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Jeudi 26 avril 2007
Bonjour!

Or donc, la dernière fois, vous vous souvenez de la "boulette" de Titus, même si c'était totalement involontaire de sa part, vu qu'il était pas au jus, les deux copains se donnant des coups de coudes pour savoir qui allait cracher la pastille et le plus impliqué "affectivement", . faisant passer la raison d'état avant les siens... d'états d'âme. Donc, Titus, s'est pris le bourrichon un moment avec sa rupture avec sa copine Bérénice, mais selon le vieil adage, "faute de grive..:etc" il s'est rabattu sur la merlette de son pote Annius (de toute façon, c'est bien fait pour lui, l'avait qu'à se sortir les doigts du fondement un peu plus tôt celui-là !)
Fin donc de la scène quatre et arrivée du bibelot (quand on parle de la nana, qu'on fait ses p'tites bidouilles, qu'on pense convoler alors que la minette n'est même pas là... si c'est pas le prix qu'on gagne à la pêche au canard à la fête à neuneu qu'est-ce que c'est !)



LA CLEMENZA DI TITO - ACTE I - Suite -

Le lieu : Toujours le même, vu qu'Annius s'est lui même envoyé un rateau (jamais mieux servi que par soi-même) et que ça a eu une influence notoire sur sa motricité (neuronale et musculaire à mon avis), puis à la scène 6, une "retraite délicieuse" (on suppose tout et n'importe quoi là) sur le mont Palatin, pied-à-terre à l'usage exclusif de l'empereur régnant... une sorte de... Castel Gandolfo; mais pas pour papes (ou alors ils doivent ne pas avoir fait voeu de chasteté, on sait ce que ça donne les garçonnières hein ?). Je vois bien ça équipé des dernières nouveautés "attrapes-belettes" moi (la voiture de sport décapotable, négligemment garée devant la piscine olympique avec la sardine hyper-trophiée en marbre qui crache de la flotte au milieu,  les meubles en peau de panthère (ou de sardine, c'est joli aussi), la dépouille plantigrade (babines retroussées sur un ratelier passé au Blanco) devant la cheminée. Mais là, le type à tout planqué, vu qu'il reçoit des potes et pas sa nouvelle conquête et ça dépasse un peu du placard qui ne veut pas fermer.

Les personnages:
- à la scène 5, Servilia, la "fiancée vendue" pour paraphraser Smetana (opéra aussi), Annius, son futur-ex,
- à la scène 6, viennent se greffer Titus, publius, le préfet déjà apparu avant,  Vitellia, la sournoise qui a fomenté un attentat contre Titus qui l'avait laissée tombée comme une vieille thong, Sextus, le frangin de Servilia, enfin tous ceux qu'on a déjà vu précédemment (je sais, avec leurs noms à coucher dehors avec un billet de logement, pas évident de suivre)

Au changement de scène, Annius est en train d'enfoncer le clou en s'auto-flagellant tout en essayant de se persuader qu'il suffit qu'il remplace l'amoureux par le fidèle sujet de son ex-copine (mais oui, rien de plus simple !) et c'est au moment où il envisage sérieusement de se taper la tête sur les colonnes histoire d'entendre le son creux que ça rend que Servilia fait son entrée :
" Chouchou !!!
- Mets-là en sourdine ! J'ai plus droit au titre !
- Hein ? Et en quel honneur?
- C'est Titus qui t'a tirée... au sort - (esprits mal tournés, je vous voyais venir...) - et il m'a demandé de venir t'annoncer la bonne nouvelle. Là, je sautille d'allégresse pour toi, mais c'est à l'intérieur, ça se voit pas ! - (par contre, le type à du mal à aller jusqu'au bout, on dirait que ça lui coûte un oeil à chaque fois qu'il l'ouvre !). - Bon, c'est pas tout ça... j'ai un crin (de corde) à pendre... je file. Aux fines herbes ton altesse !
- Minute Tartempion ! - (papillon, y-en a marre !) - Pourquoi moi ?
- T'es la moins moche, certainement... tu me lâches la grappe oui ?!
- On nage en pleine blédine et tu décanilles ? J'ai besoin d'un minimum d'info tu trouves pas ?
- Trop tard ! Je craque ! Fallait pas me retenir, j'peux pas te laisser ma biche, je morfle trop !.M'en fous mais je continue à t'appeller bibiche, j'ai du mal à me faire à la majesté moi !"

