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Mardi 12 décembre 2006
Bonjour!

Un tien valant mieux que deux tueurs de rats, une prose promise étant une prose lue (enfin, en principe) Trève de proverbes rebidouillés, quand la faux et aillée il faut la boire (ça-ne-veut-stri-cte-ment-rien-di-re, mais j'm'en fous, j'suis dans ma phase délirium très épais) donc, je vous balance à froid, paf!, sans prévenir, le nouvel opéra que j'avais promis (en plus, celui-là je l'aime bien, même s'il s'écarte souvent de la pièce originale).
Allons donc du côté des nobliaux écossais (celui qui dit "tiens, j'savais pas qu'Higlander c'était un opéra" ferait bien d'arrêter la consommation exagérée de DVD, pour faute de morne-plénitude-petit-écrantienne, ça esquinte!)

Je vais parler seigneur de la région des corbacs... enfin de Cawdor (bin oui, j'ai regardé, étant donné que j'aime bien voir les origines des noms, et dans le dico anglais... caw, voulant dire croasser, c'est pas le canari l'emblême du bled. Remarquez que si on va plus loin dans l'absurde - faites-moi confiance! - on pourrait penser que "dor" étant mal écrit, c'est de porte dont on cause et qu'alors ça serait le seigneur de la "Porte Mal Huilée", m'enfin je préfère les corbeaux)
Encore un opéra de ce cher Giuseppe donc vous n'allez pas être trop "dépaysés" (sauf pour l'époque et le patelin) bidouillé par son librettiste préféré Piave-de-Bonnes-Intentions d'après une pièce de notre cher Willie-Chat-qu'Expire, Macbeth-comme-chou (j'vous avais dit j'ai la co... ce matin, vaut faire avec!) Allez zou, on y va, ça sera déjà ça de pris sur l'ennemi comme disait ma mémé! En plus, je cumule, j'suis en train d'écouter ça en fond sonore tout en tapant, histoire de me remettre dans le bain (un habitude chez moi d'ailleurs)



MACBETH (1847, date de création) - Giuseppe Verdi- Acte I -

Le lieu: une lande bien râpeuse (langue râpeuse ... bof), où fleurissent les caillasses, butinent lézards et reptiles diverses, ravitaillée par les fameuses colombes du Sénégal sus-citées (vous voyez que quelque part j'ai pas totalement tort). Au fait... j'en vois prêts à relever la remarque xénophobe, c'est comme ça que mon pôpa appelait les corbeaux tout simplement (vaut mieux prévenir... les interprétations hatives foisonnent hein?)
Je vois bien donc, des rochers style Stonehenge avec une lune bien pâlichonne pour ne pas dire blafarde, comme dans tout bon film d'horreur de la Hammer (j'aime bien) Je pousserais presque le vice à ficher une reproduction géante des Brujas de Goya même (allez voir la série de tableaux "brujas", vous allez mieux piger)
Changement de tableau après la scène des sorcières et on se retrouve dans le château du héros (ou anti-héros, c'est selon) P'tit salon coquet, avec massacres au mur, masses d'armes aux piquants passés au Miror, cure-dents hypertrophiés disposés artistement par ci par là, une p'tite vierge de Nuremberg à côté du téléphone dans un coin, équivalent de notre tableau à post-its, on fiche tout simplement les penses-bêtes sur les piques c'est très tendance. Enfin un intérieur douillet et chaleureux qu'on peut voir dans la page central de "Donjons et Souterrains" l'équivalent médiévaleux de notre "Maison et Jardins")

