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Mardi 31 janvier 2006
Bonjour à tous

Bien dormi? Moi, pas assez, mais si je traîne trop au pucier, je vais ramper à dix centimètres du sol pendant tout la journée, les yeux comme "le Retour de la Vengeance de la Malédiction de la Momie 3", et avec autant de tonus musculaire qu'elle (ça m'englue et pourtant j'aime ça moi, mon dodo).

Hier, avec un blogueuse (coucou ma  belle!) on causait cheveux et expériences plus ou moins réussies côté création capillaire. Et bin, figurez vous, ça a encore fait tilt (merci toi, article tout trouvé!). Je vais vous causer donc de mes tifs, mais attention, pas de coucroute melba ou de coupe aux "enfants d'Edouard" comme on dit (un bol sur la tête et on coupe tout ce qui dépasse), mais "d'accidents capillaires"! Jugez si ça n'en est pas un.

Un beau matin (ça c'est pour le style, parce qu'il aurait pu tomber des grenouilles, des sauterelles, y avoir un soleil à plomber toutes mes prémollaires, je ne m'en rappelle guère), un beau matin donc, nous étions mes frangins et moi à la maison, (donc, supposition fort logique, on n'avait pas classe ce jour là), et "vraiment" seuls. Mon père devait être à sa chère seconde maison, la caserne et ma mère (l'utérine, pas l'adoptive) devait avoir trouvé une quelconque "charrette renversée" (une connaissance quelconque chez moi) et elles se tapaient une bavette. Ou alors, en quête de distraction, elle écumait tout le bâtiment pour trouver une voisine, femme au foyer comme elle, qui veuille bien se laisser amadouer et perdre une heure ou deux à discuter le bout de gras. Ele était coutumière du fait, et un coup sur deux, on devait attendre, quand on revenait de classe, que môdame aie fini sa tournée des grandes duchesses, parce que hors de question qu'elle nous file un double de l'appartement, au cas où on aurait eu la brillante idée de le redécorer ou de filer avec l'argenterie aux Iles Caïman). Notre grand jeu, d'ailleurs, aux beaux jours c'est de faire le tour du bâtiment et de regarder les fenêtres où elle apparaissait, quand c'était pas d'où provenait sa douce voix de marchande des quatre-saisons (à deux mètres, elle vous décollait les bouchons de cérumen, comme pas deux avec sa voix de crieuse municipale)

Tout ça pour dire que la corne de brûme n'étant pas dans le parages, on avait les coudées franches pour faire exactement ce qu'on voulait... c'est à dire rien, étant donné que ce jour là, on était en manque d'inspiration (bin oui, les copains ne s'étant pas manifestés au carreau, qu'est-ce que vous voulez faire entre quatre murs, quand on est des gamins?)


On discutaille un peu et je ne sais pas comment c'est venu sur le tapis, mais on arrive à causer cracheurs de feu (on avait dû voir la Piste aux Loupiotes ou un autre truc de cirque à la télé).
Et voilà la dragonnette (à l'époque, pas encore dragonne) qui, forte de son immense expérience dans le domaine, se met en tête d'expliquer aux frangins le système ingénieux qui permet aux types de rivaliser avec Smaug.
"Alors valàààà, le gus il a une torche à la main, et crache dessus du liquide, mais pas des glaviots, ça prendrait pas... un liquide qui brûle comme la vieille prune de papi Antoine ou le "pousse-kawa-qui-dissoud-le-marc-et-pas-que-ça" de mémé Cléopha - (chouette prénom hein ma mémé parternelle?) - Mais pour l'expérience, j'vais simuler avec la flotte du robinet, pass'ke de toute façon, si le niveau des bouteilles descend, la blague de l'évaporation naturelle va pas tenir la route.
- Bin et la torche? - lance fort judicieusement un des frérots
- J'me vois mal décrocher les rideaux et les entourlipouiller autour du manche à balai, là aussi, ça se verrait d'office! On va juste prendre une allumette, ça fera la farce pour l'exposé!"

D'un pas mesuré et digne on se dirige tous vers le labo (la cuisine) et les frangins s'assoient (j'aime que mon public reste sage durant mes prestations). D'un geste à la Majax, je craque une allumette (je maîtrise le feu, ouahhh!) et penche la tête sous le robinet du chauffe-eau pour prendre une lichette de flotte.

