Bonjour !
Aujourd’hui, lever en (presque) fanfare ! Tout ça parce hier soir, j’ai eu droit au contre-coup de mon lever tardif du matin : impossible de m’endormir, j’entendais même les mouches flatuler, image bien sur, étant donné que ces petites bestioles sont pas folles, elles ont déjà pris depuis belle lurette leurs quartiers d’hiver !
Morpheus et Kant vont êtres ravis, j’ai montré un certain trouble de l’endormissement comme ils diraient, dû au fait que j’entendais chaque bruit aux alentours. Au bout d’un moment, et comme ça commençait légèrement à me porter sur les nerfs, j’ai pris le taureau par les cornes (enfin les « glandes-qui-c’est » par la boîte pour être exacte) et ai décidé de jouer les Beethoven volontairement en m’insérant consciencieusement ces p’tits trucs fluos à l’intérieur du conduit auditif (bin oui, les miennes de boules Quiès elles sont en mousse et oranges, vertes ou roses pétard, au cas où on les confondrait avec des suppositoires)
Après quelques tâtonnements (bin oui, un : on voit pas nos oreilles donc, c’est au pif et deux : pour arranger la sauce je faisait ça dans le noir pour pas réveiller mon dragon sereinement endormi à mes côtés (ça m’énerve ça, quand j’arrive pas à dormir, pas vous ?) J’étais à deux doigts de le réveiller avec la phrase rituelle : « Tu dors, chéri ? », je ne sais pas si la réponse aurait été aussi civile et policée que ça, étant donné qu’il avait bossé toute la journée à son ordinateur pour son boulot et qu’il était « légèrement » (euphémisme) las.
Le sommeil est enfin arrivé (efficace, chez moi, le coup de se mettre hors de portée des bruits ambiants). Le seul problème, c’est qu’on pourrait faire donner de la Grosse Bertha à côté de moi, je ne bougerais pas un cil. Donc dragon, avant de partir ce matin a du prendre son courage à deux mains pour me réveiller.
Je vous explique, j’ai un sommeil normal (enfin je pense) mais essayez de me réveiller d’une manière un peu brusque, vous allez pas être déçus du voyage ! Je me redresse comme un diable de sa boîte, en position assise et les yeux comme des billes de loto (le retour des morts vivants, vous connaissez ?) Aucune transition entre le réveil et la station debout ! Très mauvais ça, il paraît, mais c’est dans ma nature et ça fait depuis… le cri du loup que j’agis comme ça. Résultat : Personne, je dis bien personne de la tribu, n’ose se dévouer pour réveiller la bête. Un fois, j’étais réveillée, mais encore dodaillant (somnolant ; à ajouter au lexique) dans les draps et j’entendais en bas un conseil de famille pour savoir qui se dévouerait pour venir m’annoncer qu’il serait peut-être temps que je lève ma couenne du pucier, étant donné que ça allait être l’heure de faire le repas (quand je dors, je fais pas semblant) et c’était des « non, vas-y, la dernière fois, c’était moi ! » « Arrête j’veux pas mourir cardiaque » « tu peux pas m’imposer ça, j’ai rien fait ! » etc.. Magnanime je leur ai crié de laisser tomber que j’épargnais leur petit palpitant cette fois ci.
Donc c’est du bout des doigts, au pied du lit, et à distance respectueuse que, ce matin mon dragon s’est chargé de cette basse besogne (technique : il chope un ou deux doigts de pieds à travers la couette et il secoue, hors de portée des gestes désordonnés et aléatoires que je peux avoir). Le seul problème c’est que je dors très, mais alors très près du bord du lit des fois. Vous voyez la suite ? Un bond de diablotin, une esquisse de redressement vertical et… un atterrissage en vrac, cul par-dessus tête sur la micro carpette qu’on a pour nos petons sensibles au froid contacte du carrelage. Si c’est pas un réveil en fanfare ça ! Enfin y avait que le bruit des percussions de la fanfare, mais c’est suffisant, manquait plus que le clairon – qu’on a d’ailleurs, héritage du temps où mon dragon, gamin faisait partie d’une de ces formations à Fouras les Bourbeuses – là c’était complet !).
Tout ça pour dire que j’ai la tête et le valseur un peu en vrac et que faudra un peu attendre pour la narration du prochain opéra. Je vous donne donc quelques petites bêtises et vais cogiter à la chose. Tiens d’ailleurs… étant donné que ça fait pas mal de temps que j’en avais parlé, on peut essayer de jouer (Atalmont, chut !)
Si je dis : une blague qui tourne autour des chéiroptères ça vous fait penser à quel opéra ? (allez, tous au dico !)
Bonne journée et à plus donc.
La dragonne
Les flics sous surveillance
La police sud-africaine est protégée par... des sociétés de sécurité privées, qui lui facturent chaque année 66,5 millions de rands (8,3 millions d’euros). Près de 200 commissariats sont gardés par des gardiens et vigiles armés. Ce système a été introduit en 2002 pour permettre aux forces de l’ordre de se consacrer entièrement à “la prévention du crime”. Parmi les dix principales sociétés employées par la police, trois d’entre elles ne disposeraient pas des autorisations officielles nécessaires à la pratique de leur gagne-pain.
Mail & Guardian, Johannesburg
Le foot, la bière et... la messe?
Prier pour que son équipe marque un but ? Les Allemands pourront le faire dans le saint des saints : l’Eglise protestante a acquis, gratis, les droits de diffusion du Mondial. Les matchs pourront être projetés dans 16 000 temples, y compris sur grand écran. La FIFA a donné son accord, à condition que la projection n’ait pas de but lucratif. Hans-Georg Ulrichs, pasteur officiel du Mondial, et Hans-Gerhard Schütt, aumônier lors des Jeux olympiques d’Athènes, envisagent d’organiser conjointement une grande cérémonie œcuménique pour célébrer l’ouverture de la Coupe à Munich, en juin 2006.
Courrier international
Faites gaffes aux prédictions!
Kunjilal Malvija, astrologue, avait prédit le jour et l’heure de sa mort. Il y avait foule pour le voir défunter. Malheureusement pour les milliers d’Indiens qui avaient afflué dans le village de Sehara, à 200 kilomètres de Bhopal, la prédiction ne s’est pas réalisée. Si l’astrologue est encore de ce monde, c’est parce que l’assistance a prié pour qu’il reste en vie, a indiqué sa famille.
Accessoirement, des policiers avaient été postés près de sa maison pour empêcher le septuagénaire de mettre fin à ses jours. Ce type de prédiction n’est pas une première en Inde ; des astrologues ont jadis été lynchés pour s’être fourvoyés sur la date de leur décès.
BBC News Online, Londres
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