Recherche

Lundi 5 février 2007
Bonjour !

Evidemment, il fallait compter que quelqu'un pense à moi quant à une chaînette se baladant sur le blog, là, c'est même en stéréo ! Celle du bouffeur de madeleine assidu, depuis qu'il avait découvert ses vertus plus que bienfaisantes pour les problèmes de mémoire, ce cher Marcel P. (aimablement proposée par ma fourmi Sugi) et l'autre sur cinq trucs à révéler sur nous que les blogueurs ne connaissent pas (proposé par Roanne). On commence par Proust et on verra pour les cinq trucs révélateurs plus tard hein ?

Je vais vous étonner... ou pas, d'ailleurs, puisque vous commencez à cerner la bête, mais j'avais envie de traiter ça façon dragonne écailleuse et non façon homo-erectus, surtout la première d'ailleurs. Confronter Proust à un lézard hypertrophié, ça m'interpellait plus... j'sais pas pourquoi...

Allez, je m'y colle, parce que là, j'ai tout de même un DG sur le coin de la gazinière, faudrait pas l'oublier hein ?!



Ma vertu préférée :
Celle que j'aime bien lire dans les compositions chimiques des ravales-goules (crèmes de soins si vous préférez) : astringente. Déjà parce que j'aime bien le mot en lui même, comme ça, pour le plaisir, et parce que c'est tout bon pour ma pomme ( bin oui, des cocos qui se passent à la lotion ou se beurdoient avec une crème qui resserre les tissus, ça rend la bidoche plus ferme, comme une sainte trouille d'ailleurs, qui fait serrer les miches plus qu'un kit à s'auto-électrocuter). Moui... tout compte fait,  vertu astringente... j'aime bien, mieux que vertu calmante d'ailleurs (mon second choix).

La qualité que je préfère chez les hommes :
Leur tonicité... en rapport avec le truc astringent, toujours pour des raisons alimentaires... j'aime pas passer cent sept ans à découenner ma tranche de Gens Bons
 
La qualité que je préfère chez les femmes :
Pareil ! Parce qu'une fesse molle, ça me fait trop penser à de la tête de veau (beurk, j'ai presque envie d'appeller Raoul tellement j'ai des hauts-le-coeur !) Mais également, leur capacité à couiner... Plus elles couinent longtemps et que la voix porte loin,  mieux c'est pour que les chevaliers arrivent à la rescousse, deux pour le prix d'un, que demander de plus !
 
Mon principal défaut :
La feignasserie, mais c'est pour ça qu'on m'a engagée à l'origine, j'peux rester des heures à jouer les descentes de lit devant mon trésor, faites-en autant !

Ma principale qualité :
La persévérance, quand j'ai quelque chose dans la tête... j'l'ai pas au c...valseur ! Certains parlent même d'entêtement, mais c'est les jaloux qui disent ça. J'me suis vue assiéger une tour garnie de sa blondasse entressée pendant un mois, chrono en main. C't'idiote avait oublié que je sais lire et mettre à l'entrée du jardin un avis de recherche stipulant qu'on était bonne à marier et que tout mec avec pédigré passant dans le coin était prié de se présenter... ça m'a économisée pas mal de chasses à l'affut au p'tit matin dans le brouillard ça !

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis :
Ceux qui évitent de se lacher en public ! Avec un dragon, ça vire vite à l'incendie de Rome un pet ou un rot post-dînatoire..
 
Mon occupation préférée :
Les ocelets. Ou les jeux de patience : remettre le radius avec son bon cubitus et ainsi de suite pour reconstituer le type après un passage entre mes mandibules, j'adore et ça occupe pendant la digestion.
 
Mon rêve de bonheur :
Un dragonodrome privé, dans un coin assez isolé, pour pouvoir faire mes loopings et mes feuilles mortes sans qu'on pense automatiquement que je compte raser la contrée en dessous et qu'on me fonce sur le rable pour me faire déguerpir.
 
Quel serait mon plus grand malheur ?
Ne plus pouvoir déclarer ma "flamme", vous vous imaginez si j'étais devenue aphone au moment d'une baston ?!
 
À part moi-même qui voudrais-je être ?
Y a bien mon cousin Smaug... mais le rôle est déjà pris... et je sens que ça risque de mal tourner... il y a un certain Bilbo qui rôde dans le secteur...

