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Jeudi 30 mars 2006
Bonjour à tous! En forme?

Allez.... on y va pour la suite? Parce que, mine de rien, c'est pas prêt d'être fini, vu la tournure que ça prend hé, hé!



Lorsque Esbrouf signale « l'ébréchure » du diapason rocheux, on peut dire que le moral de Pavé-Roti en prend un sacré coup! Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir devenir? « Chaumiste »? Décoration de jardin? Casseur d'ambiance à vie? Pas grand chose en tout cas, vu qu'il ne sait faire que ça, taper sur du caillou au piaullant un "la" approximatif!

Comme l'espoir fait vivre, Esbrouf fait le tour du caillou, au cas où... comme on dit ; mais « peau-d'balle-et-balai-d'crin » pas plus d'éclat diapasonneux  que de beurre de taureau en bouteille! Il faut dire que tout le reste c'est du massif, taillé dans la masse et pas même un gravillon ne dépasse. Et c'te feignasse de Pavé-Roti, qui reste assis , ça lui écorcherai la peau des miches de se bouger? Assis sur quoi d'ailleurs vu qu'il n'y a aucun rocher affleurant? A moins que...
« Bougre de triple slurpette encafougnée! Tu sais sur quoi t'es assis  depuis belle lurette, vu la teinte que ça a pris?!
- Pas ma faute! J'ai eu des problèmes avec un p'tit vin du coin « Tourista » qu'y s'appelle, un peu jeunôt, fort en bouche et agressif pour les calfouettes!
- Cornegidouille de patafiolle, je te parle pas de l'état de ton calcif! Mais du truc sur lequel tu poses tes grosses miches! »

Le glupin baisse les boutons de bottines qui lui servent de mirettes pour constater, qu'en effet, ça fait bien deux cycles et des prunilles qu'il squate le bout manquant du diapason. Sa face s'illumine (enfin, figure (hé, hé) de style, disons, pour être précis, qu'il passe de la coloration « granit des falaises » à « argile rouge »  le temps que l'info monte au cerveau). Il ne se sent plus de joie (l'autre si, par contre, c'est d'ailleurs pour ça qu'il prend de la distance) et remercie chaleureusement son « sauveur ».

L'autre qui croit encore au père Nahouell (une croyance locale: un type, gras à lécher les murs, habillé en Tyrolien et monté sur une cariole traînée par des escargouilles – gastéropodes locaux aussi -  et qui, une fois l'an (sigisbaldien, ne pas oublier), distribue des torgnolles gratos) pense qu'il va avoir droit à trois voeux (coucou Zordar), ça serait la moindre des choses non?
Il peut se gratter, j'ai l'impression, parce qu'à part un énorme rictus, censé être un sourire et un « Tiens, pour ta peine! » il ne récupère, au creux de la paume, qu'un doigt proprement sectionné (pas le sien, qu'on se rassure!) et momifié depuis belle larirette (ça se confirme, c'est pas le sien!).

Après un vague merci, murmuré du bout des ballots (lèvres) il s'informe tout de même de la valeur et de l'utilité du « somptueux » cadeau.
« Tinquiètes, tu le sauras quand t'en aura vraiment besoin! » est la seule réponse, agrémentée d'un clin d'oeil complice du glupin.(si ça se trouve, ça traînassait dans ses fontes  et lui non plus ne sait même pas à quoi ça sert, classique!)
Pavé-Roti entreprend l'ascension de la face nord de « l'aiguille-au-valseur-du-monde » pour retaper son outil de travail. A peine réinstallé le morceau, la fibration cesse et on peut à nouveau s'entendre p...enser.

« Ah, au fait – lance Esbrouf – étant donné que les cris de blondasses ébouriffées sont expliqués,  t'aurais pas une idée de l'endroit vers où mes collègues se sont sublimés?
- C'est vrai que ça fait pas mal de temps que je vois des encanassonnés passer derrière le piton et prendre la route que tu vois d'ici, mais j'ai jamais pensé (tu m'étonnes!) à leur demander qu'est-ce qu'ils allaient ficher dans un bled si paumé... en tout cas, dès qu'ils tournaient le coin, c'est comme s'ils avaient eu le diable et son train au valseur!"

Esbrouf écourte des adieux déchirants (et puis l'odeur commence à piquer les yeux) et décide qu'il se fait tard et que n'étant pas payé à l'heure, plus vite il sera parti.. plus vite il ne sera plus là!
Il passe le coin, juste derrière le diapason rocheux, et entame la descente vers le fameux chemin indiqué par le glupin.

