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Samedi 29 avril 2006
Bonjour,

Il serait temps d'y retourner à ce fameux Rennes-le-Château non? Parce que si je ne me décide pas...le patelin a le temps de tomber en botte comme on dit chez moi (de paille, en ruine quoi)

Avant d'aborder l'histoire de Saunière, je vous parle brièvement de deux autres protagonistes dans cette affaire, l'abbé Boudet et Marie Denardaud.

Boudet, c'est le fameux collègue « initié » lui aussi par son prédécesseur au « grand secret ». Le curé est assez fourni question neuronale et a deux violons « dingues » : l'archéologie et les langues anciennes. Il publie un livre un peu « décalé »: «La vraie langue Celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains »- un cromleck ou cromlech, c'est un truc formé de pierres styles menhir d'Obélix, plantées en cercle autour d'une pierre centrale -  taxé de « brochure fantaisiste et inénarrable » (chtarbée et imbitable quoi!). Un type, RP Vanier ("révérend père" et pas "reste périmé" hein?) soupçonne qu'il y a autre chose derrière tout ce méli-mélo de mots délirants (s'il m'avait lue alors!) et qu'il sait quelque chose qui risquerait d'être le « feu de paille qui fait boule de neige ». Le problème c'est que le petit curé est un mec qui est du genre à sourire quand il lui tombe un oeil, c'est à dire pas trop souvent, rachetot (maigrichon) et qu'un courant d'air fait décoller et son bouquin est bourré d'humour et de trucs bien à la masse, pas dans son style, vraiment!
Ça donnerait la clé du secret des Hautpoul de Blanchefort (la vieille emblasonnée qui s'était confiée avant de se mettre en apnée) et l'emplacement des douze caches s'ouvant chacune avec un numéro particulier (Dan Brown, tu peux aller te rhabiller!)

Le pire, c'est que pendant la durée de son sacerdoce, le brave curé prend un malin plaisir à chambouler et truquer des pierres tombales dans le cimetière de sa paroisse, changeant certaines croix de place et en rajoutant même.
Déçu de l'accueil plutôt frisquet qu'on a réservé à son bouquin, il se rabat sur l'abbé Saunière pour « immortaliser » dans la pierre, dans l'église Ste Madeleine, le grand secret des Hautpoul.(premier lien entre les deux types)

Marie Denardaud, le bonne du curé Saunière (là, j'en vois qui vont entonner Annie Cordy je le sens bien), chapelière de son état, reconvertie à la dévotion ansillaire par l'entrée de sa famille dans ce genre de « carrière » et que le curé aura tellement à la bonne (c'est le cas de le dire) qu'il la couchera  (virtuellement?!) sur son testament, la faisant sa légataire universelle.
Là, le portrait qu'on en fait, ça sent son « éminence grise à plein nez »! je note:
- Vigilance constante (toujours un oeil et une oreille qui trainent)
- Docilité feinte (Monsssseigneuuuur! Vous connaissez le serpent dans Robin des bois?)
- « Va-t-en guerre » pour pousser l'abbé à continuer à les farcir d'oseille ("chéri, j'ai vu une de ces parures chez Cartier...")
- Habillée « fashion » au fin fond du valseur du monde comme en plein Paris, et sur le tard, quand elle s'est trouvée bien ratatinée et craquelée, allant faire des « pélerinages » nocturnes ou diurnes dans le cimetière... (on parlait de rencard avec des fantômes). Elle était supersticieuse comme pas deux (à part ma génitrice, peut-être...) et ne trahit jamais le secret de son patron même à sa mort en 1953

Donc L'abbé Saunière, (enfin lui) commence à montrer son museau en prenant possession de sa nouvelle cure non thermale. On peut dire que le Pérou, c'est presque mieux, à son arrivée, que l'état du presbytère et de l'église : des vrais nids à courants d'airs! (je passe l'année « d'exile » à Narbonne pour propos mal venus – on va dire ça comme ça hein? - contre le parti réublicain)

Alors qu'il est en train de passer le ramasse-poussière, un type, alias Monsieur Guillaume (soit disant émissaire de la Comtesse de Chambord, née Habsbourg,  et veuve de celui qui aurait dû être le roi Henri V, si ça n'avait pas été la cacafougnat complète pour les Bourbons), lui refile un petit paquet d'oseille (3000 balles à l'époque, on peut appeler ça une fortune oui!) pour trouver les fameux documents secrets planqués dans son église.
En « vrai » vous savez ce qu' »aurait » été ce fameux Guillaume? Rien moins que l'archiduc d'Autriche-Hongrie, Jean de Habsbourg quoi! Le gratin du dessus hein? Et qui aura même une place réservée dans l'auberge espagnole que va devenir plus tard la villa Bethania.

