Vendredi 9 juin 2006
Bonjour!
Je n'allais boucler les valoches sans vous faire un petit coucou. Jour moins quatre et toujours pas grand chose de fourgué dans les sacs, par contre, je sais... ce que je n'emporte pas, c'est déjà ça non?
Allez, pour vous faire patienter (enfin, j'espère que vous ne mettrez pas vingt jours pour lire ça tout de même!) un petit (moui...) récit de notre dernier voyage aux Etats Unis.
Bande son: Suite "Grand Canyon" de Ferde Grofé (1892-1972) (je me la pète intello hé, hé!)
Là, ce n'était pas officiellement des vacances, étant donné que c'était une réunion sur plusieurs jours organisée par la société de mon dragon, dans le lieu de perdition qu'est Las Vegas (paradoxalement créé par les Mormons d'ailleurs, cherchez l'erreur!). Et, grand prince (ou grande princesse), la boîte avait offert le séjour aux personnes de la société – normal, je les vois mal inviter de parfaits pékins inconnus – mais aussi, à leur conjoint (j'ai toujours du mal avec ce mot parce que dans conjoint... il y a... les deux d'ailleurs, style « veuillez trouver ci-joint une conne... ou un con, m'enfin, c'est la formule)
On était partis deux jours avant, avec un de ses collègues et sa musaraigne, à nos frais ceux-là, pour visiter un peu les environs. Pour la circonstance, on avait loué une décapotable bien amerloquienne, de trois kilomètre douze de long et, c'est crinière au vent qu'on bouffait de la route, surtout les zibelines, pour la crinière virevoltante, étant donné qu'on était derrrière et qu'on se pelait méchamment vu la température - on était pas en été, et la frime a un prix, ça s'appelle friser la pneumonie.
Je confirme, leur réseau routier, c'est comme dans les films, à perte de vue, droit comme un i, et... limité, côté vitesse, au pas d'une tortue ayant paumé son déambulateur. Il n'y a que dans les films d'ailleurs qu'on voit de folles courses poursuites à décoiffer un chauve, ici, vous appuyez un peu sur le bitoniot et une bagnole bicolore, gouallante et clignotante de partout, surgie de nulle part vous rappelle vite à l'ordre. Je dis bien sortant de nulle part , parce qu'on a été doublés une fois par une voiture de flic, alors que ça faisait des bornes qu'on parcourait un paysage plus que lunaire et sans routes perpendiculaires visibles en plus (même pas un sentier).
Pour la planque, ils doivent suivre une formation spéciale... ou alors ils ont du morphogivre à revendre (un truc de synthèse qui permet au type de se rendre invisible à volonté) comme dans la série Invisible Man... ou alors... il y a une base secrète sous le sable, façon « Lady Pénélope », la série avec des marionnettes et un périscope à la « Das Boot » planqué dans un cactus.Ou alors c'était la version routière du « Vaisseau fantôme » et le flic était un descendant du Hollandais Volant, allez savoir de nos jours... tout est possible et comme dirait Mulder: « la vérité est ailleurs »... ou alors... bon j'arrête sinon on va y passer l'hiver!
La nuit précédent notre arrivée à Las Vegas, on l'a passée près du Grand Canyon (pas dedans, dans les bungalows 'tention, à la « surface »!). Notre but était de voir le soleil se lever sur ce lieu « mythique » étant donné que tout le monde nous avait fait un foin monstre en ventant la magnificence du spectacle. Certains autres membres de la société nous avaient rejoint pour la circonstance.
Bon d'accord, j'avoue c'était grandiose! Les couleurs passant du violet presque noir au rouge, au rose orangé etc... suivant les couches de sédiments accumulées tout au long des millénaires au fur et à mesure que le soleil montait à l'horizon c'était à rêver ; mais il n'y avait qu'un seul « bémol »: on était là en parfaits... touristes.
Je vous explique: on se lève dès potron minet, encore à la nuit, pour ne rien rater, on enfile un petit gilet et on se pointe au bord du gouffre (aucune chance, au vu des dimensions, qu'on confonde ça avec une craquelure dûe à la sécheresse du climat). Il fait frisquet mais sans plus étant donné l'heure et on remarque tout un tas de monde, ayant eu la même idée que nous, tous arnachés comme s'ils partaient au Pôle Nord et armés de thermos, réchauds et autres accessoires thermo-chauffants pour lutter contre le froid.
Et oui, ce qu'on avait pas pigé, c'est que le soleil n'étant pas à notre botte, il prenait son temps pour se lever et que la station immobile aidant, le froid allait se faisant plus présent de minute en minute. Résultats: une bande de bouffeurs de grenouilles se pelant méchamment le valseur, la goutte au nez dans leur miséreuse tenue peut-être très représentative du bon goût inhérent à notre pays (côté vestimentaire c'est une légende... ou je ne suis pas française hé, hé!) mais très peu isolante quand on frise le zéro (dans ma tête c'était zéro et même moins que ça, vu l'état quasiment permanent de mon mode vibratoire, claquement de quenottes compris)
Après avoir assisté à ce somptueux lever de soleil et avoir enfin pu bouger nos membres totalement tétanisés de froid (j'avais lancé la mode du bleu-stroumpf côté fond de teint pour vous dire), on reprend la route pour arriver dans la journée à Las Vegas.
