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Jeudi 29 novembre 2007
Bonjour !

Aujourd'hui, pas envie de parler de grand chose de conséquent, mais je me souviens d'avoir fait un jour un devoir sur les péchés capitaux et moi... (vous devez avoir tâté du truc aussi non?)

Du coup, je suis partie en vadrouille "toilesque" pour retrouver ces fichus sept péchés et leurs vertus "équilibratoires", toujours infichue de connaître leur ordre... Une réponse à ma mesure s'est imposée : Les Castor Junior !...
... Là, j'en vois s'affaisser devant l'écran, se tenant la caboche entre les pognes en soupirant :  "ça y est, elle a coulé une bièle ! C'était couru d'avance à la longue...". Mais je ne rigole pas, c'est même Wikipédia qui le signale ! Ils en parlent dans le manuel en disant que la manière de s'en souvenir c'est de prendre la première lettre de chaque péché, ça donne "Pô glacé"...(plus court que mon "Cerbère gémit en enfer" lors des mon étude de la langue teutonique). Pour les vertus en balance, "ahmcgjc" ça a moins de gueule... et la langue me paraît disparue depuis belle larirette, du moins j'ai du mal à trouver une racine latino-anglo-saxo-nippo-slavo-inouitovitchienne logique, j'suis preneuse si vous trouvez un truc mnémo-machin-bidule-chose pour s'en souvenir)...

Donc, lors de mes recherches (pas trop poussées, pas envie d'y passer trois piges comme pour la Tétra de Richie, la tribu risque encore de me regarder d'un air bizarre sinon) j'ai trouvé tout de même plein de choses et ma constatation est : " ben mon colon comme disait un coincé du troufignon, on en paume des trucs depuis nos leçons de catéchisme !" . Preuve par le texte ('tention, préparez le truc qui pique dans le verre d'eau mais qui fait du bien aux boyaux de la tête, on ne sait jamais...)

La paresse : refus d'accomplir des tâches nécessaires, démon "familier" : Belphégor. C'est vrai que la nana, Juliette Greco, (pas Sophie Marceau... quoi que...) qui se retrouve sous son traîne-sauce et son masque à la Dark Vador a plutôt l'air endormi qu'hyper-actif.
C'est pô que j'veux pas... mais j'ai du mal... beaucoup de mal pour certaines "tâches" plus que rebelles même avec le nouvel Omo et surtout quand l'énoncé de ce que je dois faire commence par "c'est logique", "c'est normal", "en principe, quand on est une femme responsable et une mère de famille...", et surtout la vedette toute catégories confondues le "Il faut".
Arrgh ! Chez moi ce "il faut" correspond à la goutte de jus de citron ou le coup d'opinel dans l'huitre pour la réveiller, je me rétracte au fond de ma coquille, un réflexe. Pour contre-balancer, si on peut dire, je suis toujours partante pour faire des trucs plus qu'improbables pour infirmer mon appartenance à la famille des enserpillièrées (sous-ordre des Femmes-au-foyer-sifères" à tête de plumeau), et édifiants surtout  quant à mon caractère très "spécial", comme disent certains voisins bien intentionnés (que j'invite civilement à aller s'exhiber chez les hellènes, ça les déridera)

L'orgueil : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc...), démon familier : Lucifer ("oh, génial Lucifer".... citation qui m'est restée de ma vision toute môme de la Beauté du Diable avec M. Simon et G. Philippe, ce qui m'avait frappée c'est l'inversion des rôles dans cette histoire faustienne : Méphisto devient Faust et lycée de Versailles, j'sais pas pourquoi, mais ça m'avait frappée à l'époque..)

Euh... si le grand barbu est bavard comme une pie, je ne dis pas non... S'il adore fouiner et apprendre plein de trucs tous aussi inutiles pour briller en société que la flexibilité des queues de ruminants ou le nombre de bougies sur le vacherin du capitaine de corvette... d'accord aussi... Mais étant donné que j'ai fait une fidesite aïgue il y a pas mal de temps (ben vi, hépatite : crise de foie, fidesite : crise de foi, pas confondre !) je me vois mal me targuer de qualités que les "vrais" croyants sont en droit de revendiquer hein ?

La gourmandise : pas spécialement la gourmandise comme on l'entend, genre "je passe en pleurant de frustration et en bavant comme un Sarah Bernhardt devant un p'tit mille-feuilles qui me fait de l'oeil" plutôt le genre "je bouffe, je bouffe, pour voir à quel moment je vais faire péter la sous-ventrière" (si vous avez vu le Sens de la Vie des Monty Python, vous savez de quelle scène je parle) D'ailleurs, wikipédia signale qu'il n'y a qu'en français que ce défaut s'appelle gourmandise, les autres langues sont plus près de la vrai définition (comme le gluttony anglo-klaxon) son démon Belzébuth

Bon, les rares qui me connaissent en "vrai" (s'pas la fourmi) savent que j'ai tout sauf l'air d'une nana qui se lève le matin pour se ruer à l'aveugle sur la porte du "frigigo" (mot de ma mémé allemande, elle avait aussi un problème avec le français, mais ses origines l'excusent un peu) en hurlant comme une damnée parce qu'on lui a piqué sa crème dessert favorite (la barquette "familiale" cela s'entend) Donc, si on suit la vraie définition, la gloutonnerie, je passe ! (j'en connais qui du coup poussent un "ouf" de soulagement, craquer devant une devanture de pâtisserie, c'est permis, si on reste correct et ne s'étale pas de tout son long en vitrine pour dévorer les p'tites douceurs à même le présentoir, évidemment, là, c'est faute !)

La luxure : plaisir sexuel recherché pour soi-même de façon immédiate, son démon : Asmodée...