Les deux tourtereaux tombent dans les bras l'un de l'autre, ça sent la rébellion tout ça, et sortent collés-serrés pour planquer leurs amours dorénavant classées "crime de baise-majesté" (pardon, pas pu m'en empêcher !)

A la scène six, on se retrouve donc à la résidence palatine de l'empereur. Publius, le préfet met sous le pif de Titus une feuille tout ce qu'il y a de plus officiel.(je voyais bien une tablette de marbre, comme dans Astérix, mais pour la tenir du bout des doigts, il y aurait quelques inconvénients, du genre orteils explosées si le poulet tombe par terre).

"C'est la liste des courses ?
- Nan ! Celle de cocos qui n'ont pas voté comme il fallait - (de circonstance ?) - Va y avoir du ménage !
- Rien à cirer ! Je passe l'éponge sur tout, pas envie de me ruiner ma journée moi !
- Mais..."

Ils sont interrompus par une Servilia, un brin échevelée qui entre tellement en trombe qu'elle part en dérapage et traverse la scène pour se raccrocher à la première colonne se trouvant sur sa trajectoire (rien à voir avec l'opéra, vous vous en doutez, à moins que ça arrive accidentellement ; ça me plairait bien d'ailleurs)

" Machin, on doit causer !
- Ma reine !
- Pas de ça pour le moment, j'ai un truc à te dire !
- Publius, va voir sur le balcon si j'y suis, j'ai à causer !
- J'suis consciente de l'honneur que tu me fais mon gars en voulant m'épouser, mais il y a un tout petit problème... J'en pince pour Annius, et ça date pas des prunes de l'année c't'histoire ! Alors si tu vois que j'ai "un peu" la tête ailleurs une fois avoir fait sisite sur le trône avec toi, j'te préviens... j't'aurai prévenu... Donc, c'est toujours d'accord pour le contrat, vu que j'aurai du mal à dire non à un type haut placé comme toi, mais tu sais à quoi t'attendre...
- Bin mon colon, t'as pas la langue de bois toi ! Mais ça me plaît ! Allez... j'suis bon prince... j'te l'donne ton Annius, j'suis pas un rat ! Et puis ça va peut-être décider les autres concitoyens à la jouer franc du collier quand je leur demande de me dire ce qui cloche... va savoir...
- Là, tu m'en bouches un coin !J'sais pas quoi dire ! -(mais elle le chante !) -
- Tu sais pas quoi...  t'as qu'à me faire de la pub. c'est toujours bon pour moi de toute façon non ? Et ça me plairait bien si tout le monde était aussi sincère que toi ma cocotte !"

Il sort après son air et laisse une Servilia en lévitation sur son petit nuage.  Vitellia entre, histoire de se couvrir encore de honte pour avoir une fois de plus été doublée au poteau, mais obligée d'aller présenter ses voeux à la nouvelle impératrice, c'est de bon ton dans le grand monde.
Elle a l'air franc comme un âne qui recule quand elle récite son petit compliment et Servilia n'est pas dupe.et lui conseille d'être un peu plus aimable, si ça se trouve, ça sera elle la nouvelle copine de Titus...
Sur ces paroles, elle sort en gambadant et Vitelia se demande si elle n'est pas en train de se foutre de sa gu...goule, ainsi que son ex, parce qu'il choisit tout le monde sauf elle...dans ses plans matrimoniaux, ça vexe !

