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Vendredi 20 janvier 2006

Bonjour à tous!

Hier, j'ai joué les feignasses (une fois de plus) mais ça vous a permis de souffler un peu non?

Aujourd'hui, on reprend l'histoire de notre pauvre Tosca où nous l'avions laissée la derniere fois (c'est à dire dans la m... ouscaille complète!) L'acte deux fini... faut aborder, très logiquement (ça, j'arrive encore à le faire) par le troisième (dans l'autre sens, ça ferait vraiment désordre! Vous imaginez le type piqué par son cure-dent remonter sur ses pinceaux et nous refaire la scène à l'envers? Un peu perturbant, surtout si la bande son suit le même chemin et nous fait le coup de ces pseudo messages sataniques et subliminaux dans les chansonnettes de certains groupes de musique sauvageonne! Hé, hé!)


LA TOSCA – Acte III -

Le lieu: la terrasse du château de Saint-Ange, coquettement aménagée par les résidents : jardinières de crocus, pelargoniums et fushias diverses (c'est zouli tout ça!) une balancelle très kitch avec des pompons partout, un dauphin en béton pré-moulé à la louche du plus bel effet, une lampe anti-moustiques... et ... un poteau d'exécution (dans cette image s'est glissée une erreur). Je vous rassure tout de suite tout est une erreur, sauf le poteau! Mais une casemate avec une table, une lampe, un livre, style livre de comptes, un crucifix... c'est pas très joyeux-joyeux je trouve!)

Les personnages: un berger (cherchez pas les moutons, c'est une voix-off), un geôlier (normal pour une prison, Cavaradossi (le tagueur condamné), Tosca (la diva trucidouilleuse de grand chef des poulets), les deux bras droits de Scarpia, le trucidouillé (je sais, il était très mal foutu, ce type même physiquement!), une autre voix-off, style « Alarme d'incendie » vers la fin.

Le rideau se lève sur ce charmant tableau au son des clochettes des pré-gigots (moutons quoi! Pfff! Faut tout vous dire!) et de la ritournelle du berger (il doit essayer de leur chanter une berceuse... z'ont essayé de se compter, ça marche pas!)

Le geôlier, traînant la charentaise, se dirige vers son bureau et attend, (une livraison colissimo de fusillable), des types arrivent conduisant « à l'insu de son plein gré » un Cava pas tip-top côté forme physique. Une p'tite signature en accusé de réception et le prisonnier se retrouve seul avec le type:

« Nom, prénom, âge, qualité, taille, poids, habitudes sexuelles... (nan, là je m'égare...). T'as une dernière volonté?
- Si je dis me faire la belle, pendant que vous regardez ailleurs, ça compte? J'plaisante! Nan, à part envoyer une bafouille à ma meuf, pour lui dire que j'aurai un peu de retard pour le p'tit déj...
- Tiens un post-it et mon bic »

Radin pour faire dans le poulet multi-page! (billet doux, au cas où vous auriez oublié) Cava s'applique en tirant la langue de coin comme un bon écolier mais, de penser à sa minette, ça le mine tellement qu'il pleure comme un veau (difficile pour voir ce qu'on écrit, ça!)

C'est à ce moment que la donzelle fait son entrée (bonjour l'image du mâle indéboulonnable!) et lui fiche sous le nez le sauf-conduit qu'elle a réussi à piquer à Scarpia pendant qu'il passait l'arme à gauche:

« Fais tes valoches on se tire!
- Strange non? Il a jamais gracié quelqu'un!
- On va dire que ça été son dernier geste pour se faire pardonner...Mmmm?
- Qu'entend-je, qu'ouie-je, qu'accoustiquai-je? »

La minette lui raconte ses exploits de sérial killeuse. L'autre lui signale qu'il lui doit une fière bougie, mais Floria lui balance que, pour les remerciements... on verra peut-être plus tard, là, faut faire fissa! Le 4/4 les attend en bas, direction le port, une barcasse à prendre en flottaison (vous avez déjà vu une barque marcher vous? Alors prendre l'esquif en marche, ça fonctionne pas la phrase!) et « vogue la galère » vers les îles Caïman! Avant, faut jouer les mimes Marceau et faire semblant de tomber sous les pruneaux du peloton d'exécution (c'est de l'esbrouffe, les balles sont bourrées de farine) On prend le pouls... on constate le décès, on se retire (le « on » c'est les flics évidemment!) et on (là, c'est les namoureux) se barre vite fait bien fait. Cava a tout compris (veinard!) et se voit déjà en grand shakespearien.