Soudain, cris horrifiés des frangins!
"'Tention ça crâme!"
Je me redresse un sourcil levé et la mine froncée (j'ai horreur d'être interrompue dans mes explications) je recrache le faux carburant et m'informe
"Quoi... encore!!!" (avec les frangins, y avait souvent des "encore" c'est pour ça que je déteste être interrompue d'ailleurs hé, hé)
- Tes tifs, ils flambent!"
Là, panique! Je joue les moulins à vents (non chorégraphiques cette fois) me tape la caboche avec les mimines pour éteindre l'incendie de Rome et, de guerre lasse, me fiche la tête sous le robinet, ça sera plus court.
Haletante sous l'effort, et surtout sous l'effet de la trouille, je regarde entre ma tignasse dégoulinante et mes binocles sans essuie-glaces incorporés mes frangins. Pétés de rire, les frérots! Nullement compatissants, même pas catastrophés, juste roulés en tas sur le carrelage de la cuisine devant une frangine transformée en rescapée de naufrage après l'incendie du rafiot?

Est-il besoin de donner l'explication? Jusqu'à la fameuse goulée de flotte, ça roulait comme un pet sur un drap de soie, mais là où ça a cafouillé, c'est pour le "penchage" vers le robinet. C'est à gauche que j'aurai dû me pencher, tenant l'allumette à ma dextre... et pas le contraire, ce qui fait que j'ai serviablement offert à la ch'tite flamme une bonne partie de ma crinière légendairement connue! Résultat de cette expérience digne de Géo Trouvetou: un gros manque visuel dans l'ordonnance (moui, on va dire ça hein) de ma chevelure et une odeur de poulet qu'on vient de déplumer à la flamme dans toute la barraque (sans compter la flaque d'eau dans laquelle je pataugeais allègrement).

Sauve-qui-peut à bord, puisqu'on ne savait pas quand la reine-mère allait repointer son museau et il fallait tout remettre dans l'ordre. Ouverture de toutes les fenêtres pour faire courants d'air, prise de tout ce qu'on trouvait de torchons pour s'en servir comme éventail et renouveller plus rapidement l'air vicié (du dehors on devait croire où qu'on se rendait avec le drapeau blanc ou qu'on disait adieu à un chevalier virtuel partant pour les Croisades), un coup de serpillière pour sécher le sol, rechange de la cracheuse de feu pour éviter des questions gênantes sur un haut complètement à tordre et surtout : essai de coiffage pour masquer les dégats d'une déforestation sauvage et assimétrique de mon ornement capillaire.

Fin mot de l'histoire, la reine-mère est rentrée beaucoup plus tard et son premier mot en ouvrant a été: "Mais ça sent le crâmé ici!". On se retenait évidemment de rire (ça a été dur, fallait juste ne pas se regarder mutuellement pendant une bonne heure) et angéliques... on l'a aidé à chercher la source de cette odeur tenace, qu'on n'a jamais découverte, est il utile de le dire.



Voilà les exploits "saltimbanquesques" d'une dragonne se croyant chez Bouglione. Alors, un conseil, si vous avez à expliquer la technique du cracheur de feu... faites un dessin, ça sera moins dangereux pour votre broshing!

Bonne journée et à plus

La dragonne

PS: Je risque d'être absente toute la journée, je vais peut-être avec fistonne "magasiner" (je dis bien "peut-être"...)
Re-PS: MrSmile est revenu!
par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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Lundi 30 janvier 2006
Bonjour!

Alors, remis de ce week-end neigeux? On a fait des bonhommes? On s'est envoyés des paksons de flotte surgelée à la tronche?

Samedi matin, avec fiston, nous sommes allés faire les courses au super-marché à l'entrée du bled. Et bien les gars (les filles aussi, z'êtes pas dispensées de lecture!) c'est la première fois que j'en vois autant ici, parce que Toulouse, n'est pas réputée pour ses pistes noires en principe! Sur la petite place, où fiston gare sa trottinette, vous auriez vu deux zozos, les mains dans les manches de la doudoune (ça protège mieux) en train d'enlever la couche blanche autours de la tire, seul problème... des bras (pour la dragonne) peut être proportionnés par rapport au reste du bestiau, mais un peu... justes pour tout balayer sur le toit. On a failli partir faire les courses avec la seule voiture punk que je connaisse (une jolie et conséquente crête blanche au milieu, c'est tendance remarquez).