Sextus entre à son tour:

"Louloute !
- Alors quoi de neuf, ça fume au Capitole ? T'as vu Lentulus pour "notre affaire" ? Titus est zigouillé ?
- Pas encore eu le temps de m'y mettre désolé !
- Tu te fous de moi là ?! Et d'abord j'suis pas ta Louloute !
- Mais c'est toi qui a demandé une pause...
- Mais il répond l'effronté ! T'as pas vu comment on me traite ? Et t'as l'aplomb de vouloir que j'en pince pour toi ?! Tu veux que je fasse un dessin ? Tu rêves d'être en haut de l'affiche, j'te nomme "patriote" ! Tu veux viser encore plus haut, je t'indique la route vers le trône ! Tu me veux dans ton plumard, tu me venges  et je cours préparer la chambre ! Ah... et je garde le meilleur argument pour la fin...si Titus clamse, tous les risques que je retombe amoureuse de lui disparaissent... Bin oui, faut être lucide, j'étais tout de même accro ! A mon avis, il suffit qu'il change d'idée comme de slip et regarde à nouveau vers moi, pas sur que je ne craque pas... tu sais...j'suis une faible femme.... tu veux pas qu'on te traite de mari complaisant s'pas ?
- N'en rajoute plus, la cour est pleine ! C'est bon ! Tu l'auras ta vengeance ! Mais...
- Pas de "mais" ! T'es un mou ! Marre de voir ta tronche de flamby, tire-toi ! Oublie-moi mandoline !
- Bon... d'accord.... je le ferai !
- J'ai un doute... tu va virer d'idée avec le sens du vent...je le sens bien...
- Promis, craché, juré ! C'est comme si c'était fait ! Je file, mais toi non plus changes pas d'idée hein ?"

Il détale pour ourdir à tête reposée son attentat et la fille reste à se tordre les mains, comme les bonnes méchantes des films muets.

On va la laisser là, (avec du bol, elle va s'emmêler les doigts, ça lui fera les pieds) et on se retrouver un peu plus tard pour la scène dix de ce premier acte.Je vous disais déjà que Mozart peut faire des opéras de deux actes seulement, mais quand on voit le nombre de scènes... c'est du morceau tout de même !


A propos de ma proposition d'une suite "un peu" plus tard, cette fois ci, ça risque d'être plutôt tard qu'un peu si vous me suivez. La cause en est l'arrivée demain et pour quelques jours de mon joli-papa, je me dois de me consacrer à lui, ainsi que toute la tribu, celui-ci étant veuf depuis peu, vous comprendrez qu'il y a priorité n'est-ce pas ? Alors, point d'inquiétude si vous constatez que je suis un peu plus rare que d'habitude (si si, c'est possible) je la jouerai famille.

Donc, à bientôt, bon week-end et aux alentours de mardi pour mon retour à l'ordinateur. Allez je file, plus qu'une heure avant le dîner, et je n'ai évidemment rien prévu !

La dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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Lundi 23 avril 2007
Bonjour !

Alors un week-end ensoleillé ou non ? Ici, on en a profité. Genre nettoyage de terrasse, "mettage" de salon de jardin à l'air, débâchage de pistoche (à l'eau plus que glauque depuis la dernière fois qu'elle a vu le jour) et surtout, nettoyage de la dite piscine et ça c'était le morcif, vu que j'étais préposée au frottage de la frise et plus si affinité et l'affinité on en voit vite le bout, étant donné mon bras de "trois-pommes-à-genoux" , c'est à dire, faut pas rêver, pas très loin, mais c'est déjà ça, le robot fera le reste (et pis d'abord, c'est déjà bien beau que je me soie proposée, moi, faible dragonne, c'est déjà un exploit en soi !)

Bon, après cette narration passionnante au possible (j'en vois bailler au troisième rang, c'est normal ?) d'une fin de semaine hors du commun (vive l'auto-persuasion !) on peut donc continuer la narration de notre opéra, histoire de voir enfin apparaître le héros éponyme de cette production mozartienne "alimentaire" comme disent certains.Allez, on y file! (Petit clic sur le rouge, ne bouffez pas la commission !)



