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Mercredi 30 novembre 2005

Bonjour à tous!

Enfin ça refonctionne, ce matin j'ai crû avoir à souffrir de la malédiction d'Over-Blog, comme pas mal l'autres blogueurs depuis lundi je crois. Impossible d'accéder à l'administration et donc de basculer quoique ce soit!

J'avais déjà informé quelques blogueurs du problème, en leur signalant qu'ils ne s'inquiètent pas, j'étais ni aux fraises ni absente pour voyage surprise en Chine (extra le spectacle!)

J'ai eu simplement cette phrase cabalistique qui s'affichait à chaque fois que j'essayais d'entrer sur le blog:

Warning: mysql_query(): supplied argument is not a valid MySQL-Link resource in /azuria/data/overblog/admin/index.php on line 50
SELECT Id, Titre, IdRubrique, Date FROM `forum` WHERE IdPere<=0 AND IdRubrique NOT IN (9,10) ORDER BY Date DESC LIMIT 0,10

J'ai rien pigé sauf Warning (feux de détresse c'est ça?) et argument (les miens ne devaient pas être assez convaincants). Comme vous me connaissez bien maintenant, je ne me suis pas prise la tête et suis allée commencer à dire coucou aux autres ("si ça fonctionne pas maintenant... on verra plus tard", c'est ma devise).

Une petite tentative, et j'entre comme si le problème n'avait jamais existé! Cherchons pas à comprendre... les voies du blog sont impénétrables!

Aujourd'hui donc quelques bêtises et des photos (vous étiez prévenus, et avec le pavé encore pondu hier, ça va reposer tout le monde n'est-ce pas?)

Bonne journée et portez-vous bien

La dragonne

Deux articles trouvés dans mon lien ami à droite, Insolite

La sulfureuse vie sexuelle du calamar géant

Les scientifiques pensaient autrefois que personne n’avait une vie sexuelle plus débridée que les top-modèles, les footballeurs de première division et certains marsupiaux. De nouvelles recherches démontrent qu’en la matière le calamar géant l’emporte haut la main. Jusqu’ici, on savait très peu de chose sur cet animal discret qui vit dans l’obscurité totale, jusqu’à près de 1 500 mètres de profondeur. Mais cinq calamars échoués sur les plages de la côte atlantique espagnole ont apporté des révélations sur leurs secrets d’alcôve. Attention : les découvertes des chercheurs publiées dans la revue du Conseil international pour l’exploration de la mer ne sont pas pour les chochottes.
Imaginez la scène suivante : un couple en train de se faire la cour, chacun des protagonistes faisant près de 18 mètres de long et étant doté de huit bras et deux tentacules. D’un côté, une femelle, plus grande d’un tiers que le mâle et souvent réfractaire aux avances de celui-ci. De l’autre, un gaillard bien allumé, prêt à déployer un pénis de 2,50 m. Mais, attention, ce n’est pas un banal pénis de 2,50 m. Ce membre est hypodermique – il perce le bras de la femelle pour la féconder. Il est par ailleurs incapable de faire la distinction entre son propre corps, le bras d’une femelle ou celui d’un mâle passant dans les parages, rapportent les chercheurs de l’Institut de recherche maritime de Vigo (Espagne).
Parmi les cinq cadavres d’Architeuthis dux se trouvait celui d’un mâle qui avait été fécondé. L’article est on ne peut plus explicite sur ce sujet trouble : “L’organe sexuel mâle ressemble à une lance à incendie, une sorte de tuyau d’arrosage à haute pression, et il est normalement aussi long que le corps, sans les bras et la tête. Mais un pénis de cette taille présente un inconvénient : coordonner huit bras, deux tentacules et un pénis gigantesque tout en luttant contre une femelle en colère, c’est apparemment un peu trop demander. L’un des mâles échoués s’était accidentellement injecté des doses de sperme dans les pattes et le corps.” Au moment de la publication de cet article, des scientifiques japonais réussissaient pour la première fois à photographier un calamar géant dans les profondeurs. Jusqu’à présent, les 600 spécimens qu’on avait pu observer au cours des quatre cents dernières années flottaient à la surface, morts ou à l’agonie. Malgré leur taille, les calamars géants n’occupent pas le sommet de la chaîne alimentaire océanique. Dans certaines parties du monde, ils représentent entre 30 % et 40 % du régime des cachalots. C’est donc une bonne chose pour leur survie qu’ils continuent à s’accoupler avec l’enthousiasme qui les caractérise.
David Randall
The Independent, Londres