Les personnages:
- Trois pelées et un tondu... nan j'rigole... trois groupes de satanisées autour de leur fameux poêlon (je vois bien une enseigne "à la Mère Fouettarde" avec les nanas en train de battre l'omelette d'oeufs de crapaud moi, j'sais pas pourquoi...)
- Macbeth, noble, mais pas assez à son goût
- Banco (ou Banquo) son... conseiller financier... (je sais c'était facile celle-là aussi), nan simplement un copain de ribaude ou plutôt de "tatanage de trognes", étant donné qu'ils reviennent de guerre. En principe d'ailleurs il a le grade de général donc c'est signe qu'ils revenaient pas de la cueuillette des fraises des bois, à moins qu'elles soient plus que rétives à se faire récolter dans ce patelin pelé comme le crâne d'un bonze
- des messagers (à plusieurs parce que si il y en a un qui tombe dans une tourbière, on ne sait jamais... pour être sur que le courrier arrive, faut bien ça, ou alors... je pencherais pour l'idée qu'ils sont intellectuellement très limités, et que chacun a appris un bout du message, dommage du coup, s'il y en a un qui tombe dans la fameuse tourbière!)
- Lady Macbeth, la musaraigne du type revenant de la guerre
- un serviteur (bin dis-donc... c'est vrai que c'est "misère" le personnel de maison chez eux, tu m'étonnes qu'ils veuillent prendre du galon!)
- Macduff (excusez, mais ce nom m'a toujours fait rigoler, pas spécialement de raison d'ailleurs, ça doit être dans la "musique" du mot hé, hé On dirait qu'il a commencé à se présenter et s'est pris un pain dans l'estomac qui lui a coupé le sifflet... m'enfin... ça n'engage encore que moi hein?) un autre "copain" de Macbeth noble aussi à ses heures perdues.
- Un choeur (tiens y'avait longtemps!) sensé représenter les potes des châtelains (m'enfin, vu les mines de Carême du couple, je pencherai plutôt pour des piques-assiettes patentés, de ceux qui écument tous les apéritifs dînatoires et vernissages, qui soufflent des naseaux en grattant le sol du bout de leur gros sabot en attendant que les festivités ingurgitatoires commencent vraiment, de ceux pires que des buzards une fois leur dépouille (le buffet) abandonnée, ne laissant que des tréteaux et une planche récurée à fond (même les garnitures y passent!), prêts à être rangés jusqu'à la prochaine sauterie "public-relationesque"
- Duncan, roi d'Ecosse, rôle muet proposé au mime Marceau à une époque, mais j'sais pas pourquoi, ça ne le branchait pas! (il a préféré "parler" dans un Mel Brooks, c'était plus son style)

Vu mon intro, je vous préviens, je vais couper après la scène des sorcières, ça va virer à la liste des griefs d'une vieille rombière après trente ans de mariage avec son type sinon (m'enfin, là aussi, c'est subjectif, ça dépend de la rombière... et du type évidemment)

Le rideau se lève donc à l'acte Un sur une scène dantesque ou "goyatesque" de sabbat, vapeurs sulfureuses, formes fantomatiques voltigeant comme dans la Nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski dans Fantasia (ou la scène de rituel pour"activer" l'Arche d'Alliance dans Indiana Jones si vous préférez, vous avez le choix)
Et au milieu de toutes ces fumées qui n'ont pas l'air d'être "que" tu tabac, une bande d'allumées de première en train de smurfer comme des décérébrées tout en préparant leur miroton pour le soir:

"kek'vous faites? (demande un groupe de sorcières aux deux autres)
- On a estourbi la bique (sorcières mais civilisées, la "Blanchette" crue en blanquette, faut être connaisseur!)
- Et vous autres? A part vous les rouler serré....
- On est allé chercher des fines herbes, y en avait plus alors on a pris des quatre-épices ça fera la farce! En plus, à la caisse, y'avait une empotée de première devant nous, un sacré thon en plus (dans le livret c'est une femme de marin qui les a un peu perturbées pendant leur cueillette) pour la peine, son mec passera pas l'heure qui suit, faut pas nous chauffer quand on fait les courses à LIDL!
- P'tit coup de main? A plusieurs, entre nos incantations et le vent du Nord que les copines vont lui envoyer... les côtes il n'est pas prêt de les voir à l'horizon, j'espère qu'il a passé son niveau caneton à la pistoche!

- petit aparté nécessaire pour une fois, dans le livret, les groupes distinctes s'interpellent à la deuxième personne du singulier... je sais que c'est l'esprit d'équipe mais tout de même dire "tu" à tout une bande, ça paraît bizarre non? J'ai préféré mettre au pluriel, désolée François-Marie (Francesco Maria Piave, le librettiste... suivez quoi!!! pfff) -

Pendant que les ébouriffées (à barbe même dans l'original) font leur séance de vaudou, on entend un roulement de tambour. Elles tendent l'oreille, une prend ses jumelles (avec les courroies, pas ses mioches) regarde à travers (là, je vois mal la nana en train de se visser ses gamines sur les yeux... et sans être graveleuse... où qu'elle regarderait... sauf vot'respect?) et annonce que c'est Macbeth qui radine ses écrases-bouse dans le coin.

Comme il leur en faut peu (ou alors, c'est pas souvent qu'elles voient "le loup" les belettes!) elles commencent une ronde "endiablée" (normal) pour faire leurs interessantes.