Et là, à mi chemin, on peut dire que la situation lui échappe!
Une voix féminine désincarnée (pas comme ses ongles) soupire à son oreille.
« Qu'est-ce que c'est c't'embrouille? » s'écrie Esbrouf « légèrement » (euphémisme) surpris.
La donzelle intangible continue:
« Magne toi l'enconservé! Je risque mon valseur, si tu ne passe pas à la vitesse supérieure! » (en gros ça reviendrait au: « Viens, preux chevalier, viens me secourir, je suis en grand péril! On en veut à ma vie » mais le style galant ne fait pas vraiment école en Sigisbaldie, vous l'aurez remarqué.).La voix s'éloigne d'un coup.
"Aucun problème, ma biche, mais faudrait tout de même savoir l'itinéraire! »

Pas de réponse et Esbrouf est à deux doigts de suivre la direction que semblait prendre la voix, lorsqu'il sent un truc pas net dans son pantalon... (Tout de suite! Les esprits mal placés! Mais non!!! Dans la poche du pantalon, si vous voulez plus de précisions!)...

Mais ça, on saura quoi, même si vous vous en doutez, la prochaine fois.
Passez une bonne soirée, pour les courageux et une excellente journée pour les couches-tôt, et à plus tard.
La dragonne

par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Mercredi 29 mars 2006
Bonjour!

Allez je ne suis pas vache, je vous mets la suite (enfin un peu) de l'histoire...



Avec de chaleureux encouragements (un coup de pied au valseur d'une pompe cloutée, ça aide également) Esbrouf bondit (s'étale) hors du castel et, ramassant tout son courage (et ses affaires, parce que tout le bastringue s'est fait la malle, vu l'atterrissage peu conventionnel de l'aspirant aéronaute) il monte en selle sur son cagneux destrier Flanmou (c'est tout ce qui restait dans les écuries, les canassons faisant partie d'un lot cavallier-monture, logique tout de même, qu'on ne dépareille pas le « binome »!) et prend la direction d'où proviennent généralement les cris d'orfraie.

Esbrouf, à peine tourné le coin du bois bordant le jardinet à la sigisbaldienne (en vrac et pas entretenu) du castel de Morduck, a le poil dressé au garde-à-vous.
Qu'il n'accuse pas la fraîcheur du fond de l'air, on pourrait faire cuire un oeuf sur son heaume! C'est juste que l'air est bizarre... bourdonnant et tremblotant, style mirage dans le désert, et que ça stridule sévèrement à ces esgourdes les « Hiiiiiiiii » précédemment décrits, sans pour autant se rapprocher.
Pour être logique, ça viendrait même de la zone du piton rocheux qui borde l'horizon (elle est pulmonairement bien équipée la zibeline!). Ce piton, « l'Aiguille au Valseur du Monde » c'est son nom, a une sale réputation, genre "bout de l'univers" chez les antiques... après, y n'a plus rien, le vide, le gadin, qui si tu loupes la marche, t'envoie dans des espaces inconnus que même une vision nocturne à la Splinter Cell ne te sert pas à grand chose... vu, qu'en principe il n'y a « rien » à voir. Le tournant du virage quoi...
D'ailleurs un petit plaisantin a cru bon d'y coller une pancarde, enjolivée à son sommet d'un crâne de slurpette-zibelinée (la musaraigne locale, un peu chiche comme décoration lugubre vous trouvez pas?) avec inscrit à la « va-comme-j'te-pousse » cette mise en garde:
« Têtes de pois-chiche, gare à vos miches! » (ça revient au truc des catacombes ça: « vous qui passez outre, perdez tout espoir de retour »)

Esbrouf voudrait bien suivre cet avis fort judicieux, mais le boulot c'est le boulot (et surtout Morduck a la dent dure) et il passe devant, en déglutissant tout de même un peu, pour prendre la direction de l'aiguille rocheuse. Les tremblements « atmosphériques » n'ont pas l'air de se calmer et ça bourdonne même de plus en plus, au fur et à mesure qu'il se rapproche du rocher. Il finit même par se fourguer dans les oreilles des boulettes « Cékoitesk » (une invention d'un apothicaire locale: des testicules d'onaniste séchées... bin oui, vous ne connaissez pas l'expression: « ça rend sourd »?)

