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Lundi 28 août 2006
Bonjour!

Allez, au charbon, comme dirait le p'tit ramoneur! D'aucuns m'ont demandé si c'était encore long? A votre avis... vous me connaissez, puis-je faire dans le succint? hé, hé! Mais, je le fais doucettement et à dose ingérable en une seule prise (enfin... j'essaie). Donc on aborde la suite hein?



LOHENGRIN - Acte II -

Le lieu: L'intérieur du château d'Anvers (et contre tout hé, hé).
Disposition sur le plan cadastral et sur celui de l'architecte (j'espère que c'était pas Numérobis!): le palais, la demeure des chevaliers (leurs quartiers quoi), aile gauche, la Kemenate, appartements des nanas, (moucharabiers... narguilé... oups... c'est pas le contexte pardon!), à droite, la porte de l'église (juste la porte, ils n'avaient pas assez de place pour nous monter Notre Dame de Paris sur la scène faut pas rêver!)

les personnages: Frédo (Friedrich, si vous vous rappellez de son "vrai" pseudo) et sa meuf Ortrud'duc..(s'cusez, j'ai pas pu m'en empêcher, étant donné que le "u" se prononce "ou" en teuton)

Frédo, plus ou moins remis de son estafilade, mais pas du tout du coup virtuel dans ses valseuses de mâle conquérant (par un "non-particulé" en plus, la honte!) rumine sa luzerne bien âcre alors que sa belette est en train de mater les fenêtres éclairées du château, d'où s'échappent les "boum-boum-tac-ratata" du dernier tub techno, signe qu'on fait la fiesta là-bas (ils font tout pour les faire bisquer c'est sur!)

Il se dresse comme un diable hors de sa boîte (fourmis aux miches?) et lance à Ortrud qu'il serait temps de faire son barda, c'est trop la honte ici, faut décaniller du secteur.

"T'es pas bredin? - lui répond la nana - j'ai encore un truc à faire ici: voir à quel moment tu vas t'écraser comme une belle bouse devant l'allégresse de tout ce beau monde.
- Plus vache que toi, faut se lever tôt! Mais c'est marre, et j'te dis tout net, ta langue de vipère, tu pourras l'exercer sur quelqu'un d'autre! J'mets les bouts et t'es pas des baluchons! Tout ça, le sparadrap... passer pour le Detritus de l'histoire... mon cure-pipe pété - (l'épée brisée dans le combat... ça ne vous rappelle pas un certain...Siegmund? hé, hé)... le fait que je vais devoir changer de pseudo, vu qu'il est périmé question honneur...- c'est de ta faute!
- Bla-bla-bla!!! Qu'ess'ki t'chiffonne?
- Me cherche pas! Si j'avais une arme en état, j't'en ferai manger tiens pour la peine! J'ai bavé sur une innocente. Et tout ça parce que Môdame m'avait dit avoir vu de ses mirettes la zibeline faire jouer la scène de la baignoire du "Grand Bleu" mais un peu trop longtemps, même pour un record d'apnée juvénile. Qui c'est, du coup, qui a cassé avec elle pour se mettre avec une virago patentée... Mmmm? Une mal embouchée qui m'a fait miroiter que sa famille allait faire partie de l'élite et qu'elle était la dernière de la portée? Encore heureux que la race s'éteigne, j'en voudrais pas un de la prochaine portée même si on me payait pour ça! Du coup, c'est le grand barbu qui m'a maudit pour ce que tu as fait!
- Parlons-en de ton barbu! C'est le trouillomètre qui t'as eu mon pauv'gars! Tu t'es fait battre par le premier venu et rien qu'en postillonant il pouvait de ficher cul par dessus tête! Où qu'il était ton bon Dieu quand il te fallait un coup de main hein? Et dire qu'il faudrait pas grand chose pour que ça redevienne positif ton compte...
- J'te connais...j'aime pas ce regard pensif... ça présage des em...nnuis à l'horizon ça!
- Approche un peu, j'vais pas hurler!... Est-ce que t'as été rencardé sur le type au cygne?
- Peau d'balle et balais d'crin! - (expression personnelle pour "pas un brin", "niet", "nada" etc...)
- T'aimerai bien savoir hein? Et bien, je vais te dire une chose qui risque de t'intéresser. Le soi-disant envoyé de Dieu, le justicier solitaire... le Monsieur Muscle invincible... il suffirait juste qu'on lui demande son blaze et d'où il vient pour que sa cuirasse en titane soit réduite à de la guimauve après un feu de camp, aussi faiblard qu'un gnard en couche-culotte! Par contre... il n'y a qu'une meuf pour pouvoir lui oter ce pouvoir en posant la question... une qui se serait promise à lui... ça t'inspire un nom?
- La potiche! P'tit soucis (coucou Anjalain hé, hé!)... j'aimerai bien savoir comment s'y prendre, ça aiderait!
- Ah lalaaaaa! Faut tout faire ici! Suffit juste de provoquer le doute chez elle! Lui dire qu'elle s'est faite avoir par magie et pas la blanche, si tu vois ce que je veux dire... Et le comble, c'est que si tu savais un centième de ce que je sais... t'aurais pigé qu'en le blessant dès le début, ne serait-ce qu'en lui cassant un ongle, il était fichu; c'est la loi!
- Quelle loi?
- La loi de la magie! - (là, on pige qu'elle est du genre à chevaucher un balai les nuits de pleine lune) - si un type rendu puissant par un tour de passe-passe est un tantinet blessé, le charme est rompu!
- Et dire que j'accusais le type d'en haut! On s'est tous fait avoir pendant ce combat truqué! Les juges autant que bibi!
J'vais pouvoir me regarder à nouveau dans une glace en fichant une ratatinée au chevalier blanc, une fois qu'il sera devenu un simple pékin en boîte! Par contre, gaffe à tes miches si tu me mène en barcasse!
- Calmos le pitbull! Maintenant... faut se chauffer un peu la voix, parce que je vois l'oie blanche se pointer! - (oie... cygne... une vraie basse-cour ce château!) -

Bon, on laisse les deux "machiavéleux" monter leur scénario... et je reviendrais pour la scène deux un peu plus tard, étant donné que le dialogue est suffisament longuet comme ça je trouve.
Alors respirez un bon coup, le supplice est fini, ça vous
laisse du répit pour ceux qui ont envie, peut-être, d'écouter l'opéra, ... les autres... faites ce que vous voulez, de toute façon j'suis pas votre mère (encore heureux! hé, hé)

Bonne fin de journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Vendredi 25 août 2006
Bonjour!

Allez, je fais moins productif, y a pas à tortiller cent sept piges, mais au moins, deux productions par semaine... sinon, on perd le fil (comme dirait Thésée) et se refarcir l'article précédent, pour resituer la chose, ça peut devenir lassant comme menuet.



LOHENGRIN - Acte I (suite, scène 3)

Comme en deux scènes, on n'a pas sauté une génération depuis les faits du début, quant au lieu et personnages on prend les mêmes et on recommence hein?

Elsa, dans sa bulle "inspiratatoire" (1), le blaire toujours au vent... l'attitude extatique.... (sur scène on laisse courir mais, dans la vraie vie, elle fait pas trois minutes dans la rue sans voir venir des gentils monsieurs baraqués en blouse blanche, c'est moi qui vous le dit) refuse toujours de voir venir celui qu'elle appelle à la rescousse depuis presque une scène.