Et... la prochaine fois (promis demain! Puisque que c'est déjà écrit) on verra arriver le coco dont l'opéra porte le pseudo, là, c'est marre côté longueur hein?

Je vous laisse à une journée fructueuse et laborieuse pour vous et glandouilleuse et farnienteuse pour moi (pour vous aussi, si vous avez le choix remarquez) en tout cas, passez-la le mieux possible et à plus, les gens!

La dragonne (un peu survoltée ce matin, vous trouvez pas? Et même pas pris de kawa... encore!)
par Sieglind publié dans : Verdi
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Vendredi 8 décembre 2006
Bonjour tout le monde!

Bon, comme certains en étant restés sur leur faim quant à la ... fin (pas la même) de l'opéra Nabucco, je reviens apporter des petites précisions.
Mais attention! N'attendez pas un cours magistral et une analyse pointue, je ne fais qu'aimer l'opéra je ne suis pas une spécialiste et il y a des bouquins super bien bidouillés pour ça, et même des sites si vous savez fouiner un peu.

D'ac, on reste baba devant la conclusion, ça sent le plié vite fait au fond du sac un jour de départ en voyage, le matin où on a eu une panne de paupières.
Mais il faut savoir que ce n'était que le troisième opéra de celui qui allait devenir "le" Verdi de tous les Italiens (Oberto puis Un Jour de Règne, boudé royalement par le public, y a de quoi vexer tout de même!) et qu'il n'était donc à l'époque pas encore bien connu (totalement obscure oui!)
Sur ce, l'impresario du coin (Milan et son "échelle") lui propose l'histoire... Le type s'emballe pour la scène des prisonniers, et commence à s'atteler à ça. Donc, en résumé: il a tilté sur ce qui allait devenir "va pensiero" sous sa pogne et le reste, on a l'impression que c'est juste la garniture.

Ce qu'il faut savoir c'est que l'Italie était occupée à l'époque et que Verdi, en bon patriote, en avait marre de voir les envahisseurs autrichiens et français occuper ses charentaises à tour de rôle (toutes déformées qu'elles étaient, importables!).
Qu'est ce qui peut tomber mieux qu'un opéra sur la libération d'un peuple à votre avis? Pas grand chose d'autre ma foi et on bidouille ça très loin et il y a des suspensions (lustres) pour que ça soit "politiquement" correct on enveloppe sa diva (qui deviendra sa seconde  femme d'ailleurs) dans un costard antique, ni vu ni connu j't'embrouille, l'occupant n'y verra que du feu! (est-ce à dire que les occupants sont tous des petzouilles incultes...)*

Donc, en résumé, il fallait bien expliquer pourquoi ces braves hébreux se retrouvaient jouer les jardiniers paysagistes en Assyrie et que l'intervention du grand patron les sauvaient tous pour redonner de l'espoir à ses copains milanais et autres. L'intrigue à mon avis, il s'en battait un peu le coquilllard, ce qui comptait, c'est de faire passer le message: "liberté pour nous et barrez-vous les nuisibles". Il a repris ça dans pas mal d'opéras d'ailleurs (tiens à savoir lesquels ça serait rigolo...)
Devinez quel air était sur toutes les lèvres et ce même à son deuxième enterrement - bin oui, il en avait voulu un simplissime, mais son fan club a voulu faire les choses en grand (rappellez-vous Totor Hugo chez nous) - le "va pensiero" des esclaves évidemment! On le propose même régulièrement comme hymne italien, pour vous dire!

Et là, ça a été le démarrage de sa carrière lyrique et politique (quoi qu'elle n'ait pas trop duré celle-là, étant plutôt branché épiderme et sentiments que "statut" et cogitations)
D'ailleurs petite anecdote: il y avait tagué sur les murs de cette époque d'occupation des "VIVA V.E.R.D.I" partout (Viva Victor Emmanuel Rey Di Italia, bien trouvé hein?)