Il n'en fallait pas plus pour que Béranger Saunière se lance dans un grand nettoyage de printemps!
On vire le maître-autel, un truc trop « simple » à son goût, composé d'une plaque assez belouze (rustique) prise d'une côté dans le mur absidial et soutenue de l'autre par deux vieux piliers (vous savez comme ces tables pour kitchenette, qu'on peut rabattre, sauf que là, faut trois hommes et un caporal pour faire la manoeuvre à mon avis) Et l'un des piliers est ornée de la « croix du silence », motif assez à la mode chez les Wisigoths.
Vous savez ce qu'il n'a rien trouvé de mieux à faire avec celui-ci? Et bien, il l'a installé, la tête en bas comme socle à une statue très kitch de la vierge dans le jardin devant l'église! La preuve:




Pendant qu'il se démène comme un beau diable (un comble, hé, hé!) et, étant donné que c'est pas du formica la table, le sol en prend un coup et une des dalles rend l'âme avec un grand "crac!". Et qu'est-ce qu'il y a dessous? Je vous l'donne Emile? Une cache avec des pièces d'or (on suppose que ça serait les nobles du coin qui auraient chargé l'abbé Bigou de leur planquer leur bas de laine le temps qu'ils s'exilent un peu, loin de la veuve Guillotin)

Et là, ça commence à y aller de la parlotte et du cancanage dans le coin! Parce que les trois types qui auraient aidé le curé pendant les travaux (je sais, il était animé d'une foi et d'une force peut-être divine, mais les muscles, c'est de la bidoche et elle a ses limite, comme chez tout un chacun), ces trois types donc, auraient vu l'abbé sortir de la capsa (le truc où l'on fourgue les reliques saintes variées ou avariées, dans une église) un tube de bois scellé à la cire (cryptex à la Da Vinci Code? Hé, hé!). Et plus tard, comme toujours, on a décrété qu'il contenait deux parchemins et un document manucrit.

On verra la prochaine fois ce qu'était ce fameux document hein, pour l'instant, on arrête un peu, parce que je vous signale que j'ai fait un sacré effort! J'ai écrit un week-end! Je ne sais pas si vous vous rendez compte! C'est un exploit chez moi!

Alors, je vous laisse et vous souhaite de passer un bon week-end prolongé (ceux qui se lèvent la tête dans le valseur, n'oubliez pas, lundi, on reste au dodo hein?)
La dragonne
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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Jeudi 27 avril 2006
Bonsoir à tous!

Juste un petit post-it, en attendant mon vrai article, sur Rennes-le-Château, j'ai enfin découvert pourquoi j'avais rêvé de chaussons de danse!

La preuve ci-dessous en image:


Tout ça, parce que ça faisait quatre jours que je me triturais le cerveau pour savoir où j'avais bien mis cette bouteille-danseuse!
Comme je suis très respectueuse de l'espace des autres, je n'étais pas allée fourrer mon museau dans la chambre de fistonne. Et c'est pourtant là qu'elle était (c'est elle qui me l'a signalé, à son retour de chez son copain).
Et tout ça également, parce que j'ai eu un flash souvenir sur les heures qu'on passait avec mes frangins à tourner la clé pour voir trottinner les donzelles (je dit "les" parce qu'il y avait deux bouteilles comme ça à la maison, une "en-tutu-tée" blanc et une autre "en-tutu-tée" rouge!

Evidemment, Siegmund en prend un sacré coup! Pas de désir refoulé ou de tendance homophile de se taper un corps de ballet, juste un souvenir de môme et les heures qu'on passait devant les gigotteuses (avec une musique lancinante, qui fonctionne encore, en plus, et que j'ai toujours en tête). Pour vous dire qu'un rien nous amusait à l'époque!

Voilà, mystère éclairci! Parce que les dinosaures, j'arrivais encore à comprendre, j'adore ça, mais les chaussons roses à ruban... là, ça faisait vraiment tâche dans mon décors.

Sur ce, je vous laisse à vos nobles occupations et à bientôt pour la suite de notre visite cathare. Bonne soirée.
La dragonne.
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Mercredi 26 avril 2006
Bonjour!

Un petit interlude, en attendant la suite de cette histoire de "trésor-fantôme" à Rennes-le-Château.

Ce matin, j'ouvre les yeux (enfin décolle à la spatule les paupières collées par la feignasserie inhérente à mon statut de dragonne-feignasseuse) pour entendre un bruit bizarre, venant de l'extérieur, autour de la barraque.