Où j’aimerais vivre ?
J'ai coché une annonce dans la feuille de chou locale : "T4, tannière quatre étoiles, bien située, aérée et rénovée il y a peu" Petit problème...  ça fait quand même le quatrième changement de proprio... je crains qu'être à proximité d'une mine occupée par des nains ayant découvert le filon du siècle y soit pour quelque chose... j'hésite...

La couleur que je préfère :
Rouge flamboyant, j'aime bien quand ça pète.
 
La fleur que j'aime :
Le crocus, le nom m'inspire... avant de passer à table...
 
L'oiseau que je préfère :
Le phoenix. Méritant le p'tit piaf :! Même s'il a pas encore pigé que les rémiges et leur kératine ça crame pire que meule en pleine cagna, il persiste, j'aime bien (encore heureux qu'il ait droit à des tours gratuits!)
 
Mes auteurs favoris en prose :
Tolkien (évidemment, même si on a pas le beau rôle dedans) Harris (Dragon Rouge, vous connaissez ?) King (L'Oeil du Dragon) Stocker (Vlad Tepesh dit Dracul, ça veut tout de même dire dragon)

Mes poètes préférés :
Pas trop poésie... et ça me donne un coup de mou quand j'dois zigouiller un type qui me serine des alexandrins juste avant que l'estourbisse, ça me déconcentre même.
 
Mes héros dans la fiction :
Godzilla, Mu Shu (même s'il est rikiki, il a de la répartie ce p'tit dragon de poche), le patron des vivernes (dragons sans pattes arrières si vous cherchez ce que c'est) dans "Le Règne du Feu"
 
Mes héroïnes favorites dans la fiction :
Qui dit que Godzilla n'est pas une fille d'abord... il y a bien un épisode où il a un p'tit aux trousses si je ne m'abuse...

Mes compositeurs préférés :
Stravinski (l'Oiseau de feu), Wagner (pour Fafner, là encore), Falla (La Danse du feu), Honegger (Jeanne au bûcher) enfin tous ceux qui ont traité de mon élément favori évidemment.
 
Mes peintres préférés :
Mon "avatar" humain avait déjà parlé de ça... Je me réserve toutes les périodes rouges et autres couleurs "chaudes" de tous les peintres, pas d'a-priori du moment que ça pète.

 
Mes héros dans la vie réelle :
Tous les membres de ma famille qui ont réussi à rester en vie après le passage des chevaliers et justiciers diverses envoyés nous tataner la tronche pour prouver qu'ils sont les meilleurs.
 
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle :
Certaines copines dragonnes pour rester avec des types qui s'enflamment pour n'importe quoi (quand c'est pas pour une jeune écailleuse à peine sortie de la dent de son père comme le cousin Zippo, parti chercher du gaz pour son briquet et que sa rombière attend toujours... depuis trois siècles)
 
Mes héros dans l'histoire :
L'histoire avec un petit ou un grand "h"... faut savoir... Dans l'Histoire, celle des manuels... celle des dinosaures... voilà des héros au quotidien, ils restent anonymes (Tyranosaurus Rex, ou dimetrodon c'est pas leur blaze perso. si vous n'êtes pas au courant), plus que mystérieux, et on en parle encore... qu'est-ce qu'il vous faut !
 
Ma nourriture et boisson préférée :
Les pierres bien calcaires (déjà dit ça aussi) ça facilite la production gazeuse nécessaire à mon lance-flamme personnel. Et un p'tit coup de kérosène de temps en temps... ça dégèle la mécanique, les matins frisquets, quand j'ai des problèmes d'allumage.

Ce que je déteste par-dessus tout :
Les histoires qui finissent par "ils vécurent heureux etc..." pas bon pour nos pommes ça... parce que ça suppose un ou deux trucidouillage de copains.
 
Le personnage historique que je déteste:
Saint Michel (et Saint George ! Enfin historiques... tout est relatif évidemment !)
 
Les faits historiques que je méprise le plus :
L'encerclement en Belgique du 13è régiment de dragons (la honte ! Se faire encercler et rapatrier à Dunkerque parce qu'on a paumé ses ailes et qu'on est devenu parachutistes, donc on ne peut que... "tomber" et pas s'envoler, si c'est pas "déchoir" ça !) Entre nous, je m'en fiche comme de l'an quarante, c'est le cas de le dire... mais quand j'ai fait une recherche avec dragon... j'ai trouvé que ça, désolée !)
 
Le fait militaire que j'estime le plus :
Aucun... j'ai du mal avec l'autorité qu'elle soit militaire ou civile, de toute façon, c'est toujours contre nous que la clique se passe les nerfs alors...
 