L'après-midi, comme dragon, enfin revenu de son périple de quarante huit heures se reposait un peu, on a décidé, toujours avec fiston, de faire un bonhomme de neige. Et bin, figurez vous, j'ai jamais eu aussi chaud au mois de janvier! Faut dire qu'on s'était équipés (surtout moi) comme pour une expédition au Pôle Nord! Après-skis (j'avais oublié qu'il n'y a pas de sens pour le chaussage, et j'ai tourné et tourné le truc, avant de regarder la semelle et de voir qu'elle était parfaitement symétrique, pas ma faute je vais rarement au ski) pull énorme avec gros col à bouffer de la tarte qui m'arrivait sous les narines, et doudoune de fistonne (la méga doudoune qui arrive sous le genou et qu'on peut pas boutonner sinon on ne peut plus faire que des pas de geishas, pas trop mon style déambulatoire ça, quand je marche on dirait plutôt que je prend des mesures pour planter des navets) et gros gants de jardins de mon dragon (là aussi, je regrette, étant donné mon manque de fréquentation des stations enneigées, les gants polaires c'était quand même limite pour choper des paquets de poudreuse).
Et nous voilà comme deux bons neuneus, en train de rouler des boules de neige dans tout le jardin (on tondait la neige en quelque sorte) et de les rapporter au même endroit pour dresser le bonhomme. Pas peu fiers, quand on voyait la taille des boulettes! Mais voilà... problème... c'est lourd la neige, mine de rien, et pour montrer dans le plus pur style, un type neigeux, faut trois boules! La deuxième, pour le tronc, on en a craché des ronds de chapeau! Même avec fiston, qui est un peu plus musculairement développé que sa génitrice, c'était pas du pithivier! (ruse: on a fait une pente sur la boule de base et roulé l'autre à son sommet). Résultat: un bonhomme d'un bon mètre soixante dix avec des yeux en bouchons bleus de bouteilles d'eau minérale, un pif rouge en couvercle de pot de crème visagale... anti-quelque-chose, ou pro-autre-chose (ou deux-en-un, j'ai pas vérifié) et l'os-jouet du chien pour faire la bouche!

Cette petite "régression infantile" nous a quand même monopolisés dehors plus d'une heure! Et comme une parfaite oie du Périgord, j'avais gardé mes lunettes, ce qui fait qu'avec la buée produite par mon souffle un peu pressé, vu l'exercice physique, et le fameux col tube me montant très haut, les tifs trempés de neige me retombant sur la tronche à chaque mouvements, la plupart du temps j'étais en nocturne et fiston me guidait à la voix.
En tout cas, même avec tout le dimanche pluvieux qu'on s'est farci, et bin le coco blanc il est  toujours en place et n'a pas perdu un centimètre! Et ce lundi ça donne encore ça! (quand on construit c'est du costaud s'pas?)



Bon, vous allez dire... "qu'est-ce qu'on en a à battre de son tas de neige?". Pas tort, mais comme j'avais pas envie de faire une chose conséquente, autant vous causer flocons et joies simples que de vous sortir un truc genre... "Euh.... c'est lundi et j'ai pô d'idée" (parce qu'en plus, ça serait mentir comme un arracheur de dents, j'ai simplement pas envie de faire un truc conséquent, il y a des jours comme ça hein?)

Allez, je me rattraperais plus tard... et comme je dis souvent: "ça vous fait des vacances" hé, hé!

Pour conclure, un petit truc trouvé sur le net (c'est pas long, pas d'affolement!) et bonne journée.

La dragonne

HISTOIRE VRAIE :

Ceci est une histoire vraie qui a fait rire l'état du Michigan pendant 2 jours. Voilà une présentatrice du journal télévisé très embarrassée et qui, à l'avenir, réfléchira à deux fois à ce qu'elle dira. Cette présentatrice donc, le lendemain d'un jour ou il aurait du neiger (mais cela ne fut pas le cas) s'est retournée vers le monsieur meteo pour lui  dire: "Alors Bob, ou sont les 20 centimètres que vous m'avez promis hier soir?" Non seulement il a du quitter le studio, mais également la moitié de l'équipe télévisée qui était écroulée de rire...


par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Samedi 28 janvier 2006

Bonjour!

Et bien, festive la journée d'hier encore une fois hein? Ma liste a été cochée mais n'a pas été du beurre mou, je vous garantie! Au fait... pour les persifleurs... quand le chat n'est pas là, les souris glandent peut-être, mais côté menuet et gigue endiablée, vous avez tout faux! Je ne joue les moulins à vent qu' avec lui, quand on sort, sinon c'est pas drôle. Ce que je fais plus volontiers, par contre, c'est jouer le Jim Carey en jupons sur msn (n'est-ce pas les copines hé, hé). En tout cas, mon pauvre dragon s'est retrouvé en gare de Milan avec son collègue, en train d'attendre que le train bondé veuille bien partir pour Nice où là, fallait trouver une correspondance vers Toulouse ! (arrivée à Nice à huit, neuf heures du soir... je vous laisse imaginer la nuit!)

Quoiqu'il en soit, prose promise, dose bue! Vous allez l'avoir votre purge littéraire (souvenez-vous, les images subliminales... les slogans... les « dragées Fuca, dragonne est là! »... ça vous revient?) On avait décidé (enfin, je, mais c'est pareil hein?) que j'allais causer de mes expériences dans le domaine des guéridons tournants et verres glisseurs en tout genre. Je n'en narre qu'une, on verra le reste un de ces quatre d'accord?


D'abord plantons le décors! La maison de ma mère adoptive, une vieille baraque de dix huit cent et des pruneaux, remaniée au fil des générations et ressemblant plus à un patwork de pierrailles et bétons variés qu'à une manoir écossais, plus dans « l'esprit » des manifestations dites surnaturelles. Le seul endroit que j'aimais pas trop c'était la cave, mais surtout parce que ça sentait son salpêtre de cinquante ans d'âge et qu'on s'y pelait les miches, été comme hiver.

On va dire, pour résumer, qu'on était dans cet âge charnière, entre le gamin (ou gamine) à tarter et l'adulte... à tarter aussi remarquez, tellement on avait la réputation de saouler tout le monde par nos con... folles inventions, (c'est mieux, même si c'est l'autre mot évidemment hé, hé) Mon frangin, aujourd'hui disparu, était féru de tout ce qui touche au paranormal (moi, pareil, mais ça ne concernait que mes lectures : Bram Stoker, Lovercraft, Poe, Maupassant, Seignolle, Ray... etc, et King plus tard) il voulait épater les copains de la bande en leur tannant la peau pour les persuader que la barraque était « chargée » côté esprits frappeurs (c'est sur qu'on se tapait pas mal sur la trogne à cette époque avec les frangins, mais côté esprits... valait mieux regarder dans le bar familial, on avait plus de chance d'en trouver)


Un samedi soir, ( c'était toujours un samedi, étant donné que le reste de la semaine on bossait, et que le dimanche on était hors d'état de faire quoique ce soit - déjà à l'époque!) on décide d'imiter Allan Kardec (le pape de cette discipline), frangin, un copain « copinesquement » accompagné (quel boulet celle-là, j'm'en souviens encore!) et bibi.

Ma mère adoptive, étant avec nous à l'apéro remonte (elle logeait au premier) et nous laisse à nos « couillonades », comme elle disait, étant donné que son frichti n'allait pas se faire tout seul. Nous, trois chips, une poignée de trucs tellement salés qu'on cherche toujours ce que c'est comme fruit sec et pas mal de liquide, à haute teneur en alcool, nous suffisait pour tenir la route (à l'époque je buvais autre chose que des jus de fruits).

Frangin « conditionne » le copain en lui disant que c'est une maison à «lourd passé », style morts violentes (de rire ça c'est sur), objets qui bougent tout seuls (le balancier de l'horloge, les images à la télé, le tourne-broche du four, ouahhh! C'est flippant!), portes qui se referment sans aide (là, c'est vrai, mais c'est dû au super architecte qui a fichu tout de traviole à l'origine dans c'te bicoque – un descendant de Numérobis certainement), bruits suspects (venant des chiottes? Pas trop, non!  D'ailleurs? Le bois ça bosse tout de même un tantinet au fil des années!) M'enfin, étant donné que le copain était bien gentil mais n'avait pas inventé l'eau tiède, il gobe tout, les yeux équarquillés et la lipe tremblotante (Eh! On est pas bête, on sait choisir nos « victimes »!)

La mort violente, c'est sa copine qui a dû la lui faire subir, et à répétition, vu le regard kalachnikovien qu'elle lui lançait. Elle, totalement hermétique à notre zoulie histoire; tellement hermétique d'ailleurs qu'au bout du moment , elle nous a laissé à nos délires, signalant à son copain, qu'elle espérait qu'il sache exactement où il allait dormir cette nuit, parce qu'elle risquait fort d'être sourde quand il allait sonner (j'vous l'ai dit une enquiquineuse de première!). Il est tout de même resté, ça c'est à son honneur (et a fini sur le canapé-lit) et a insisté pour qu'on presse le mouvement dans les préparatifs médiumniques.

On pousse la table basse (pas spirituellement tendance) et on fouine pour trouver l'équivalent du guéridon plus conforme à ce genre de séance (on avait pas le trois pieds traditionnel, mais une petite table ronde, style jardin a fort bien fait l'affaire). Vite, des bougies, on met la pièce dans le noir et zyva!

Après avoir fait durer le plaisir... frangin annonce que les esprits ne sont pas encore « chauds » et qu'il vaut mieux faire une pause (vexé d'ailleurs le frérot, qu'il n'y ait même pas eu un petit craquement lugubre). On sort de la pièce, pour aller chercher un truc plus conséquent à se mettre dans la dent creuse et on laisse le copain seul sur le canapé.

Petit ravitaillement, style pillage barbaresque dans le frigo maternel, et on redescend pour trouver le zozo tétanisé et blanc comme un baril d'Omo! On s'informe de la raison de ce changement de teint intempestif et de son imitation plutôt réussie de la statue du Commandeur.


« Alors là, vous allez jamais me croire!
- Déballe, on jugera sur pied!
- Z'étiez à peine sorti que j'ai senti des coups répétés sous le canapé! C'était tellement violent qu'il a même tremblé, j'vous jure! Et ça marmonait des trucs..style incantations ou dans l'genre!»

Au même moment, coup répétés sous le canapé (mais le type exagérait – la trouille – parce que c'était violent mais pas au point de faire décoller le mobilier). Un esprit qui maîtrise le morse, c'est pas courant tout de même! Les « incantations » se font entendre, deviner dirais-je, et là, on se regarde avec frangin, lui, triomphant d'enfin trouver une chose tangible dans le monde de l'intangible, moi un peu baba et surtout drôlement curieuse de savoir comment il s'y était pris, étant donné qu'il était avec moi, à l'étage au-dessus. Il faut vous dire que je suis de la race de Saint Thomas... tant que j'ai pas tâté si c'était du pur coton ou de l'acrylique le drap de lit fantomatique, on peut toujours m'en conter!

Et là, ça a fait "tilt" d'un coup! Frangin déçu comme pas permis et moi pétée de rire. On a pigé en même temps. On descend, entraînant le copain mort de trouille et tenant debout parce que c'était la mode, et ce, jusqu'à la cave qui, par le plus pur des hasard (bin tiens!) se trouvait juste au-dessous de la pièce. Et nous vîmes tous la créature de l'au.... dessus, étant donné que c'était ma mère adoptive, perchée sur une caisse, le balai à la main et en train de taper comme une malade dans le plafond en beuglant des « ah vous voulez des fantômes..; et bin en voilà! Houuuuuuu z'êtes contents, z'en voulez encore? »


La soirée spirite s'est finie en rigolade générale et ma mère adoptive est même restée avec nous à blablater jusqu'à ce que la fatigue se fasse sentir, surtout pour elle (elle n'était plus de la toute première jeunesse, ayant plutôt l'âge d'être notre grand-maman).

Alors pas trop déçus? Vous vous attendiez à des gémissements d'outre-tombe et des bruits de chaînes, bin désolée, j'ai que ça en rayon aujourd'hui! Dommage hein? Mais il y en a eu quelques unes qui étaient plus... déroutantes tout de même (mais pas flippantes pour un brin) on verra ça une autre fois, point trop n'en faut s'pas?

Je vous laisse en vous souhaitant une bonne journée et à plus...

La dragonne


PS: Vue la longueur de l'article, je vous laisse tout le week-end pour le digérer d'accord?

par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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