LA CLEMENCE DE TITUS - ACTE I (suite)

Le lieu :
On se retrouve au Forum romain, des arcs, des obélisques et des bimbeloteries, symbole d'exploits et victoires quelconques (ça s'appelle "trophées" mais j'préfère bimbeloteries ou colifichets).Faut de toute façon que ça en jette, c'est pour impressionner le commun des mortels ! Le décor "forumesque" ne tient qu'un côté de la scène, de l'autre un bout de l'extérieur du Capitole (toujours pas celui de Toulouse, évidemment !); quelques oies, muettes celles-ci, d'une part parce qu'il n'y a pas intrusion, donc l'alarme est déconnectée et de l'autre parce que si elles commencent à ouvrir leur bec, pas sur qu'on apprécie pleinement les airs des divers personnages de l'opéra. Mais entre nous, vu que c'est de mon propre chef l'introduction "palmipédique", on peut se contenter de boîtes de cassoulet (toulousain celui-ci par contre !), artistement empilées en colonnes (doriques ou ioniques, comme je vous disais, j'm'en tamponne le coquillard !)? Au-delà du Capitole, on distingue le p'tit bout de la voie qui mène en ce lieu majestueux, sic le livret "une route magnifique", donc ça dépend de l'appréciation personnelle de la magnificence d'une deux-voies (des "aires" de repos tous les trois cent mètres? Des stations services comme s'il en pleuvait, un asphalte tellement lisse qu'un pet pourrait y glisser comme sur une toile cirée? A vous de voir, moi, je penche pour la route jaune du Magicien d'Oz, ça c'est du visuel!)


Les personnages :
- Publius, pas le journaliste locale, le préfet de la garde prétorienne (le prêteur, à l'époque, c'était pas celui qui vous file du blé contre plus de blé et la peau de vos miches en plus, c'était le type qui rendait la justice)
- des sénateurs et légats des bleds environnants, venus payer leur taxe et redevance annuelles (quoi que, on parle de blé là-aussi, pas si loin de la deuxième définition...)
- Titus (enfin!) Empereur de Rome, la couronne de laurier-sauce vissée sur la tête, le drap de lit artistement enroulé autour de sa noble personne, des sandales de plages en plastoc fluo aux ripatons (ça change des cothurnes et c'est plus gai !)
- un choeur composé de gens du peuple, de prétoriens, de licteurs (les types chargés de marcher devant les magistrats les plus gradés de Rome, une hache décorée de verges à la main. Je vois bien les esprits mal-tournés évoquer l'instrument de travail d'un gardien de harem avec les trophées de ceux qui ont voulu resquiller à l'entrée, mais dommage pour eux, ce ne sont que quelques brindilles, ça vous la coupe hein - c'est le cas de le dire !)
- Annius et Sextus, les deux potes du début

A l'ouverture sur la scène quatre, on trouve tout ce petit monde en train de se dégourdir les pattes sur scène, alors que Titus descend impérialement les marches du bâtiment, pour sa séance de serrage de pognes habituelle, tout ça sur une petite marche très... cirage de pompe, faut que là aussi, ça en jette côté majesté! De suite après, un choeur de louanges où on brûle un cierge aux dieux locaux pour que le patron pète la forme encore longtemps (côté courbettes, n'en jetez plus la cour est pleine !)

Arrivent les deux copains Annius et Sextus. Publius, le préfet, y va de son léchage de bottines en félicitant Titus de son nouveau poste de "Père de la Patrie" (mazette ! Ils avaient la manière tout de même, c'est la classe !) Les deux autres en rajoutent une couche en disant que si un type mérite ce titre c'est bien lui et même plus étant donné que ça lui irait bien au teint le pseudo "divinité tutélaire" (bin voyons ! Quand je vous disais que ça rappelait Atys!)

