Mardi 12 décembre 2006
Bonjour!
Un tien valant mieux que deux tueurs de rats, une prose promise étant une prose lue (enfin, en principe) Trève de proverbes rebidouillés, quand la faux et aillée il faut la boire (ça-ne-veut-stri-cte-ment-rien-di-re, mais j'm'en fous, j'suis dans ma phase délirium très épais) donc, je vous balance à froid, paf!, sans prévenir, le nouvel opéra que j'avais promis (en plus, celui-là je l'aime bien, même s'il s'écarte souvent de la pièce originale).
Allons donc du côté des nobliaux écossais (celui qui dit "tiens, j'savais pas qu'Higlander c'était un opéra" ferait bien d'arrêter la consommation exagérée de DVD, pour faute de morne-plénitude-petit-écrantienne, ça esquinte!)
Je vais parler seigneur de la région des corbacs... enfin de Cawdor (bin oui, j'ai regardé, étant donné que j'aime bien voir les origines des noms, et dans le dico anglais... caw, voulant dire croasser, c'est pas le canari l'emblême du bled. Remarquez que si on va plus loin dans l'absurde - faites-moi confiance! - on pourrait penser que "dor" étant mal écrit, c'est de porte dont on cause et qu'alors ça serait le seigneur de la "Porte Mal Huilée", m'enfin je préfère les corbeaux)
Encore un opéra de ce cher Giuseppe donc vous n'allez pas être trop "dépaysés" (sauf pour l'époque et le patelin) bidouillé par son librettiste préféré Piave-de-Bonnes-Intentions d'après une pièce de notre cher Willie-Chat-qu'Expire, Macbeth-comme-chou (j'vous avais dit j'ai la co... ce matin, vaut faire avec!) Allez zou, on y va, ça sera déjà ça de pris sur l'ennemi comme disait ma mémé! En plus, je cumule, j'suis en train d'écouter ça en fond sonore tout en tapant, histoire de me remettre dans le bain (un habitude chez moi d'ailleurs)

Le lieu: une lande bien râpeuse (langue râpeuse ... bof), où fleurissent les caillasses, butinent lézards et reptiles diverses, ravitaillée par les fameuses colombes du Sénégal sus-citées (vous voyez que quelque part j'ai pas totalement tort). Au fait... j'en vois prêts à relever la remarque xénophobe, c'est comme ça que mon pôpa appelait les corbeaux tout simplement (vaut mieux prévenir... les interprétations hatives foisonnent hein?)
Je vois bien donc, des rochers style Stonehenge avec une lune bien pâlichonne pour ne pas dire blafarde, comme dans tout bon film d'horreur de la Hammer (j'aime bien) Je pousserais presque le vice à ficher une reproduction géante des Brujas de Goya même (allez voir la série de tableaux "brujas", vous allez mieux piger)
Changement de tableau après la scène des sorcières et on se retrouve dans le château du héros (ou anti-héros, c'est selon) P'tit salon coquet, avec massacres au mur, masses d'armes aux piquants passés au Miror, cure-dents hypertrophiés disposés artistement par ci par là, une p'tite vierge de Nuremberg à côté du téléphone dans un coin, équivalent de notre tableau à post-its, on fiche tout simplement les penses-bêtes sur les piques c'est très tendance. Enfin un intérieur douillet et chaleureux qu'on peut voir dans la page central de "Donjons et Souterrains" l'équivalent médiévaleux de notre "Maison et Jardins")
Les personnages:
- Trois pelées et un tondu... nan j'rigole... trois groupes de satanisées autour de leur fameux poêlon (je vois bien une enseigne "à la Mère Fouettarde" avec les nanas en train de battre l'omelette d'oeufs de crapaud moi, j'sais pas pourquoi...)
- Macbeth, noble, mais pas assez à son goût
- Banco (ou Banquo) son... conseiller financier... (je sais c'était facile celle-là aussi), nan simplement un copain de ribaude ou plutôt de "tatanage de trognes", étant donné qu'ils reviennent de guerre. En principe d'ailleurs il a le grade de général donc c'est signe qu'ils revenaient pas de la cueuillette des fraises des bois, à moins qu'elles soient plus que rétives à se faire récolter dans ce patelin pelé comme le crâne d'un bonze
- des messagers (à plusieurs parce que si il y en a un qui tombe dans une tourbière, on ne sait jamais... pour être sur que le courrier arrive, faut bien ça, ou alors... je pencherais pour l'idée qu'ils sont intellectuellement très limités, et que chacun a appris un bout du message, dommage du coup, s'il y en a un qui tombe dans la fameuse tourbière!)
