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Mercredi 31 janvier 2007
Bonjour !

Bon, c'est pas tout ça... on a un lapin plus que chaud et des dindes sur le feu, on y retourne avant que ça ne "grippe" au fond de la cocotte (tiens, pas voulu ce jeu de mot !). Je crois que j'ai trouvé mon rythme... jusqu'au prochain tempo, un article tous les deux jours, ça va, on peut "digérer" entre. Allez, avant que ça ne refroidisse (je parle de mes neurones là !)



DON GIOVANNI - Acte I - Scène 7 à 10

Le lieu : Toujours la rue, si ça se trouve c'est tellement un bled paumé, qu'ils n'ont pas trouvé une baraque assez grande pour pouvoir dire un grand air sans toucher les murs dès qu'on fait des effets de manche

Les personnages :
Don Giovanni, revenu dès que sa rombière a tourné le coin
Leporello, en train d'essayer de replier sa liste, façon carte Michelin (bon courage, j'ai toujours du mal avec ça!)
Masetto, un type du "crû"
Zerlina, sa promise, de la même cuvée sans doute,
Des potes des deux bords, parce qu'une noce sans invités, ça ferait misère sur scène
Donna Elvira, revenue faire un tour, pour plomber un peu l'ambiance festive

Les fiancés arrivent en gambadant, avec toute la noce au train, façon Laura Hingalls dans son champ de luzerne. Et que ça entonne des p'tits couplets sur le fait de profiter du printemps quand le lumbago ne nous fait pas encore trop de misère et que si on veut un beau bouquet, vaut mieux tenter d'en choper un max de fleurettes dans la journée, vu que le soir, elles se referment comme fort Alamo pour ne pas attraper froid au pistil (l'allusion est plus qu'évidente, même si ça reste "lyrique", dans les noces, passées certaines libations, en principe le registre des chansons est plutôt choisi dans celui des corps de garde que des chants lithurgiques des moines sistérciens, ou alors... j'ai pas fréquenté les mêmes noces)

Don Giovanni donne un grand coup de coude à Leporello en lui signalant qu'il va pouvoir faire son marché, y'a de la viande "fraîche" à l'étal. Leporello acquiesce, parce que si ça se trouve, il va peut-être pouvoir trouver son bonheur aussi (tiens donc... l'autre déteindrait-il sur lui ?)

DG s'avance, l'air de se baguenauder le pif au vent, sans idées derrière la tête et demande si ça serait pas une noce tout ce joyeux remue-ménage. Zerlina lui répond qu'il a gagné une tringle à rideau, vu que c'est la sienne et celle de son copain Masetto. Il félicite le type d'être bien poli et pour la peine, propose de faire ami-ami (déjà, vu le zoziau, si j'étais Mazetto, je sortirais le fil haut voltage pour entourer sa zibeline)
"Allez, pour fêter ça, j'vous invite tous ! Lepo ! Qu'ess'tu fous !
- Bin j'agace ma villageoise, pour vous imiter...
- T'arrête de regarder si elles ont les ouïes bien rouges et tu files avec tout ce beau monde dans mon palais (façon résidence tropézienne de jet-seteur ?) J'dois avoir du Nutella, du Nes. un fond de Castelvin et deux ou trois tranches de jambon blanc, ça devrait faire la farce non ? Tu tâches de les faire rire pour une fois et t'as qu'à leur faire une visite guidée des lieux, surtout à Masetto, qu'il soit bien "occupé" - conclut-il en passant près de Zerlina et en lui prenant la taille.