Une arrivée « discrète », musique à fond et quatre zinzins guouallant à plein poumons, ça faisait tourner quelques têtes sur notre passage (surtout que je faisais coucou à tout le monde comme une parfaite décérébrée).
Le pire, c'est que notre hotel c'était le MGM, un des plus classieux et classique surtout et les liftiers et portiers disséminés à l'entrée ont dû se demander de quelle planète on débarquait... ils ont vite compris parce que ça ne faisait que commencer!
Que dire de plus... c' est « é-nor-me »! Déjanté, kitch, pour ne pas dire d'un goût douteux, bruyant, fourmillant, mais à voir tout de même. Mais là, je vois que ça va encore prendre une tournure quasi « guerre-et-paixienne » alors j'arrête ma narration, on verra à mon retour... (en plus, d'autres souvenirs risquent de se greffer là-dessus, étant donné qu'on y retourne faire un saut, mais dans le vieux quartier, celui des « vrais » joueurs avec leurs casinos sortis de « L'Arnaqueur »)
Je vous laisse donc et cette fois pour ne plus revenir sur mon blog avant mon départ, par contre, ça me laisse du temps pour aller chez vous jusque là alors pas d'inquiétude.
D'ailleurs j'ai un petit service à vous demander... étant donné que je suis une buse en informatique, j'aimerai bien que ceux chez qui je me suis inscrite comme abonnée essaient de trouver une bidouille pour mettre en « pause » mon abonnement. Je vous dis ça, parce que, vu le nombre de courriers que je reçois par jour en temps normal, je ne vous narre même pas la somme de messages que je risque de trouver dans ma boîte (si elle n' explose pas sous la pression d'ailleurs).
Alors si c'est faisable, je compte sur vous pour bloquer vos envois chez moi (ça craint pour mon Bourriquet qui s'essouffle vite, faut le ménager!) et à mon retour, vous pourrez réactiver la chose... si ce n'est pas faisable, qu'on me le signale je verrais un autre moyen, mais ça risque d'être plus difficile, à moins de me désabonner et me réabonner plus tard... à voir...
Sur ce, je vous laisse, le kawa m'attend et les préparatifs aussi... Bonne journée et à bientôt
La dragonne
Je n'allais boucler les valoches sans vous faire un petit coucou. Jour moins quatre et toujours pas grand chose de fourgué dans les sacs, par contre, je sais... ce que je n'emporte pas, c'est déjà ça non?
Allez, pour vous faire patienter (enfin, j'espère que vous ne mettrez pas vingt jours pour lire ça tout de même!) un petit (moui...) récit de notre dernier voyage aux Etats Unis.
Bande son: Suite "Grand Canyon" de Ferde Grofé (1892-1972) (je me la pète intello hé, hé!)
Là, ce n'était pas officiellement des vacances, étant donné que c'était une réunion sur plusieurs jours organisée par la société de mon dragon, dans le lieu de perdition qu'est Las Vegas (paradoxalement créé par les Mormons d'ailleurs, cherchez l'erreur!). Et, grand prince (ou grande princesse), la boîte avait offert le séjour aux personnes de la société – normal, je les vois mal inviter de parfaits pékins inconnus – mais aussi, à leur conjoint (j'ai toujours du mal avec ce mot parce que dans conjoint... il y a... les deux d'ailleurs, style « veuillez trouver ci-joint une conne... ou un con, m'enfin, c'est la formule)
On était partis deux jours avant, avec un de ses collègues et sa musaraigne, à nos frais ceux-là, pour visiter un peu les environs. Pour la circonstance, on avait loué une décapotable bien amerloquienne, de trois kilomètre douze de long et, c'est crinière au vent qu'on bouffait de la route, surtout les zibelines, pour la crinière virevoltante, étant donné qu'on était derrrière et qu'on se pelait méchamment vu la température - on était pas en été, et la frime a un prix, ça s'appelle friser la pneumonie.
Je confirme, leur réseau routier, c'est comme dans les films, à perte de vue, droit comme un i, et... limité, côté vitesse, au pas d'une tortue ayant paumé son déambulateur. Il n'y a que dans les films d'ailleurs qu'on voit de folles courses poursuites à décoiffer un chauve, ici, vous appuyez un peu sur le bitoniot et une bagnole bicolore, gouallante et clignotante de partout, surgie de nulle part vous rappelle vite à l'ordre. Je dis bien sortant de nulle part , parce qu'on a été doublés une fois par une voiture de flic, alors que ça faisait des bornes qu'on parcourait un paysage plus que lunaire et sans routes perpendiculaires visibles en plus (même pas un sentier).