 Je mens comme je respire : c’est la faute à mon cortex

Heureux les grands menteurs. Des chercheurs américains viennent de leur trouver une excuse en béton : ils ont plus de substance blanche dans le cerveau… et moins de grise. C’est le British Journal of Psychiatry qui dit toute la vérité – et rien que la vérité – sur le mensonge pathologique grâce à Yaling Yang et Adrian Raine, chercheurs en psychologie à l’université de Californie. De précédentes études avaient montré que le cortex préfrontal était le siège d’une activité accrue en cas de mensonges. Mais on était loin d’imaginer que ce type de comportement pouvait aussi résulter d’une anomalie du cerveau. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) en a donné la preuve. Tests psychologiques, questions en tout genre : telles ont été les épreuves imposées à un groupe de volontaires, dont 12 menteurs, 16 personnes ayant tendance à mentir – mais pas de façon pathologique – du fait de leur caractère antisocial et 21 sujets considérés comme normaux. On considère que, pour un menteur pathologique, dire la vérité est au-dessus de ses forces. Manipulateur, il n’hésite pas à simuler avec talent les symptômes d’une maladie, voire à usurper une identité s’il peut en tirer un quelconque bénéfice. Des prouesses qu’il parvient à réaliser sans mal, puisqu’il a 22 % de connexions nerveuses en plus (surplus de substance blanche) et 14,2 % de neurones en moins (déficit de matière grise) au niveau du cortex préfrontal. Situation anatomique inverse de celle observée chez les enfants autistes, qui ont tant de difficultés à mentir. Bref, ce réseau de connexions plus complexe semble être un avantage biologique qui assure en toutes circonstances un self-control parfait à notre menteur. Plutôt commode, car “mentir demande beaucoup d’efforts. Vous devez être capable de comprendre l’attitude de la personne en face, de supprimer vos émotions ou de les contrôler pour ne pas paraître nerveux”, assure Adrian Raine. Mentir comme un arracheur de dents, ce n’est pas donné à tout le monde !
Caroline Lepage
Agence Science-Presse, Québec

Qui a dit que le golf était un sport pépère?

Apprenez le caniveau à vos bestioles.

Pov' bêtes!

Des fois, ça peut servir un don.

par Sieglind publié dans : Bêtises et blagues diverses
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Mardi 29 novembre 2005

Bonjour!

Aujourd'hui on continue avec des histoires de dragons et ça, c'est un truc que vous connaissez de nom:  
LE NOUVEL AN CHINOIS






Le Nouvel An chinois avec ses processions et son gros dragon ondulant. C'est joli, coloré, pétaradant, bourré de tambours bien rythmés, de fleurs, de lampions, mais ça fête quoi au juste ? Le nouvel an, d’accord, étant donné que c’est écrit ! Mais pourquoi un dragon ?

En Asie, pas mal de groupes différents fêtent toutes sortes d’évènements mais un seul truc est célébré par toute cette population : le Nouvel An Lunaire ou Nouvel An chinois. Elle tombe toujours entre la mi-janvier et la mi-février.

A ce moment là, on voit toutes les portes d’entrée décorées de papier rouge sang (je dirais impérial, c’est moins gore) avec des petits trucs écrits dessus. C’est pas la liste des courses (je sais, je « fixetise » sur ça, pas ma faute !), simplement des bons vœux collectifs adressés pour le Nouvel An.
Là, un truc que j’aurai peut-être du mal à encaisser :  à l’aube, les habitants font exploser des pétards. Vous imaginez le bond que je pourrais faire sans mes glandes « qui-c’est »  moi ? Et l’humeur de dogue que je me paierai après un réveil en fanfare comme ça ! A mon avis ceux qui me croiseraient ce jour-là, auraient intérêt à se faire petit, mais petit !)






Je vais donc vous expliquer pourquoi ces gens, par ailleurs reconnus comme maîtrisant parfaitement leur zénitude, pètent un câble ce jour là.