Donc, l'opéra en lui-même est intéressant parce que c'est là que Giuseppe devient Verdi aux yeux des autres... c'est le truc qui le propulse dans le faisceau des projo. du jour au lendemain. Que les hébreux aient mis trois heures ou trente ans à se libérer... c'est pas le problème ce qui compte c'est qu'ils sont libres et que les nuisibles disparaissent ("ils" à remplacer par toute ethnie asservie ou occupée par une autre évidemment)

Comme par hasard, la méchante musaraigne doit morfler (les méchantes morflent toujours dans les opéras) et concevoir une régnante à la Tseu Hi ou Elisabeth ou Catherine la Grande, c'est inenvisageable, vu la culture machiste de l'époque (et pas qu'en Italie quoi qu'on en pense!) Là, il est magnanime elle souffre pas trop et a même le choix des armes, par rapport à certaines trucidouillées par leurs frangins, paternels, cousins, maris et autres représentants du sexe dit fort, dans les autres opéras et chez d'autres compositeurs.

Un grand oublié (plus potiche de garniture de cheminée vous me le faites savoir) c'est tout de même Ismaël! Un petit soupirant de l'autre bord, pour lancer une intrigue amoureuse (faut que ça soit l'amour qui fasse changer de camp, sinon le fric, c'est pas classe!) Au dernier acte on le plante sur scène pour faire zouli et il gazouille avec les autres, mais depuis la scène quatre de l'acte II, il a dû devenir aphone et si ça se trouve il le fait en playback! Comme bibelot, on ne fait pas mieux!
Remarquez que même "Phéné" est translucide et à part sa conversion, je vois mal l'opéra s'appeller Phénéna, ça ferait encore moins d'entrées!
La frangine de Zacharie, le prêtre de Jérusalem, je vois pas ce qu'elle vient faire dans l'histoire non plus (le vieux soldat fidèle à Nabucco a plus de chance de tenir la route pour vous dire!) "bonjour!! J'suis la frangine de Zach! Au r'voir!" ça se résume presque à ça (elle arrive dans le truc un peu comme un tif dans le bouillon celle-là)

C'est vrai qu'avec mon baratin ça se résume à peu: un "fado" scandé en choeurs avec de la garniture autour mais soyons logiques, à part l'air de Zacharie qu'on arrive encore à connaître... quel est l'air qu'on a en tête quand on balance le nom de Nabu?
A dire vrai, ça fait le coup de Carmen, on oublie souvent la habanera pour ne garder que le "toréador ton c. n'est pas en or" pardon "toréador prend gaaaaaaaardeuuu" d'Escamillo (sous-fifre dans l'opéra aussi, cantonné au rôle du bellâtre adepte des salles de muscu qui fait virer toutes les  belettes de la paupière)

Pourtant... d'accord, ce n'est pas une oeuvre à connaître obligatoirement, mais allez y faire un tour, il y a de bon moments, faut simplement oublier les "standards".

Allez, je file... je vous avais prévenus, c'est pas un cours d'amphi... pour de vraies précisions se reporter évidemment à mon bouquin de référence: l'Avant-Scène Opera, dans la colonne de droite en haut, ça c'est du béton, du sérieux, du pointu et tout et tout!

Bonne journée, sous la flotte ici, ce qui présage un week-end en combi néoprène pour aller faire les courses demain, que du bonheur! Je file à la cafetière et vous salue bien bas (celui qui dit que, vu ma taille, j'aurai pas beaucoup à me pencher, s'en prend une magistrale quoi que virtuelle, nan maiiiiis!)

La dragonne

* Entre parenthèse, on pourrait revenir sur une "Guerre des Mondes" qu'on a ressorti sous diverses formes lors de crises importantes (Guerre Froide, menace islamiste...etc) les méchants petits gnomes verts représentants les "méchants" dans la vie réelle. Comme quoi l'idée est toujours à la mode!
par Sieglind publié dans : Verdi
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Mardi 5 décembre 2006
Bonjour!

Bon, après...'tendez... trois jours complets pour vous remettre de mon article, si vous êtes encore en pré-digestion, là, j'peux plus rien pour vous, le second service arrive. Donc, sautez sur place pour tasser et faire de la place ou alors vous l'emballez pour le réchauffer plus tard,c'est comme la goulash (ou la daube) ça supporte plusieurs re-cuissons.
Désolée, mais les pastilles Rennie mentales, j'ai pas trouvé. Et là, ça va être du court de chez Pas-Long! Si certains disent... "mouai... on le connait le coup... elle va pas oser nous le resservir?!" Là, vous allez en avoir la preuve (et pour les commentaires, je risque même de faire l'effort de les laisser pour demain et pas dans le même article... c'est y pas bô ça môdam'? (les commentaires post-narratifs évidemment, pas les apartés, ça... j'peux pô, c'est plus fort que moi)

Petit coucou à Cat en cliquant sur la photo, elle m'a inspirée celle-là, Merci ma puce!