La réforme que j'estime le plus :
C'est de celle dont bénéficient ceux qui veulent éviter le service, en jouant les bredins pas finis ? Celle de Calvin et Luther ? Faudrait être précis là...
 
Le don de la nature que je voudrais avoir :
Je les ai tous, tout en restant modeste évidemment ! Et puis ceux qui n'étaient pas d'accord... fument encore en p'tit tas dans un coin de ma grotte.
 
Comment j'aimerais mourir :
Si je dis incinérée, ça vous choque ?

L'état présent de mon esprit :
Un sale état, celui du lundi matin (tu connais Simone hein ?)

La faute qui m'inspire le plus d'indulgence :
Pas la faute de goût en tout cas (c'est même péché mortel chez moi, gustativement parlant !).

Ma devise :
"Tout feu tout flamme" évidemment ! "Que d'eau que d'eau !" ça ferait désordre hein Mac Mahon ?

Bon, devoir fini, devoir livré, on passe à la cafetière, on vous fait coucou et on va feign... garder son trésor pour le reste de la journée.

Bonne journée à tous et à plus...

La dragonne
par Sieglind publié dans : Mes devoirs
ajouter un commentaire commentaires (16)    créer un trackback recommander
Vendredi 2 février 2007
Bonjour !

Allez, dernier article "sérieux" de la semaine, faut y aller ! Mine de rien j'ai repris mon livret, et j'ai constaté qu'il restait encore dix scènes si on veut finir l'acte ! Va falloir, soit presser le mouvement, soit continuer dans le style et alors, ça nous reporte la semaine prochaine. C'est un peu long... on va tâcher de "compresser" un peu, ou alors... on y est encore à Pâques à ce train là. Il faut dire que la méthode "dialogue" ça bouffe de la place tout de même hein ? Donc, on tente la fin de l'acte et, même si c'est long, vous aurez tout le week-end pour l'avaler... pas de problème non ?

Bon, c'est parti mon kiwi !



DON GIOVANNI - Acte I - fin -

Le lieu : C'est vraiment un opéra idéal pour les spectacles de rues, parce qu'à part la dernière scène, tout se passe en extérieur : la rue, puisqu'on en était là à la sortie en fanfare de Donna Elvira, puis deux jardins, dont celui du séducteur d'hyper-marché et un autre, bouclé par deux lourdes avec des niches dans les murs (idéal pour les mauvais coups ça !)

Les personnages :
Don Giovanni, à qui Elvira vient d'ôter le pain de la bouche en emmenant sa dernière conquête (on imagine presque le claquage de mâchoires version Tex Avery, quand la minette lui ôte Zerlina des pognes)
Don Ottavio, le mec de Donna Anna, belle garniture de cheminée (gentil, y a pas à dire, mais un peu... translucide, et le seul ténor de la distribution, c'est p't'être un signe... enfin pour une dragonne qu'aime pas trop ce registre, évidemment)
La fille sus-citée, l'orpheline de fraîche date, toujours décidée à mettre la main sur le type et à le lui faire payer (et ne sachant toujours pas, depuis le début, que c'est DG. Fort tout de même ! Vu la réputation du type, j'aurai pas été cherché cent-sept ans moi !)
Leporello, chargé des pires corvées par son patron, mais qui continue, faute d'avoir un meilleur boulot.
Zerlina, la fille qui était à deux doigts de passer à la casserole et pas avec son promis dans le rôle du type aux fourneaux !
Masetto, son copain, envoyé bailler aux corneilles un peu plus loin, pendant les manoeuvres d'approche
Et quelques villageois, rescapés de la noce itinérante, les autres doivent cuver dans un coin, à l'ombre d'un décors.

Don Giovanni est en train de faire les cent pas, en melounant qu'il a pas de bol et que tout part en sucette depuis qu'il s'est levé, lorsque Ottavio entre en grande conversation consolatrice avec sa copine Anna (quoi de mieux qu'une vengeance pour se remonter le moral !) Comme s'il avait besoin de ça !
Donna Anna, forte de l'idée qu'un copain c'est bien mais que deux types ça fait plus de poids quant à son projet de passage à tabac de trucideur de papounet, demande à DG un petit coup de main (la pauvre ! Elle demande au type de "se" chercher et de se faire sepuku, faut pas rêver !)
Ottavio confirme qu'il a loupé quelques séances de remise en forme à la salle de muscu et que ça serait pas du luxe.
DG reprend sa respiration, vu qu'au début, il pensait qu'il était fait comme un rat, et en rajoute des caisses en montrant ses tablettes de chocolat et qu'il est prêt à les dépanner mais qu'il lui faudrait quelques infos sur le vilain coco.