Euh, faire dans le "là, tout de suite ! Entre la deuch et la clio, avant que ça ne passe au vert !", désolée de vous décevoir, j'ai besoin d'un minimum de préparation psychologique, romantique et physique... Par contre, désolée de dire aux "croyants altruistes" côté galipettes, on a tous et toutes tendance à faire ça pour soi-même aussi et plus seulement pour la satisfaction de l'accomplissement du devoir dit conjugal (qu'on élargit à "concubinal" vu que la notion de couple a tout de même "un peu" évolué). Et oui ! Messieurs les éminents sexologues, fallait pas nous faire remarquer un p'tit "point" de détail (le fameux G), pour rentrer sereinement dans nos boxes de "reproductrices primées" ça va plus être du beurre mou comme avant, ne venez pas chouiner, l'info est bien passée, assimilée et appliquée... trop tard !

L'avarice : Désir de posséder ou conserver plus de richesses que nécessaire, son démon est Mammon.

On a bien un p'tit bas de laine, mais c'est surtout pour qu'on ne soit pas trop serrés quand on a envie de se faire plaisir (voyages hors Exagonie, sorties moulin-à-ventesques et chorégraphiques, petites toiles, concerts... je crois qu'on a tous la même boutique de lingerie comme fournisseur non ?) Et comme se faire momifier avec gens de maison (je sais, gens de maison, ça fait plutôt Sardanapale là, les égyptiens restaient tout de même sobres), animaux familiers, bouffe et trésor toutankhamontesque est passé de mode, je me vois mal remplir mon matelas de liquide, à part si c'est un matelas d'eau (j'ai jamais essayé d'ailleurs, je crains le mal de mer, déjà qu'un matelas pneumatique sous gonflé me fiche un peu la gerbe, je crains le pire)  

La colère : définition des Anciens : courte folie qui entrâine parfois des actes regrettables, démon : Satan

Ne pas confondre les colériques chroniques, les soupes-au-lait patentés qui suivant qu'ils sont levés du bon ripaton vont démarrer ou pas au quart de tour à notre simple "bonjour" ("ouai, c'est ça ouaiiii... insiste ! Mais c'est qu'il répond l'effronté !"), là désolée pour eux, c'est fichu, qu'ils ne s'étonnent pas de se retrouver seuls à un moment où à un autre , ça lasse et ça casse parfois les "forts caractères" (mot pudique pour "progéniture de cochon croisé avec un  boule-dogue") 
Il y a la colère soupape de cocotte minute, ça, c'est quand il y a trop plein de vapeurs (au sens propre et figuré chez les belettes, messieurs) Mais même si c'est fugace, juste un truc à la pet retenu qu'on lâche pour éviter d'être ballonné toute la journée ("pet retenu fait un abcès au trou du cul", comme dirait dragon) même si c'est fugace donc, il faut assumer et ne pas causer perte neuronale, facile de s'acheter des "indulgences" de nos jours encore ! Ah c'est aisé d'excuser des actes dit "regrettables" par un pétage de plomb passager !!  J'ai vraiment du mal à avaler l'appât et la canne (moulinet compris), et ça équivaut à un acquittement pour déficience mentale passagère en pénal non ?... "désolé, j'étais pas moi-même quand j'ai dévissé la caboche de mon môme", "oups, autant pour moi, mon poing  (américain) est parti trop vite quand il m'a "traité" !", "je sais... c'est un lapsus malheureux de traiter ta chère mère de prostétipute, mais, c'est le p'tit bonhomme dans ma tête qui m'a soufflé la réplique..." Trouvez autre chose, et surtout assumez vos nerfs mes cocos !
Si je coup-de-gueulise, je ne fais pas autre chose et j'assume... Dire que j'étais pas moi-même, déjà on y croit moyen (connaissant le bestiau) et ça serait pure hypocrisie de se servir d'une telle excuse. La colère ça arrive, comme de s'esbaudire en soupirant devant une petite fleurette, comme de verser sa larmichouille quand  Dumbo se retrouve en tôle (je sais... le premier qui rigole... s'en prend une !) et même si c'est négatif, ça fait partie des réactions "homo-erectusiennes". Et si elle est maitrisée, canalisée, je ne connais pas de meilleur carburant (par les temps qui courent, c'est  de l'or en bâton ça !)
Je vous rassure, vous pouvez me dire bonjour, Hulk ne va pas se réveiller (le  vert me sied d'accord, mais avec écailles !), faut surtout éviter de me prendre longtemps pour une oxygénée, tout  c..bêtement.et je ne dois pas être la seule non ?

L'envie : Refus de se réjouir du bonheur d'autrui, ou satisfaction de son malheur, jalousie, son démon : Léviathan (Levitan, on y croyait moins, même s'ils ont des salons "à se damner" des fois hé, hé)

Pas dans ma panoplie non plus. Quoi que... je vais être franche, si on m'a suffisamment saoulée pour me faire manifester le sentiment du dessus, j'ai le regret de dire  que le "saoulopathe" qui s'étale de tout son long (au sens propre et figuré aussi), je suis loin de lui tendre la mimine pour qu'il se remette sur ses guiboles (même pas à évoquer un tour de rein pour expliquer mon immobilisme, ma trogne parle d'elle-même) par contre, pas de commentaires de ma part, juste un "ouf" intérieur de soulagement sur le fait qu'il y a tout de même une justice quelque part (divine ou autre, à cerner par contre...avant je zieutais du côté des gremlins, ces créatures évoquées par les premiers GI lors de leur déculottée au Vietnam, des p'tits gnomes qui s'ingéniaient à guetter le moindre truc pour que le coucou se plante au milieu des lignes ennemies ou l'enraillage de régolvingue au mauvais moment, d'après les propos de certains)

Bon, je crois que question défauts, on a fait le point (même si c'est succinct) et on verra la prochaine fois les vertus qui y font pendant : l'ardeur, l'humilité, la modération ou tempérance, la chasteté, la générosité, la joie, la charité...chaque yin à son yang, comme dit Jacky Chan ! Je vous laisse, ça va faire un bon morceau à vous mettre sous la dent, et on verra plus tard... Bonne journée et à plus

La  dragonne.
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Jeudi 22 novembre 2007

Bonjour !

 

Allez un p'tit coup au valseur, histoire de se motiver (je parle pour votre servante, votre popotin n'a rien à craindre), parce qu'en ce moment je vais être franche... j'me  tiens une de ces flemmingite aïgue ! Je ne sais pas si c'est dans l'air du temps (de saison) mais j'ai plutôt l'air d'une vieille feuille de platane bigornée et affalée de tout son long par terre que de la jeune pousse verdoyante et innervée à souhait, innervurée aussi d'ailleurs, avec les problèmes de transports de ce moment, même ma circulation sanguine j'ai l'impression qu'elle tourne au ralenti.
Ce qui choque dans cet ensemble ressemblant plus à un flan parisien qu'à une masse musculaire contractée et tonique  en état de vous ficher la pâtée de votre vie lors d'une séance de bras de fer (ou de jet  de p'tit pois), ce qui choque donc, c'est que la tête est sur le qui-vive elle et réclame à ce que les miches daignent infirmer la première constatation des témoins sur mon  état de légumesque d'endive de cave pré-gratinée (vous connaissez l'expression, je l'inverse..."parle à ma tête mon c. est malade").
Mais quand je vois le tout ch'tit bout qui me reste à narrer de l'opéra (vi, c'est tout ch'tit, à ma mesure évidemment) ça serait vraiment trop ballot de laisser ça aux "calandres grecques" comme disait ma génitrice*.
Alors alonzi-alonzo... on y retourne et c'est la fin, donc quue du bon pour faire une pause lyrique et aborder des p'tites con...sidérations blaguesques, gaffesques, un peu plus légères qu'un livret de Da Ponte (je sais, un peu remanié le livret...), j'suis dans ma phase "bêtasseries et gnagnateries", autant en faire profiter mon monde hein ?

 

LES NOCES DE FIGARO - Acte IV - suite -

 

Pour les lieux et personnages, se référer à l'épisode précédent, ça n'a pas changé, c'est déjà ça de gagné et pour vous lecteurs, et pour les metteurs en espace.

 

Après le fameux air de Basile sur ses aventures asiniennes et le départ en coulisses des deux cocos, on voit à nouveau entrer Figaro, pour son  monologue concernant ses intentions vengeresques de futur-ex-mari outragé (obligatoire dans l'opéra et le théâtre, ils pensent toujours haut et fort les acteurs et chanteurs, avoir l'oreille musicale ce n'est déjà pas évident, mais l'avoir télépathe en plus, ça tient du prodige ! N"étant pas Rabindhranat  Duval, autant que ça soit expliqué leur cheminement mental ) :

 

" Bon, c'est le bon endroit, la bonne heure, ça ne devrait pas tarder c'te petite entourloupe à mes dépends. Même pas marié, faut que j'endosse le costard de "ramuré" **  Et elle a même pas honte la garce ! Me faire ça au milieu de la fiesta (comme cité dans le renvoi de bas de page, c'est plus drôle au théâtre quand tout le monde le sait, sauf l'intéressé, au théâtre évidemment, dans la "vraie" vie, ça craint !) Et comme une andouille, j'rigolais à ses marades à c't'empafé de comte !
On les traite comme des déesses alors que la sorcière du Nord à côté, c'est Sissi  !*** Vous en connaissez beaucoup qui se font griffer à emporter la barbaque par une colombe vous ? C'est des fauves oui ! C'est des acoquinées sataniques j'vois pas d'autre explication ! - (Ne manque que le bûcher et ça pourrait être un speetch de Torquemada ça !) - Mais j'vous apprends rien, z"êtes au jus les mecs !"

 

Après sa tirade énervée, il file se planquer derrière les arbres, sage initiative parce que sa belette pointe son nez avec la comtesse, chacune fringuée avec les frusques de l'autre  et Marcelline qui vient de la prévenir qu'elle avait des spectateurs pour sa grande scène finale et que ça serait bien d'y penser avant de dire n'importe naouak et surtout à haute voix. L'ex-duègne et nouvelle jolie-maman file à sont tour se cacher dans le "cabinet" où s'est déjà réfugiée Barberine ("l'égareuse" d'épingle, je sens la surpopulation imminente dans les alentours incessamment sous peu...)

 

La comtesse a oublié sa petite laine et commence à avoir le poil au garde à vous, elle préfère se retirer dans le kiosque  et conseille à Suzanne de "prendre le bon air" (à haute voix), ce que Figaro comprend.. à sa manière (et à la notre, en bons petits esprits mal tournés que nous sommes) Suzanne, au fait que son micheton soit dans les fourrés, se met en voix pour lui jouer une scène dont sa jalousie n'est pas prête de se remettre, nan maiiiiis faudrait voir à douter d'elle comme ça ! Elle se lance, la main sur le coeur et les yeux à la merlan frit, toute à son rôle, dans un air sur les bienfaits de la  nature, de ses nuits douces, de ses étoiles, et que "a y est ! Elle est à point", faudrait pas que son amoureux tarde un peu, la température risque de friser l'évaporation tellement elle a ses vapeurs (en bref, elle est adepte de la méthode Ogino Knaus et s'il veut procréer, c'est le bon moment, ben vi, ne pas oublier le coucou** est ses oeufs dans le nid d'un autre hein ?!)

