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Mardi 5 décembre 2006
Bonjour!

Bon, après...'tendez... trois jours complets pour vous remettre de mon article, si vous êtes encore en pré-digestion, là, j'peux plus rien pour vous, le second service arrive. Donc, sautez sur place pour tasser et faire de la place ou alors vous l'emballez pour le réchauffer plus tard,c'est comme la goulash (ou la daube) ça supporte plusieurs re-cuissons.
Désolée, mais les pastilles Rennie mentales, j'ai pas trouvé. Et là, ça va être du court de chez Pas-Long! Si certains disent... "mouai... on le connait le coup... elle va pas oser nous le resservir?!" Là, vous allez en avoir la preuve (et pour les commentaires, je risque même de faire l'effort de les laisser pour demain et pas dans le même article... c'est y pas bô ça môdam'? (les commentaires post-narratifs évidemment, pas les apartés, ça... j'peux pô, c'est plus fort que moi)

Petit coucou à Cat en cliquant sur la photo, elle m'a inspirée celle-là, Merci ma puce!

NABUCCO - Acte IV -

Le lieu: là, ça va être facile, les mêmes appartements qu'au second acte (si... vous savez... les jardinières, les meubles en bois de la scierie du coin... les emballages de riz au mur...ça y est? Vous y êtes?)
Changement de décors à la scène trois, avec retour là aussi à des accessoires ayant déjà servi: les jardins suspendus! (il jouait dans l'économie Giuseppe sur cet opéra, ça devait être en fin de mois) et là, on met la dose du côté de l'autel du dieu Bel et pas sur la fontaine, c'est jour de sacrifice.

Les personnages:
- Histoire de me contredire, Nabucco arrive en premier (ou alors, je l'ai vexé en disant qu'il jouait les utilités ou les potiches, et c'est rien que pour m'embêter qu'il se pointe au début c'te rancunier!)
- voix à l'extérieur (pas ma faute, c'est vraiment ça, un choeur planqué dans les coulisses, le mouchoir sur la goule, pour faire style "j'suis à l'extérieur de cet immense palais, c'est pour ça que ma voix est étouffée")
- Abdal, le fidèle vieux soldat de Nabu,
- des guerriers,
- Zacharie le prêtre de Jérusalem,
- Phénéna, fistonne de Nabu mais vendue à l'ennemi sur un coup de foudre (là, si c'est pas de l'a-propos ça!! Bin vi, elle est tombée en pamoison devant son p'tit "Ismaël-de-c'qui-l'regarde" et son papa a été mis "au courant" malgré lui de la puissance divine, deux coups de foudre pour le prix d'un, qui fait mieux!)
- Abigaïl comme il se doit, ça serait pas drôle sans l'allumée de service
- Ismaël, juste dans la masse des chanteurs, pas un morceau solo (il pourrait être ailleurs, c'est la même chose)

A l'ouverture du rideau, Nabucco, avachi sur son trône, le diadème de traviole, est en train de coincer la bulle, en ronflant dans sa tessiture évidemment, lyrique oblige.  Dans le sommeil, l'ornement "têtale" a glissé, allez tenter de dormir avec une couronne de miss sur la tronche vous, vous allez voir! Il fait un bond en se réveillant en sursaut:

"P. de rêve à la c. - (d'accord, c'est plus... moins... enfin c'est "Ah! Ce fut un songe, un songe terrible!" mais dans le tiédasse, y a pas mieux je trouve pas vous?) - J'étais en train de courir le cent mètre au fond des bois avec des nuisibles aux miches - (là aussi j'aurai juré, c'est sur!) - et les zozos dehors qui jouent les Chanteclair! Vite, mon cure-dent! C'est le signal pour aller ficher à bas la cité des ennemis, Sion! - (mission... mouarf! trop fort!)
- A mort Phéné! - là, c'est le choeur "encoulissé" -
- Mais c'est fistonne qu'ils sont en train de houspiller!- dit-il en regardant de la terrasse.- C'est sur qu'avec le douze kilos de chaînes qu'ils lui ont fichu aux poignets, comme lest ça doit suffir, elle ne risque pas de s'envoler la babylonienne fière! -  (j'avais bien un truc... mais fallait que ça se passe en Mongolie... pour que ça fonctionne... si vous avez trouvé, vous me le dites hé, hé)"

Le choeur continuant ses appels au meurtre, Nabucco, décide tout de même qu'il serait temps d'aller mettre un peu d'ordre dans tout ce bazar et s'élance sur la poignée... qui lui reste dans la main (les gardiens on enlevé le clou, comme ça, makach pour essayer d'ouvrir!)

