'un duc raide mort (ou d'une bimbo en tenue d'assistante de magicien "LasVegasien") ne  trouve que sa gamine, légèrement décoiffée et pissant le raisiné par l'accroc  qu'on vient de lui faire à son joli costume.
Après un discours haché sur  sa contribution personnelle au mythe de  l'amour pur et désinteressé qu'elle porte... à un empafé de première, (c'est pas moi qui me serais faite épingler pour un tel gugus !) elle décide de se mettre en apnée définitive (ou alors elle a fini réellement asphyxiée dans son sac, ils avaient oublié de faire des trous d'aération)

Rigoletto s'arrache les derniers tifs qu'il porte sur le crâne en se rendant compte que même en lui disant de s'accrocher, qu'il venait  d'appeler de SAMU, rien n'y a fait et que le vieux comte du début a eu le dernier mot, la malédiction du premier acte est accomplie, le rideau peut  se baisser (et les acteurs se relever de leur position peu confortable, surtout Gilda !)
L'acte ainsi que l'opéra est fini et on reste sur un goût légèrement rance d'injustice, les méchants sont toujours vivants, les uns comptent leur recette de la journée, l'autre s'égosille en attendant sa prochaine conquête,  la gentille a passé l'arme  à gauche, le père oscille entre se ficher à la flotte avec le baluchon et virer bredin, vous trouvez cette fin "morale" vous ? Vous m'étonnez que l'oeuvre, théâtrale d'abord, lyrique après ait rencontré quelques difficultés lors des premières représentations... les têtes couronnées n'y sont pas représentées sous leur meilleur jour, ça n'aidait pas pour la promo à une époque !

Allez, je file, vous laissant méditer et même commenter cette morale si ça vous chante..; (commenter aussi le rôle des personnages serait bien, il y a de sacrée "tronches" !) Bonne journée et portez-vous bien.

La dragonne

PS: Francky, j'ai noté ta "bidouille" pour le liens, faut juste que je ma familiarise avec le topo (tu sais que du côté informatique, qui va piano, va sano è lontano avec bibi !)

-=-=-=-=-

* cucaracha en "paëllanais" c'est notre blatte si sympathique... de loin. Dire qu'on apprenait en classe le fameux air  "la cucaracha"... Alors que c'est l'histoire d'un type qui se tape le blues parce qu'il n'a pas eu sa dose de Marie-Jane qui rigole.. comme quoi, quand on connait les langues, nos ritournelles favorites ont une autre saveur en bouche.

** Mise en scène personnelle : le type force comme un malade sur la lourde bouffée par les mites et part en avant, se rattrapant de peu à ce qui reste de celle-ci, la poignée, le reste du barda transformé en tas de sciure ; petit tricotage des bras et guiboles pour récupérer un semblant d'équilibre et "emplafonnage" sur une poutre de soutien du toit, "rebondissage" sur celle-ci, "mangeage" de la table qui se trouve sur sa trajectoire et atterrissage en beauté derrière le bar, après triple looping (sans les dents) après "percutage" du zinc (ça lui apprendra ce nuisible, vous croyez que je vais le ménager ?!).

*** Là, qu'on m'explique... il a tout ce qu'il faut pour tailler la route, coupé sport de l'époque compris, vers des endroits un peu plus rupins que celui-ci, les fiestas de la jet-set locale ne doivent pas manquer et c'est dans ce trou à ragondin qu'il se retrouve... manque des pièces pour que le bastringue paraisse logique non ? En plus déguisé en bidasse en folie, c'était soirée à thème et il a paumé l'adresse ou les ballons qu'on met toujours pour signaler ce genre de festivités se sont fait la malle avec le vent à décorner les boeufs qu'il doit y avoir dans les environs (rapport à l'évocation musicale de la météo à l'ouverture du rideau si vous avez l'occasion d'écouter). le fait que la nana soit coutumière de se faire suivre par les galants n'excuse en rien qu'on se retrouve comme par hasard et en habit d'apparat dans un cul de basse fosse.

**** Leporello déballant l'agenda hyper-trophié de son maître dans Don Giovanni

*****
Dans la version française on parle d'instrument, de hache, de couteau, de machine à tuer... si c'est pas être multifonction ça !!  Par contre dans le livret italien, le tueur n'évoque que le temps qui se gâte et tourne à l'orage et que c'en est une bénédiction puisque la nuit se fait encore plus noire

****** manquerait plus qu'il s'appelle de Guise, ils seraient obligés de changer de taille de sac, étant donné l'anecdote sur ses mensurations hyper-trophiées une fois allongé après son assassinat

******* Là, petite remarque : le duc, déjà bien inconsistant, à part  sa vocation de Popol à pattes, se voit réduit à buguer sur le même refrain tout l'acte (ou presque) comme si sa zigounette avait pris le contrôle de son cerveau et avait décidé de réduire la partition à trois couplets sur la légèreté féminine, légèreté totalement de bon aloi quant à l'excuse qu'il pourrait avoir à apporter  sur son attitude de lapin en rut.


publié dans : Verdi
ajouter un commentaire commentaires (39)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus