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Lundi 24 octobre 2005
Bonjour!

Alors, tous remis ? Je dis ça, étant donné que les commentaires hier, laissaient entrevoir une certaine « fatigue » pour ne pas dire feignasserie (surtout de mon côté, j’avoue, mais ça m’arrange, comme chacun d’entre nous, de penser qu’on n’est pas seul à jouer les légumineuses).


Aujourd’hui, à la demande d’un blogueur (j’aime bien ! On commence à me passer commande, et pas de la gnognotte ! Trois noms d’opéras, cette fois ci !) on va retourner côté Italie, pour loucher du côté de ce cher Joseph (Giuseppe, en VO) Verts (Verdi, même version) pour parler d’un certain Simon Bouche Noire (Boccanegra, mais en Espagnol cette fois-ci)

Comme j’ai prêté le CD (avec livret, évidemment) je vais juste vous raconter cette fois-ci le synopsis, sans m’étendre, comme d’habitude sur les dialogues ; je connais, mais, soyons logiques, pas tous les livrets par cœur, à part certaines scènes des œuvres, qui m’ont tellement marquée, qu’elles ont tourné pas mal en boucle, suffisamment pour m’entrer dans le ciboulot – vous voulez que je vous chante le début de l’acte II de Lohengrin ? ça peut se faire… mais je tiens à garder une hygrométrie normale dans la région et surtout, votre moral  dans le bleu, ce matin, alors je m’abstiens.

Le mec qui donne son nom à l’opéra, c’est le personnage d’une pièce de Antonio Garcia Gutiérrez (d’où la consonance ibérique du pseudo). On est en train de tourner autour d’une certaine lutte des classes (plébéiens et patriciens l’équivalent au XIVe siècle de notre classe laborieuse et majoritairement votante et de l’autre,  les pontes (Doges, ici), ceux qui naissent avec une cuiller poinçonnée dans le bec, tamponnés au front, d’un nom particulé, long comme la liste des courses (enfin la mienne)


SIMON BOCCANEGRA de Giuseppe Verdi


J’explique pour une fois, la situation au début de l’œuvre : A l’époque (XIVème donc) la ville est dirigée par un doge (chef élu dans les anciennes républiques de Venise et de Gênes) nommé par les patriciens (les socialement arrivés donc).
Au début de l’histoire ce chef, Fiesco a une fille (ouaaaah ! quel suspens !!!! Euh, faut dire que, jusque là, pas de quoi faire un opéra, et surtout de retenir l’attention du public) et que la fistonne, Maria, (on peut chantonner « West Side Story » si ça chante) s’est entichée (là où y a de la « Gênes » y a pas d’plaisir) d’un plébéien, Simon Boccanegra, un non particulé donc (« Faute ! Pas assez cher, ma fille ! »).





Elle a un peu dérapé en comptant ses pilules et a eu un mouflet avec lui ou plus exactement une mouflette (alors là, c’est la grosse boulette ! Comment caser une portée sans pedigree ?)

Comme ça faisait vraiment désordre dans le milieu paternel, c’est Simon qui a hérité du bébé (c’est le cas de le dire) et comme il se baguenaudait souvent du côté des mers (un VRP véliplanchiste ?), môminette fut confiée à une vieille nounou, par l’âge toute penchée, à Pise (hé ! On est lundi et je suis fatiguée côté blagues, alors vous vous en contentez !)




Boccanegra et son chien (personne n'a signalé qu'il n'en avait pas) de retour de balade en mer



Un jour, de retour d’une bataille navale avec des copains, il tombe sur la baraque sans dessus dessous et la vieille nounou raide morte ! Il a été cambriolé, et les voleurs ont même piqué le gnard !
Il prospecte, dans tous les coins, pour la retrouver, sauf du bon côté, parce que la môme a été récupérée par un noble, Grimaldi (tiens donc), qui l’avait trouvée sur la plage (à mon avis, elle les a tellement saoulés, les monte-en-l’air, qu’ils s’en sont débarrassés avant que ça attire les bêtes) Voici donc la situation, au moment où le rideau se lève. Mais cette fois-ci (un peu de changement ça ne fait pas de mal) on a droit à un prologue.