"Mais j'suis enfermé! - (qu'est-ce qui lui fait penser ça...) - Eh, l'patron des Hébreux, si tu me sors de cette mouscaille bien grasse, j'te jure, je balance l'autel de Bel (au sens propre et figuré)"

Là, on pourrait avoir un "pliiiing"! avec une loupiote qui vient éclairer sa tronche, symbole visuel de l'illumination divine, ça serait pas mal... (par contre, dans ma version, les accessoiristes se trompent de lampe et fichent une lampe à bronzer, ça serait plus rigolo un Nabucco qui se prend un coup de lune)

Il retourne à sa "bon sang-d'bois" de porte et la secoue, mettant en grand danger l'intégrité d'un chambranle carton-pâteux et de tout le bastringue en placo figurant les murs.
Abdal et ses potes entrent (par où, étant donné que la porte est censée être verrouillée?! En rappel? Du balcon? Comme la scène de l'assaut dans les Blues-Brothers?)

"Eh chef, t'as un bus à prendre?
- Fiche-moi tranquille!
- Tu veux sortir pour qu'on te traite de neuneu foudroyé?! On est là comme garde-malade!
- Neuneu? C'est celui qui dit qui l'est! J'ai récupéré "presque" tous mes neurones! File-moi un opinel!
- Chouette! Un coup d'état contre... le coup d'état! Tiens, fais gaffe, je l'ai fait rémoulé de frais!
- Primo, sauver le valseur de fistonne, deuzio, récupérer mon pliant! Allez au boulot!"

Changement d'un tableau sur des soldats et un Nabu remontés pour fritter de l'autochtone (et pas de l'ennemi pour une fois), en un scène de sacrifice rituel avec grand prêtre, autel expiatoire et deux Charles Hingals comme bourreaux en pendants de cheminée.
Musique pas très jouasse pour annoncer l'arrivée des condamnés et Phénéna entre la première pour s'agenouiller devant Zacharie, son nouveau directeur de pensées.

Petit échange genre: "Courage fillette, c'est qu'un mauvais moment à passer et ton auréole t'attend au vestiaire après!", "Je commence déjà à planer, j'vois une lumière..." - (elle était coupée ou pas sa cam... ça a l'air d'être costaud dis-donc!) -

Propos ô combien édifiants subitement interrompus par des "Ziva, Nabu!" venant des coulisses (décidemment, elles servent beaucoup dans cet opéra je trouve)
Au moment où tous ce petit monde décide de marcher courageusement jusqu'à l'étal, Nabucco entre en trombe, suivi de sa clique:

"Stop! Arrêt sur image! Fichez-moi par terre c'te statue! Boudu-con qu'elle est moche!" (si vous pigez pas que je suis en région toulousaine, pas ma faute là!)"

La "mochetée" est tellement vexée qu'elle tombe d'elle-même en se pétant en plusieurs morceaux (pas de moi, c'est dans le livret ça aussi)

"Allez les mecs! Vous pouvez emballer vos affaires, vous retournez au pays! Pour votre Grand Patron, pas de lézard, il me plait mieux que l'autre gargouille. Et puis dans le même mouvement, faire virer bredin un roi, lui redonner tous ses neurones, et faire couler une bielle à l'usurpatrice qui prend une capsule de cyanure pour un cachou dans la foulée, c'est pas mal je trouve pour un dieu!"

Bin oui, on apprend par lui qu'Abigaïl sentant le vent tourner a préféré "anticiper" la condamnation royale (jamais mieux servi que par soi-même comme on dit)

Les occupants de la scène s'agenouillent (prêtre et officiants de l'autre bord aussi?...) et rendent grâce au très Haut le traitant un peu de Zeus sur les bords (ils doivent se gourrer dans l'émotion, parce que nommer un Jéhova "faiseur d'éclairs"... c'est limite paganisme non? A quand la danse de la pluie?!)

Scène ultime, entrée d'AbigaÏl soutenue par deux guerriers (les boyaux commencent à la rabatter, travailler si vous préférez)

"Pardon pour la bavure! S'cusez tout le monde, je fais que passer (aux deux sens du terme là-aussi). Allez roucoulez en paix sur votre brindille les tourtereaux, j'ai fait une boulette, faut que j'assume. J'espère seulement que l'avocat général de là-haut n'est pas une peau de vache et saura alléger la peine"

Sur ce, elle meurt, et tout le monde se congratule, Zacharie tapant dans le dos de Nabucco en le félicitant d'avoir choisi la bonne équipe.