- Lady Macbeth, la musaraigne du type revenant de la guerre
- un serviteur (bin dis-donc... c'est vrai que c'est "misère" le personnel de maison chez eux, tu m'étonnes qu'ils veuillent prendre du galon!)
- Macduff (excusez, mais ce nom m'a toujours fait rigoler, pas spécialement de raison d'ailleurs, ça doit être dans la "musique" du mot hé, hé On dirait qu'il a commencé à se présenter et s'est pris un pain dans l'estomac qui lui a coupé le sifflet... m'enfin... ça n'engage encore que moi hein?) un autre "copain" de Macbeth noble aussi à ses heures perdues.
- Un choeur (tiens y'avait longtemps!) sensé représenter les potes des châtelains (m'enfin, vu les mines de Carême du couple, je pencherai plutôt pour des piques-assiettes patentés, de ceux qui écument tous les apéritifs dînatoires et vernissages, qui soufflent des naseaux en grattant le sol du bout de leur gros sabot en attendant que les festivités ingurgitatoires commencent vraiment, de ceux pires que des buzards une fois leur dépouille (le buffet) abandonnée, ne laissant que des tréteaux et une planche récurée à fond (même les garnitures y passent!), prêts à être rangés jusqu'à la prochaine sauterie "public-relationesque"
- Duncan, roi d'Ecosse, rôle muet proposé au mime Marceau à une époque, mais j'sais pas pourquoi, ça ne le branchait pas! (il a préféré "parler" dans un Mel Brooks, c'était plus son style)
Vu mon intro, je vous préviens, je vais couper après la scène des sorcières, ça va virer à la liste des griefs d'une vieille rombière après trente ans de mariage avec son type sinon (m'enfin, là aussi, c'est subjectif, ça dépend de la rombière... et du type évidemment)
Le rideau se lève donc à l'acte Un sur une scène dantesque ou "goyatesque" de sabbat, vapeurs sulfureuses, formes fantomatiques voltigeant comme dans la Nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski dans Fantasia (ou la scène de rituel pour"activer" l'Arche d'Alliance dans Indiana Jones si vous préférez, vous avez le choix)
Et au milieu de toutes ces fumées qui n'ont pas l'air d'être "que" tu tabac, une bande d'allumées de première en train de smurfer comme des décérébrées tout en préparant leur miroton pour le soir:
"kek'vous faites? (demande un groupe de sorcières aux deux autres)
- On a estourbi la bique (sorcières mais civilisées, la "Blanchette" crue en blanquette, faut être connaisseur!)
- Et vous autres? A part vous les rouler serré....
- On est allé chercher des fines herbes, y en avait plus alors on a pris des quatre-épices ça fera la farce! En plus, à la caisse, y'avait une empotée de première devant nous, un sacré thon en plus (dans le livret c'est une femme de marin qui les a un peu perturbées pendant leur cueillette) pour la peine, son mec passera pas l'heure qui suit, faut pas nous chauffer quand on fait les courses à LIDL!
- P'tit coup de main? A plusieurs, entre nos incantations et le vent du Nord que les copines vont lui envoyer... les côtes il n'est pas prêt de les voir à l'horizon, j'espère qu'il a passé son niveau caneton à la pistoche!
- petit aparté nécessaire pour une fois, dans le livret, les groupes distinctes s'interpellent à la deuxième personne du singulier... je sais que c'est l'esprit d'équipe mais tout de même dire "tu" à tout une bande, ça paraît bizarre non? J'ai préféré mettre au pluriel, désolée François-Marie (Francesco Maria Piave, le librettiste... suivez quoi!!! pfff) -
Pendant que les ébouriffées (à barbe même dans l'original) font leur séance de vaudou, on entend un roulement de tambour. Elles tendent l'oreille, une prend ses jumelles (avec les courroies, pas ses mioches) regarde à travers (là, je vois mal la nana en train de se visser ses gamines sur les yeux... et sans être graveleuse... où qu'elle regarderait... sauf vot'respect?) et annonce que c'est Macbeth qui radine ses écrases-bouse dans le coin.
Comme il leur en faut peu (ou alors, c'est pas souvent qu'elles voient "le loup" les belettes!) elles commencent une ronde "endiablée" (normal) pour faire leurs interessantes.
Et... la prochaine fois (promis demain! Puisque que c'est déjà écrit) on verra arriver le coco dont l'opéra porte le pseudo, là, c'est marre côté longueur hein?
Je vous laisse à une journée fructueuse et laborieuse pour vous et glandouilleuse et farnienteuse pour moi (pour vous aussi, si vous avez le choix remarquez) en tout cas, passez-la le mieux possible et à plus, les gens!
La dragonne (un peu survoltée ce matin, vous trouvez pas? Et même pas pris de kawa... encore!)