Lepo a pigé et va pour s'exécuter quand Masetto s'interpose en disant qu'il y a un p'tit problème, sa copine ne va pas au p'tit coin sans lui, quoi qu'il arrive ! On le rassure, même Zerlina cette oie, qui confirme en disant qu'elle ne craint rien, elle est avec un "chevalier" (alors que Leporello a lancé que son maître allait jouer son rôle pendant son absence, j'aurai un doute sérieux là, vu le sous-entendu).
DG confirme en disant même que s'il ne file pas de suite se distraire ailleurs, il risquerait d'avoir un accroc supplémentaire à son costard du dimanche. Masetto obéit mais en melounant dans ses poils mentonesques qu'il a bien pigé qu'il devait obéir, mais qu'il n'en pensait pas moins, loin de là, puisqu'il lance à sa copine deux ou trois gentillesses pour son attitude (gourgandine et coquine, je ne crois pas que ça soit des p'tits noms d'amour)

La troupe partie, DG peut passer au plan B :
"Ouf ! Pas un mal que c'te niaiseux  soit plus dans le secteur !
- M'enfin... c'est mon mec !
- Qui ? Le bouseux là ?! Tu crois que je suis du genre à accepter de laisser donner de la confiture à un cochon ?!
- J'ai donné ma parole...
- Des nèfles oui ! Et ça serait-y pas gâcher d'enterrer de tels "arguments" au fond d'un huche à pain dans la ferme de ce petzouille ?!
- J'fais gaffe...
- A quoi ?
- Y a des bruits qui courent sur la soi-disant sincérité de vous autres chevaliers.
- C'est les "belous" (paysans) du coin qui balancent ça ? On est pas du même monde! La preuve que j'suis sincère, je t'épouse illico !
- Tu te fiches de ma trombine où t'as des absences ?
- Parole ! On file dans mon château et on file le parfait amour !"

Il l'a bien roulée dans la panelure parce que la nana commence à donner des signes de faiblesse. Elle tente tout de même de gigoter un peu au bout de son hameçon en lançant comme argument pour résister à cette proposition (plus qu'alléchante pour son ascension sociale) que "Masetto l'aime encore" c'est dire qu'elle faisait un mariage d'amour tiens ! On attendait presque le "hélas" pour conclure sa tirade!
Enfin, elle cède et les deux cocos se dirigent vers la garçonnière du mec.

Par contre, ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est l'arrivée en fanfare de donna Elvira  qui déboule sur la scène, le poil au garde à vous et les yeux hors de la tête. Elle chope Don Giovanni par le bras *:
" Un pas de plus et je t'esquinte ! Tu pensais aller où avec cette p'tite idiote ? (il est stipulé "enfant innocente", je regrette, pour moi, c'est une potiche de première, désolée !)
- Qu'essk'elle dégoise l'excitée ? - demande une Zerline un peu à l'Ouest.
- Euh... 'tends, je cherche la bonne réplique.... - à Elvira - Mais... bibiche... c'est juste pour passer le temps...
- Passer le temps ! T'as essayé le Rubicub, ça n'esquinte que tes nerfs et pas ceux des autres!
- Mais qu'est-ce qu'elle dit... (décidemment, elle est bouchée à l'émeri la promise)
- Pas de panique ! - il se retourne vers la garniture de cheminée - Elle n'a pas la lumière à tous les étages, c'est tout !  Elle s'est carrée dans la tête qu'elle en pinçait pour moi, un vrai crampon, j'ai du mal à la décoller de son rocher la bernique ! Aussi je préfère faire semblant d'être amoureux aussi, vu qu'on ne sait jamais les sautes d'humeur que ça peut avoir ces bestioles là !
-  L'écoute pas, c'est que tu vent ! Un conseil, achète-toi un décodeur, faut savoir décrypter ce qu'il dit si on veut éviter de se vautrer sentimentalement parlant ! Comme deux précautions valent mieux qu'une... tu viens avec moi, et on se tire ailleurs (sénégalais), ça devient irrespirable ici !"

Et elle entraîne la fille presque à l'horizontale tellement elle est pressée de l'ôter des pattes du vile séducteur. Don Giovanni reste seul, mais pas longtemps, Ottavio et Anna vont faire leur entrée à la scène onze, à la recherche de l'assassin du paternel (pour info, ils n'ont toujours pas pigé que c'était DG, vu qu'il a tout fait pour garder son anonymat cette nuit-là)

On verra ça... dans deux jours donc et d'ici là, portez vous bien et bonne journée (une cafetière soupire, que voulez-vous... je me dois de la soulager la pauvre!)