 

Comme il est dit que ça soit l'embrouille à tous les niveaux ce vaudeville, Chérubin pointe son blair, à la recherche de sa copine Barberine et file droit dans la comtesse planquée dans le pavillon. Comme le bibi a plume, c'est plutôt du goût de Suzon, il la prend évidemment pour celle-ci et lui demande ce qu'elle peut bien faire à se calfeutrer ici à pareille heure. La comtesse hésite entre le mettre KO d'un uppercut bien senti ou de lui faire bouffer son bibi pour le bâillonner... il va tout faire rater c't'abruti !
Vous connaissez le page et ses testostérones;.. il ne peut pas d'empêcher de taquiner la belette dès qu'il en a l'occasion et de lui demander un poutou pour paiement de son départ discret des lieux..
Discret, si on peut dire, parce que le comte, ayant enfin retrouvé le plan de son chez-lui passe le coin du sentier et comme le gamin est tout sauf sobre côté volume sonore, ça va encore sentir le roussi pour lui !
Le gamin insiste auprès de "Suzanne" parce que faut être réaliste, son patron va lui en demander un peu plus (si c'est pas clair comme de l'eau de "moche" ça !!****) Et c'est pas le moment de faire sa "mijotée" vu qu'il a été témoin de la... transaction,  embusqué  derrière son fauteuil  pour info si elle ne se rappelle pas des actes précédents - ni vous non plus d'ailleurs.

 

Les témoins respectifs, ayant chacun des intentions différentes, y vont de leur couplet sur le fait que ça risque de mal finir pour l'intégrité physique du page. Le comte, trop énervé, passe la tête pour mieux voir (il fait pas si clair que ça, malgré la nuit étoilée !) et c'est une très, très mauvaise idée, vu qu'il s'interpose entre la joue de ce qu'il pense être son futur quatre-heure et le pique-assiette qui veut lui en rogner un coin... c'est lui qui reçoit le bécot du coup. Il a le réflexe d'envoyer une baffe au gamin, mais celui-ci a déjà filé quinze noeuds en le reconnaissant et c'est... Figaro qui reçoit l'avire-mouche, ayant lui aussi décidé de venir au mauvais moment aux nouvelles. Il ne moufte pas, logique, il n'est pas censé être là et le comte, rassuré sur le fait qu'ils soient seuls, marivaude a qui mieux mieux, et que je te prenne ta mimine "quelle est trop douce... lavée avec Mir Laine ?" et que je te promette un p'tit brillant pour l'orner, ça serait pas mal comme bonus à la dot promise... et que je te presse de te grouiller, on dirait que du monde arrive alors faudrait penser à filer dans un lieu plus... sombre avant qu'on nous repère etc... D'ailleurs tellement obscur que la fausse Suzanne a du mal à se repérer, mais on s'en fiche comme de l'an  quarante non, répond le comte, c'est pas de la lecture qui est au programme (sic !)

 

http://fr.youtube.com/watch?v=b1MwuopuRaE Figaro fait une fausse entrée (fausse sortie c'est connu, pourquoi pas ça ?) et la belle file à couvert vers le cabanon libre (bizarrement, tout le monde  s'entasse dans celui de droite),  son galant la retrouvera plus tard, pour l'instant il part de l'autre côté (les mystères de la création théâtrale sans doute, faire trois fois le tour du jardin pour se mettre en pattes, j'sais pas...) Il meloune toujours autant dans sa barbe contre la gente féminine mais sa copine, imitant la voix de sa maîtresse lui demande de  mettre une sourdine.. ça va réveiller les "chope-souris" ! Il est tellement vénère qu'il continue en prenant la "comtesse" à témoin de leurs misères conjugales respectives. Suzanne a la mauvaise idée d'avoir un trou de mémoire et de reprendre sa voix pour un couplet, il est lent mais ça fait "chtonk" et il pige que c'est pas la bonne belette à qui il s'adresse. A malin, malin trois quart et il décide de mettre à profit ça en faisant semblant de draguer  la "comtesse" (je fais un doublon presque en diffusant l'extrait mais il comprend le duo et le final, que du bon pour gagner du temps hein ?)

 

"Patronne, j'vous adore en silence (pas trop, c'est lyrique, on va éviter le mime !) et j'me propose pour votre plan de vengeance comme bras séculier, c'est le moins que je puisse faire, accro à vos mirettes comme j'le suis ! Donnez-moi votre mimine que je la bisouille pour signer le contrat.."
- Tu la veux celle-là ?! - balance vocalement... et physiquement la nana en exhaussant ses voeux - Tiens, une autre pour la route, l'autre était jalouse !(il a droit à son aller-retour sans supplément, rare en ces temps de crise des transports ferroviaires !)
- Fais-moi mal, j'adore ça !
- T'en veux ? J'ai du rab, y a promo, j'te fais un prix pour le lot... - et elle retrousse sa manche en adepte du boulot bien fait, ça va pleuvoir les châtaignes, c'est de saison !)
- Euh... on va p't'être arrêter la  séance SM, y a du monde qui nous regarde, et j'ai la goule qui chauffe. Et puis arrête ton cirque, j't'ai reconnue !"

 

Les deux futurs époux se réconcilient alors que le comte refait une apparition (il n' "esthético-chirurgiquise" pas un fantome, vous gourez pas), il cherche toujours sa pseudo conquête, sans boussole et lunettes à vision nocturne, c'est pas gagné ! Figaro et Suzanne décident de continuer leur numéro et le type tombe l'oeil révulsé d'amour aux pieds de sa soi disant patronne.