Fin!

Je vous l'avais dis que ça ne cassait pas trois pattes à un canard question contenu et longueur.
Moralité: l'honneur est sauf, le bon droit triomphe, ils eurent beaucoup d'enfants, enfin toute l'artillerie des bons sentiments quoi! Je regrette Lili, mais ton bain de sang, faudra chercher du côté du prochain opéra, Macbeth, ça de l'hémoglobine, il en dépense sans compter, le bon Giuseppe!

Allez, je file direction... cafetière et brassage de poussière, on se revoit... quand on se reverra, j'peux pas vous dire mieux, je n'ai rien de gravé sur mes tablettes de marbre en ce moment; je musarde quoi.

Bonne journée et à plus

La dragonne


par Sieglind publié dans : Verdi
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Vendredi 1 décembre 2006
Bonjour!

Après l'interlude de plusieurs jours, j'ose supposer que vous avez récupéré de mon "pensum"! Alors on y retourne avant que ça ne refroidisse dans les boyaux de la tête hein?
Entre parenthèse, pardon à ceux que je n'ai pas visités, je dois
virtuellement être cataloguée comme ravitaillée par les corbacs parce qu'encore une fois, j'ai eu pas mal d'avis d'articles parus qui sont passés à l'as, le "facteur" hésitant  à monter tous les jours jusqu'à mon antre, vu le trajet certainement.
Allez trève de plaisanterie, passons à la rigolade!



NABUCCO - Acte III -

Le lieu: LES JARDINS SUS-PEN-DUUUUS (d'accord, c'était pas la peine de crier, mais depuis le temps que je vous en parle, fallait bien que Giuseppe les fasse figurer au moins une fois dans son opéra non? Par contre, pour faire "carte postale" le metteur en espace de l'époque proposait d'y fourguer le trône et l'autel de Bel?
Je vois mal un trône et un lieu de
culte en plein vent... Remarquez, c'est pas le taux hygrométrique du patelin qui doit affoler quand à des ripatons dans la flotte pour écouter la "messe" locale, mais les tempêtes de sables, ça existe non? Et présenter ses hommages au roi du bled en hurlant à plein poumons, à l'horizontale pour lutter contre les bourrasques et sans le regarder dans les mirettes à cause de la silice virevoltante, il y a mieux quant à une cérémonie protocolaire au top vous croyez pas?
Donc, il veut
son trône... il l'aura, mais je le fiche au milieu de la fontaine, à la place de la statue du dauphin bondissant (nan mais... j'fais c'que j'veux d'abord!) Et comme pour la scène du palais, des jardinières mais version "maouss-costaud" pendues un peu partout. L'autel du dieu Bel, sans étoiles au guide étant donné qu'il est aux quatre-vents et une statue du coco doré sur tranche
Changement de décors à la scène quatre: les rives des l'Euphrate (faut bien de la flotte pour arroser les jardinières)

Les personnages:
- Abigaïl-la-canaille,
- Le grand prêtre dans ses grandes pompes (style clown)
la "foule" (relativiser le mot foule en opéra... pas plus que le plateau ne peut en contenir de badauds... sinon, ça s'appelle le public)
- Nabucco-le-gogo,
- Abdal son vieux grognard, qui le suit comme son ombre au cas où il se perdrait, avec quelques copains
- les juifs, pas au top de leur forme. Faut dire que les chaînes de trois livres au kilo, ça aide pas pour la déambulation,
- Zacharie leur "mètre-à-penser" (volontaire la faute)

Lever de rideau sur un choeur en train de passer la brosse à reluire à la nouvelle reine:
"Une sauterelle sur le trône, c'est pire que la grèle (pardon Ricé Barrier, j'écorche même ton nom) dès que ça a du galon, ça te ravage une région ennemie pour s'affaler comme une grosse loche en digérant benoitement ses exploits."
- (je sais... comme compliment il y a mieux... mais c'est ma version de leur "hourra" parce que "Une reine assyrienne est pareille au puissant Bel sur la terre, elle porte partout la ruine si l'étranger l'appelle au combat...(j'abrège)... elle goûte le prix de la valeur; elle passe ses jours riants dans la joie et dans l'amour... c'est tout de même la traiter de sacrée plaie qui n'est bonne qu'à ficher son boxon et à jouer la feignasse non?... Tiens on dirait mon auto-portrait....) -