Retour de la vengeance de Super-Elvira ! (très chouette extrait, entre nous)
"Ahaaaaa ! Si tu penses me filer entre les pattes, fais une croix dessus ! Et toi, la gourdasse, rêve pas ! Tu vas te faire avoir comme je me suis faite "eue" !
- La pauvre ! Elle fait pitié ! - soupirent Anna et Ottavio (il sert d'écho le type)
- Pour cause ! Elle a les fils qui se touchent !" - explique DG, qui sent qu'il a intérêt à ménager ses arrières.
Anna et son pote ont du mal à se décider qui croire... entre le chevalier et la noble burgosienne qui a l'air d'avoir sacrément morflé, moralement parlant. DG pense bien à se faire la malle, mais ça serait certainement pris pour un aveu, donc... on en rajoute une couche dans le genre "elle a dépassé son temps de sortie, faut que je la ramène à l'asile" et en plus, chuchote à Elvira que si elle insiste comme ça, elle va se faire ficher de sa trogne en beauté, elle est pas crédible. Elle l'envoie sur les roses en lui balançant que, même pas peur ! Elle va rameuter tout le quartier et une soprano énervée ça a du caisson, je vous garantie !

Comme elle en a marre de s'esquinter pour rien, elle se tire et DG, après un p'tit mot d'excuse style "j'ai peur qu'elle fasse une connerie, j'vais la suivre s'cusez ! Ah, au fait... si ça vous dis, j'vous invite à prendre un godet à ma piaule ce soir, histoire de se changer les idées?", DG donc, file à l'hidalgo dans la direction qu'a prise sa musaraigne.

Et là... illumination divine ou instant de lucidité fugace, Anna pousse une gouallante ! Son type la regarde en se disant que c'est pire que la grippe espagnole la bredinerie, vu la vitesse avec laquelle elle a été infectée. Mais la fille lance un "bon Dieu, mais c'est bien suuuur !" (Hommage à Bourrel qui a bercé mes soirées de môme à la casbah !) Le type, elle en jurerait, a la même voix que celui qui a essayé de lui faire de misères avant de se venger sur son pôpa !
Comme Ottavio à l'air de pédaler à côté de son vélo tellement il est paumé, elle lui explique, alors que le type ponctue à la "psy" par des 'Moui... mais encore.... et.... ensuite..." histoire de meubler ce monologue :
"Bin j'étais en train de mettre mon "pije-moi-ça" en pilou quand un type planqué sous son manteau a fait irruption dans ma piaule l'autre nuit (Pervers Pépère ?) Tout d'abord j'ai cru que tu me faisais une farce (en plus d'être potiche, elle est myope !), mais vu que t'avais pris des octaves supplémentaires... j'me suis vite aperçue de la boulette ! Il veut me faire un câlin sans y être invité, je lui balance un coup de genou (elle le repousse, mais le genou, c'est plus efficace) il reprend sa respiration et veut me re-sauter sur le râble, j'te pousse une gueulante à ameuter la caserne de pompiers du coin? Il veut me faire taire, "moi", et me ceinture pire qu'au Judo ! J'ai cru que j'allais y passer, mais, j'ai tellement flippé ma race que ça m'a donné un coup de fouet, j'te lui ai envoyé un direct et j'me suis libérée. Ce qu'il n'avait pas prévu c'est que non contente de hurler comme une sirène d'usine, j'allais lui courir aux miches pour l'empêcher de se carapater dans la rue ! Tu connais la suite, mon père n'avait pas ses boules Quiès (hé, hé) ce soir-là, ce qui fait qu'il se pointe en renfort aux premières bêlements... pour se faire ratatiner par ce lâche qu'a pas eu pitié de sa calvitie et de ses muscles ramollis ! Autant te dire que notre vengeance (notre ?) elle est plus que justifiée, rappelle-toi le carnage quand on l'a trouvé mon papa ! Si c'est pas un bon motif de vendetta ça !"
Et comme ça l'a un peu énervée aussi, ce compte-rendu, elle se tire pour laisser Ottavio au milieu de la scène, tout seul avec sa misère. Il en profite pour jouer l'empathie à fond, style "elle se coupe, c'est moi qui pisse le raisinet. Elle renifle, c'est moi qui sors le tire-jus etc..." et se promet de faire payer le prix fort au sale type qui lui a ruiné son ambiance idyllique avant de sortir à son tour.