Arrivé tant bien que mal au pied du piton, il lève la tête pour s'apercevoir de la drôle de forme de celui-ci sous cet angle. Une sorte de pilier se divisant en deux branches au sommet comme une fournette géante à deux dents... et à sa base il distingue un... truc... bizarre... enfin, un truc, un personnage plutôt.
Il écarquille les mirettes en reconnaissant un glupin caillasseux - Petit cours de biologie: le glupin caillasseux est une sorte de nain, mâtiné de Golum, et doué d'une capacité  assez étrange, celle de prendre l'apparence de son milieu ambiant: la caillasse. Fin du cours (vous en connaissez des profs aussi rapides?) - Et ce glupin là, est en train de taper régulièrement à la base du piton avec sa massue en ouvrant la goule régulièrement... Esbrouf se décide tout de même à ôter ses testicules des oreilles (enfin, pas les siennes, vous m'avez comprise...) pour essayer de piger ce que le coco dégoise. Il ne dicerne qu'un « la-la-laaaaaa! » éraillé, ce qui le laisse sceptique sur la capacité neuronale du glupin.
« Eh le glaiseux!!! T'en connais pas d'autres de ritournelles, parce que celle-là, plus scie, tu meurs!
Le glupin, l'oeil torve et un tantinet irrité d'avoir été dérangé dans ses manifestations vocales, se retourne brusquement vers notre anti-héros?
"Kiktetoi, pour faire perdre la note à Pavé-Roti, le maestro pitonneux?
- Quelle note? Quel maestro? Je pige kekouik!
- Je suis le gardien du diapason rocheux, celui qui donne la note pour l'ambiance sonore de notre contrée, je donne le « la » quoi!
- Je voudrais pas paraître grossier, mais ton « la » n'est pas d'ici! Ça, ça n'a jamais été un « la »! C'est tout sauf ça! De loin on ne pige que "Hiiiiiiiiii" c'est tout faussé ton truc!
- Et comment que tu le sais, l'encanassonné? Tu sors directe du conservatoire lyrique des chanteurs de corps de garde? T'as l'oreille absolue?
- Nan, mais j'ai des mirettes et je vois bien qu'à ta fourchette géante il manque un bout. Alors évidemment, ça fausse tout de même un peu le ton, et je dirais même plus, ça fiche un sacré souk aux alentours question « ambiance sonore » comme tu dis!"

Le glupin en reste la goule ouverte! Ça fait un bail qu'il s'égosille à pousser sa note et qu'il n'y arrive jamais! A quoi il sert alors?

On arrête là, on verra plus tard (à mon avis, un petit coup de main va valoir à Esbrouf un truc en échange, utile, ou pas pour la suite de ses aventures)

Allez, je file, cogiter à la suite et vous souhaite une bonne journée à tous.
La dragonne
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Mardi 28 mars 2006
Petit bonjour, parmi la tempête!

Si je dis, "Tiens, il y a des problèmes sur les blogs!", vous croyez qu'on va crier à l'innovation? Je ne crois pas... j'ai même un doute sérieux à ce sujet. Je suis revenue de mes deux jours de glandage week-endien pour trouver une masse de newsletters, toutes vides et des appels au-secour divers de blogueurs en détresse. Signe que ça n'était pas la zénitude, loin de là.
Je tente d'aller chez vous, et, je reste muette (enfin, virtuellement, évidemment, faut pas rêver!), parce que, évidemment, les commentaires n'apparaîssent pas.
Seul maître mot, je crois, patienter et rester calme (les femmes et les mioches d'abord!!!!). Donc, point d'inquiétude de ma part, je me balade chez vous et tente de vous faire coucou, en espérant que cela apparaîtra un jour... De toute façon, je lis tout ce qu'on m'autorise à apparaître à l'écran, pas d'inquiétude!
Tiens, comme je ne suis pas sure que ça tienne encore bien solidement, je vous met un petit truc que dragon m'a envoyé hier... pour passer le temps, on verra pour le suivi de l'histoire un peu plus tard hein?
Bonne journée (ne cherchez pas les commentaires, c'est un petit coucou collectif donc...)

UNE PETITE LEÇON DE MANAGEMENT


 Vous vous êtes déjà demandé ce que ça voulait dire, se donner à 100% ?

Et comment font ceux (ou celles) qui se vantent de se donner à plus de 100%?
Voici une explication qui peut donner à réfléchir..

Si l'on considère que :
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
 Vaut :
 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26

 Alors :

 T R A V A I L
 vaut : 20+18+1+22+1+9+12 = 83%

E N G A G E M E N T
vaut : 5+14+7+1+7+5+13+5+14+20 = 91%

C O M P E T E N C E
 vaut : 3+15+13+16+5+20+5+14+3+5 = 99%

On s'approche du résultat, n'est-ce pas ?

Alors :

A T T I T U D E
vaut : 1+20+20+9+20+21+4+5 = 100%

D I S C I P L I N E
vaut : 4+9+19+3+9+16+12+9+14+5 = 100%

Wow ! Impressionnant, non ? Continuons...

 V A N T A R D I S E
 vaut : 22+1+14+20+1+18+4+9+19+5 = 113%

On vient de péter le 100% !!!

Voyons jusqu'où cela peut nous mener...

S U C E R L E B O S S
vaut : 19+21+3+18+12+5+2+15+19+19 = 133%

La prochaine fois que quelqu'un(e) vous dira qu'il(elle) se donne à  plus de 100%... Vous saurez !!
par Sieglind publié dans : Post-its sur le frigo
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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