Le geôlier signale que c'est pas tout ça mais il faudrait peut-être penser à ce qui l'amène. Cava, brave (il peut se la péter oui, maintenant qu'il sait que c'est pour de faux!), se dirige d'un pas mesuré vers le poteau indicateur avec une grosse croix dessus (pour bien viser). Tosca, lui fait signe, que le sourire, c'est peut-être inutile hein, parce que ça le fait pas trop, et le voilà qui attend le coup de feu du peloton qui vient de se mettre en place:


« Paren, apunten, fuego! » euh non ça c'est en espingouin (faites la traduction vous-même hein?) 

Le peinturlureux tombe en battant des ailes. Un des sbires de Scarpia arrête le chef du peloton qui voulait fignoler le boulot au « coup de grâce » et tout le monde reprend le chemin des escaliers de la tour. La diva reste seule et, une fois sure que tout ce beau monde soit parti, elle galope, en tenant son traîne-sauce (robe longue) au dessus des genoux (on voit les baskets dessous hé, hé) pour aller plus vite, et secoue le copain toujours position « gisant moyen-âgeux »:

« La vache! Il est doué mon Mario! Il vient de tomber comme un pro dans un western (le roulé-boulé en moins). Bon, c'est pas tout ça, mais faudrait se relever maintenant, le dernier coup de serpillière ici, ça doit dater de la construction du Colisée, alors bonjour le jean! Allez, fait pas ta bête! »

Pas de réponde! On dirait que ça a l'air de lui plaire au Mario de jouer les décédés! Soudain on entend une voix (la fameuse « alarme d'incendie » pré-citée):

« Alarme! Alarme! Pimpooooompiiiiiin! On vient de planter le chef de la police! » (ils ont mis du temps pour trouver le type tout de même!)

"Maintenant, arrête de jouer les divas! (c'est le monde à l'envers) et bouges tes fesses! Y a un blem.... dis... c'est normal si tu respires plus?.... T'es tout flasque coco, faut te ressaisir!... Allez zou! Tout l'monde debout! »

Rien n'y fait, et le mort reste... mort! Ils se sont fait avoir comme des bleus! Scarpia n'a jamais eu l'intention de le laisser en vie. La fausse-vraie exécution est en fait une vraie-fausse-vraie mise à mort! (vous m'suivez?) les balles c'était des vrais prunilles et le raisiné, c'est pas de l'encre de feutre! (tu m'étonnes qu'il jouait bien la comédie le Mario!).

Elle fait un peu arrêt sur image, là, Tosca (bin oui, ça fait quand même un choc, vous n'allez pas dire le contraire tout de même!) et c'est à ce moment que Sciarrone un des sbires (j'adore ce mot, vous avez remarqué) suivi de Spoletta, entre et veut arrêter la coupable. Elle file un coup de genou bien placé (ouille, c'est où la Chapelle Sixtine?) au type et monte sur le parapet de la terrasse. Elle groupe bien les pieds, prend la position du fameux saut de l'ange déjà évoqué (je ne sais plus quand, mais c'est sur!) et poussant des guiboles, entame son vol plané vers le bas de la tour. (d'ailleurs, à ce propos, le fameux saut-de-l'ange, ça vient peut-être de là, non? Bin oui, c'est un plongeon et du Château Saint-Ange... si c'est pas le l'a-propos ça!)


Fin de l'opéra!

Alors là, petit précision: ça ne vous rappelle rien?... Une fameuse gaffe... lyrique de surcroît... où votre servante s'est encore faite remarquer? Mmmm? Allez un petit effort... hé, hé.

Bonne journée et remettez-vous... ça peut même être une histoire à « rebondissement » Mouarf!

La dragonne

par Sieglind publié dans : Puccini
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Jeudi 19 janvier 2006
Bonjour à tous!