Changement de tableau à la scène quinze, on se retrouve dans le jardin du pavillon de DG, alors que Leporello fait les cent pas. Il est un tantinet vénère et est en train d'envisager sérieusement de changer de boulot (et surtout de patron, c'est marre les affolés du slip !). DG se pointe et il lui annonce que tout part en quenouille ce soir. Il a bien suivi les ordres en amusant la galerie (les invités de la noce et Masetto, l'ex-futur-cocu), il a réussi l'exploit de faire friser le coma éthylique à la moitié des invités. Et tout d'un coup... devinez qui se pointe ? Zerlina et la rombière du patron, Elvira ! Et c't'allumée commence à le saouler en habillant son patron "adoré" pour deux hivers au moins ! C'était pas la peine d'essayer d'arrêter le moulin, donc il a laissé blagasser la minette, jusqu'à ce qu'elle fatigue un peu et là, mine de rien, il l'a mise à la porte du jardin en refermant à clé sur elle.
Don Giovanni, le félicite, ça arrange bien ses affaires, puisqu'il pensait courir la gueuse une bonne partie de la soirée, ça aurait fait désordre une régulière, façon tasse de tisane au bromure, pendue aux basques. Il se lance dans un air dans le plus pur style "que le vin coule et qu'on amène les femmes !" avant de quitter la scène avec son valet au train.

- (là, vous pouvez faire une p'tite coupure si ça vous chante, j'ai calculé avec le curseur, ça fait à peut près la moitié de l'article, je parle pour les essouflés, bien sur !) -

Scène suivante : un autre jardin, avec les deux portes fermées et les deux niches décrites au début. Zerlina est en train d'essayer de convaincre son mec qu'elle ne s'est pas faite avoir et qu'elle est "intacte" pour convoler avec lui (bin dame ! Physiquement d'accord, mais elle était à deux doigts de craquer si vous vous souvenez). Pour vous dire comme elle essaie d'être crédible, elle lui balance carrément que si ça peut le soulager elle peut servir de sac de frappe (pas folle la guêpe, elle sait bien que l'autre ne va pas esquinter le matériel avant la première utilisation ; et la garantie alors !!). Elle sort avec un air contrit de circonstance et un regard un peu coquinou, histoire de dire que si il est raisonnable... ça n'en sera que meilleur pour la nuit de noce.
Qu'on me parle de "jeune innocente" tiens ! J'rigole ! Et Masetto aussi d'ailleurs, il n'est pas dupe, un "toutes des... sauf ma mère !" au bord des lèvres.
On entend DG donner les ordres pour sa fiesta et Zerlina déboule à nouveau sur scène un brin paniquée, et demandant à son type de trouver un endroit où se planquer, elle ne veut pas le rencontrer. L'autre soupçonne qu'elle flippe qu'on voit comme le pif au milieu de la trogne qu'ils ont "fait affaire" à la manière dont ils pourraient se regarder et pour la ficher un peu plus dans la m... ouscaille, décide de se cacher dans une des niches et de regarder comment elle va se dépatouiller de c't'histoire.

La zibeline est en train de tourner en rond, histoire de voir si elle ne peut pas en marchant très vite creuser un tunnel, façon "Grande Evasion" pour s'échapper alors que DG entre, suivi de quatre larbins en invitant les villageois à continuer la petite sauterie au château. Ils n'attendaient que ça, du gros rouge qui tache gratos, et se dirigent tous vers les cubiténaires?
Zerlina essaie de se planquer sous une feuille mais la jupe dépasse et DG la repère. Il la chope par la main et l'autre essaie de se dégager... mollement je trouve d'ailleurs. Le séducteur a également vu Masetto et a la présence d'esprit de tourner le truc en sa faveur en lui disant que "sa" Zerlina lui est décidément "trop" fidèle.
Comme on entend l'orchestre au dehors, tous les trois décident d'aller se dégourdir les ripatons, histoire de se changer les idées.

Entrent à leur tour Elvira, Ottavio et Anna, tous masqués façon zorro, histoire de la jouer incognito et d'entrer dans la place. Leporello, du balcon, voit arriver les trois cocos et prévient son maître qu'il y a du beau monde dans les parterres. Comme plus on est de dingues, plus on s'esclaffe, DG lui demande de les faire entrer, ça meublera le salon et ça apportera un peu plus de classe étant donné le niveau des invités.
Lepo s'exécute et siffle les trois compères en leur faisant signe de rappliquer s'ils veulent se rincer le gosier à l'oeil. Les autres, respirant un grand coup pour se donner du coeur au ventre, entrent dans "l'antre de la bête".