Un tien valant mieux que deux tueurs de rats, une prose promise étant une prose lue (enfin, en principe) Trève de proverbes rebidouillés, quand la faux et aillée il faut la boire (ça-ne-veut-stri-cte-ment-rien-di-re, mais j'm'en fous, j'suis dans ma phase délirium très épais) donc, je vous balance à froid, paf!, sans prévenir, le nouvel opéra que j'avais promis (en plus, celui-là je l'aime bien, même s'il s'écarte souvent de la pièce originale).
Allons donc du côté des nobliaux écossais (celui qui dit "tiens, j'savais pas qu'Higlander c'était un opéra" ferait bien d'arrêter la consommation exagérée de DVD, pour faute de morne-plénitude-petit-écrantienne, ça esquinte!)
Je vais parler seigneur de la région des corbacs... enfin de Cawdor (bin oui, j'ai regardé, étant donné que j'aime bien voir les origines des noms, et dans le dico anglais... caw, voulant dire croasser, c'est pas le canari l'emblême du bled. Remarquez que si on va plus loin dans l'absurde - faites-moi confiance! - on pourrait penser que "dor" étant mal écrit, c'est de porte dont on cause et qu'alors ça serait le seigneur de la "Porte Mal Huilée", m'enfin je préfère les corbeaux)
Encore un opéra de ce cher Giuseppe donc vous n'allez pas être trop "dépaysés" (sauf pour l'époque et le patelin) bidouillé par son librettiste préféré Piave-de-Bonnes-Intentions d'après une pièce de notre cher Willie-Chat-qu'Expire, Macbeth-comme-chou (j'vous avais dit j'ai la co... ce matin, vaut faire avec!) Allez zou, on y va, ça sera déjà ça de pris sur l'ennemi comme disait ma mémé! En plus, je cumule, j'suis en train d'écouter ça en fond sonore tout en tapant, histoire de me remettre dans le bain (un habitude chez moi d'ailleurs)

MACBETH (1847, date de création) - Giuseppe Verdi- Acte I -
Le lieu: une lande bien râpeuse (langue râpeuse ... bof), où fleurissent les caillasses, butinent lézards et reptiles diverses, ravitaillée par les fameuses colombes du Sénégal sus-citées (vous voyez que quelque part j'ai pas totalement tort). Au fait... j'en vois prêts à relever la remarque xénophobe, c'est comme ça que mon pôpa appelait les corbeaux tout simplement (vaut mieux prévenir... les interprétations hatives foisonnent hein?)
Je vois bien donc, des rochers style Stonehenge avec une lune bien pâlichonne pour ne pas dire blafarde, comme dans tout bon film d'horreur de la Hammer (j'aime bien) Je pousserais presque le vice à ficher une reproduction géante des Brujas de Goya même (allez voir la série de tableaux "brujas", vous allez mieux piger)
Changement de tableau après la scène des sorcières et on se retrouve dans le château du héros (ou anti-héros, c'est selon) P'tit salon coquet, avec massacres au mur, masses d'armes aux piquants passés au Miror, cure-dents hypertrophiés disposés artistement par ci par là, une p'tite vierge de Nuremberg à côté du téléphone dans un coin, équivalent de notre tableau à post-its, on fiche tout simplement les penses-bêtes sur les piques c'est très tendance. Enfin un intérieur douillet et chaleureux qu'on peut voir dans la page central de "Donjons et Souterrains" l'équivalent médiévaleux de notre "Maison et Jardins")
Les personnages:
- Trois pelées et un tondu... nan j'rigole... trois groupes de satanisées autour de leur fameux poêlon (je vois bien une enseigne "à la Mère Fouettarde" avec les nanas en train de battre l'omelette d'oeufs de crapaud moi, j'sais pas pourquoi...)
- Macbeth, noble, mais pas assez à son goût
- Banco (ou Banquo) son... conseiller financier... (je sais c'était facile celle-là aussi), nan simplement un copain de ribaude ou plutôt de "tatanage de trognes", étant donné qu'ils reviennent de guerre. En principe d'ailleurs il a le grade de général donc c'est signe qu'ils revenaient pas de la cueuillette des fraises des bois, à moins qu'elles soient plus que rétives à se faire récolter dans ce patelin pelé comme le crâne d'un bonze
- des messagers (à plusieurs parce que si il y en a un qui tombe dans une tourbière, on ne sait jamais... pour être sur que le courrier arrive, faut bien ça, ou alors... je pencherais pour l'idée qu'ils sont intellectuellement très limités, et que chacun a appris un bout du message, dommage du coup, s'il y en a un qui tombe dans la fameuse tourbière!)