Comme Titus n'a pas l'air emballé par le tas de pognon de l'impôt annuel négligemment posé devant lui, Publius lui fait tout de même remarquer, que ça va servir à lui construire un p'tit pied-à-terre (genre temple à sa gloire) digne de son nouveau boulot. (Là, je rigole !  Vous en connaissez beaucoup qui plisseraient du museau en voyant du fric qui leur tombe aux ripatons vous ?). L'Auguste s'explique :

" 'Tends voir cinq minutes ! J'ai pas dit que j'en voulais pas de ton oseille ! Je vais juste m'en servir autrement qu'en me faisant construire un T4 doré sur tranche. Vous êtes tout de même au courant que le Vésuve a fait des siennes et qu'en piquant sa colère il a bien cramé les environs ? Le coin ressemble plus au fondement d'un clebs pelé qu'à une campagne verdoyante depuis ! Bin je file le tas de sesterces comme fond d'aide "catastrophe naturelle", c'est-y pas altruiste ça, plutôt qu'on me construise un temple dont je me fiche comme de ma première culotte courte ! (Et en plus, question intimité, le templounet, il y a mieux !)
- J'trouve pas de mots pour décrire ta grandeur, mon Titi ! - souffle un Publius obséquieux au possible - t'es le meilleur !
- Arrête tes courbettes, tu vas rester coincé ! Les autres aussi d'ailleurs, j'vois que vos miches, ça rend la conversation difficile (d'où l'expression "parle à mon c..ma tête est malade" certainement)"

Comme les autres commencent à en avoir marre de regarder leurs orteils, tout le monde se barre, ne laissant en scène que Titus, Sextus et Amnius. Les deux cocos vont enfin pouvoir causer de la frangine. Amnius lance un coup de coude dans les côtes de Sextus, pour lui signaler qu'il est temps qu'il fasse sa demande pour lui (timide ?), ce dernier commence par demander des nouvelles des amours contrariées de son Empereur et copain.

" Ah m'en parles pas ! Je dérouille, mais ça passera avec du baume du Tigre... ou une bonne biture. Comme ma copine Béré n'était pas dans les p'tits papiers des romains, fallait que je m'incline et que j'épouse une fille "du crû" pour ne pas faire tache. Donc, c'est décidé, et  autant que je tape dans le cercle des potes,  j'épouse... ta soeur !
- Hein ?... Servilia ?!
- T'en connais une autre ?
- Et m....! - lance un Annius qui se prend la station Mir sur les pompes..
- Kess-t'en dis ? Le greffier t'a bouffé la langue ?
- Bin c'est trop d'un coup là!... J'sais pas trop quoi dire... j'en reste sans voix (dit-il en lançant ses trémoli, paradoxe du lyrique ça !)
- J'te sens réticent, explique à Titi, j'suis ton pote, tu peux tout me dire non ?
- Bon, je cause à sa place, parce que sinon on risque d'attendre la Noël le temps qu'il décoince ! - C'est Annius qui a pris son courage à deux pognes et décide de se "sacrifier" - Comme tu sais, ça date pas d'hier l'amitié entre lui et moi, on a fait tous les sales coups ensemble, à mon avis, il ne se sent pas assez digne de l'honneur que tu lui fais.  - (Et la frangine ? On y pense à la frangine ? Il aurait pu demander son meilleur canasson ou sa salle à manger design italien, ça serait la même chose pfff !) - T'aurais pu plus mal tomber !  Pas mal foutue, une belle goule, pas méchante... que demande le peuple ?!"

Textus se demande ce qui arrive à son pote, se saborder soi-même c'est pas logique tout de même. Titus, tout content de sa nouvelle "acquisition" (je regrette, j'ai du mal à voir le côté humain dans cette transaction, désolée !) demande que l'ex aille filer la bonne nouvelle à Servilia (là, elle doit être censée s'évanouir d'aise certainement) en lui signalant qu'il aura une place à côté de lui sur son strapontin royal par la même occasion (et la frangine, elle servira de cale-pied ?)
Sextus lui dit qu'il se casse pas trop le trouffinion et que c'est un peu beaucoup tout de même. Qu'il le garde pour lui tout seul son pliant doré à l'or fin. Titus répond que s'il ne veut pas de sa proposition, qu'est-ce qu'il lui reste à lui, sinon s'enquiquiner comme un rat mort tout seul dans sa salle d'apparat, à se taper les doigts et à dire que ça fait du bien quand ça s'arrête pour s'occuper.