NABUCCO - Acte IV -

Le lieu: là, ça va être facile, les mêmes appartements qu'au second acte (si... vous savez... les jardinières, les meubles en bois de la scierie du coin... les emballages de riz au mur...ça y est? Vous y êtes?)
Changement de décors à la scène trois, avec retour là aussi à des accessoires ayant déjà servi: les jardins suspendus! (il jouait dans l'économie Giuseppe sur cet opéra, ça devait être en fin de mois) et là, on met la dose du côté de l'autel du dieu Bel et pas sur la fontaine, c'est jour de sacrifice.

Les personnages:
- Histoire de me contredire, Nabucco arrive en premier (ou alors, je l'ai vexé en disant qu'il jouait les utilités ou les potiches, et c'est rien que pour m'embêter qu'il se pointe au début c'te rancunier!)
- voix à l'extérieur (pas ma faute, c'est vraiment ça, un choeur planqué dans les coulisses, le mouchoir sur la goule, pour faire style "j'suis à l'extérieur de cet immense palais, c'est pour ça que ma voix est étouffée")
- Abdal, le fidèle vieux soldat de Nabu,
- des guerriers,
- Zacharie le prêtre de Jérusalem,
- Phénéna, fistonne de Nabu mais vendue à l'ennemi sur un coup de foudre (là, si c'est pas de l'a-propos ça!! Bin vi, elle est tombée en pamoison devant son p'tit "Ismaël-de-c'qui-l'regarde" et son papa a été mis "au courant" malgré lui de la puissance divine, deux coups de foudre pour le prix d'un, qui fait mieux!)
- Abigaïl comme il se doit, ça serait pas drôle sans l'allumée de service
- Ismaël, juste dans la masse des chanteurs, pas un morceau solo (il pourrait être ailleurs, c'est la même chose)

A l'ouverture du rideau, Nabucco, avachi sur son trône, le diadème de traviole, est en train de coincer la bulle, en ronflant dans sa tessiture évidemment, lyrique oblige.  Dans le sommeil, l'ornement "têtale" a glissé, allez tenter de dormir avec une couronne de miss sur la tronche vous, vous allez voir! Il fait un bond en se réveillant en sursaut:

"P. de rêve à la c. - (d'accord, c'est plus... moins... enfin c'est "Ah! Ce fut un songe, un songe terrible!" mais dans le tiédasse, y a pas mieux je trouve pas vous?) - J'étais en train de courir le cent mètre au fond des bois avec des nuisibles aux miches - (là aussi j'aurai juré, c'est sur!) - et les zozos dehors qui jouent les Chanteclair! Vite, mon cure-dent! C'est le signal pour aller ficher à bas la cité des ennemis, Sion! - (mission... mouarf! trop fort!)
- A mort Phéné! - là, c'est le choeur "encoulissé" -
- Mais c'est fistonne qu'ils sont en train de houspiller!- dit-il en regardant de la terrasse.- C'est sur qu'avec le douze kilos de chaînes qu'ils lui ont fichu aux poignets, comme lest ça doit suffir, elle ne risque pas de s'envoler la babylonienne fière! -  (j'avais bien un truc... mais fallait que ça se passe en Mongolie... pour que ça fonctionne... si vous avez trouvé, vous me le dites hé, hé)"

Le choeur continuant ses appels au meurtre, Nabucco, décide tout de même qu'il serait temps d'aller mettre un peu d'ordre dans tout ce bazar et s'élance sur la poignée... qui lui reste dans la main (les gardiens on enlevé le clou, comme ça, makach pour essayer d'ouvrir!)

"Mais j'suis enfermé! - (qu'est-ce qui lui fait penser ça...) - Eh, l'patron des Hébreux, si tu me sors de cette mouscaille bien grasse, j'te jure, je balance l'autel de Bel (au sens propre et figuré)"

Là, on pourrait avoir un "pliiiing"! avec une loupiote qui vient éclairer sa tronche, symbole visuel de l'illumination divine, ça serait pas mal... (par contre, dans ma version, les accessoiristes se trompent de lampe et fichent une lampe à bronzer, ça serait plus rigolo un Nabucco qui se prend un coup de lune)

Il retourne à sa "bon sang-d'bois" de porte et la secoue, mettant en grand danger l'intégrité d'un chambranle carton-pâteux et de tout le bastringue en placo figurant les murs.
Abdal et ses potes entrent (par où, étant donné que la porte est censée être verrouillée?! En rappel? Du balcon? Comme la scène de l'assaut dans les Blues-Brothers?)

