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Vendredi 18 novembre 2005

Bonjour !

Donc, hier, je vous avais dit qu’en fouinant dans mes affaires, histoire de les aérer un peu, j’étais tombée sur des clichés qui m’avaient rappelée certains souvenirs d’enfance.

Vous remarquerez que j’ai dit « aérer » et pas « ranger », parce que… et  bin, c’est retourné tel quel au fond du placard, trop la flemme de m’y coller, faut dire que je ne sais pas si vous avez fait le compte de tout ce qu’on peut garder dans les placard, mais c’est impressionnant ! Par exemple, je me demande bien ce que fait un ticket de manège vieux comme mes robes dans la boîte, étant donné que ça fait belle « larirette » que j’suis pas montée sur un cochon rose-fluo ou un canasson ricanant de toutes ses raquiches malgré la profonde blessure infligée par la barre de ferraille (mortelle en principe, ce genre de blessure non ?) qui le cloue au plancher du tourniquet (« Même pas mal ! ») ; un string de pied… enfin une tong si vous préférez… en porte clé, bouffé par une souris plastivore ; un étui de cigare en fer blanc (vide) ; des trombones tellement oxydés qu’on attrape le tétanos rien qu’en les regardant ; un appeau pour piaf (le truc qu’on tourne avec la ficelle, comme dans la scène de l’Exorciste II et qui « cui-cuite ») et j’en passe… étant donné que j’ai pas su identifier ce que c’était avant que ça parte directement à la poubelle.

Donc, ces clichés, nous montraient, enfin plutôt mes frangins et une copine en train de jouer les tarzans dans les arbres poussant autour d’un petit étang (moi, je tenais certainement l’appareil). Evidemment, ça a fait "chboum!" tout de suite !

Faut vous expliquer que, lorsqu’on a des frangins, vaut mieux assurer questions défis et ça peut aller très, mais alors très loin !

Un jour donc, avec mes trois frérots, et d’autres copains, on décide de faire une petit virée à vélo (c’était pas trop loin, mais à pattes quand même un peu) dans le secteur.

On avait entendu dire, qu’en prenant tel sentier, on allait tomber sur un trésor. Enfin le genre de trésor dont on était friands, c'est-à-dire une baraque abandonnée (me dites pas que vous n’avez pas adoré, gamins aller fouiner dans les ruines, au cas où Crésus aurait eu la bonne idée de planquer son magot dans les parages ou mieux , qu’un grand bandit style Robin des Bois n’ai pas décidé de transformer le sous-sol du coin en gruyère avec ses passages secrets pour aller voler les friqués pour distribuer aux autres)

On part assez tôt après le déjeuner (carrément avec la dernière bouchée même pas machée dans la goule oui !) et on suit les indications de notre éclaireur. A signaler que c’était la grande mode des mini-vélos et que vu la longueur de nos baguettes chinoises, c’était une sage décision de partir tôt (trois tour de pédales pour une sur une bicyclette normale, ça prend plus de temps !)

On voit bien une pancarte, qui a connu des jours meilleurs, annonçant que ça serait p’tet bien pour notre intégrité physique de pas aller plus loin, étant donné que c’est une propriété privée mais on passe gourde… pardon outre !

L’équipe s’engage donc, avec mon frangin le plus..  paresseux côté pédalage, en queue de peloton, vous savez celui qui crie toujours : « attendez-moi,  pas si vite ! J’suis crevé ! » etc.

Le sous-bois est super, juste sauvage comme il faut (plus anarchique et les vélos on les laissait à l’entrée du sentier, gênant, surtout pour la suite !) Les zoziaux gazouillent, les p’tites bêtes bourdonnent, les fleurettes sont sympas… presque «  la Mélodie du Bonheur » version cycliste (sans les montagnes).

Soudain on entend dans les fourrés un chambard assez imposant, genre le razorbak du coin en train de faire des roulades dans la luzerne (je sais, ce genre de porcins, on ne les trouve qu’en Australie ; et alors, dans notre imagination on peut avoir la bête qu’on veut dans hautes herbes, c’est ça qui est fun !) On commence à se jeter des regards inquiets, vu que le bruit commence à nous dépasser et à provenir carrément de la direction qu’on s’est fixé, le bout du chemin.

Tout le monde pose pied à terre tend l’oreille et écarquille un maximum les mirettes pour voire ce qui va bien pouvoir débouler des fourrés…King Kong ? La Fée Clochette  ? Le dieu pan soufflant dans son flûtiau ?

Précision, j’suis en tête avec mon frangin le Leprechaun, et on raterait tous les deux une vache dans un couloir tellement on est miro (évidemment, les lunettes sont restées à la maison, on sait jamais..  avec tout ce qu’on brasse comme air, ça serait pas le moment de les bousiller !) On distingue bien, en fronçant au maximum le nez et en plissant les yeux style chinois constipé, un, enfin plusieurs… trucs sombres qui bougent mais à part ça… le mystère reste entier. Sauf qu’à un moment, les « trucs » commencent à grossir à vue d'oeil (même miro), étant donné qu'ils se rapprochent, toujours en silence jusqu’à ce que le seul frangin qui ait une vision normale lance le cri d’alarme :

« Nom de Zeus ! Des clébards ! »

Comme si les représentants de la gent canine n’attendaient que d’être présentés pour s’exprimer ils commencent à nous aboyer dessus à en perdre leurs poils et surtout, en prenant de la vitesse pour s’approcher de notre groupe cyclo-véhiculé.

Bizarre, mais tout d’un coup, j’ai l’impression d’avoir perdu tous mes os, j’m’imagine déjà tomber avec un grand flop sur le sol, en un tas, style vieux chiffon. Les frangins et copains, ça n’a pas l’air d’être la forme non plus (j’en soupçonne certains de craindre pour l’état de leurs sous vêtements).

Et ça dure… cet instant, ça dure… comme une séquence au ralenti de la bagarre dans « Matrix » de Nero contre les clones des MIB. Le Leprechaun, devant moi, donne le signal de la retraite en faisant tourner bride à sa monture et avec un grand geste du bras style « Ralliez vous à ma casquette anciennement blanche ». Tout le monde fait demi tour et nous repartons, sans nous faire prier, par où nous sommes arrivés.

Alors là, visualisez bien la scène : on repart à fond les gamelles (les chaînes des vélos fument presque sous l’effort de nos guibolles), mais le sens de la file est donc inversé, ce qui fait que c’est mon frangin feignant des mollets qui s’y colle dans le rôle de meneur. Le sentier est tellement étroit, que deux vélos de front, c’est risqué pour l’un des deux… à la réflexion pour les deux cyclistes.

Donc, ça hurle dans tous les sens pour faire presser le mouvement au frangin (il ne peut pas s’arrêter pour nous laisser passer, trop risqué, là aussi !).D’un côté, une bande de mômes en train de s’éclater littéralement les poumons à force de crier et pédalant comme des dingues, de l’autre une bande de trois, quatre clébards aboyant comme Cerbère à l’entrée de la baraque de Proserpine, sauf que Cerbère, lui, il était attaché !

C’est bizarre mais là, la féerie du sous-bois, le côté bucolique de la virée..  complètement disparu ! Un remake, avant l’époque, de « Blair Witch »

Leprechaun et moi, on entend (les oreilles compensent le déficit oculaire) la cavalcade des chiens se rapprocher et, étant donné qu’on est maintenant en queue de peloton, on commence à se répertorier le nombre d’os qu’on a dans le corps, tout en priant les saints du calendrier (et même je crois qu’on en a inventé). En résumé : « on est morts ! »

Et bien figurez vous que, non seulement on ne ressent aucune morsure au valseur ou aux mollets, mais en plus, on voit les chiens courir à notre niveau pour nous dépasser, et remonter « en danseuse » toute la file pour aller goûter du popotin fraternel, celui qui est en tête ! Cherchez l’erreur ! Et l’agressé de couiner de plus belle tout en moulinant des gambettes, nez dans le guidon.

Enfin, les chiens se lassent, crevés de courser une proie piaillante pire qu’un poulet qu’on égorge alors qu’ils n’arrivent même pas à lui choper un bout de couenne tellement les quilles gigotent. On se dit que ça va être notre tour et qu’ils vont tenter d’en choper au moins un de la bande. Et bin non ! Il retournent dans leur fourrés, certainement pour cacher leur honte d’avoir loupé leur raid punitif sur des jeunes sauvageons en quête d’aventure.

Le retour au foyer se fit version « dernier tournant avant l’arrivée du tour de France », tête baissée et sans échanger un mot jusqu’au moment de mettre pied à terre devant le bâtiment.

Conclusion : on a jamais vu cette damnée baraque et si ça se trouve, les chiens continuent d’en garder l’accès, coriaces comme ils l’étaient, ça m’étonnerait pas que ça soit même des droïdes canins !

Voilà la narration d’une folle randonnée cycliste version tribu de dragons. Inutile de vous préciser que ce n’est pas le seul souvenir qu’on ait de cette période !

Bonne journée et à plus.

La dragonne

par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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Jeudi 17 novembre 2005

Bonjour,

Enfin, la version 1.9 sur l’échelle de Richter a l’air stabilisée et j’ai pu répondre hier aux commentaires. Que tu bon quoi ! (Isis rassure-toi, j’étais zen, étant donné que je ne suis revenue sur Over-Blog qu’en fin d’après-midi.

Hier après-midi donc, un peu de jeu vidéo et du rangement dans mon placard à vieilleries. Des photos en vrac à, au moins mettre dans une boîte, en attendant un album, et plein de trucs gardés depuis belle lurette. J’ai même trouvé mes bons points de l’école des pingouines pour vous dire !

Quoi ? ça vous étonne qu’une dragonnette qui oublie une pièce vestimentaire essentielle pour y aller à cette fichue école puisse avoir de bons résultats ? Mais m’sieurs dames y avait juste qu’une case sur le bulletin qui était cochée en rouge : discipline et tenue en classe, le reste, que du positif ! Pas grand mal, j’aimais l’école, enfin à cette époque, après ça s’est gâté, surtout quand j’ai dû essuyer les plâtres des maths modernes en cinquième,ce qui m’a définitivement coulée dans ce domaine et dans toutes les autres matières scientifiques. En plus, je vais vous dire un truc, et ça, ça m’a pas mal minée môme, j’étais… disons pour rester sobre… un chouillas turbulente et tête en l’air, en principe ça aurait dû être même beaucoup plus négatif les appréciations sur le bulletin mensuel ! Mais voilà, ma mère adoptive, en brave grenouille de bénitier (j’suis réaliste, c’est ce qu’elle était) allongeait du rab au denier du culte et à l’école privée (pour repeindre tous les ans la statue de Saint Joseph, peut-être…c’qu’elle était moche celle-là !) et m’avait acheté ainsi ce qu’on aurait pu appeler des indulgences au Moyen-Age auprès de l’autorité religieuse sinon locale, du moins de quartier. Je crois que j’aurai pu faire n’importe quoi, genre ouvrir les boîtes des grenouilles à observer pendant la leçon de chose… euh, joker, j’ai fait ! Mauvais exemple ! Ficher des bouts de papier dans l’encrier pour les balancer au plafond ou sur le tableau…euh… on passe, fait ! Chanter l’internationale… (ça compte fredonner, je connaissais pas les paroles)..  enfin faire quelque chose de bien costaud côté discipline et bin, je m’en serais toujours sortie ! Ma foi en la justice et l’égalité devant le culte en a pris un sacré coup ! Là, j’ai vraiment pigé ce que c’était « s’acheter une conduite » !

La vache ! ça c’était de la parenthèse ! alors vous remontez à la phrase avec photos en vrac et vous aurez ce qui m’a fait tilter. Je suis tombée sur des clichés de mes frangins et moi au lac de Canejean, pas loin de chez nous, qui fut un temps notre point de rendez-vous favori pour nos frasques de tous poils.

L’article suivant sera consacré à quelques trucs, arrivés pendant cette période, qui me sont remontés aux boyaux de la tête, et, évidemment, c’était dans la série « Gaffes et mésaventures » comme vous vous en doutez (Aurélie, tu vas être contente !)

Laissez-moi juste un peu de temps pour tout mettre à plat (pour que ça se tienne et que rien ne se casse la goule hein @lain) et je vous balance ça .

 

En attendant, bonne journée et à plus tard alors, je file faire ma rédaction, portez-vous bien.

La dragonne


Merci Simone


Si c'est pas du hasard, ça, vous avez vu le nom sur l'affiche? Le Crépuscule des Dieux!





Alors, je prend ou je prend pas? Faudrait savoir!

par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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Vendredi 4 novembre 2005
Bonjour !

Alors, prêts pour la seconde partie des aventures wagnériennes à la Halle aux Grains ? On y retourne tout de suite, donc. Nous en étions restés au moment où, plagiant Don Juan, une fois rassasiées de nourritures terrestres, nous envisagions une sustentation plus éthérée, purement auditive mais combien nourrissante pour notre petite tête !

Enfin, nous voyons arriver les chœurs (mecs d’un côté, nanas de l’autre). Surprise agréable : on est à portée de voix et de gestes du copain. Que croyez vous qu’on ai fait ? Evidemment, cela aurait été trop simple qu’on la boucle sagement jusqu’à l’extinction des feux et le début de l’œuvre. On se lance dans des « Ouhou ! Eh, Psssst ! Machin ! »(c’est pas son prénom évidemment, mais il se reconnaîtra) Avec des sauts et des grands moulinets style pom-pom girls (les pompons auraient été bien utiles tiens !)
L’interpellé nous a parfaitement « visualisées » (c’est le terme) mais tourne ostensiblement la tête (du genre « Si je regarde ailleurs, j’ai plus de chance que les copains du groupe oublient de me demander si je connais les deux allumées qui jouent au chien jaune »).

On arrête, parce que sinon, on risque de voire arriver des mecs en costar blanc qui nous invitent à faire un tour dans une zoulie voiture qui fait « pimpon » jusqu’à un charmant chalet très « douillet » étant donné qu’il est entièrement capitonné.

Les solistes arrivent, le chef, et après les applaudissements d’usage, l’opéra commence. Rien, à part la musique et des chanteurs plus que corrects (excellents même, pour certains) et copine et moi, on reste babas, complètement tétanisées par la force de la partition (et notre démon personnel en train de digérer dans un coin, nous accordant ainsi  un semblant de crédibilité en société.) Mais voilà… étant donné le trop plein d’émotion et notre version très personnalisée de la femme de Loth pendant tout un acte, il est évident que ça va pas durer, et qu’à l’entracte ça va péter quelque part !

Et ça loupe pas ! La pause arrivant, on se précipite (là aussi c’est le terme) et pas aux sanitaires, droit sur le copain, qui n’a même pas le temps d’esquisser un geste de retraite (tout juste si on a pas enjambé la séparation des balcons pour aller plus vite) La charge de la brigade légère sans les chevaux ! On commence à jouer les groupies et les autres membres mâles du chœur nous regardent de haut (au sens propre du terme ! C’est le rang des barytons et basses et, question taille, c’est en rapport avec l’organe !

Pour vous donner une échelle… visibilité : boucle de ceinture (et allez pas chercher une allusion grivoise les pervers !) Le copain nous signale que ça serait peut-être bien d’aller prendre le frais dans le couloir, étant donné, que là, il sature un peu côté place (surtout qu’il reste encore deux actes à assumer dans son box).

On le suit, enfin « les » suit, étant donné qu’ils ont tous la même idée. Et on recommence à causer contre-ut (enfin, pas pour eux… tessiture oblige !). Là, j’ai une question qui me tarabuste depuis le début de l’acte : A un moment, on entend des trompettes censées venir du lointain annonçant l’arrivée de Lohengrin. Et « effectivement » elles semblent venir carrément de l’extérieur de la salle (je me suis penchée limite de basculer par-dessus la rambarde (la personne derrière moi a dû avoir une vision très sélecte de mon popotin en prime), pour viser du côté des cuivres… et les trompettes, elles étaient sagement posées sur les genoux des mecs… mystère !).

Petit sourire attendri style « ces nanas, un rien les amuse ! » et le copain nous entraîne dans une petite salle à côté. Explication : les trompettistes se placent ici et jouent en suivant les indications du chef par écran interposé. Boum ! Encore une image d’Epinal qui se casse la goule (j’aimais bien, moi, l’idée des trompettes à l’extérieur, en plus, vous imaginez la tronche des passants se la pétant sérieux, croyant que c’était pour marquer leur déambulation ? Que d’honneur !) Tout d’un coup, je m’aperçois (par ce fameux moniteur interposé), que la salle de concert commence à sérieusement se remplir. Petit coup de coude à la copine et suggestion « faudrait p’t’être bouger sa couenne ! », parce qu’avec la foule, on risque (encore) de se faire remarquer si on arrive alors que tout le monde attend dans un silence quasi religieux le début du second acte.