Titus et Sextus sortent, laissant seul Annius, pas pour longtemps parce que sa copine , future agneau du sacrifice, va faire son entrée.
Mais ça sera pour la prochaine fois... point trop n'en faut n'est-ce pas?


Allez, je file et on se retrouve pour la scène V un peu plus tard. Bonne journée à tous et je file, j'ai du retard dans mes lectures chez vous, vous vous en doutez n'est-ce pas ?

La dragonne
par Sieglind publié dans : Mozart
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Vendredi 20 avril 2007
Bonjour !

Petit interlude "gueulatoire" Vous me direz "y'avait longtemps ! Elle a arrêté de prendre ses cachets l'enflammée ?"
Rien à voir avec le lyrique, la musique et tout ce qui s''en approche, Et en plus ça concerne la prunelle de mes mirettes, la bidoche de ma bidoche, le raisinet de mon hémoglobine... fifille et les autres fifilles et fistons de toutes le affiliées dragonnes et dragons. Mais ça m'a tout de même assez énervée pour que j'aille dehors hier voir l'herbette pousser, pour me calmer un peu les p'tits nerfs.

Donc, avant hier, ma gamine (même vingt et une berges, ça reste tout de même ses mômes hein ?) revient un peu vénère et me file sous le pif un truc qu'elle a trouvé coincé dans un des essuies-glaces de sa voiture, et ce dans l'enceinte même de la fac où elle continue ses études. J'vous l'donne Emile... c'était une pub ! (Ouah... quelle aventure ! Si on s'énerve pour chaque poulet publicitaire refilé, on va finir perfusé à vie au flacon de sirop qui calme !)
Evidemment, si c'est pour la dernière boîte d'jeuns ou le troquet à restauration rapide qui ne fait pas couiner d'horreur le porte-monnaie d'un étudiant, on pige et on passe à autre chose (en évitant de le rouler en boule le machin et de le balancer n'importe où tout de même).

Sauf que la pub était un carton sur fond noir (pour donner une pseudo classe à c'te merde cellulosique certainement !) avec un nom ronflant, version Hollywood en énormes caractères jaunasses (pas assez de classe pour choper le doré franc tout de même) et juste en dessous de ce nom tape à l'oeil, en moins gros mais tout aussi lisible, "producteur de x" ! Derrière, (ainsi que devant, au cas où on aurait pas l'idée de tourner la feuille, sait-on jamais...)  l'adresse du site de la région.
Je veux bien admettre, qu'ils se sont dédouanés les roublard en signalant "Agence de production pour les plus de 18 ans" mais tout de même ! Et puis, soyons logiques, en faculté le jeunes majeurs, c'est plutôt monnaie courante non ? Qu'est-ce que cette énorme immondice fait sur la tire de ma gamine, ça, ça s'interpelle ! Fiston en voyant ça a eu la remarque juste : "Pour ceux qui n'arrivent pas à se payer leurs études!" Là, j'ai beugué !

D'accord, on n'avait  pigé que beaucoup (trop hélas) d'étudiants sont obligés de bosser à côté pour se payer leurs cours, mais de là à les inviter à ventre leur cul pour ça... je trouve ça d'un cynisme et d'un manque de respect pour les individus, digne des plus grands maquereaux fichés à la P.J !  Afficher les couleurs en disant que s'ils ne s'en sortent pas, pas de mouron à se faire, le marché de la viande en gros est fleurissant, je trouve ça à gerber !
Je veux bien croire que le film x ait des amateurs, j'suis pas née de la dernière averse, mais de là à racoler à l'éducation nationale ! A quand ce genre de trucs à la sortie des lycées et collèges?  Parce qu'il y a pas mal de gamins aussi qui doublent, triplent même leurs classes et sont en âge de quasiment voter (je les vois bien "cibler" leurs victimes en leur proposant ça sous le trench-coat, comme un vieux vicelard à poil  faisant la sortie des écoles !), il y a énormément aussi de très jeunes lolitas ne faisant pas (et ne voulant pas) faire leur âge et qui se passent au ripolin, en tenue raz  le moteur pour faire "femme". On perd ses repère quant aux générations, entre les gamines qui veulent faire plus vieilles et les ... plus mûres (pour ne pas dire vioques) qui font l'inverse... une vache n'y retrouverait pas son veau ! Et ça compte pour les mecs aussi (vous ne pensiez pas vous en tirer les gars tout de même, vous aussi vous êtes aussi vulnérables !)