"Eh chef, t'as un bus à prendre?
- Fiche-moi tranquille!
- Tu veux sortir pour qu'on te traite de neuneu foudroyé?! On est là comme garde-malade!
- Neuneu? C'est celui qui dit qui l'est! J'ai récupéré "presque" tous mes neurones! File-moi un opinel!
- Chouette! Un coup d'état contre... le coup d'état! Tiens, fais gaffe, je l'ai fait rémoulé de frais!
- Primo, sauver le valseur de fistonne, deuzio, récupérer mon pliant! Allez au boulot!"

Changement d'un tableau sur des soldats et un Nabu remontés pour fritter de l'autochtone (et pas de l'ennemi pour une fois), en un scène de sacrifice rituel avec grand prêtre, autel expiatoire et deux Charles Hingals comme bourreaux en pendants de cheminée.
Musique pas très jouasse pour annoncer l'arrivée des condamnés et Phénéna entre la première pour s'agenouiller devant Zacharie, son nouveau directeur de pensées.

Petit échange genre: "Courage fillette, c'est qu'un mauvais moment à passer et ton auréole t'attend au vestiaire après!", "Je commence déjà à planer, j'vois une lumière..." - (elle était coupée ou pas sa cam... ça a l'air d'être costaud dis-donc!) -

Propos ô combien édifiants subitement interrompus par des "Ziva, Nabu!" venant des coulisses (décidemment, elles servent beaucoup dans cet opéra je trouve)
Au moment où tous ce petit monde décide de marcher courageusement jusqu'à l'étal, Nabucco entre en trombe, suivi de sa clique:

"Stop! Arrêt sur image! Fichez-moi par terre c'te statue! Boudu-con qu'elle est moche!" (si vous pigez pas que je suis en région toulousaine, pas ma faute là!)"

La "mochetée" est tellement vexée qu'elle tombe d'elle-même en se pétant en plusieurs morceaux (pas de moi, c'est dans le livret ça aussi)

"Allez les mecs! Vous pouvez emballer vos affaires, vous retournez au pays! Pour votre Grand Patron, pas de lézard, il me plait mieux que l'autre gargouille. Et puis dans le même mouvement, faire virer bredin un roi, lui redonner tous ses neurones, et faire couler une bielle à l'usurpatrice qui prend une capsule de cyanure pour un cachou dans la foulée, c'est pas mal je trouve pour un dieu!"

Bin oui, on apprend par lui qu'Abigaïl sentant le vent tourner a préféré "anticiper" la condamnation royale (jamais mieux servi que par soi-même comme on dit)

Les occupants de la scène s'agenouillent (prêtre et officiants de l'autre bord aussi?...) et rendent grâce au très Haut le traitant un peu de Zeus sur les bords (ils doivent se gourrer dans l'émotion, parce que nommer un Jéhova "faiseur d'éclairs"... c'est limite paganisme non? A quand la danse de la pluie?!)

Scène ultime, entrée d'AbigaÏl soutenue par deux guerriers (les boyaux commencent à la rabatter, travailler si vous préférez)

"Pardon pour la bavure! S'cusez tout le monde, je fais que passer (aux deux sens du terme là-aussi). Allez roucoulez en paix sur votre brindille les tourtereaux, j'ai fait une boulette, faut que j'assume. J'espère seulement que l'avocat général de là-haut n'est pas une peau de vache et saura alléger la peine"

Sur ce, elle meurt, et tout le monde se congratule, Zacharie tapant dans le dos de Nabucco en le félicitant d'avoir choisi la bonne équipe.

Fin!

Je vous l'avais dis que ça ne cassait pas trois pattes à un canard question contenu et longueur.
Moralité: l'honneur est sauf, le bon droit triomphe, ils eurent beaucoup d'enfants, enfin toute l'artillerie des bons sentiments quoi! Je regrette Lili, mais ton bain de sang, faudra chercher du côté du prochain opéra, Macbeth, ça de l'hémoglobine, il en dépense sans compter, le bon Giuseppe!

Allez, je file direction... cafetière et brassage de poussière, on se revoit... quand on se reverra, j'peux pas vous dire mieux, je n'ai rien de gravé sur mes tablettes de marbre en ce moment; je musarde quoi.

Bonne journée et à plus

La dragonne


par Sieglind publié dans : Verdi
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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