Le lieu donc : Gênes (Italie)

Les personnages : Paolo, leader des plébéiens, Pietro, membre influent (bras droit pour les droitiers) du mouvement, Simon Boccanegra (le VRP aquatique), Fiesco, le doge et papa de Maria (la fauteuse de trouble),  

Au lever du rideau, ça discute politique et élection entre Paolo et Pietro, il faut dire qu’il y en a marre que ça soit toujours les patriciens (le parti adverse) qui choisisse le doge ! Leur liste est déjà faite et le nominé pour postuler au boulot, c’est Simon Boccanegra (évidemment, il se devait d’avoir quand même un bon boulot, étant héros d’une œuvre, ça excuse son absence d’arbre généalogique au mur du château… qu’il a  pas, d’ailleurs !). C’est Pietro (le bras droit) qui a fait la liste et il compte en retirer pas mal de châtaignes du feu (genre carte de membre permanent dans tous les endroits branchés et voiture de fonction).
Boccanegra est d’ailleurs  à Gênes, et ne s’est pas  fait pas prier pour accepter le boulot (étant donné que ça lui permettrait de prendre du galon aux yeux du Fiesco et d’avoir un peu plus de chance d’épouser la mère de sa gamine).
Paolo annonce donc au peuple (venu aux nouvelles et surtout, apporter un peu de « corps » au volume vocale, Verdi et ses chœurs… il ne faut pas oublier !) que Boccanegra sera candidat  aux élections « dogiennes », « dogilistes » « dogicrates »… (enfin du doge quoi).
La foule gouallante traite de noms d’oiseau Fiesco (lutte des classes, j’vous disais) le doge en place et « nanti », comme on dit (« C’est une émeute ? – Non, Sire, c’est une révolution ! »).
Le palais de celui-ci est d’ailleurs un peu trop éclairé. A cette heure, à part la lampe de chevet pour lire le dernier San Antonio, ou la loupiote des sanitaires, pour satisfaire un besoin nocturne, c’est pas la peine d’user les chandelles dans toute la maisonnée comme il le fait.
Paolo joue l’intox, en chuchotant que c’est pas normal… et qu’il se passe des choses pas catholiques chez le doge (orgies, messes noires, Monopoly ?  rave party ?)





La place se vide peu à peu et Fiesco sort de sa bicoque pour prendre l’air et craquer en public (chanter des coulisses, ça le faisait moins aussi). Sa fille Maria, la copine de Boccanegra, vient de passer l’arme à gauche, et ça a de quoi l’énerver un peu (c’t’un brave homme dans le fond, mais c’est sa fonction qui le bouffe !)
Il voit arriver Boccanegra, la goule enfarinée et à cent lieues de se douter de ça. Il lui saute presque sur le poil, en l’accusant d’avoir provoqué la mort de sa fifille. L’autre a beau expliquer qu’il était en déplacement et qu’il voudrait pas paraître mesquin, mais il a quand même perdu son mioche alors que justement il était tout fier de présenter le grand-pôpa à la pitchoune (et vice versa) ça n'attendrit pas des masses le vieux bouc.





Fiesco snobe Boccanegra et le prévient que s’il veut qu’il lui recause un jour, faudra qu’il se grouille à retrouver SA petite-fille (bin tiens, maintenant que la fille est clamsée, on se rabat sur la progéniture, pour continuer la lignée). Boccanegra entre dans le palais, pour voire une dernière fois sa copine (moi, j’aime à penser, qu’il croit pas le vioque et qu’il veuille avoir la preuve de cette mort fort mal à propos, vous savez… c’est quand même l’époque où ça se tiraillait drôlement dans les pattes, pour rester sobre, et qu’on s’empoisonnait allègrement pour « tuer » le temps entre familles rivales…). Il tâte le pouls, constate l’heure du décès et ressort pour se faire ovationner par le peuple à sa sortie, comme nouveau Doge de Gênes (on a droit au passage très démocratique, musicalement parlant, de Verdi, l’hymne patriote à la Giuseppe quoi !)

Le prologue prend fin et on se quitte ici, parce que ça fait suffisamment long pour un lundi et que l’acte I se passe quand même Vingt-cinq ans plus tard (presque de l’Alexandre Dumas, ça)

Bonne journée donc et à plus, portez-vous bien !

La dragonne
par Sieglind publié dans : Verdi
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Dimanche 23 octobre 2005
Bonjour!