Il apparaît donc, cet envoyé divin, en nacelle tractée par un cygne - (j'imagine bien un énorme canard de bain, comme mon illustration pour la devinette, ça serait rigolo hé, hé) -  A mon avis, on a sous-estimé la vitesse de l'engin et il finit sa course sur la terre ferme, s'arrêtant pile poil au centre de la scène. Fonction aéroglisseur la barcasse, parce que chanter les pieds dans la flotte, à part pour les palmipèdes, (justement!), c'est pas top-top!
Il descend et on peut admirer sa tenue dernier cri : costard plaqué argent (classe mais un peu raidasse), casque en tissu du même métal "en" tête (là, à chaque fois, pas de ma faute, je sais que c'est on ne peut plus français, mais je vois le truc planté "dans" le crâne façon tomawak), couvercle de poubelle à l'épaule et cure-dent hypertrophié au côté (bouclier et épée si vous préférez le "classique"), et une langue de belle mère à la ceinture (une corne c'est d'un commun!). La foule pousse des "hip-hip-hip Hourra" en le voyant.

A peine son quarante-douze fillette posé hors du véhicule, on sent déjà qu'il ne s'est pas fait que des copains, étant donné que Frédo a dû faire l'armée, puisqu'il la joue "Grande Muette" et que sa belette Ortrud le "fusille" (elle aussi a fait l'armée c'est sur) du regard.
D'ailleurs celle-là, on ne l'a toujours pas entendu moufter et depuis le début, elle se l'est pétée "marquise de Montenbiais"(2) offensée et frigide (verbalement parlant... sa vie privée... c'est son problème, mais entre nous, on pige mieux que son mec soit aigre plus que doux, il "compense" par un excès d'orgueil et une soif de justice un peu trop claironnants je trouve... pas vous?). Je ne sais pas si elle s'emm..nuyait depuis le début, mais là, du coup, elle se réveille et change de ton (pour une muette... à voir...) en ayant l'air "légèrement" (euphémisme) effrayée par le visiteur et son destrier peu commun, et couine comme une gorette qu'on égorge (elle pousse un grand cri, mais je préfère le couinement porcin moi, j'ai droit?) C'est pire que l'arrivée de Jean-Paul (j'en reste à l'autre "génération" papale... s'cusez hé, hé) et tout le monde se découvre (découvrir... tiens donc... je les vois bien... baisser le calfouette moi... parce que je regrette... découvrir, ce n'est pas que pour l'ornement "têtale"  hé, hé!)

Le type a appris à chuchoter à l'oreille des... canetons parce qu'il se penche pour faire la causette à sa bestiole tractante:
"Allez, Auxfinesherbes (auf Wiedersehen, si vous préférez) mon canard (terme affectueux à double sens ici). Repars d'où on est venu... je sais que t'as des trucs prévus, j'voudrais pas te retenir!"

Une fois le volatile bodybuildé parti, le chevalier blanc s'avance et salue bien bas le roi (pas trop, à cause du costard en fer-blanc):
" Salut ton altesse et cinq lettres pour la bagarre qui se prépare (rapport à la guerre imminente avec les hongrois.. Suivez quoi!!)
- Sympa de ta part!- répond celui-ci - Si je n'me buse... je crois piger que t'arrives ici mandaté par le grand patron?
- Mon p'tit doigt m'a susurré qu'on frise l'erreur judiciaire et que j'aurai intérêt à couvrir les miches arrières de mam'zelle Elsa. Maintenant "baste"! Tu vas t'expliquer où je t'en retourne une?!"

Là, c'est à l'accusée qu'il parle... et sur un autre ton en vrai, mais j'avais envie qu'il la secoue un peu c't'engluée du bulbe, parce qu'il faut dire qu'elle s'est enfin décidée à regarder de son côté, mais nous la fait façon femme de Loth et la goule ouverte (tout ce qui a changé dans l'attitude "blondesque" c'est le positionnement du regard, passé du vertical à l'horizontal, ouah... ça a dû lui demander un effort surblondien!)
EvB (Elsa von Brabant) se risque à une figure acrobatique des plus périlleuses et éprouvantes: elle change de posture! Il faut dire que tomber à genoux au pied du type avec un regard chaviré de bonheur... faut oser quand on est spécialisé dans l'"inspiration divine" hé, hé!

"Mon Zorro! Tu fais ça et je deviens ta grille!"

- hé, hé, là je vous vois ouvrir des soucoupes occulaires énooormes! S'cusez, c'est un délire sur la traduction. J'explique: déjà, en français ils ont carrément dit que la nana s'offrait physiquement au type ("je me donne toute à toi" c'est pas pour jouer au scrabble!) alors que le texte de Wagner c'est tout de même plus "soft" :"que je sois ta femme" qui se dit "dass ich dein Gatte sei, sauf qu'en tapant... j'ai eu le mot qui lui ressemble drôlement en tête: Gatter qui veut dire grille, grillage. Fin d'une aparté qui ne faire rire que moi... j'arrête hé, hé! -

Lohengrin demande confirmation (il pourrait sortir un contrat en trois exemplaires, remarquez...) et stipule (en tout petit) que, si elle veut convoler avec lui, une clause interdit expressement à la contractante de demander certains renseignements à l'intéressé. En bref, pas de question sur son blaze, son pédigré, son lieu de naissance (les lignes sont biffées sur le papelard). Il insiste (lourdement?) mais c'est à cette (simple?) clause que tient tout le bastringue nuptiale, faut faire avec.. ou se la mettre sur l'oreille comme dirait Coluche!
Le comble c'est que, tout de même, il attend qu'elle signe (virtuellement parlant évidemment) pour lui déclarer qu'il en pince pour elle (un tien vaut mieux... etc).

Une fois contrat en poche, il revient à ses (ou nos) moutons et demande qu'on lui passe les minutes du procès. Lecture en diagonale et, se tournant vers Frédo, il lui demande réparation comme on dit:
"T'as tout faux mon pépère! Et si tu veux qu'on en cause... t'es pas sur d'être "éloquent" face à bibi!"

Les copains de Frédo, lui chuchotent qu'avec un adversaire "assisté divinement", ça risque de ne pas être de la tarte, mais l'autre s'entête:
"Même pô peur!Tu te la pète frime, mais je sais que j'ai raison, donc c'est dans la poche!"

Comme tout le monde reste campé sur ses positions (style début de kata à la "Kill Bill"ça serait rigolo aussi), le roi demande à ce qu'on leur explique les règles du jeu, c'est le hérault qui s'y colle:
Trois témoins pour chaque adversaire, celui qui dépasse les bornes de la limite (comme le poisson rouge Maurice pour ceux qui connaissent la pub), c'est à dire l'espèce de "ring" qu'ils ont tracé au sol, on coupe la mimine au noble (Frédo) ou au valet (Lohengrin) - (me faire traiter de valetaille (Knecht) par un hérault, ça m'aurait plû qu'à moitié ça!) - carrément la tête qu'on lui ratiboise! (quand je vous disais que ça rappellait la scène de "Kill Bill", le premier volet!)

Après un spitch de circonstance, au menu: glaive rutillant de la justice divine tranchant dans le noeud gordien du problème (tiens.. Salomon!) et donnant la force prise au félon au preux (les vases communiquant, ah... la physique!) et surtout une phrase que j'adore: "Eclaire-nous Dieu vengeur, notre sagesse n'est qu'erreur" (en gros: on s'en lave les mains dém..brouille-toi avec le problème, on est trop c.. pour se faire notre propre jugement, facile vous trouvez pas?)
Tout le monde fait ses voeux propres (ou sales, mais perso en tout cas) et le combat commence. Tout ce beau monde a reculé à distance respectueuse (un mauvais coup c'est vite pris) et ne restent que les six témoins qui entourent le "ring" (là, ils n'ont pas trop le choix, et leurs miches sont bien exposées, mais fallait pas lever la main aussi!)

Le signal de début de combat est donné par le roi qui balance sa claymore (sympa, sauf que ça se manie à deux mains, vu la taille de l'opinel!) sur un bouclier suspendu au chêne (nous on utilise bêtement un gong, m'enfin... chacun son style hein?)