- Lady Macbeth, la musaraigne du type revenant de la guerre
- un serviteur (bin dis-donc... c'est vrai que c'est "misère" le personnel de maison chez eux, tu m'étonnes qu'ils veuillent prendre du galon!)
- Macduff (excusez, mais ce nom m'a toujours fait rigoler, pas spécialement de raison d'ailleurs, ça doit être dans la "musique" du mot hé, hé On dirait qu'il a commencé à se présenter et s'est pris un pain dans l'estomac qui lui a coupé le sifflet... m'enfin... ça n'engage encore que moi hein?) un autre "copain" de Macbeth noble aussi à ses heures perdues.
- Un choeur (tiens y'avait longtemps!) sensé représenter les potes des châtelains (m'enfin, vu les mines de Carême du couple, je pencherai plutôt pour des piques-assiettes patentés, de ceux qui écument tous les apéritifs dînatoires et vernissages, qui soufflent des naseaux en grattant le sol du bout de leur gros sabot en attendant que les festivités ingurgitatoires commencent vraiment, de ceux pires que des buzards une fois leur dépouille (le buffet) abandonnée, ne laissant que des tréteaux et une planche récurée à fond (même les garnitures y passent!), prêts à être rangés jusqu'à la prochaine sauterie "public-relationesque"
- Duncan, roi d'Ecosse, rôle muet proposé au mime Marceau à une époque, mais j'sais pas pourquoi, ça ne le branchait pas! (il a préféré "parler" dans un Mel Brooks, c'était plus son style)
Vu mon intro, je vous préviens, je vais couper après la scène des sorcières, ça va virer à la liste des griefs d'une vieille rombière après trente ans de mariage avec son type sinon (m'enfin, là aussi, c'est subjectif, ça dépend de la rombière... et du type évidemment)
Le rideau se lève donc à l'acte Un sur une scène dantesque ou "goyatesque" de sabbat, vapeurs sulfureuses, formes fantomatiques voltigeant comme dans la Nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski dans Fantasia (ou la scène de rituel pour"activer" l'Arche d'Alliance dans Indiana Jones si vous préférez, vous avez le choix)
Et au milieu de toutes ces fumées qui n'ont pas l'air d'être "que" tu tabac, une bande d'allumées de première en train de smurfer comme des décérébrées tout en préparant leur miroton pour le soir:
"kek'vous faites? (demande un groupe de sorcières aux deux autres)
- On a estourbi la bique (sorcières mais civilisées, la "Blanchette" crue en blanquette, faut être connaisseur!)
- Et vous autres? A part vous les rouler serré....
- On est allé chercher des fines herbes, y en avait plus alors on a pris des quatre-épices ça fera la farce! En plus, à la caisse, y'avait une empotée de première devant nous, un sacré thon en plus (dans le livret c'est une femme de marin qui les a un peu perturbées pendant leur cueillette) pour la peine, son mec passera pas l'heure qui suit, faut pas nous chauffer quand on fait les courses à LIDL!
- P'tit coup de main? A plusieurs, entre nos incantations et le vent du Nord que les copines vont lui envoyer... les côtes il n'est pas prêt de les voir à l'horizon, j'espère qu'il a passé son niveau caneton à la pistoche!
- petit aparté nécessaire pour une fois, dans le livret, les groupes distinctes s'interpellent à la deuxième personne du singulier... je sais que c'est l'esprit d'équipe mais tout de même dire "tu" à tout une bande, ça paraît bizarre non? J'ai préféré mettre au pluriel, désolée François-Marie (Francesco Maria Piave, le librettiste... suivez quoi!!! pfff) -
Pendant que les ébouriffées (à barbe même dans l'original) font leur séance de vaudou, on entend un roulement de tambour. Elles tendent l'oreille, une prend ses jumelles (avec les courroies, pas ses mioches) regarde à travers (là, je vois mal la nana en train de se visser ses gamines sur les yeux... et sans être graveleuse... où qu'elle regarderait... sauf vot'respect?) et annonce que c'est Macbeth qui radine ses écrases-bouse dans le coin.
Comme il leur en faut peu (ou alors, c'est pas souvent qu'elles voient "le loup" les belettes!) elles commencent une ronde "endiablée" (normal) pour faire leurs interessantes.
Et... la prochaine fois (promis demain! Puisque que c'est déjà écrit) on verra arriver le coco dont l'opéra porte le pseudo, là, c'est marre côté longueur hein?
Je vous laisse à une journée fructueuse et laborieuse pour vous et glandouilleuse et farnienteuse pour moi (pour vous aussi, si vous avez le choix remarquez) en tout cas, passez-la le mieux possible et à plus, les gens!
La dragonne (un peu survoltée ce matin, vous trouvez pas? Et même pas pris de kawa... encore!)
par Sieglind
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