Comme prévu, des petites images, et comme prévu, également, un emploi du temps très souple aujourd'hui, mais étant donné que je viens de me lever...Voui, parfaitement! Et j'ai même pas honte! En plus, dans la tribu on ne peut pas dire que je fasse tache aujourd'hui !

Mac Gyver a fait un peu mieux, mais c'est pas le Pérou. On a craqué, et on est sorti en boîte,s'exprimer chorégraphiquement (vous connaissez notre technique, déjà abordée dans un article la gestuelle dragonienne) quoiqu'on se dise fatigués depuis notre retour de Paris. Mikeline (fistonne pour ceux qui la connaissent) est chez son copain, après une soirée boîte également, donc à mon avis, on la verra pas avant... le dîner. ET fiston n'a pas bougé de son repère, ayant certainement passé une bonne partie de la nuit à titiller de la PSP ou F.E.A.R - un jeu à la FPS (comme Doom ou Alf Life pour les connaisseurs). Il n'a pas bougé une oreille, même entendant le bruit des casseroles et du wook pour la choucroute.

Oui, cherchez pas l'erreur, vous aves bien lu, dans un wook! Et ça vous étonne? Mais en bonne adepte du métissage, et ça dans tous les domaines, je fais ma choucroute alsacienne dans un plat de cuisson asiatique, et y a pas que ça qui peut cuire avec moi dedans: paella, couscou, daube, goulash, chaudrée - c'est charentais, c'est l'équivalent de la bouillabaisse - tout ce qui doit mijoter en gros).

Donc, fiston n'ayant pas été alerté par le cri des knacks, viennoises, et kasslers à l'agonie (fond sonore : la scène ultime de la Khovanshchina - ou Khovantchina - de Moussorgski, quand tout les villageois se crâment volontairement dans l'église du bled),





des patates, jouant les effeuilleuses (fond sonore musique du film Gilda - la scène où Rita Hayworth stripe-tease ses gants - chaleuuuur à l'époque cette scène!)





Ou de la choucroute, ploplotant doucement (je regrette mais ça fait "plote-plote" quand ça mitone) dans son jus, comme une coulée de lave encore bien "chaudette"





il y a en tout et pour tout deux personnes de levées dans l'antre (et encore je dis levées, je dis pas réveillées, la nuance est très importante!)

Donc après l'explication (très... dragonienne en longueur, n'est-ce pas Kikojo?) je vous balance les bons points de la semaine.

Bonne journée et à plus (demain pour commencer à narrer un nouvel opéra Simon Boccanegra de Verdi, certainement)



Un voiture en lego (peut-être celle de Mona déjà vue faite en ce matériau ici)



ça c'est de la lettre de motivation!



Un tee-shirt plus que réaliste, je trouve



Une fausse impression de se dévergonder, les pingouines?



Et enfin, la pensée du jour!

par Sieglind publié dans : Bêtises et blagues diverses
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Samedi 22 octobre 2005
Bonjour!

Grasse matinée, aujourd'hui! Et oui! Ne pas oublier... pour certains (hélas, pas pour tous) c'est la fin de semaine. Je vous ai habitués depuis un certain temps à des bêtises pour ces deux jours. Rassurez-vous, ça sera le cas et vos petites images, vous les aurez... plus tard...

Par contre, aujourd'hui, un "bêtise" mais pas de moi! (j'ai pas le monopole de ça, quand même!)
Mr P., dans mes liens a pondu une nouvelle chaîne et devinez qui figure sur le banc de la réale, en train de ramer au son du tambour? Au moins douze galériens! (c'est une grosse réale) dont votre servante!

But du jeu: Décrire son frigo (enfin son contenu, évidemment) d'une manière très précise et... la cerise sur le gâteau: photo à l'appui!

Je vous prie de croire que ça va pas être triste, parce que, au cas où vous l'auriez oublié, on était vendredi quand je m'en suis aperçue... et les courses de ravitaillement deviennent vitales à la survie de la tribu dragonienne à partir du milieu de la semaine de fois (c'est que ça bouffe un encaillé!)