N'écoutant que mon courage, je secoue mon dragon, dormant dans sa grenouillière rmauve à reflets irisés et, n'obtenant comme réponse qu'un "Grmlmlmleuuuuu" des plus vasouilleux, j'enfile mes demi-pointes, les lace et descend en pas chassés jusqu'à une des portes-fenêtres, donnant sur l'arrière de la bicoque, côté piscine.
Avec précaution, j'entrouvre les volets (ils couinnent ces abrutis, alors que, justement, faudrait qu'ils la jouent discret!) et glisse un oeil par l'entrebaillement. Et là, qu'est-ce que je vois, m'sieurs-dames? Je vous le donne Emile!!
Un tyranosaurus rex, suivi d'un plésiosaure et d'un ptéranodon (pour les p'tites images, taper google, vous verrez à quoi ça ressemble ces bestiaux, là, pas envie de décrire, encore sous le choc) en train de regarder par dessus le mur nous séparant de la rue, comme s'ils avaient paumé quelque chose.

Ils renoncent et poursuivent leur route (en respectant même le feu qu'on a au croisement à côté) et je vois leurs dos tourner le coin, comme s'ils voulaient prendre l'allée donnant chez nous. Je sors complètement la tête et constate que le fond de la piscine est rempli d'oeuf de dinosaures. Une maman plésiosaure, ou ty-rex ou stégo aurait-elle lu la méthode d'accouchement qui fait fureur et qui consiste à accoucher dans la flotte? Et bien ça ne m'étonnerait qu'à moitié! vu que les p'tits cocos (enfin p'tits, tout est relatif, ça vaut bien trois oeufs d'autruche tout de même!) sont sagement et consciencieusement rangés en cercles parfaits.

Là, la lumière se fait! Il serait temps, me direz-vous, et je pige que les "mamans" sont en chemin pour venir récupérer leur progéniture, qu'elles avaient laissé là, pensant qu'on faisait garderie certainement, le temps qu'elles aillent faire leurs petites courses. Il a presque le feu au lac (ou à la piscine du coup) et ça commence à sentir sacrément le roussi pour nos miches!

Qu'une solution: virer les oeufs le plus vite possible et le mettre à l'extérieur du périmètre dragonesque, pour éviter saccage de gazon (herbe à vache) et décapitation sauvage de ch'tites fleurettes (qu'on a pas, je vous signale, à part une demi-douzaine de jardinières qui se battent en duel sur la terrasse), sans compter pétage de vitres aléatoire et purement gratuit (rien que pour me faire bisquer parce que je viens juste de les faire, les carreaux!)

Me voilà donc, armée de l'épuisette à "cochonneries" pour la piscine en train de tendre ma taille nanesque au possible, pour atteindre les oeufs, sans pour autant me retrouver à leur faire la bise au fond de la flotte suite à une fausse manoeuvre de ma part (ce qui serait fort possible, vu mes deux mains gauches)
.
Vous dire combien j'ai mis de temps, pas possible à évaluer, et le temps c'est élastique, tout le monde le sait, mais j'arrive au bout de la manoeuvre et vai les poser le plus vite possible à l'entrée de l'allée (pas facile quand on a des demi-pointes et qu'on fait des entrechats!)

Le dernier est en place quand je vois le museau du Ty-rex apparaître au détour du chemin, je verrouille le portail (qu'il suffirait au bestiau d'enjamber, quand on y réfléchit) et coure me recoucher... pour me réveiller un peu plus tard, et deux ou trois rêves plus loin!

Alors là, ça valait une narration, parce que les pseudo-explications psychanalitiques, je les attend de pied ferme! Le pire, c'est que je le fais souvent ce rêve, avec des nuances, mais le fond reste le même: des dinosaures et leurs oeufs dans "mon" jardin!
Si quelqu'un a une explication sur le fait que dragon se retrouve en grenouillière disco et moi en chaussons de p'tit rat de l'Opéra, qu'il me fasse signe aussi, surtout que, dans mon cas, j'ai toujours refusé, gamine, de me mettre à la danse (je vous l'avais déjà dit d'ailleurs, j'avais deux choix possibles: danse classique en tutu comme l'hippo dans Fantasia, ou musique, j'ai choisi la seconde, au moins le déguisement se cantonne à 'l'accessoire", l'instrument!)
Et pourquoi dans mon rêve, j'avais obligation d'évoluer dans l'espace comme une danseuse, pas chassés, entre-chats et tout le toutim, alors qu'il semblerait qu'il y avait urgence à se magner le valseur, vu qu'il y allait de notre intégrité physique, à la tribu entière?

Toutes les explications sont les bienvenues, sauf celle d'un excès alcoolique, ça, je confirme j'ai pas fait, à moins que la flotte ne se soit tranformée en vin comme dans les Evangiles... et que je n'étais pas au courant. (on ne sait jamais, des fois que j'ai souffert en plus d'agusie! - perte de la notion de goût -)

Allez, je file me faire un autre café, ça va peut-être m'aider à trouver une excuse valable à ce délire onirique... mais, ne vous bilez pas, ça ne me mine pas outre mesure, étant donné que j'ai l'habitude... des délires hé, hé!

Bonne journée et à plus pour la suite de Rennes-le-Château.
La dragonne.
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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