La dragonne

* désolée, extrait purement audio et qui "date" un peu... pas trouvé autre chose
par Sieglind publié dans : Mozart
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Lundi 29 janvier 2007
Bonjour !

Vous ne devinerez jamais ! J'ai deux nouvelles chaînes au valseur ! Mais là, ça va faire désordre si je coupe déjà Don Giovanni pour les entreprendre, alors, je vais continuer un peu, parce que les derniers cent cinquante maillons m'ont tout de même un peu calmée (et vous aussi par la même occasion). Mais, promis, je les fais dès que j'ai un moment de libre promis Suji et Roanne !
Bon, étant donné qu'en principe la fin de semaine se devait d'être réparatrice, on y retourne donc, pour la suite du premier acte (piano ma sano è lontano s'pas ?)



DON GIOVANNI - Acte I - Scène 4 à 6

Le lieu : la rue, étant donné que les deux zoziaux se sont envolés de ce côté après le trucidouillage du Commandeur et toujours de nuit, puisque c'est censé se dérouler dans la foulée.

Les personnages :
Don Giovanni, pas perturbé pour deux ronds par le fait d'avoir envoyé ad patres le géniteur de la nana qu'il essayait de lever
Leporello, accroché à ses basques, et lui, pas enchanté des masses de se retrouver à chaque fois dans des galères pas possibles avec un tel patron
Donna Elvira, dame de Burgos (en Hispanie, origine si vous vous souvenez de la "vraie" histoire) et se considérant auprès du dragueur comme la plus "légitime" de ses conquêtes (et pour cause, elle est mariée avec le type !)

La scène commence sur un récitatif, c'est à dire une sorte d'aparté musicale (vous commencez à savoir de quoi je parle, j'en fais toujours), sur le mode de la conversation, mais pas de tous les jours, vous en connaissez beaucoup des mecs qui discutent en revenant de passer au fil de l'épée des Commandeurs ?

Don Giovanni demande à Leporello la raison de son "tirage de gueule" :
" Allez, déballe ! T'as encore un pet de travers ?
- Vous marrez pas, c'est du sérieux ! Mais d'abord... j'veux votre promesse que vous allez pas vous énerver après moi...
- A une condition, t'oublies le Commandeur !
- Euh... j'm'assure qu'on soit pas sur écoute ou qu'il y ait pas un pékin planqué pour nous espionner... (pour gagner du temps peut-être un peu aussi non ?) Bon, j'vais pas y aller par quat' chemins...  vous avez une vie de m... ça va mal finir !
- Kess't'as dit là ?! Tu joues avec ta santé coco !
- Vous aviez promis de pas m'enguirlander ! Si c'est ça, j'dis plus rien !
- Vaut mieux si tu veux qu'on reste potes ! De toute façon, on est pas là pour se prendre le chou, j'ai des vues sur quelqu'un.
- Encore ! L'autre est même pas "refroidie" ! (je sais, c'est grivois, mais je n'ai pas pu m'en empêcher, pardon les "yeux" chastes !) Encore une à rajouter au tableau de chasse ?
- J'ai vu une zibeline pas trop mal ça fait  pas longtemps, j'ai bien remarqué les yeux qu'elle me faisait et ça n'a pas traîné, elle m'a filé rencard c'te nuit dans ma garçonnière... Minute papillon !... ça sent la belette dans le coin où je n'me buse....
- Quel pif ! Mâle alfa d'une meute de chiens courants il devrait faire !
- C'que je devine dans le lointain n'a pas l'air trop tarte..
- Il a un oeil bionique ou quoi ! C'est l'homme qui valait trois milliards de pesetas !
- On se planque et on voit de quoi elle a l'air."