A une époque tellement vieille qu’on ne sait même plus quand au juste (pour vous dire Mathusalem devait même pas avoir quitté ses babigros) les dragons régnaient sur terre et dans les mers et à Taiwan, on ne célébrait pas le jour du nouvel an lunaire.

Dans un village c’était même la pire journée de l’année, étant donné qu’un des habitants avait eu soudain le désir de changer son ordinaire en se découpant des gigots dans un dragon amphibie. Tout le monde sait évidemment que c’est une très, mais alors très mauvaise idée, étant donné que le fantôme du dragon revient chaque année à la même date pour chauffer les ripatons des autochtones, en réclamant à bouffer et pas n’importe quoi m’sieurs-dames ! Un gamin, n’importe lequel du moment que ça soit le premier né d’une famille.

Si les villageois faisaient la gaffe de répondre qu’ils étaient en rupture de premiers nés mâles, le fumeux commençait à s’énerver et à souffler par les narines une haleine pire qu’un troupeau de poneys et assez chaude pour cuire un œuf coque rien qu’en l’effleurant. Il te les enfumait littéralement comme des saumons et certains commençaient même à virer de l’oeil. La première fois que ça arriva, le plus sage du village, voyant qu’ils risquaient de tous y passer, céda et fila un marmot à l’écailleux pour sauver le reste du village. Pas si sage que ça, le coco, étant donné que le dragon avait pigé de suite qu’en revenant chaque année, il se ferait nourrir gratos. Et chaque année, on devait tirer à la courte paille pour savoir qui devait laisser son gamin servir de quatre heures au fantôme (bon estomac, pour un ectoplasme tout de même !)




Une année c’est une jeune veuve qui fit « quine » à ce loto (quine : carton plein, par ici), Madame Teng. Seul problème, c’était le seul marmot qu’elle avait, un p’tit gars qui venait d’avoir cinq ans.
La tradition voulait que, quatre jours avant le nouvel an lunaire, le prêtre taoïste du coin quitte le temple pour prévenir la famille qu’elle avait été choisie pour le « sacrifice dragonien » si je puis dire. Cette année là, il était tranquillement en train de marcher vers la crique où se trouvait la maison de la veuve Teng, alors que les villageois commençaient à le pister, l’air de rien, pour rien rater du spectacle de la crise d’hystérie qui n’allait pas tarder à se déchaîner.

Et bien ils en étaient pour leurs frais ! Aucun cri de douleurs, aucun hurlement déchirant, même pas un bruit de kleenex, rien ! Une fois le prêtre reparti vers son templounet, tous les pékins (c’est le cas de le dire cette fois) se précipitèrent aux nouvelles:
« Alors, t’es au courant ?
- Ouai !
- Bin… tu chouines même pas ?
- Pas l’temps ! J’suis en train de cogiter pour savoir comment rouler dans la blédine ce satané fumeux ! Peau d’balle pour qui j’lui file mon lardon ! »

Trois jours et trois nuits elle cogite la veuve Teng ? Elle fait des pauses pour mater son mioche en train de jouer, aller un peu dire l’équivalent du Pater et de l’Ave Maria devant l’autel de ses ancêtres, consulter la Madame Soleil du coin, les prêtres locaux et même les habitants du village. Aucun n’était capable de la dépanner.

Un peu crevée de toutes ses déambulations et cogitations infructueuses, elle s’endort au pied de l’autel familial. C’était bien la peine de se ronger les sangs pendant trois jours et trois nuits, parce que la solution, vient dans ses rêves !
Elle se réveille un peu avant l’aube, la tête un peu en vrac, avec toutes ces images. Au début, Siegmund aurait été peut-être à la fête pour décoder le méli-mélo plein de dragons, de mômes, de sang, de trouilles bleues, de bruits énormes. Mais ça a fait « pling ! » tout d’un coup !



Dans son rêve, les dragons avaient la trouille de deux choses : de la vue du sang et des bruits violents.
« En principe quand quelqu’un a peur, il se barre en ne demandant pas son reste. C’est simple : je mets du sang de poulet sur ma porte, te fais un bruit à réveiller tous les zombies du coin, et le fantôme du dragon va avoir la trouille de son après vie et va se carapater vite fait bien fait ! »

Problème, elle n’a pas un radis et encore moins un poulet à tuer. Là, (âmes sensibles ne lisez pas), elle prend son laguiole et se coupe le doigt (je vous l’avais dit c’est horrible !) . Elle laisse tomber les gouttes de sang sur un tissu, jusqu’à ce que celui-ci soit devenu entièrement écarlate. Elle l’accroche à l’extérieur, sur la porte.
Passons à la fanfare ! Côté nuisance sonore, les pétards c’est pas mal, mais étant donné qu’elle a pas un fifrelin pour un poulet, à mon avis c’est pas vraiment pour en dépenser en feux d’artifices ! En plus tous les magasins de farces et attrapes du bled sont fermés. Elle réfléchit encore un peu et se rappelle que lorsqu’on fait brûler des morceaux de bambou, ils se fendent en vous filant des sacrés bourdonnements d’oreilles avec l’explosion produite. Elle reprend son laguiole (comme quoi j’ai raison d’en avoir un dans mes poches moi, au cas où il y aurait un dragon fantôme dans le coin) et part à la fraîche couper une douzaine de grands morceaux de bambou. Elle les place en pyramide devant sa porte juste au-dessous du tissu rougi.
Maintenant, fignoler le plan : quand allumer le feu ? Calculer son timing au plus juste, pour que ça lui pète à la tronche..





Elle allume une petite torche et se planque dans l’embrasure de la porte. Elle attend un bon moment, jusqu’à ce que l’aube arrive et entend au loin le hurlement du fantôme qui se rapproche.
Le hurlement se rapproche, à vue d’oreille il doit pas être loin du centre du village. C’est le moment ! Elle fiche le feu à sa pyramide et se rencogne encore plus dans l’ombre.
Le sol tremble sous le poids plume du fantôme (là aussi, il est bien lourd, je trouve, pour un esprit éthéré). Le bruit se rapproche : il descend sa rue. Arrivé devant chez elle, le spectre s’arrête et se met à couiner comme un goret qu’on égorge en voyant le torchon tâché de sang.
Au même moment, le feu de bambou explose à la face du bestiau, qui file comme le diable se planquer, renversant quelques poulaillers et palissades dans sa fuite en ligne droite (les rues, il les oublie dans sa trouille)

Depuis la veuve Teng, chaque année, dans chaque village, on met le sang des papiers rouges autour des portes et on allume des pétards bien bruyants à l'aube et c’est efficace, étant donné que le fantôme du dragon n’est jamais revenu.




Voilà l'origine des bouts de papier rouges aux portes, des pétards à l'aube et, le plus important, du dragon ondulant.

Bonne journée et portez-vous bien

La dragonne

PS: Demain, petite pause, style bêtises ou photos, on sort ce soir voire.... le cirque de Chine à Blagnac (de circonstance hein) et la soirée risquant de s'éterniser ensuite, le réveil s'en trouvera d'autant retardé (je vous avais dit que j'étais feignante, vous me croyez maintenant?)

par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Lundi 28 novembre 2005
Bonjour !

Chose promise,.etcetéri, etcetera ! Vous avez voulu des dragons, et bin, vous aurez des écailleux !

On va quand même commencer par des histoires sinon vérifiées, du moins connues (mes délires personnels, on attendra un peu hein ?)
Pour ne pas faire comme tout le monde, je laisse pour plus tard, l’histoire du type qui a servi de modèle aux galettes bretonnes, c’ui-là, et son copain Georges, ils se la pètent un peu trop je trouve ! On les fera passer après les autres, ça leur apprendra, non mais !

On va donc parler de Sainte Marthe et de la Tarasque.





Autour de l'an 48 après Jean-Claude, Marthe, sa sœur Marie Madeleine (la fameuse de « Da Vinci Code » – là, c’est pas de ma faute, si on en revient encore à celle-là) et son frangin, le résurrectionné Lazare, décident d’aller se changer les idées, en se payant un petit séjour en Provence, parce que, franchement, y en a ras le bol de la caillasse de la Palestine !
Elle s’installe d’abord en Avignon, mais, vu le prix des locations, les économies risquent de pas faire long feu, alors elle prend ses cliques et ses claques et traîne ses coturnes jusqu’à Tarascon (en plus, elle vient de voire « le Pont de la Rivière Kway » et elle « phobise » sérieusement depuis). Le bled lui plaît bien, sauf qu’il y a un petit détail qui coince dans le paysage (une dizaine de mètres d’écailleux et turbo à la nitro tournant non stop, un « léger » détail, en effet !) Paraîtrait que la bestiasse se nomme « Tarasque » (Boulba de son nom de famille).





Un type au nom à coucher dehors avec un billet de logement, Jacques de Voragine, l’a soit-disant décrite dans « La légende dorée » : "Il y avait à cette époque [...] un dragon moitié animal-moitié poisson, plus épais qu'un boeuf, plus long qu'un cheval avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes, qui était armé de chaque côté de deux boucliers."
(Bonjour la dégaine !)
D’abord qu’on m’explique : comment une bestiole tenant du merlu (et pas du squale), du bœuf et du cheval (terribles ça comme fauves) et armée de blindage (donc pour se protéger et pas attaquer) serait une menace pour quiconque ? D’accord y a les dents comme des cornes (si ça se trouve il la regardait dans le mauvais sens la Tarasque) mais c’est pas une raison ! Faut pas oublier qu’on est quand même dans le sud (j’voudrais pas dire, mais les gars du coin sont bien réputés pour enjoliver les choses, voire Tartarin !). Ce serait le fruit des amours du Léviathan (bien connu pour ses meubles) et d’une certaine mademoiselle Onachum, (à tes souhaits), native de la Galatie (pays du centre de l’Asie Mineure)




Dans l’imagerie « jean-claudienne » (judéo-chrétienne, si vous préférez), la Tarasque est plutôt représentée comme un truc à tête de lion, au dos couvert d'épines possédant six pattes avec des griffes et une queue de serpent. (ça me rappelle ces jeux où on assemble des bouts de bestioles diverses pour former un truc complètement délirant, des heures carrées, que j’ai passé à ça, tiens !)

Alors, soi-disant, la Tarasque sévissait autour de Tarascon. Barbotant dans  le Rhône, elle gênait les marins en les éclaboussant et en s’amusant à voire si les bateaux pouvaient naviguer la coque en l’air. Parfois, il faut bien se nourrir, elle sortait de la flotte pour aller faire un méchoui avec quelques moutons… bon d’accord il y avait bien quelques mômes et des bergers, mais qu’est-ce qu’ils allaient ficher au milieu de son garde-manger aussi !





Les tarasconais… neux… nois…niens… enfin les villageois,  chargèrent Marthe de faire le ménage (on envoie une étrangère deux solutions : elle y reste et ça fait une étrangère de moins, elle gagne et c’est là que les ennuis commencent, parce qu’elle va certainement demander une prime de risque en plus du prix de la course)


Alors là, c’est grand !  La sainte arrive devant le bestiau, en train de se dorer la pilule au soleil, après son repas, elle se plante sous son nez et fait un signe de croix, la bête est tellement baba de voire cette foldingue gesticuler devant elle, qu’elle se transforme en toutou à sa mémère sur le champs (au cas où l’autre allumée serait dangereuse, vaut mieux filer doux !) Vous comprenez mieux pourquoi ça marche dans les films de vampires ?
Une autre version de la légende est que c'est en l'aspergeant d'eau bénite qu'elle le maîtrisa (là aussi, ça marche contre les vampires).





Par contre la suite c’est quand même pas mal non plus ! Une fois la bête domptée, elle l’attache avec sa ceinture (déjà, ou elle était obèse, ou la taille du « dragon » était très, très exagérée) et la conduit comme si de rien n’était devant les villageois qui s’empressent de la bourrer de coups et de lui lancer des pavés jusqu’à ce qu’elle ressemble à une descente de lit..
Quel courage hein ? Un brave dragon, qui, en plus venait de s’acheter une conduite se fait trucider par une bande de mecs vachement héroïques, qui ont quand même attendu qu’une simple meuf leur pré mâche le boulot.





Tout ce que j’ai récupéré de la cousine lapidée, c’est un bout de cuir ! J’y fourgue mes piécettes quand je vais chercher le pain, pour vous dire qu’ils se sont acharnés !

Voilà la triste aventure de cousine Tarasque, c’est pas parce qu’on s’écrivait tous les trente six du mois que ça fait pas quelque chose de voire un membre de sa famille disparaître aussi bêtement !

Bonne journée et à bientôt

La dragonne
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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