Là, début de panique ! Dans le feu de l’action, on s’est retrouvées dans l’allée réservée aux choristes et eux, très professionnellement regagnent leur place. Et où qu’on est ? En plein milieu !(toujours visibilité ceinturon) Nous voilà presque entraînées de force, style vague de lemmings dans leur phase « plongeon collectif du bord de la falaise », en train de nager le papillon à contre courant pour essayer d’éviter de faire tache dans la formation (Image : géant – colosse -  marmule – espace – espace – titan – balaise - costaud… Dans cette énumération, deux erreurs se sont glissées) Je balance à copine, que si nos forces nous manquent et qu’on se retrouve sur scène, on a intérêt à trouver des partitions vite fait, pour faire moins « touristes » L’avantage des petits gabarits, c’est quand même que ça se faufile facilement, et après quelques contorsions et des « pardon », « s’scusez », « t’tention », « j’suis en bas, si vous cherchez d’où vient la voix », on arrive à sortir de ce courant humain, pour regagner nos places (un peu essoufflées sous l’effort tout de même).

Le second acte arrive, nous replongeant de notre état « chlorure-de-sodiumeux » et ce, jusqu’à l’entracte suivant (le dernier, au grand soulagement du copain, certainement !) La dernière note jouée et les premières lumières à peine rallumée… les deux groupies re-foncent vers le seul élément familier de la salle : le pauvre copain ! Sympa, il nous voit débouler tout en gardant son courageux sourire. Re-sortie dans le couloir et re-papotage lyrico-anecdoteux, quand une espèce de grand échalas se pointe, roulant sa caisse et ronronnant (rugissant même) de la voix pour… s’appuyer du coude sur mon épaule ! J’ai l’air d’une canne anglaise ? Regards mi-amusés et mi-inquiets de copine et copain, ils savent que le côté « contact physique » sauvage, c’est pas trop mon truc, et connaissant le bestiau, le fatigué ferait peut-être bien de compter ses doigts (à porter de ma goule) avant qu’il ne s’aperçoivent que la balustre humaine a un sacré coup de dent ! Là, je les surprend en ne bougeant pas d’un millimètre et en levant la tête (complètement en arrière oui, vu la taille du charolais !) J’suis dans ma période coolitude (ça se voit même à ma tenue, étant donné que je suis en levis noir et perfecto) et si ça l’a tué de pousser sa complainte, je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’il reprenne son souffle (mais pas trop longtemps, l’épaule commence à grincer) Après avoir récupéré et repris une station verticale correcte (il était temps, j’ai l’impression d’avoir la forme de son avant-bras incrusté dans la bidoche) on continue à papoter à quatre, cette fois, de Wagner, de la « lourdeur » de certaines partitions et de la longueur, presque inhumaine des fois, de ses œuvres (les Maîtres Chanteurs, près de cinq heures et demi d’opéra, quand même !) Le reste de l’entracte suit sans incidents sauf qu’on commençait avec copine à esquisser quelques pas chassés pour se repositionner dans l’axe de notre escalier, histoire de pas se retrouver embringuées pour un autre tour d’autos-tampons !

Pour la suite et fin de cet opéra, tout fut dans le plus pur style zénitude et conformité avec le lieu, donc plus rien ne nous est arrivées… dans les murs, parce qu’il ne faut pas oublier le retour avec une folle du volant ! Vous vous souvenez qu’elle m’avait fait une visite guidée des « mauvais lieux » toulousains ? Et bin là, elle a voulu à tout prix me montrer des nouvelles arrivantes (du Brésil, ça veut tout dire) pour me demander à brûle pourpoint : « A ton avis, bique ou bouc ? ». A plus de minuit, et à fond les gamelles, le sexe avéré ou trafiqué de ces dames était à cent lieues de mes considérations (j’essayais plutôt de me souvenir de combien d’os est composé le corps humain)
Elle m’a quand même ramenée saine et sauve devant chez moi (en fait je lui ai même demandée de me déposer avant, vu que ça lui faisait faire un détour de rentrer dans le lotissement, et que j’étais dans un état nerveux, qui me faisait envisager le fait de sauter en marche comme solution idéale d’évasion.)

Alors, ça vous dirait si je vous la présentais ma copine ? Elle vaut le détour, surtout pour ceux qui veulent éprouver leur flegme devant une situation extrême ! En tout cas, pour aujourd’hui, c’est fini et il faudra attendre la prochaine fois pour que vous ayez encore droit à des gaffes de ce genre là.
Je vous laisse et vous souhaite une bonne journée. A plus tard

La dragonne

Une petite adresse pour en connaître plus sur la Halle aux Grains :
http://www.onct.mairie-toulouse.fr/halle_aux_grains.php
par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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