Les deux larrons se fichent derrière un pan de mur, pendant que la nana s'amène. C'est Elvira, la "légitime" de Don Giovanni ! On ne peut pas dire qu'elle baigne dans la béatitude ! Et ça sentirait même plutôt l'ozone que le parfum des roses que le type pensait percevoir au alentours d'une belette ! 
" Où qu'il est c't'empafé ! Me laisser en plan comme une vulgaire danette périmée ! J'vais te lui faire passer l'envie d'aller courir moi ! Avec un myocarde en moins, ça va ralentir sa marche, c'est pas piqué des hanneton !"

Don Giovanni, à cent lieues de penser que c'est sa légitime, chuchote à Leporello son plan d'attaque:
" La pauvrounette ! C'est-y pas malheureux de se mettre dans des états pareils, j'vais tâcher de lui changer les idées.
- Comme la flopée de t"consolées" avant elle !
- Eh... pssst, alors... on a un gros chagrin....
- Hein ? - lance une Elvira coupée dans ses élans vengeresques -
- M... ma rombière !
- La tuile pour le patron !
- C'est toi s'pèce de fumier ! (j'ai contracté monstre, félon, fourbe et hypocrite, j'ai trouvé que fumier, désolée ! En plus, Leporello en rajoute en précisant que c'est un "langage académique qui le décrit à la perfection" alors...)
- Euh... tu m'laisses placer un mot... - essaie d'expliquer un séducteur un peu dans la mouscaille.
- Et quoi sans être indiscrète ?! A part le fait que je me sois faite avoir en beauté par le pire salaud qui soit. Je l'invite chez moi, le présente à la famille, je gobe le fil et l'hameçon, me laisse passer la bague au doigt et trois jours plus tard, le type se fait la malle en me laissant que les yeux pour pleurer ! Vraiment, j'vois pas ce que tu pourrais rajouter au tableau !
- Elle pourrait écrire des Arlequins ! - lance Leporello admiratif.
- Mais y'avait urgence, s'pas Lepo ! - réussit à placer le type en se tournant vers l'interessé.
- Sur ! Le feu aux flaques !
- J'aimerai bien savoir lesquelles, histoire de rigoler un peu avant de t'étriper.
- Tu vas te calmer dis !! Bon, si tu me crois pas, demande à Leporello !
- Euh... et de quoi je parle ? De la flexibilité des queues de vaches ?
- Mais non, déballe tout le topo, puisqu'elle veut savoir"

Et, profitant de ce que sa meuf regarde son valet, Don Giovanni se carapate avant que ça ne vire au vinaigre. Leporello essaie de se dépatouiller de ce boulot, en tournant autours du pot et en parlant de carré qui n'est pas rond (texto, là aussi, vérifiez). Donna Elvira va pour à nouveau s'en prendre à son mec... avant de réaliser qu'elle cause au réverbère en face, vu qu'il s'est mis à couvert depuis belle lurette.
" La p'tite vache ! Il me laisse encore en rade !
- Un conseil, laissez-le courir, il en vaut pas la peine ! La preuve ! - et il sort une liste énorme, pire que ma liste de courses de fin de semaine, pour vous dire !(Là, le fameux air dit du Catalogue : "Madamina, il catalogo è questo... " etc) - Pour info, visez un peu le nombre de belettes qu'il s'est tapé ! J'ai fait ça, un jour que j'avais du temps à perdre, c'qui est rare avec un tel patron, entre parenthèse !:
Italie : six cent trente,
Allemagne : deux cent trente et une,
France : cent,
Turquie : soixante
Espagne : mille et trois ! (les ibères ont l'air plus... faciles on dirait non ?)
Et chez lui, pas d'histoire de lutte de classes! Tout est bon... dans l'jupon ! Boniches, bourges, emblasonnées, couronnées, blondes pour l'assouplissant qui est dedans, brunes pour la caféïne (tiens... il ne parle pas des rouquines...). Il a même ses habitudes quant au climat, se réservant les dodues pour les longues soirées d'hiver, et les grasses à lécher les murs pour l'été. Grandes, petites, vioques, jeunes, s'en fiche, du moment qu'elles puissent figurer sur la liste.
- Ah, c'est comme ça... et bin on va la jouer bras armé de la justice ! Attends qu'il repointe son museau ce sagouin ! Je sens qu'il a intérêt à se faire un séance photo-mathon, il risque de ne plus se reconnaître après notre petite "discussion" !

Et la fille sort comme une furie, la lime à ongle en main, histoire d'aiguiser ses griffounettes pour mieux lui arranger le portrait, pendant qu'on change de scène à l'arrivée d'une troupe. Mais ça, on verra plus tard, vu la longueur de ce que je viens de pondre.

Passez une bonne journée et à plus pour nos aventure Don Juanico-gaillardes

La dragonne
par Sieglind publié dans : Mozart
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Jeudi 25 janvier 2007
Bonjour !

Evidemment, encore un petit problème pour aller chez vous hier soir, du coup, j'avais répondu à tous vos commentaires sur mon bloc note, et j'ai basculé ce matin, dès que j'ai pu accéder à l'admin. de mon blog, pour les visites, je ferai ça, après mon article, promis !

Bon, c'est pas tout ça, mais faut se bouger pour causer "déchaîné du slip" comme dirait Zordar (je sais, je pique d'une manière éhontée, mais j'adore hé, hé). Donc, on y va pour la narration promise et je vais tacher de faire de le digeste et allégé (tacher... hein, je fais des efforts c'est louable non ?)



DON JUAN - W.A. Mozart ossa (ou) il dissoluto punito (le débauché puni, si vous préférez) 1787 et des prunilles

ACTE I - Scène 1 à 3 -

Le lieu : la cour du Commandeur. Une "pointure" du coin, le type qui a pignon sur rue et qu'il est de bon ton d'avoir dans son carnet d'adresses pour se la péter bourge, donc, si vous imaginez une cour de ferme, on va moins y croire avec la volaille piaillant et picorant et les porcinets "grouinant" dans tous les coins ; une cour d'école, vu l'âge des mômes, on attendra l'arrivée au collège, avec la poussée d'acnée et les bouffées hormonales, les filles, c'est bien à c't'âge parce que ça a des tifs longs à décoiffer (enfin en principe) mais que c'est des péteuses et chieuses nées, juste inventées pour embêter son monde (dixit fiston à une époque).
Scène "nocturnesque", ça sent le mauvais plan.

Les personnages :
- Leporello, homme à tout faire (j'espère qu'il est bien payé d'ailleurs, parce que tout c'est tout et même n'importe quoi avec son patron !)
- Donna Anna, fifille du Commandeur, croisement oie blanche et paonne (genre à sortir du couvent des Oiseaux tous les trente six  du mois  et  à  rouler sa caisse en présentant son arbre généalogique si vous voyez ce que je veux dire)
- Don Giovanni, un de la haute mais pas fréquentable vu son "tableau de chasse"
- Le Commandeur, un peu "rigide" (hé, hé) comme mec, la vieille école, celle où le "vous" est de rigueur même pour demander le sel à table et où la gamine doit demander la permission pour regarder du côté des copains (et encore, après un scan. en règle du coco !)
- Don Ottavio, le type qui a réussi le scan en règle et roucoule après son Anna avec des yeux de merlu court-bouillonné, le fiancé quoi.

Le rideau se lève sur un Leporello en train de faire les cent pas, emmailloté pire que Ramsès II dans sa cape, histoire de la jouer conspirateur et pas seulement pour éviter de choper froid à se baguenauder en pleine nuit dès que son patron a une idée derrière son slip-kangourou :
"Purée de patafiole ! Même la nuit, faut qu'y m'saoule dès que ça le travaille ! Et encore, si c'était bien payé, mais même pas ! L'est du genre à avoir le billet de cent qui cligne de l'oeil, pas habitué à voir la lumière souvent, ce rat ! Evidemment, j'suis pas né avec une p'tite cuillère d'argent dans les mandibules moi ! J'aimerai bien me la péter de la haute aussi, mais peau-d'balle !  En tout cas, qui se tape le rôle du planton à se les geler à  se les faire tomber dans les chausses, c'est bibi, pendant que Môssieur drague la zibeline!... M... ça bouge par là... planquons nous !"

A ce moment, une Anna un peu vénère se pointe , secouant comme un prunier un Don Juan essayant de planquer sa goule, histoire de rester incognito.
"Et tu comptes allez où comme ça, le sournois ?! Tu sais pas à qui tu t'attaques !
- Tu vas la mettre en sourdine l'allumée ! J'suis  vénère grave; alors  pousse  pas pépé dans les orties, ça risque de piquer les yeux !"

Le commandeur arrive, aux cris de son échevelée de fistonne et propose à Don Giovanni de prendre quelqu'un de plus conséquent comme adversaire pour sa séance de gréco-romaine. La gamine se barre. Le vil séducteur (ça m'a toujours fait rire cette expression : "vil séducteur") ricane un peu, parce rien qu'avec le vent de sa main, le pépé risque de faire trois fois le tour de son slip sans toucher l'élastique, vu son âge avancé (et le déambulateur, ça gêne les mouvements aussi)
On à trois à quelques mesures d'échauffement et pépé décide de clamser, vu que ses heures à ferrailler avec les potes au gymnase, ça date un peu, il a paumé des bottes
(la fameuse botte de Nevers aussi, trouvée par hasard derrière un ratelier par Féval) et des parades depuis et il s'essouffle vite, tout pour plaire quoi!   Joli trio d'ailleurs, mais un peu court, j'aime bien les trios de barytons-basses (il y en a un excellent dans les contes d'Hoffmann d'Offenbach d'ailleurs, je le passe souvent en boucle)

Une fois le vieux étalé, Don Giovanni préfère prendre le large avec son valet parce que si ça se trouve on ne croira jamais à son excuse du type s'emberleficotant les pinceaux et se jetant de lui même sur son épée... nous on n'y croit déjà pas alors les autres....
.
Donna Anna était partie chercher du renfort et revient avec son amoureux Don Ottavio et du personnel de maison. Elle butte sur le corps de son papa, à deux doigts de s'étaler (heureusement que son copain la serre et il la rattrape au vol) et pousse une gouallante à faire sauter les plombages des spectateurs du premier rang.

Grande scène de douleur filiale, la fille s'arrache la perruque (pratique cet accessoire, quand on pense que les pleureuses professionnelles se griffaient la goule et jouaient à "un peu beaucoup" façon marguerite avec leurs tifs quand il fallait la jouer deuil) et arrive à convaincre son copain que s'il veut un jour voir la couleur de ses pantys, il a intérêt à la venger et vite fait bien fait (d'accord, les "formes" du dialogue sont un peu différentes, mais ça revient au même tout compte fait : "tu m'veux ? Tu trucides du nuisible zigouilleur de pôpa !"

Le gars promet tout ce qu'on veut (au début en tâchant de la raisonner en lui disant qu'il se propose pour le rôle, de frangin, de copain et de paternel... il a dû lire Sigismund...mais il a vraiment envie de voir la couleur de ses panty, ça se sent) et la scène se finit sur deux tourtereaux transformés en aigles prêts à fondre sur leur proie (c'que la vengeance peut pas faire des fois, question manipulation génétique !)

Je vous quitte là, et on verra la suite plus tard ... A bientôt

La dragonne

PS: là, petite expliction : en tentant de mettre des extraits musicaux dans les articles, je tombe sur un truc "amputé" de sa fin... Bon, il y a eu un bug quelque part, mais c'est jouable en rebidouillant celle-ci... (étrange tout de même...) Alors, ceux qui se souviennent de l'ancien article, ça doit leur faire tout drôle, comme à bibi, mais je n'ai pas pu faire autrement, ça faisait désordre de passer de la fille en train de se défendre contre l'agresseur sexuel et Leporello tentant une réprimande "timide" quant aux moeurs dissolues de son patron à l'article suivant, le "blanc" était visible à l'oeil nu là !

par Sieglind publié dans : Mozart
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Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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