Là, on s'attend au "Combat des chefs" et on n'a droit qu'à un combat style dragonne versus épluche-légume (c'est l'épluche-légume qui a gagné cette fois là!)! Lohengrin a entamé la partie, et par la même occasion son adversaire (il commence à frapper le premier et Frédo est blessé tout de suite et s'étale sur le gazon) Comme combat titanesque, j'ai vu mieux, mais, je pige que Richie Wagner, rallongeant sa partition d'une scène de combat plus conséquente... on arrivait presque à la durée des Maîtres Chanteurs sur le coup, c'est qu'il est prolifique en diable notre Richie comme vous savez.

Grand seigneur (quoi que traité de valet au début) Lohengrin fait grâce à son adversaire et tout le monde s'auto-congratule et se fais la bise... Tout le monde, peut-être pas... Frédo se paie la honte de sa vie et se demande s'il s'auto-trucide tout de suite ou s'il attend lui aussi une intervention céleste pour jouer la revanche et, enfin, on a droit de connaître la tessiture de sa belette Ortrud (mezzo-soprano, ma préférée) parce que Môdame daigne balancer quatre vers (elle aussi ça la tuerait de participer dès le début?.. J'me demande même si on n'aurait pas mieux fait de remplacer les musaraignes locales par des mannequins de grands magazin, en tout cas pour le début. Parce que côté figuration, ça va, mais elles appliquent à la lettre la formule :" sois belle et tais-toi" vous ne trouvez pas?)

Et là, grandiose le final! On a droit à Astérix!
Je ne mens pas (je "brode", c'est sur, mais c'est le texte). On couvre avec des fringues deux boucliers (celui de Lohengrin et celui du chêne royal décroché pour la circonstance) et y montent le chevalier blanc et non pas sa monture (trop facile celle-là aussi hé, hé) mais sa future femme, Elsa.

Fin de l'acte sur une foule délirante et gouallante, alors que Frédo pisse le raisiné près de sa moitié qui a une phrase zarbi: "qu'est-ce que c'est qu'ce type qui a brisé mon "pouvoir"?... A cogiter... De qui et de quoi parle-t-elle?

Allez, j'ai produit ma longueur favorite pour bien vous "caler" jusqu'à la semaine prochaine, alors je peux continuer mes petites affaires? Vous ne vous ennuierez pas?

A plus tard donc pour l'acte deux de Lohengrin. Bonne journée
La dragonne



(1) J'attend la statue... grandeur plus que nature (échelle deux, ça me conviendrait même)... parce que les figurines, genre jeu de rôle j'ai déjà et je fais partie du P.L.N.J (parti de libération des nains de jardins). Je vois un truc "modeste"... des dimensions de la nana de Bartholdi mais vous m'enlevez le galurin façon barbelés hein?

(2) Ou "Tronchenbiais", ça dépend. Encore une expression familiale pour parler des snobes et des hautaines (celles qui se la pètent sang bleu quoi!).
par Sieglind publié dans : Wagner
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Lundi 21 août 2006
Bonjour à tous,

Allez, je sais que c'est dur la reprise du lundi (surtout pour bibi... et c'est toujours lundi avec moi... j'sais pas pourquoi....). En plus, dans mon cas, plus on fais la fiesta un samedi soir (ou un dimanche dans la nuit, ça dépend de l'évaluation personnelle du temps hein?) moins on a de chance d'être hyperactive neuronalement parlant... si vous voyez ce que je veux dire (pour les "initiés", j'ai encore joué les moulins à vents hé, hé).
Donc, je vous préviens, c'est en racontant le truc (L'opéra évidemment), le mug à la main, que je vais me réveiller "vraiment" (ça risque de donner des baillements intempestifs, virtuels ou non, mais c'est ça ou monter me recoucher alors...) Allez zou! On se lance!


LOHENGRIN - ACTE I (suite). (Pour les afficionados... l'illustration, faut aimer FF et ses chocobos... j'aime... désolée!)