Dites-donc.... c'est on ne peut plus "perturbé" on dirait ces temps-ci l'univers d'Over-blog!
C'est incroyable le nombre de blogueurs qui sont "à la bourre" comme on dit, côté emploi du temps!
J'espère que ça va se calmer, sinon, mes pauvres, l'année, vous allez la finir sur le genouilles!
Hier, j'ai vu les commentaires (et pas que chez moi, chez les copains aussi) et ça y allait du "pas le temps de lire", "peux pas mettre un article", "ras le bol des commentaires qui passent pas!", "où j'ai mis mes chaussettes?", "chéri, t'as porté le chien et promené la poubelle?", "où qu'il est fourré ce fichu loup-garou?!"... (euh, pour la dernière, ça me concerne.. rapport à mon dernier jeu vidéo installé, pardon!)

Pour vous changer les idées,
comme je narrais ça à deux blogueuses hier sur msn, quand vous spidez en ville, faites comme moi: grimacez devant les vitrines! On peut dire que ça défoule sacrément!....
Sauf que... évitez de tirer la langue, vous faire le pif en l'air et les yeux étirés vers le bas avec les doigts... jouer les débiles profondes, quoi.... quand il y a une vendeuse dans la vitrine en train de rhabiller les mannequins!
La dernière fois, vous auriez vu la tronche de la minette! Elle devait hésiter mentalement entre le fait de hurler après sa mère ou d'appeler l'asile le plus proche! En plus, je confirme, ça a un effet extra côté "teint"! J'suis du genre pâlichonne à la limite de la pthysie galopante... et là, pouf! d'un coup, j'avais une jolie couleur pivoine des plus seyantes!

Tout ça pour dire, que je calme le jeu, aujourd'hui côté article (pas mal hein la digression? Hé, hé!) pour vous permettre de souffler un peu (mes pauvres, vous infliger, en plus d'une journée de taf intensif, d'un pensum aussi longuet à avaler tous les jours...je sais, j'suis profondément sadique!) et moi, ça va me permettre d'aller, tranquilou vous faire coucou.

On verra ça plus tard hein, pour la Tosca? Allez je vous lache la grappe (vous avez certainement les raisins f'ragiles, comme on dit "encore" chez moi) et file brasser de l'air à droite et à gauche (je sais... je ne connais pas mon bonheur de ne pas bosser!)

Tiens, au fait un petit cadeau:

Sieg. von Lucas vous présente la dernière sortie en salle: ici


Bonne journée à tout le monde et à plus tard donc.

La dragonne
par Sieglind publié dans : Post-its sur le frigo
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Mercredi 18 janvier 2006

Bonjour à vous!

Chaud hier, pour le valseur du peintre Cavaradossi? Et, comme déjà envisagé, ça m'étonnerait fortement qu'il finisse au Louvre le type. Enfin, on va bien voir comment sa copine Floria, va s'en sortir maintenant qu'elle a lâché le morceau. On y retourne donc à cette...

TOSCA – Acte II (suite)


Même lieu, la chambrette du grand méchant de service: Scarpia.

Scarpia vient de faire déballer à Tosca l'endroit où se planque Angelotti, l'évadé de Saint-Ange. Elle demande à voir son copain. On lui amène, un peu en vrac et légèrement, très légèrement à l'Ouest:
« Poussin! Comment qu'ils t'ont arrangé le portrait!
- J'ai comme un blanc... j'ai rien dit hein? - (Scarpia lance « l'adresse » à ses sbires) – vendue à Moscou! J'te cause plus! »

Sciarrone, se précipite dans la pièce en signalant que pour la fête c'est fini! Il parle de tondu sans bretelles, de problème de réception, et d'un certain veau... pas facile à suivre le coco (Marengo, le veau il semblerait) Tout ce qui ressort de son discours nébuleux (on va dire ça comme ça hein?) c'est que c'est le tondu qui a gagné par abandon (Mélas, le « foudre de guerre » s'est carapaté comme un foie jaune)*
«  Et toc, dans l'baba! Ça t'la coupe hein celle-là! - lance Cava, tu trembles dans ton kangourou, sale trouillard?
- Ta g...oule! Tu vas pas t'égosiller longtemps le piaf! Demain, j't'offre un tour de balançoire gratos! Qu'on me le vire d'ici, j'ai mes nerfs!"