Le prêtre en rajoute une couche pour bien fixer la pommade, tout en lui tendant l'ordre d'exécution à signer:
"T'es ze big one, alors quand t'auras un moment... ça serait bien que tu ratatines ta pseudo-frangine, celle qui a décidé de ficher à bas notre bon Bel (je sais... j'insiste là-aussi)... Euh, si t'as oublié, tu fais une croix... là... en bas.
- Pfff Rhololoooo! ça m'arrache les tripes de faire ça! - elle fait sa "mijotée" la sournoise, parce que même si elle en a pas grand chose à battre de la sister, ça fait tout de même désordre de ne pas tiquer un peu en la condamnant à mort.

Entrée sinon fracassante, du moins fracassée de Nabucco, la barbe pire que mes tifs au réveil (si, c'est faisable, faut insister, tout simplement) et ses fringues destructurées (terme polis pour des loques qui partent en sucette) A moins que ça soit ça la fameuse version des cocos en deuil de l'époque, mais alors... il manque les fameuses "cendres sur le chef" comme ils disent (tiens, fort à propos en plus le coup du "chef"). Le fidèle Abdal le suit toujours avec ses potes.

"C'est qui le neuneu sénile qui a pas lu l'écriteau "interdit aux ex-rois séniles et à leur clique"? - hurle Abigaïl
- T'es qui toi pour l'ouvrir d'abord? Et où qu'il est Nabucco? - répond celui-ci (quand je vous disais qu'il avait été secoué par l'orage divin, il lui manque encore pas mal de lumière à tous les étages!)
- Laissez... il a pas pris ses pilules - s'excuse Abdal en essayant de lui faire faire demi-tour
- Mais où est-ce que tu veux m'emmener toi d'abord? C'est pas la réunion du conseil? Tu vois bien qu'on attend plus que moi. D'ac.. j'ai pas encore bien récupéré (s'il le dit!) mais chut... si je bouge pas trop, on ne voit pas que ça flageole de partout. A moins qu'on ait fait place nette, c'est bien le diable si je retrouve pas mon pliant!"

Il s'avance pour remarquer que son fameux "pliant" est occupé par une musaraigne qui demande à tout le monde sortir... ça risque de chauffer la conversation, vaut mieux éloigner les oreilles chastes.
"M'enfin qui t'es la belette?
- J'te chauffais l'assise, vu que t'as le valseur un peu fragile
- Mais ça va pas de te la péter gardienne du trône?! Où t'as vu que j'avais signé pour ça?
- T'es pas dans ton assiette et vu que le peuple meloune (râle, si vous préférez) et en a après ces satanés rebelles juifs, il faudrait tout de même que tu fiches ton tampon encreur sur l'ordre de les ratiboiser... ça serait bien ça, pour commencer à récupérer de ta superbe, tu trouves pas?
- J'ai un doute...
- T'hésites? - elle fait mine d'interpeller quelqu'un -  Hé... les rebelles, vous pouvez faire péter le roteux, Nabu se déballonne!
- N'importe naouak!
- Il tremble dans son molleton!
- Même pas vrai! Où faut que j'signe?"

Elle lui indique l'endroit et il y pose son sceau royal (comme dans les bons films de cape et d'épée, avec la bagouse qui sert de cachet, ça c'est claaaasse!)

"Ah bin, c'est pas trop tôt! Dernière ligne droite avant ce big power! - jubile Abigaïl

- Ma pov'Phéné... ça me fait tout de même quelque chose...
- T'as pas à t'en faire pour une "passée à l'ennemi"!
- Mais c'est tout de même ma fistonne...
- Pour elle n-i-ni c'est fini! Et puis.. t'en a une de rechange de gnarde!
- T'as vu jouer ça où?! T'es qu'une boniche de troisième catégorie, la preuve! - il cherche le papelard piqué par Abigaïl dans l'autre acte?
- Et ça serait-y pas ça que tu cherches par "lézard"?
- Tout est foutu, l'année des poires! (ne cherchez toujours pas... je vous ai dit que c'était une expression familiale pour dire qu'il est dans la m...ouscaille la plus noire qui soit)
- Et qui peut danser le quadrille parce qu'elle est cheftaine? Je sais qu'on va dire que je "compense" (elle le dit clairement dans le livret que faute de paternel, on se venge sur le pouvoir) mais ça fait du bien tout de même, y a pas à tortiller! Et le pied quand je verrais les peuples et leurs patrons à mes rotules, moi, l'esclave!"