J'aurai pu produire cette photo... avec une demi journée supplémentaire d'attente:





Ou bien celle-ci, ma visite au Louvre m'étant montée au ciboulot. Mine de rien, l'espèce de noix de coco pierreuse, c'est l'ancêtre d'un frigo en Perse Antiquiteuse, aujourd'hui l'Iran  (un yachkchal à Kerman, construit au  Moyen Age pour stocker la glace collectée)





Mais, je serais sobre (normal, vu l'état du réfrigérateur) et me contenterai de la vérité.(là, aussi, encore une victime de la suppression sauvage du dossier, photo, il faudra que vous fassiez preuve d'imagination très chers lecteurs)


Dans la porte, nous avons donc, en partant du haut:
- sept oeufs (faut que je pense à en faire quelque chose, sinon ils vont se momifier à force) et une boîte beurrier (cadeau royale du concessionnaire pour l'achat de l'engin) qui ne sert jamais
- Un pot de confiture de framboise bien entamé, trois pots de petites sauces pour fondue (qui vont finir à la poubelle à force de faire décoration d'étagère) deux pots de moutarde à l'ancienne (l'un va bientôt passer le relai à son successeur, il sent sa fin venir) un flacon de jus de citron vert
- une brique de lait, une sauce au huitres, une sauce crèmeuse pour crudités, un sauce de Nuoc Mam, une de soja, une Ketchup (on nage dans la sauce chez nous hein?)
- une vinaigrette toute faîte, un bouteille d'eau minérale et une petite d'évian (pour Mc Gyver, quand il part au boulot)

A l'intérieur de la bête, proprement dite!
- Dans la partie congélo... les grottes de Lascaux reconstituées (on a les poches glacons dans le congélateur, donc ça sert à rien sauf à produire, à vitesse supersonique presque, des stalactites et mites de glace)
- La boîte en pure plastique d'Arc, qui conserve pas mal... les odeurs (bonjour l'ambiance olfactive quand on l'ouvre!) et par transparence une portion à pleurer de camerlos et un copeau presque de mimolette (c'est la fin de semaine, je vous avais prévenus). Deux pseudo beurre (le vrai, faut trois heures pour qu'on arrive à le tartiner sorti du frigo) un doux, et l'autre ... moins doux, mais comme demi-salé, ils repasseront!. Un pot de fromage blanc (pour les corn-flakes de dragon) Deux autres petites bouteilles d'eau (derrière, donc pas visibles) pour les besoins journaliers des travailleurs en baguenaude. Une sauce champignon et un flacon de sirop d'érable (cachés aussi, donc, vous voyez, j'suis honnête je décris tout)
- Des petits suisses, des yaourts nature et aux fruits, des flans (on aime les laitages, c'est évident!)
- une casserole de salsifis (j'aime bien, mais à petite dose, sinon bobo bidounet!), trois escalopes de poulets grillés dans leur boîte, et une portion de saumon vapeur.
- le truc jaune tout en bas, posé à même le verre, c'est un désodorisant (qui désodorise plus grand chose, depuis le temps qu'il s'est posé là). Une boîte de saucisses cocktail entamée et un tube de concentré de tomate entamé aussi. (une boîte avec... rien dedans à côté, c'est pour faire moins vide)

Pour les bacs, morne plaine... sauf... et c'est quand même le pompon... ça! (Ici, photographie d'une chose bleuatre et relativement informe, vaguement ressemblante avec la mue de Belphégor)

Un achat "compulsif" et que seule ma fistonne utilise parfois (je suis comme mes frangins, j'ai des coups de coeur relativement difficiles à expliquer aux autres après coup) On dirait le masque de Belphégor, remarquez. Tiens, à votre avis, qu'est-ce que c'est?

Après avoir fait ma BA, je vais décrocher pour penser quand même à me préparer pour aller faire ces damnées courses.

Donc, je ne serai pas vache, je passe le relai à qui veut et qui peut surtout et le nombre de "victimes" est selon le bon vouloir de chacun... Des amateurs (non Petite Plume, je sais.. je t'épargne) Sugi? Cleomede? Naemia? Lyssy? Vicky? Wizzle? Simone? Eric? @lain? Mr Smile? Petit Séb?... je peux continuer si vous voulez...

Si ça vous branche, au clavier! Allez haut les coeurs et ouvrez vos frigos!

Bonne journée et à plus

La dragonne

par Sieglind publié dans : Mes devoirs
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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