On emmène Cava avec Tosca agrippée à lui, traînassant dans la poussière sur plusieurs mètres.
"- Allez, un beau geste... le pendouille pas! - supplie la diva, position pleureuse
- Je me tâte... 'tends voir, je n'peux pas réflexionner la bidounette vide... allez pose ton valseur, t'as eu de sacrées émotions hein? Tiens, siffle-moi ce godet, ça va te faire du bien. (il veut la saouler ou quoi?)
- Allez déballe la somme!
- Quoi? Mais t'as rien pigé ma belette! D'ac, je crache pas sur l'oseille, mais là... c'est plutôt en... nature que j'aimerai être payé! Tu sais qu'tu m'plaîs toi?
- Arrête où je saute! - dit-elle en ouvrant la fenêtre -
- Chiche! Et comment il s'en sort alors le peinturlureux? Mmm? En claquant trois fois des talons comme la Dorothée?
- Tu m'donnes envie de gerber!
- M'en fous tant que c'est pas sur mes pompes! Dis... t'entends la caisse claire? C'est pour donner la cadence à la dernière valse des mecs qui vont se balancer... Ton mec, dans une heure il sèchera comme jambon au bout de sa corde!
- Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu moi!
- Allez... du nerf, on se presse... Bon, c'est jour de promo! Je t'accorde sa grâce si tu m'accordes une « audience » (hé, hé), d'une heure! »


Spoletta (le sbire en chef) pointe son nez pour annoncer qu'Angelotti, s'est fichu en l'air quand il l'est a vu arriver.
« On n'a qu'à l'accrocher tout de même ça fera de la compagnie à « l'autre »!
- Je craque! C'est bon, une heure! - lance Tosca au bout du rouleau
- Bon tu sais ce qu'on va faire Spo? Comme la dernière fois... (clin d'oeil appuyé) mais siiiii, avec Palmieri... ça te revient? Un grand moment de mime ça hein? Mmmm? On change de sentence, il sera fusillé... à blanc hé, hé!

L'autre à l'air de piger (il a de la chance lui!) et sort.
« Je veux lui dire moi-même qu'il est sauvé! Et qu'il aura juste à faire semblant de tomber quand on tirera - lance Tosca au chef de la flicaille
- Si ça peut te faire plaisir... Bon maintenant, étant donné que j'ai fais ma part du contrat...
- Minute papillon! Pas folle! Il me faut un laisser-passer pour nous deux
- Pas de problème – il s'installe à son bureau – et pour où?
- Le Groenland si tu veux, pourvu qu'on ne voit plus ta sale trogne! »

Pendant que Scarpia est en train de rédiger le sauf-conduit, elle va pour se rincer la glotte (pour se donner du courage, sans doute) quand elle aperçoit le canif du type posé à côté du verre. Et zoup! Avec la dextérité de Majax, elle chope le coutelas et le planque dans son dos (pas planté, ça serait très maladroit de sa part... quoique... là aussi, j'imagine la fille tellement pressée de planquer l'objet, qu'elle se suicide involontairement d'une rafale de coups de couteau dans le dos, mais ça ne serait plus crédible « le Retour de la vengeance de la morte-vivante Tosca »)

« Bon c'est fait! - jubile Scarpia, maintenant ma récompense!
- Tiens! Digère! - lui balance Tosca en l'épinglant – tu fais moins le malin maintenant avec un trou à la panse?On se la pète moins tout d'un coup,hein la « terreur romaine « ?

L'autre a un dernier soubressaut et rend son âme à Berzebuth. Tosca fait un brin de toilettes (ça tâche le raisiné), se file un coup de peigne... regarde le coco affalé comme un merlan à l'étal, et, comme c'est une bonne chrétienne, elle lui file deux bougies à la tête et un crucifix trouvé au mur sur le bide (là aussi, ça serait rigolo une croix grandeur nature avec le « ouf! » du mec quand une tonne de bois lui attérrit sur le paletot). Après ces gestes de bonne fifille, elle récupère le laisser-passer dans la main du type et sort sur la pointe de pieds (pas de crainte de le réveiller c'est sur!)


Fin du deuxième acte... et que va-t-il arriver, une fois le chef de la police trucidouillé? On verra plus tard d'accord? Pour l'instant, je vous souhaite de passer une bonne journée et à bientôt.

La dragonne

* Pour ceux qui auraient un doute certain au sujet du compte-rendu du sbire de Scarpia il parle de la victoire de Lampe-au-néon (Napoléon) Pelle-à-tarte (Bonaparte) et de sa victoire à Marengo évidemment.

par Sieglind publié dans : Puccini
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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