Pour la planque, ils doivent suivre une formation spéciale... ou alors ils ont du morphogivre à revendre (un truc de synthèse qui permet au type de se rendre invisible à volonté) comme dans la série Invisible Man... ou alors... il y a une base secrète sous le sable, façon « Lady Pénélope », la série avec des marionnettes et un périscope à la « Das Boot » planqué dans un cactus.Ou alors c'était la version routière du « Vaisseau fantôme » et le flic était un descendant du Hollandais Volant, allez savoir de nos jours... tout est possible et comme dirait Mulder: « la vérité est ailleurs »... ou alors... bon j'arrête sinon on va y passer l'hiver!
La nuit précédent notre arrivée à Las Vegas, on l'a passée près du Grand Canyon (pas dedans, dans les bungalows 'tention, à la « surface »!). Notre but était de voir le soleil se lever sur ce lieu « mythique » étant donné que tout le monde nous avait fait un foin monstre en ventant la magnificence du spectacle. Certains autres membres de la société nous avaient rejoint pour la circonstance.
Bon d'accord, j'avoue c'était grandiose! Les couleurs passant du violet presque noir au rouge, au rose orangé etc... suivant les couches de sédiments accumulées tout au long des millénaires au fur et à mesure que le soleil montait à l'horizon c'était à rêver ; mais il n'y avait qu'un seul « bémol »: on était là en parfaits... touristes.
Je vous explique: on se lève dès potron minet, encore à la nuit, pour ne rien rater, on enfile un petit gilet et on se pointe au bord du gouffre (aucune chance, au vu des dimensions, qu'on confonde ça avec une craquelure dûe à la sécheresse du climat). Il fait frisquet mais sans plus étant donné l'heure et on remarque tout un tas de monde, ayant eu la même idée que nous, tous arnachés comme s'ils partaient au Pôle Nord et armés de thermos, réchauds et autres accessoires thermo-chauffants pour lutter contre le froid.
Et oui, ce qu'on avait pas pigé, c'est que le soleil n'étant pas à notre botte, il prenait son temps pour se lever et que la station immobile aidant, le froid allait se faisant plus présent de minute en minute. Résultats: une bande de bouffeurs de grenouilles se pelant méchamment le valseur, la goutte au nez dans leur miséreuse tenue peut-être très représentative du bon goût inhérent à notre pays (côté vestimentaire c'est une légende... ou je ne suis pas française hé, hé!) mais très peu isolante quand on frise le zéro (dans ma tête c'était zéro et même moins que ça, vu l'état quasiment permanent de mon mode vibratoire, claquement de quenottes compris)
Après avoir assisté à ce somptueux lever de soleil et avoir enfin pu bouger nos membres totalement tétanisés de froid (j'avais lancé la mode du bleu-stroumpf côté fond de teint pour vous dire), on reprend la route pour arriver dans la journée à Las Vegas.
Une arrivée « discrète », musique à fond et quatre zinzins guouallant à plein poumons, ça faisait tourner quelques têtes sur notre passage (surtout que je faisais coucou à tout le monde comme une parfaite décérébrée).
Le pire, c'est que notre hotel c'était le MGM, un des plus classieux et classique surtout et les liftiers et portiers disséminés à l'entrée ont dû se demander de quelle planète on débarquait... ils ont vite compris parce que ça ne faisait que commencer!
Que dire de plus... c' est « é-nor-me »! Déjanté, kitch, pour ne pas dire d'un goût douteux, bruyant, fourmillant, mais à voir tout de même. Mais là, je vois que ça va encore prendre une tournure quasi « guerre-et-paixienne » alors j'arrête ma narration, on verra à mon retour... (en plus, d'autres souvenirs risquent de se greffer là-dessus, étant donné qu'on y retourne faire un saut, mais dans le vieux quartier, celui des « vrais » joueurs avec leurs casinos sortis de « L'Arnaqueur »)
Je vous laisse donc et cette fois pour ne plus revenir sur mon blog avant mon départ, par contre, ça me laisse du temps pour aller chez vous jusque là alors pas d'inquiétude.
D'ailleurs j'ai un petit service à vous demander... étant donné que je suis une buse en informatique, j'aimerai bien que ceux chez qui je me suis inscrite comme abonnée essaient de trouver une bidouille pour mettre en « pause » mon abonnement. Je vous dis ça, parce que, vu le nombre de courriers que je reçois par jour en temps normal, je ne vous narre même pas la somme de messages que je risque de trouver dans ma boîte (si elle n' explose pas sous la pression d'ailleurs).
Alors si c'est faisable, je compte sur vous pour bloquer vos envois chez moi (ça craint pour mon Bourriquet qui s'essouffle vite, faut le ménager!) et à mon retour, vous pourrez réactiver la chose... si ce n'est pas faisable, qu'on me le signale je verrais un autre moyen, mais ça risque d'être plus difficile, à moins de me désabonner et me réabonner plus tard... à voir...
Sur ce, je vous laisse, le kawa m'attend et les préparatifs aussi... Bonne journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind
publié dans :
Des p'tits bouts de la dragonne
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