 

Là, pour le comte, c'est le feu de paille qui fait boule de neige, soirée de m... tiens ! Et lui qui voulait se payer du bon temps, vous la lui copierez ! Il goille comme un cochon qu'on saigne que tout son  personnel de maison rapplique, il a oublié son opinel, ça va faire désordre pour trucider le sagouin qui veut tâter de la particule (au sens propre du terme) Les deux amoureux filent se planquer dans le cabinet (je vous disais, c'est l'heure de pointe côté jardin)

 

Tout le monde rapplique, Basile, Antonio, Bartholo, Don Curzio

 

"Qui c'est  qu'on égorge ? Qu'est-ce qui se passe encore ?!
- Venez voir la nana qui a pas froid aux yeux en trompant un type comme moi !"
Il passe la main par la porte du cabinet - celui de droite, dans l'énervement il a perdu le sens de l'orientation - et en ressort sans ménagement et dans le désordre... un Chérubin, tenant également par la pogne sa copine Barberine... Mauvaise pioche, il retente la mise en sortant deux autres cartes, la Marcelline de trèfle et la Suzanne de Coeur - ah, enfin la bonne main ! - (vu qu'elle est déguisée en comtesse)

 

Tout le monde y va de son "ma fille !", "ma mère !" "Madame !" Et Suzanne implore pitié alors que le comte, "contrarié" comme il est, est bien loin d'y songer une nanno-seconde.
La comtesse sort enfin de sa cachette (le cabinet de gauche donc, suivez !!! Pfff) et demande le pardon de tout le monde, vu son rang social, ça aura peut-être plus de poids que des prières ancillaires... allez savoir... 
Bien vu, parce que le comte se retrouve le museau dans sa m..éconduite et c'est à lui de demander pardon (et la honte qu'il se tape, je ne vous raconte même pas !)
C'est à elle de se montrer magnanime, déconfit comme il est, et rouge comme une pivoine, ça va sonner faux de toute façon.

 

Fin de l'acte et de l'opéra sur un air à la gloire de l'hyménée, sur le beau temps après l'averse, les rabibochages après les embrouilles et les prises de choux, enfin, un truc très classique et promotionnel pour continuer à convoler au cas où certains, à l'audition de l'opéra, seraient guéris à vie de vouloir trouver thong à son ripaton (chaussure à son pied, si vous préférez)

 

Bon, je vous avais dit que ça serait court, je n'ai pas (trop) menti hein ? Alors sur ce, je vous laisse continuer vos nobles occupations professionnelles ou autres... Je file vers les miennes (le plat à gratiner, pour l'endive, rappelez-vous hé, hé) et surtout vers mes p'tits grains noirs broyés que j'aime bien... Bonne journée et à plus

 

La dragonne

 

* Vous vous rappelez son examen de boîte crânienne au... canadair et ses superbes culottes Frolic (Sloogy, ça voulait pas imprimer), elle les collectionnait aussi les bidouillages de mots, même si elle n'assumait pas comme votre servante et fusillait son monde si on lui faisait remarquer que ce n'était pas la bonne expression avec un "c'est c'que j'viens de dire, et d'abord je sais c'que j'dis non ?!" qui mettait fin au débat grammatical et vocabulairesque dans la seconde) Par contre, comme son autre expression était d'aller nous faire voir chez les hellènes, on pensait gamins que c'était le même genre d'invitation à des galipettes avec des danseurs de sirtaki avec en fond sonore la voix flutée de Denis Rousseau (là aussi, un p'tit problème avec tout ce qui ne s'appelait pas Jean Bidule ou Roger Truc, comme tout bon  français)

 

**rapport au ramures des maris trompés évidemment. Porter des ramures (et pas celles de l'Epiphanie) est légèrement désagréable. Une grande mode du vaudeville ça, le mari cocu, à l'origine ridiculisé parce  que trompé et surtout au vu et au su de tout le monde (Rostand avait bien trouvé en disant "ridicoculisé", j'l'aime bien Edmond) Déjà, chez nos ancêtres, les irréductibles gaulois, nous avions une divinité à ramure de cerf, mais cela viendrait aussi des grecs, où on traite de "bouc" un mari dont la femme a du... tempérament du côté de la bagatelle. Je me marre parce qu'en faisant ces p'tites recherches, quelqu'un constatait que si les chèvres sont déclarées relativement portées sur ça, la passion légionnaire souvent citée s'expliquerait alors, pétée de rire, parce que ça me renvoie à certains dessins de Serre.
On parle dès le début de ces mésaventures matrimoniales de "cornart" et d' "escorné" Le pire c'est que pour le mot cocu, j'vous l'donne Emile... ça viendrait du piaf, le coucou. Avec du recul, quand on y songe, c'est pas bien faux, celui-ci ayant élu domicile et procréant dans un nid qui n'est pas le sien, le raccourci parle de lui même non ? Par contre l'attribution du terme a totalement bifurqué, passant de l'amant au mari... on se demande pourquoi... à moins de préférer "cocufié", là, c'est plus logique.
D'autres avancent que ça viendrait de Cernunos, dieu chthonien (souterrain) gaulois à tête et ramure de cerf, l'équivalent local d'Hadès dont la musaraigne, Perséphone passait trois jours avec lui et tout le reste avec sa môman Demeter (mais là, en tout bien tout honneur, donc ça me paraît litigieux... vu que pour être orné des attributs de cervidé, faut que môdame soit allée voir un autre "mâle dominant" de harde.)

 

*** Désolée, j'ai eu énormément de mal à gober le pays de Candy de notre chère impératrice bavaroise, manquait plus que le coup du piaf sur le didi et la ritournelle à la Blanche Neige, étrange que Disney n'ait pas pensé à nous sortir un truc sur le sujet, tous les poncifs du genre y étaient pourtant... mais causer Europe de l'Est à l'époque où il a créé Blanche  Neige, 1937, ça n'aurait pas été politiquement correct.

 

**** L'Eau Précieuse pour bibi, vous vous souvenez, le truc qu'on se passe sur la goule en bonne ado flippant devant l'acné juvénile, (enfin j'en avais acheté, mais c'est les frangins qui l'ont utilisée, jamais eu d'acné, cherchez l'erreur de "maturation" de la bête... .) à ne pas confondre avec "l'apnée juvénile" de la même dragonne, symbolisant les bouderies et "retenages" de souffle à la Soupàlognonycroûton de nos chères têtes blondes ou brunes (ou rouquines) quand elles ont quelque choses en tête justement (et pas ailleurs comme disait mémé !)