Donc, je pousse ma gouallante :

Messieurs et Mesdames des productions porno de toutes sortes, j'aimerai qu'un de vos concurrents s'attaque à un de vos mioches tiens (si tant est que vous ayez eu le temps d'en fabriquer, entre deux prises de vue à la va vite et l'ouverture du tiroir caisse) vous la joueriez comment celle-là ?

Occupez-vous de vos miches et de celles de ceux qui sont en âge (surtout mental) de savoir s'en servir et lâchez la grappe des gamins et gamines qui sont déjà bien paumés avec l'avenir serein qu'on leur réserve !
Je n'ai jamais craché sur votre boulot, ça en vaut un autre, mais si vous vous attaquez à plus faibles que vous, là, ça va chauffer pour votre matricule !
Pour cette engeance proxénète à tendance quasi pédophile, pas de pitié à attendre de moi quand à mon vocabulaire, vous aurez les mots aussi gras et obscènes que votre attitude, c'est à dire que je vous traiterai d'étrons à pattes ou de merde ambulante pour mettre les points sur les i, jusqu'à plus soif et autant de fois que ça me chantera (et là, ça me chante plutôt)

Vous êtes une drôle de race, de celle qui, comme les charognards, rôde autour des plus faibles du troupeau. Vous fondez sur la pauvre victime qui n'a plus un rond où ne sait plus qui elle est, et vous vous accrochez à sa barbaque pire qu'un morpion à l'entre-jambe (votre spécialité non ?). Qu'on ne me sorte pas le couplet de l'offre et de la demande, ça ne prend pas quand il s'agit de prédateurs dans votre genre. Vous êtes tous simplement des macs sous couverture, quand vous vous en prenez à des jeunes, vous êtes quasiment aussi digne que je vous crache à la gueule qu'un marchant d'esclave !

Je sais que je n'ai aucune chance, même en envoyant la "pièce à conviction n° 1 (et la seule d'ailleurs) à quelque instance que ce soit, qu'il s'agisse de la fac elle-même (déjà bien emberlificotée dans une gestion plus qu'anarchique d'emplois du temps, de cours, de partielles, de sécurité intérieure et j'en passe), des flics qui me sortiront que de toute façon c'est adressé à des adultes (mais c'est tout de même "un peu" de l'incitation à la débauche non ?) et qu'ils sont majeurs et vaccinés et en âge de se défendre (mon cul oui !), mais vous ne pouvez empêcher que je l'ouvre et que je vous dégobille dessus de dégoût, ça, c'est encore dans mes cordes,et là, j'me tape une gastro "mentale" aux p'tits oignons !

Je sais, c'est un peu se soulager dans un Stradivarius, mais ça me soulage et surtout ça prouve qu'on n'est tout de même pas du genre à laisser passer n'importe quoi ! Et il me semble que je ne suis pas la seule à être de cet avis n'est-ce pas ?

Allez, je file sous la douche histoire de me calmer un peu, même si tout de suite après c'est la tassounette de kawa qui me tend l'anse.
Pour cette semaine, le pauvre Titus est un peu en rade, mais pardon, ça m'a un peu freinée dans mes élans cette petite histoire... à la prochaine donc.

Je vous file tout de même quelques trucs à vous mettre sous les argouanes et à bientôt. Passez un bon week-end (soleil prévu partout j'espère !)

La dragonne

PS: J'ai changé le lien vers les audios, on va voir si ça fait réduire la taille de mon blog, c'était peut-être ça, qui me faisait... gonfler hé, hé. (petit clic sur la phrase en rouge, comme d'habitude)

Mozart et sa "turquerie" version métal

Les Shadows - même Mozart y a eu droit !


Un concerto féli
n qui sort des sentiers plus que battus !
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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