On entend des trompettes au loin (dans les coulisses c'est le plus "loin" qu'ils peuvent remarquez) et Abigaïl annonce que ce n'est pas pour prévenir de l'heure de la bouffe, mais que le massacre des juifs rebelles va commencer.
Nabucco a un sursaut de conscience (bien joué... mais un peu tard, sur le coup!) et appelle les gardes.

"Mais mon pov'vieux! Ils sont à ma botte, c'est les types chargés de te ficher en tôle!

- Pitié, pitié, pitié!!! Pas pour ma vieille couenne et ma panoplie de roi, juste pour fifille! Tu peux garder le poste, pas grand chose à battre, mais elle... évite de la zigouiller!
- Chante beau merle! Rien à cirer! Trop tard! T'étais pas si tristounet quand il fallait parler de ma condition d'esclave hein? Et bien l'enchaînée, va se déchaîner et pas qu'au sens propre! On va voir si je porte moins bien la traîne royale qu'un emblasonné!"

Les gardes traînassent par les pieds Nabucco qui résiste en faisant des stries avec ses ongles dans le parquet et la scène finit sur une Abigaïl sautant comme une bique virée bredine sur son trône qui penche dangereusement

A la dernière scène donc, rive de l'Euphrate, où l'on voit les juifs enchaînés en train de bosser (les Daltons... vous connaissez...) Plutôt que de leur faire casser de la caillasse, je vois mieux les types faire la chaîne avec des arrosoirs à perte de vue (relative la perte de vue étant donné les dimensions de la salle) pour arroser les jardinières des fameux jardins suspendus.

Et évidemment, un image de flotte en entraînant une autre... ils se lamentent sur leur Jourdain chéri... ça sent le blues et le mal du pays à plein nez et ça s'appelle "Va pensiero" (le fameux air des esclaves pour vous resituer le morceau) On y parle Jourdain (évidemment), tours de Sion abattues, patrie paumée, harpe d'or des prophètes qui se balance dans les arbres (texto: "Pourquoi pends-tu muette aux branches des saules"), vieux airs qui redonnent du coeur à l'ouvrage quoi (genre "hé ho, hé ho, on rentre du boulot")
Enfin pas gai-gai le tube!
Mais il faut dire qu'ils ont une excuse, bosser cadenassés à une chaîne, payés tous les trente six du mois (pas payé du tout d'ailleurs) et nourris au lance-pierre (bouillon de cailloux à tous les repas... c'est bon contre le cholesterol, mais question protéines, j'ai des doutes...)

Zacharie vient rejouter son grain de sel... au bouillon de cailloux... en annonçant qu'il a eu une vision (c'est la malnutrition):

"Arrêtez de couiner comme des musaraignes! Hauts les coeurs! Le grand patron a décidé que je lui serve de mégaphone.J'ai vu qu'on allait être bientôt libres et que ça allait chauffer sérieusement pour nos tortionnaires!
- En gros, il a déliré, style Esope ou La Fontaine (ou le Roi Lion si ça se trouve) en voyant un lion (de Judée) aller bouffer des types dans une arène, des serpents et des hyènes se ballader au milieu des nonosses des ennemis, tout ça dans un silence de mort (normal, vu les nonosses) avec juste un hibou qui ne sait que demander son chemin (hou hou... depuis le temps, on aurait dû lui dire "par là" tout de même le pauvre!)
Et tout ça pour représenter une Babylone complètement ruinée qu'on mettra des siècles à retrouver sur la carte.

Après une version lyrique du "amen" de la fin d'office (donc en plus long) l'acte se termine sur cette vision d'espoir... mais j'ai un doute... ils parlent d'attendre que la chaîne se brise... s'ils n'y mettent pas du leur... elle risque de rouiller sur leurs chevilles d'ici là! (vous connaissez le fameux "aide-toi.. etc"... faut se bouger tout de même un peu non?)

Allez je vous laisse pour re-digérer ça ce week-end et vous souhaite une bonne journée? Plus qu'un acte, pas très long, mais je n'ai pas voulu en faire plus (j'suis gentille hein?) A plus... je file à la cafetière

La dragonne
par Sieglind publié dans : Verdi
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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