PS: pour vous prouver que les Noces on les trouve partout... jolie scène où le type passe ça pour que toute la prison en profite (encore d'après Stephen King, pas de ma faute !) 

Re-PS: Gisement épuise... enfin mine de rien, je crois que je n'ai jamais vu autant d'extrait pour un opéra sur le web... si c'est pas symptomatique de son succès ! Mis bout à bout, je crois même qu'on pourrait avoir l'opéra en entier, à voir...
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Mercredi 14 novembre 2007
Bonjour !

Allez, une semaine bien amorcée, faudrait penser à un certain Figaro non ? Pour ceux qui me demandent ce que j'ai bien pu encore faire (ou subir) à l'opéra vendredi dernier, pas d'affolo, ça viendra, même si pour une fois, ça n'est pas sorti d'une normalité presque affligeante selon les critères très... particuliers de votre servante (il va pleuvoir quarante jours pour fêter cet évènement !). Allez, certains s'impatientant sur le devenir de cette union suzanno-figaresque, on y retourne avant que ça ne fige dans vos gamelles.

LES NOCES DE FIGARO - Acte IV -

Le lieu : Au début de l'acte, un "cabinet" ; libre à vous (comme à moi) d'y voir un lieu d'aisance... mais je vous préviens, vu le monde qui va y défiler, prévoyez l'espace en conséquence, chanter serrés comme des merluches dans leur cageots, ça risque d'être chaud (surtout en apnée si l'extracteur d'air vicié a des défaillances si vous voyez où je veux en venir...) et de plus, ça ne désigne pas que ça si vous faites une recherche , vous pouvez même choisir ce qui vous semble le plus approprié pour ces élans lyriques... * Par économie, le cabinet se transforme souvent en kiosque ou même un simple banc en plastoc, ça évite les allées et venues des machinistes sur la scène;
A la scène cinq, un jardin "touffu" (touffu... comme... touffu parce que le proprio a déliré un peu horticulturesquement parlant ou touffu parce qu'il avait au contraire  un poil dans sa main verte ?), deux "niches" parallèles (Rantamplan à gauche, Snoopy à droite, les féroces pinschers de la comtesse)   On a du ôter les nymphes et satires bouffés des mites ou les vasques débordantes de chiendent parce que ça faisait désordre, mais ça fait une planque plutôt sympa pour le reste de la farce.,

Les personnages :
- Barberine, (la cousine de Suzanne) "l'entichée du page",
- Figaro pas la peine de le présenter ou alors c'est que vous avez une mémoire de carassin doré
- Marcelline (la duègne ex-rivale de Suzon et nouvellement génitrice révélée du héros)
- Basile, le maître de musique (tiens, on l'avait oublié celui-là !)
- Bartholo, le "docteur", ex-rival de Figaro et nouvellement géniteur de celui-ci (pfff, quel imbroglio s'pas ?) Les "ex" et "nouveaux" se succèdent au théâtre, c'est la coutume et c'est censé réveiller les spectateurs du fond au cas où ils seraient un peu trop fait bercer par l'ambiance feutrée d'une description bourgeoise des plus commune si on y regarde bien.
- Suzanne ( à la scène 9 tout de même, elle a pris ses aises côtés retouches du maquillage !), suivie de près (scène suivante) par..
- la Comtesse, fidèle à elle-même, c'est à dire la boîte de kleenex à la pogne et la coquille Calimerotesque sur la courge (les éternelles "victimes" théâtrales...j'ai du mal à les plaindre, désolée, je sais... j'suis une sans coeur)
- Chérubin, le page amoureux de tous les jupons qui lui passent à portée (toujours pas calmées ses hormones, mine de rien)
- Le Comte (lui aussi se fait appeler Désiré jusqu'à la scène 12, il faut dire que le temps que tout ce joli plan se mette en place, le voir tournicoter dans les parages, ce ne serait pas prudent)
- Don Curzio (celui que devait servir de témoin  assermenté quant à la "dette" de Figaro si vous vous souvenez)
- Antonio, l'oncle pochetron professionnel et horticulteur dilettante (durant ses heures de lucidité)
Par contre, on notera l'absence du choeur des ex-vierges et jouvenceaux... le lavage de linge sale bourge, on évite d'ébruiter, ça fait une tache supplémentaire sinon et elle est dure à partir celle-là (pire que la fameuse tâche dans le noeud du torchon de Coluche)

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Ouverture de l'acte quatre sur le fameux cabinet (je recommence mon topo, où c'est imprimé le..* ?). Et l'on tombe sur une pauvre Barberine, dans tous ses états, en train de tournicoter comme une mouche prise sous un verre, la loupiote à la main et tout ça parce qu'elle a paumé un épingle ! (D'accord, un sou est un sou, mais de là à retourner toute la carrée parce que j'ai paumé un pin's..faut franchement qu'il soit en or quarante-douze carats et incrusté de diamants gros comme le Ritz ! Et en plus, si je ne paumais que ça... mais je dois habiter au milieu d'un trou noir, tout se fait la malle, y compris les neurones, ce serait un boulot à plein temps pour meziguette !) Tiens j'en connais une qui va se régaler avec cet air mimi ; court mais mimi !
Entrent Figaro et Marcelline, depuis qu'ils se sont "retrouvés",  ils ne peuvent plus se lâcher  ces deux là, ah... le fameux cordon ! Comme la minette explique qu'elle a paumé ce qui devait servir d'accusé de réception à un certain billet de rendez-vous, ça a plutôt l'heur d'énerver le futur époux plutôt que de le rassurer sur la notion "sécurisante" du mariage et il est à deux doigts de lui en retourner une, allant même jusqu'à lui dire qu'elle se lance tôt dans la carrière d'entremetteuse (lisez le livret, si ce n'est pas explicite !) Encore heureux "môman" est là pour arrêter les élans baffatoires de son fiston, sinon elle était partie pour faire trois tour dans son slip sans toucher l'élastique, vu le coeur qu'il allait y mettre à son vire-mouche ** ! Comme la duègne, elle, est soigneuse et ordonnée, elle a récupéré le truc et le donne à Figaro qui s'empresse de fourrer ça sous le pif de la gamine en lui signalant qu'il faut pas la lui faire, il n'est pas "niais" de la dernière averse !
La môminette avoue tout, y compris ce que lui a dit le Comte : "file-ça à Suzy,en disant que c'est "le cachet des grands marronniers" (il a lu Da Vinci Code et voit des messages codés partout). Une fois cet aveu déballé, elle prend ses jambes à son cou pour faire la commission rapido-presto, vu qu'après, elle a rencard avec son échauffé du slip kangourou, Chérubin (désolée, un chat est un chat !)

Figaro craque devant sa génitrice, il était le dernier au jus évidemment (comme toujours) et celle-ci a toutes les peines du monde à lui faire rentrer dans ses gonds. Faut juste la jouer fine et connaitre le fin mot de l'histoire, c'est encore que des "on dit"... rien n'est fixé sur la pellicule des paparazzi ! Mais avant de sortir,  il lance tout de même un "je vais venger tous les maris" qui en dit long sur ses intentions... ça va ronfler dans les chaumières !

Marcelline, solidarité purement féminine oblige, se doit de prévenir la fiancée que le doux et tendre nectar de l'hyménée a pris l'air et tourne plutôt au vinaigre à cornichon. Il faut la  mettre en garde contre "ce fier, ce terrible... et pourtant un peu nigaud de sexe masculin" (c'est pas moi que le dit hein ? Je ne fais que citer !) On a droit à un air (n°24, pour continuer à se la péter pro) où il est question de chevreau de bique, d'agneau, d'agnelle, elle est dans sa phase bergère de Petit Trianon la duègne.*** 

Sur ces considérations "chèvrières", elle sort et Barberine entre à nouveau (me dites pas qu'elle a encore paumé l'épingle c'te buse ?!) mais cette fois, côté jardin "touffu". Petit récitatif où la gamine nous expose le menu de son encas (les émotions ça creuse !), une orange, une poire (et des sboudidouuuuus) un choco-BN, ça va la lester même si elle précise qu'elle a dû faire la bise au cuistot pour avoir du rab, tout en ajoutant qu'elle compte bien se faire rembourser par Chérubin (quelle mentalité,  pfff !) Elle aperçoit Figaro qui rapplique et préfère planquer ses miches, il semble avoir la main leste en ce moment le futur cousin.
 
Il arrive en compagnie de Bartholo et Basile. Les deux compères se demandent bien ce qui lui prend de jouer les conspirateurs, la lanterne à la main et le manteau sur le pif, façon méchant dans les films muets (j'ai toujours adoré ces personnages outrés, ne laissant paraître qu'un regard noirci au khol ; et ils en font des caisses pour faire passer le machiavelisme de leur pensée dans leurs billes de loto, grandiose !)
"Vous vouliez pas faire la  fiesta ?! Moi, l'endroit me paraît idéal pour féliciter ma copine et notre patron commun qui veut se la faire. Vu que c'est des marronniers, on pourra même leur en filer quelques fruits bien sentis, si vous me suivez... A marron, marron et demi ! Planquez vous et je vous sifflerai pour que vous rappliquiez, je vous garantie que vous serez pas déçus du spectacle !"

Branché sur le 220, il ressort et les deux types restent à se demander ce qui lui prend de ne se mettre le sang à l'envers de cette manière. L'un, Bartholo, nouvellement rallié à la cause de son fiston, qui ne voit pas pourquoi il laisserait faire sans moufter, l'autre, Basile, parce que lèche-bottisme oblige, il est du côté du Comte et que c'est lui qui a le pognon et le pouvoir. Dans son air, il précise même qu'il a connu ça plus jeune (vi, il a été jeune, mine de rien) mais que dame Quiétude y a mis bon ordre (quiétude traduisant le flemma italien... flemme, ça ne concerne que moi, j'ai un copyright dessus, j'opte donc pour quiétude)..

Là, je me dois d'expliquer un peu la teneur de ses propos, parce que franchement, l'image est trop bonne ! Il fait allusion à... une peau d'âne !

Au début, j'ai pensé "ben dame à c't'heure, j'me suis plantée, j'ai pris Perrault à la place du livret, pas réveillée la dragonne...", mais que nenni... manto d'asino, pelle di somaro, c'est manteau d'âne, peau d'animal de somme,  j'avais bien lu ! 

Grosso-modo****... un jour qu'il se baladait dans la forêt, son panier et son petit pot de beurre à la main, il arrive près d'une chaumière tout en nougat et sucre-d'orge, au clou du mur pendait cette serpillière bouffée des mites, histoire de l'aérer un peu, vu qu'elle rognotait un peu l'âne bâté justement. La bonne marraine en tenue d'intérieur (foulard à l'antillaise pour faire le ménage, charentaises sur chaussettes en accordéon sur les chevilles et tablier en pilou à motifs "mémé"...  que du glamour !) est sortie pour garer sa citrouille dans la cour et le voyant sceptique (comme la fosse) devant ce textile "approximatif" côté fraîcheur et utilité, lui a royalement fait cadeau du bastringue. Comme elle avait plus toute sa tête, elle est rentrée aussitôt, oubliant sa titine et sa charentaise de vair, sur le trottoir laissant le type un tantinet arrêté sur l'image vu le cadeau somptueux.

Et mes braves gens, v'là t'y pas qu'il se met à flotter comme vache espagnole! Ni de une, ni de deux, il empogne le bazar et s'en sert comme Kway (c'était ça où se faire saucer et son habit vert et ses bottes de sept lieues auraient morflé) Il ne fait pas trois enjambées (vingt et un lieues si vous faites le compte) qu'il tombe nez à truffe avec un canis-lupus-lupus qui n'est pas jouasse du tout, il a laissé filer les p'tits chevreaux et leur mère (z'étaient allés faire un tour du côté de l'aria de Marcelline certainement) et en plus il fait sa crise d'asthme, vu qu'il a tenté une démolition sur trois cabanes de propriétaires porcins, ça a eu le don de l'énerver, ça se comprend.

Notre Basile (qui ne sait plus où il va du coup) s'imagine déjà en boîte de Canironron sur pattes, ce que confirme le regard affamé de la bête "faite rosse" par les coups durs de cette sombre journée. Au moment où il pense jouer le septième frangin de Poucet, invité à la p'tite bouffe organisée par l'ogre, le bestiau recule, se tenant le museau à deux pattes, limite de virer de l'oeil. Comme coupe-faim, sa pelisse est idéale ! Les relents asiniens de la dépouille lui font dresser les poils au garde à vous et être à deux doigts de rendre tripes et boyaux, et il préfère se barrer au fond des bois en hurlant à la mort  (donc, une légende tombe, le loup ne hurle pas à la lune, il se plaint seulement des mauvaises odeurs).
Basile doit donc d'avoir sauvé sa peau, grâce à celle d'un âne et moralise en disant que "la honte, le danger, le déshonneur et la mort peuvent être évités, grâce à une peau d'âne !" (l'image parle d'elle-même non ?)

Après cet épisode ésopien, (ou La Fontainesque... choisissez), les deux cocos sortent... et nous également,. je voulais continuer, mais ça va faire beaucoup alors on verra la suite plus tard, avec le retour de la vengeance de Figaro avant d'enquiller sur l'arrivée de sa copine, ça promet des festivités encore c't'embrouille !

Bonne journée et digérez bien tout ça.... à plus.

La dragonne

* - Un meuble à la base à colonnes torsadées dont toute la façade est munie de tiroirs, chaque personnage sortant de l'un d'entre eux, ça serait "tendance" non, pour un metteur en espace voulant sortir du lot ? Tiens, j'vais vous apprendre quelque chose, ça aurait vu le jour ce genre de meuble aux entournures du XVIIème siècle et les plus chouettes (pour les escarcelles bien garnies évidemment) étaient en... ébène, d'où le nom des types qui se sont lancés dans la conception de ces machins : les ébènistes (celui qui dit que je ne dis que des co...urgetteries, paf dans ses gencives !)

 

- Une petite salle dite "d'eau", un chouillas plus rikiki qu'une salle de bain ; chez nous, on y a installé mentalement d'office les chiottes et l'accord au pluriel est venu naturellement, on dit "les" cabinets, un pour chaque miche peut-être... (je sais... j'suis légèrement vulgaire, mais avez vous remarqué qu'au cours d'un repas, à un moment où à un autre, le sujet vient sur le tapis? Comme si on se mettait en condition mentale pour que l'appareil digestif soit au mieux de ses performances) Où alors je choisis bizarrement mes invités... allez savoir...

 

- cabinet de travail et cabinet professionnel... là, on cause boulot, et pour le second on le signale souvent par une jolie plaque passée au lustrant (plus le cabinet est important, plus la plaque est en conséquence... et le nombre des zéros sur le chéquier aussi d'ailleurs) Pour le premier, vous pouvez instaurer ce terme pour définir votre espace bureau, ça en jette un peu plus que bo..organisé comme chez bibi.

 

- Le cabinet de curiosités  est une pièce servant à conserver et à montrer des trucs "remarquables" (valable pour les constipés chroniques ? Tellement peu courant qu'ils exposent leur... production pas peu fiers de l'exploit ?... Je sais, je vire scato là, ça s'arrange pas...bon appêtit ceux qui lisent en bouffant !)
En principe, on y trouvait tout et n'importe quoi, c'était "hétéroclismique" la collection (cherchez pas, ça n'existe évidemment pas cet adjectif) : des merdouilles...merdailles... médailles ! (pardon, un réflexe), des vieilleries, augustement dénommées antiquités, des objets "d'histoire naturelle" (rappelez-moi mes cours de sciences naturelle, l'appareil digestif en faisait partie non, ah... j'ai pas si faux alors !) comprenant coquillages (et crustacééééés... sur la plage abandonné-euuuu), des fossiles (quelques irréductibles abonnées à l'art lyrique,  momifiées sous la poudre de riz ?) des herbiers (de l'herbe à chat, des plans de fucus-débouche-troufignon... et allez donc, une nouvelle couche !)..des insectes séchés (des mouches à m...iel ), des animaux "taxidermés" (phase ultime pour les irréductibles abonnées trop longtemps restées sur leur strapontin). Libre à vous de constituer votre cabinet de curiosités, ce n'est pas exhaustif ma liste. la suite sur Wikipédia,  pas envie de vous saouler trop longtemps  

 

** raclée, gifle chez les dragons, on rajoute même un a devant, pour faire zouli, mais ça n'engage que nous hein ?

 

*** En gros, elle compare les bestioles qui dans la vie  se fichent une paix royale, alors que les nanas et les mecs jouent la Guerre des Roses en continu, ah, l'harmonie à la Rousseau... c'est pas gagné !

 

**** Retrouver les contes, ça peut être ludique... attention faites marcher les souvenirs de mômes

publié dans : Mozart
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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