Le lieu: toujours la prairie en bordure de fleuve avec son chêne séculier comme on dit (ou dit pas, c'est comme vous voulez)

Les personnages: les mêmes que précédemment et une nouvelle arrivante: Elsa (l'accusée) et plus tard, à la scène trois le héros éponyme comme on dit... Lohengrin le chevalier blanc (pour ne pas "jurer" avec son véhicule emplumé) Et puis autant jouer le symbole de la pureté jusqu'au bout hein, il aurait pu avoir une auréole... mais n'a pas le grade pour, c'est pour les galonnés dans l'imagerie céleste ça, et lui, c'est juste un... humain qui fait le larbin pour le juge soi-disant divin. Donc, côté séraphique c'est le canard hypertrophié qui porte les ailes, lui on lui en autorise juste des décoratives sur le casque (enfin dans l'imagerie populaire évidemment)

Donc, après le coup de gouallante du hérault appellant l'accusée "à la barre" pour exposer sa défense, Elsa, soeur du disparu (et "à l'ouest" à l'heure des faits), se présente modestement (son avocat conseil lui ayant  certainement sussuré auriculairement de jouer les nunuches, elle se ballade le pif au vent et fringuée comme n'importe quel quidam - ou quidamette... j'vois pas le féminin désolée!)
En tout cas, ça a l'air de fonctionner parce que tout le monde (Fredo et sa belette excepté, évidemment) y va de sa larmichette d'apitoiement et de soupirs de sympathie de bon ton:

"C'te pôv'môme! Faut être le dernier des nazes pour croire qu'avec son air potiche c'est une serial killeuse! (- elle est blonde, je signale... ça peut aider pour l'air "innocent" hé, hé - )
- Elsa, c'est ton blaze? - questionne le juge-roi Henri: et l'autre de  jouer les chiens de plage arrière en dodelinant du chef de haut en bas - Bon, c'est déjà ça, on se gourre pas de suspect! T'as entendu le chef d'accusation?... Qu'esss-t'as à répondre?... Et, un p'tit conseil, change de tactique de défense, la "Bernardo-attitude" ça fonctionne moyennement pour "clamer" son innocence comme on dit."

L'interpellée, le regard ailleurs (les neurones aussi, je pense) les yeux vers la ligne bleue des Vosges et les bras ballants commence à dégoiser:
"Je me suis tuée les genoux à prier pour me calmer un peu avant de dormir. C'était ça ou compter les moutons, mais c'est pas avec les trois pelés et deux tondus qu'on a dans le troupeau du bled que j'allais m'endormir. Et pis, à force de "pater-ave-mariarisés" j'ai piqué du nez..
- Quel rapport avec la choucroute? J'te cause fratricide, tu me répond problème d'endormissement... allo la terre?!...
-... Un type "enconservé" tout en blanc, un cure dent clignotant disco à la mimine m'est apparu descendant à la Matrix des nuages... Il m'a promis-craché-juré qu'il allait me dépanner sur le coup. Donc, j'suis parée, j'ai mon avocat-chevalier... suffit qu'il se pointe.
- Ah, j'vous l'avais dit! - rote... pardon, éructe Frédo - elle fait son allumée, mais c'est du pipeau, c'est évident, elle en pince pour un mec et c'est pas l'excuse foireuse d'un rêve façon "truc-qu'à-pas-passé-au-dîner" qui va nous embrouiller! Je l'attend moi, son chevalier céleste pour le renvoyer d'où il vient les pieds devant! (- j'imagine la scène, Lohengrin passé au fil de l'épée et remontant la tête en bas vers les cieux hé, hé -)
- Donc, y a plus qu'un moyen - répond le roi (la nana.. plus question de la faire participer elle "lévite" presque,à la "Boudhinette" de F'murr* difficile pour lui sortir un discours censé dans de telles conditions) - "Le jugement de Dieu"! Donc, maintenant qu'on est fixé... Frédo, tu veux en découdre par un duel? Et je suppose que tu préfères qu'un seul en sorte debout et sans trop de coupures naturellement?
- C'te question!
- Eh! Bernadette Soubirou (C'est pas Marie, mais "ça" descendait du ciel tout de même!) t'es d'accord?
- Bin dam'! En plus, je me l'épouse dès qu'il a essuyé son cure-dent, foi d'Elsa von Brabant!
- Bon... suffit d'attendre, mais pas trop longtemps... j'ai des fourmis au valseur moi!"

Les participants commencent à tapoter du pied (ou de la mimine) "légèrement" impatientés... alors que les trompettes lancent l'appel au ralliement (si ça se trouve, en plus d'être céleste, il est sourdingue le preux chevalier!).
Elsa, dans une attitude inspirée a l'air confiant.

- Là, "attitude inspirée" c'est la définition réelle (sic Alain Paris dans mon édition "Livrets d'Opéras") de son jeu de scène... Aparté:levez la main ceux qui maîtrisent le jeu de scène "inspiration divine"... moi, j'arrive à pas mal tenir le rôle "vacance neuronale pour cause de bringue", à la limite "comptage de fleurs du papier peint rapport à un glandouillage frénétique" avec une pointe de "ah... c'qu'on s'em.. ici, on serait mieux couchés tiens" mais ça, c'est quand je m'enquiquine sévère en société, mais l'attitude inspirée... j'vois pas... désolée... ça doit être parce que j'ai perdu depuis belle lurette mon inspiration... divine remarquez. Fin de l'aparté.

Même avec la longueur de mon aparté, le chevalier met du temps à se pointer, et les protagonistes (illuminée non comprise) commencent à douter sérieusement de l'état "chair-en-ossien" du héros lévitant. Comme ça commence à traîner, la fille a tout de même un sursaut sinon d'énergie du moins de flipette (si il ne se pointe pas... elle est tout de même "un peu" mal barrée, il faut être réaliste).

Les trompettes lancent un deuxième appel et la fille a une chute de tonus musculaire (et de moral) d'un coup. Elle se retrouve à genoux et commence à énumérer le nom des saints du calendrier, parce que ça a l'air de sentir sacrément le roussi pour ses miches.

Et... tatataaaaamm!... Comme il faut toujours jouer avec l'effet dramatique, le type daigne enfin poindre son pif au méandre du fleuve. Au lointain, des types commentent l'arrivée de l'étape d'aviron du héros "encanardé" (tiré dans une nacelle par un cygne, si vous préférez), commentaire repris peu à peu par les occupants de la scène-prairie:
" Du non-peloton, mesdames-messieurs, on voit apparaître un concurrent, casaque plus que claire ( - je sais, ça c'est hypique le commentaire, et pas épique,  mais c'est tout de même un chevalier hein? -) toque emplumée... voiture attelée légère en forme de barcasse... destrier... euh... jocker, quant à la race équine... par contre rupin le proprio parce que les rennes c'est du dix-huit carats au moins!"

Tout le monde a déserté les environs du chêne pour mater l'arrivée du type et ne restent que le roi, Frédo et sa musaraigne Ortrud, Elsa et les meufs de son entourage. En plus, c'te neuneu, elle ne croit même pas à son bol et refuse de regarder du côté de tout ce tintouin...

Nous on verra, en même temps qu'elle, l'aspect de son chevalier plus tard... parce que c'est le moment de la coupure traditionnelle (là, en principe... vous devez dire... "NOOOOON, s'pô juste! Quand on allait se réveiller savoir!" Mais c'est ça le jeu non?
 
Alors à plus tard... et bonne journée à tous.
La dragonne.

*Pour les initiés, C'est un personnage du troupeau de brevis rebelles du "Génie des Alpage" de F'mur. Une BD qui m'a fait passer dans le train pour une neuneu de première à m'esclaffer toutes les deux minutes, remarquez, ça fait de la place dans le compartiment, un avantage certain lors de trajets de fin de semaine!
par Sieglind publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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