Dernière scène : la salle de bal, avec trois formations locales, chacune en train de tenter de couvrir les deux autres (enfin dans ma mise en scène évidemment) le personnel de maison est bien occupé à tenter de désaltérer la bande de "boit-sans-soif" qui leur pille en trois coups de cuillère à pot chaque plateau qu'ils rapportent des cuisines, pendant que le maître de maison joue les grands seigneurs en balançant des ordres pour qu'on apporte des poufs pour les poufs.... (pardon, pas pu m'en empêcher là non plus !) de la bibine pour les soûlographes, du kawa pour les ramollis et du chocolat et des Hagen Däz pour les... frustrées (paraîtrait que c'est ce qui nous réconforte le mieux les musaraignes... première nouvelle ! Ou alors j'suis un mauvais exemple  !)
Zerlina DG et Leporello sont en train de se dire que ça risquerait de virer au vinaigre toutes ces douceurs, Masetto tire un peu trop la tronche. Ce que confirme d'ailleurs celui-ci en lançant des commentaires peu flatteurs sur sa belette (faut dire qu'elle fait tout pour se faire tanner le cuir, la nana !)
Les triplets masqués entrent à leur tour et font quelques entrechats pour donner le change... tout en ne perdant rien de tout ce qui se passe autour, histoire de trouver le bon moment pour jouer leur grande scène.
DG invite Zerlina à faire un tango corse avec lui pendant que Leporello tente de dérider Masetto, ("fais la fête pendant que les cornes de poussent", je ne sais pas si c'est le bon argument remarquez...) il danse même avec lui, pour vous dire s'il est à bout d'arguments !
Don Giovanni, mine de rien, entraîne traîtreusement Zerlina vers les coulisses pour lui faire sa fête. Celle-ci crie au loup si fort que ça en fait péter les cristaux du lustre, mais ça a au moins l'avantage de faire rappliquer les secours dès les premières trilles, pendant que des villageois, dessoûlés d'un coup, se sauvent suivis de près par les musicos et leur matériel.
Ottavio, Anna et Elvira se ruent vers la porte fermée, qui ne peut être qu'une piaule évidemment ! (tiens... j'ai Rigoletto en tête tout d'un coup...) et tentent d'enfoncer celle-ci, mais vu la carrure de cintre du ténor... il se pète plutôt la clavicule qu'il ne réussit à ne serait-ce qu'ôter une écharde de la lourde.
Heureusement, Masetto vient en renfort, le rustique c'est du costaud, et à quatre, ils arrivent tout de même à dégonder le bastringue.
Don Giovanni, fait mine de s'en prendre à Leporello en l'accusant d'être l'agresseur, (mais mine de rien, son épée n'est même pas défouraillée !) et les autres ne sont pas dupes, lui balançant dans les gencives qu'ils sont au courant que c'est un sale c... qu'ils vont se faire un plaisir ineffable de ratatiner. Les trois zorros se démasquent, histoire de lui ficher un peu plus les miquettes.
Petit flottement du côté de DG, qui se retrouve tout de même avec cinq avides de vengeance sur les bras, c'est plus le roussi que ça sent, c'est le carbonisé ! Les autres commencent à faire des cercles, façon vautours dans les westerns mais il reprend du poil de la bête en signalant que celui qui l'enverra au tapis n'est pas encore né, ce que confirme Lepo, vu qu'il  connaît bien le bestiau et l'acte fini (enfin !) sur ce beau méli-mélo vocalisant.
M'est avis, que ça ne va pas s'arranger pour le séducteur s'il persiste dans ses projets de figurer sur le livre des records, catégorie "conquêtes féminines" !


Allez, je vous laisse assimiler tout ça... et si vous sortez en boîte ce week-end  les mecs... évitez cette tactique si vous voulez conserver l'intégralité de vos plombages et surtout de votre service trois pièces (p'tit conseil de copine... évidemment !) Bonne journée et à plus (Sugi et Roanne, je n'oublie pas les chaînes, pas d'inquiétude !)

La dragonne
par Sieglind publié dans : Mozart
ajouter un commentaire commentaires (27)    créer un trackback recommander

Calendrier

Février 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28        
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blogue sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus