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Mercredi 11 juillet 2007
Bonjour !



Le cliché provient d'une visite au monument de Bonnie Prince Charlie (je vous en causerais, sinon c'est par là  si je bouffais la commission. Monument de Glenfinnan, près de Fort William. Dragon, pudeur et solidarité purement masculine obligent, prenant la tête coiffée du bonnet à plume; je me devais de me charger... du reste... Mais le type restant de marbre (hé, hé) le mystère reste insondable sur la tenue "sous-vêtementale" de nos porteurs de kilt.

Mine de rien, ça fait chaud au coeur d'être accueillie à son retour par les potes. Là, je me la pète plus haut que mon... valseur en vous imaginant en costume d'époque, faisant une haie d'honneur (et pas un bras... ou pire) devant le perron  de marbre (incrusté de pierreries du même métal parce que..." faut c'qui faut") de mon petit pied à terre de quarante-douze pièces et quatre cent hectares de jardinet. Je sais, c'est peut-être un peu beaucoup, mais quand on a vu les résidences secondaires ou principales de certaines célébrités royales, écossaises ou non, on a droit de rêver non ?

Là, je vais vous surprendre, à part quelques petites bourdes, si vous attendiez de grosses bonnes gaffes, faudra plutôt vous tourner du côté de dragon (pour une fois, je me suis tenue à peu près "correc" donc autant que ce soit mon tendre et doux qui écope, nan maiiiis, pas toujours les mêmes têtes de "trucs")

Des exemples ?
La première fois quand doctement il me signale de ne jamais traiter d'anglais un écossais (comme si j'avais assez de vocabulaire anglosaxon  pour ça d'ailleurs !), ça lui pique les yeux et la fierté, et que trois minutes après il chantonne allègrement "Rule Britannia" dans les rues d'Edinburgh (pourquoi pas le "Dieu rase la reine" - God shave the Queen - pendant qu'il y était). Le coup de coude vicelard dans les côtes m'a effleurée, mais ça aurait été un peu ballot d'endommager la seule personne pouvant  m'aider, linguistiquement et "moyen-de-transportement" parlant à continuer ma visite du patelin.

La seconde quand, ayant vu la petite pancarte lors d'une visite (facile, il y en avait dans toutes les pièces) avec l'appareil photo rayé  j'ai sagement mis mon numérique dans le sac fourre-tout (j'ai un don pour les hiéroglyphes, ça compense ma buserie en anglais) à  l'heure même que j'étais "flashouillée" à la M.I.B par celui de dragon qui s'esbaudissait sur les armoiries de la petite cheminée du lieu (petite à pouvoir y faire tenir un régiment  tout de même !). Un gentil écossais en costume traditionnel jouant les plantons lui a signalé l'infraction, Môssieur tombait des nues... un peu dans la lune des fois mon dragon (n'envisageons pas la baisse de vue, ça serait méchant).

Une autre, pour la route... quand il s'est allongé en vrai pro de la photographie, pour pouvoir prendre des ch'tites fleurettes (zarbies, les fleurettes d'ailleurs, on dirait la laine des moutons qui se balladent partout sur les landes et collines dans le secteur, paraîtrait que ça appartient à la catégorie "flore sub-arctique", tu m'étonnes qu'on se soit caillé les miches !) Il prend l'angle, la  luminosité (enfin, sous la flotte, autant apporter sa loupiote parfois), le cadrage..  tout le tintouin, prend ce satané cliché, se relève et fait arrêt sur image en lançant "j'espère que je ne me suis pas vautré dans la m... des moutons". En principe, je sais pas, mais... on regarde avant de s'asseoir ou de se coucher quelque part... bin non, tout à son "art", ça ne l'a même pas effleuré. Heureusement, la divinité des têtes en l'air était avec lui, il avait choisi la portion vierge de toute déjection ovinesque (moi, je parie que j'y aurai eu droit, c'est pô juste !)

Et ce serait sans compter sans les blagues, toujours comprises avec du retard à l'allumage par votre servante évidemment (j'suis comme les dinosaures dans un documentaire rigolo vu une fois, on m'éclate le pied en dansant la gigue dessus mais le cri de douleur met trois plombes à arriver, faut que ça remonte au cerveau l'information) C'est comme ça que je me suis penchée très sérieusement pour voir de plus près un tartan*  et ce à l'invitation de dragon me faisant remarquer de la manière la plus sérieuse qui soit que l'avantage de ce genre de textile c'est qu'on pouvait le couper à la longueur qu'on voulait. Comme j'avais des doutes sérieux, le pif sur la trame, j'objectais que ça allait un peu "filocher" sur les bords et il me  lance un "meuh noooon, c'est un plaid coupable !" (que voulez vous répondre à ça ?!). Mais je me suis vengée à Sterling en lui disant que ça serait bien d'acheter un bouquin du coin...  pour avoir un livre de Sterling (mouarf !). Enfin, comme vous voyez, pas trop le temps de s'ennuyer avec deux zozos  qui sortent une con....statation hautement édifiante toutes les cinq minutes.

Quant à vos attentes de petits ectoplasmes rapportés, monstre lochnessien en tout genre et kilts à tartan du clan McLeod** à part leurs histoires chopées au hasard de notre séjour baguenaudant, faudra vous contenter des images courantes qu'on chope par-ci par-là sur gou-goule.

Les premiers, jouant les vierges effarouchées devant une tribu de Huns en abstinence hérotico-gaillarde depuis trois ans, sont restés planqués, coudes serrés au suaire pour pas qu'il remonte, au fond de leur castels, cryptes et geoles diverses et ne nous ont même pas gratifiés d'un petit "houhouuuu" de bienvenue. Il faut dire que la sérénité d'une séance de spiritisme, ce n'est pas ce qui pourrait définir  vraiment l'ambiance d'une visite de château, avec des pékins venant des quatre coins de la planète et gazouillant** à qui mieux-miieux en philosophant sur le temps  qu'il faut pour faire reluire toute l'argenterie du Lord de la place et l'oseille que ça peut représenter (sic des hidalgos juste derrière moi, dommage pour eux, je comprenais et désolée mais je n'ai pas la recette pour réavoir une tâche de feutre sur un tee-shirt... à part le mettre en boule et inover le lancer de textile aux Jeux Olympiques ou agripper tous les stylos de la série et s'en donner à coeur joie pour laisser courir sa créativité stylistique galopante.) M'enfin ! Quel rapport avec la moumoute ! (choucroute, j'en ai marre, j'inove encore) On leur fiche sous le pif des choses à rester sur le c. et ces cocos ne voient que le temps et le fric que ça a coûté tout ça... Et l'esthétique pure, et la nostalgie du temps qui passe, et l'inéluctabilité de notre condition mortelle... et... bon je deviens saoulante et lyrique, j'arrête et surtout je dérape des marques au sol là.

Le second, parce qu'à part des... machins flottants sur le Ness mais hors de portée de ma vue "taupinienne" (mais qui se sont révélées être de algues subissant l'effet du courant après une inspection "zoomesque" par numérique interposé) pas l'ombre de la queue d'un Nessie quelconque, désolée ! J'ai dû me contenter d'en rapporter un tout p'tit en plastoc (ou résine, on s'en fiche un peu  d'ailleurs), tout p'tit parce qu'entre les portes-clés, stylos, papiers à lettre, casquettes, peluches, bibelots en pseudo-marbre, et autre bimbeloteries, j'ai un peu over-dosé sur la bestiole. Quand on tient un filon, autant l'exploiter, et sur ce sujet, faites-moi confiance, les Scotichs sont fidèles à leur réputation de connaisseurs de la valeur  du pognon, y a qu'à voir les prix pour la moindre babiole, ça calme ! Donc, vous n'aurez que "ma" version de la bébête quand j'aurai trié les clichés.

Et enfin les derniers, parce que, comme déjà dit au-dessus, ça coûte un bras un vrai kilt (si vous dites "jupe", vous vous faites regarder de travers aussi, à éviter) Et que, même si tout le monde peut en porter un (le clan concerné par le motif n'est pas susceptible) pour se la péter vraiment Highlander, il faut toute la panoplie : Kilt, tartan, dague dans la chaussette (Sgian Dubh, cité en bas de l'article), jarretière aux couleurs, sporran (l'espèce de gros porte-monnaie qu'ils portent au bout d'une chaîne à l'avant du kilt); broche-claymore pour fermer tout le bastringue, rapport à un coup de vent intempestif qui leur ferait perdre leur superbe à nos chers écossais, spencer assorti en tweed, chemise blanche, cravate, le calot est accessoire et surtout plutôt réservé à l'armée ou aux formations de pipers (joueurs de cornemuse) enfin ça chiffre aux alentours de la peau des miches (même si on ne fait qu'un trente quatre de taille, ça fait réfléchir) et pour un truc basique. "L'aspartam" de la tenue se résume en l'achat d'un tablier-kilt de cuistot pour un pote et d'une serviette éponge humorisitique du même acabit, on est pas Rothschild !

Enfin, vous aurez de plus amples détails, narrations de quelques petites histoires de castels, héros, fantômes locaux, plus tard, ainsi que quelques photos pour prouver qu'on y était (bobonne devant le monument non comprise, on évite, vous le savez) je n'ai toujours pas fini de trier et de redimensionner le bazar, faut du temps.

Jusque là... portez vous bien et bonne journée à tous, avec une météo plus estivale que celle dont on bénéficie en ce moment ici (bénéficier ,je ne sais pas si c'est vraiment le bon terme à employer remarquez...) .. il faut dire que ça évite un choc thermique à notre retour c'est déjà ça..

La dragonne

*ou plaid chez nous, tissu écossais par excellence, aux multiples coloris mais dont chacun est réservé à l'appartenance à un clan, la base du kilt quoi, et qui sert aussi d'étole. J'étais "sidérurgée" devant le nombre de couleurs de ces trucs, ils vendent même des tableaux et bouquins pour expliquer tout ça.. mais le temps que je pense à en rapporter un... j'avais bouffé l'info évidemment.

**Il existe vraiment ce clan, et ce brave Christophe n'a pas été affublé d'un nom bidonné pour lancer ses "pas cool!" au méchant type couturé qui voulait être le "dernier" en lui piquant le lard. Le tartan du clan est d'ailleurs noir sur fond jaune et son sgian dubh (petit poignard inséré dans la chaussette artistement décorée sous le revers d'une jarretelle aux couleurs du clan également) enfin sa copie a été rapportée par nos soins aimants et attentifs de parents hors du commun à notre gamin pour sa... "collec" (j'en vois qui sourient du coin de la goule... vous avez un doute aussi sur notre vocation de parents idéaux ? - Gens de peu de foi va !). A savoir qu'il ne faut pas compter sur ça pour se couper une rondelle de sauciflar... le fil n'est pas affuté, ils n'ont pas droit de le vendre ainsi, ça serait classé arme et le truc ne sert plus que d'accessoire vestimentaire (trucider de  l'anglois pour le bouter hors d'Ecosse, c'est plus la mode)
 
*** se référer à une définition précédente du gazouillis dans un article... la flemme de chercher, désolée, mais c'est pas trop vieux (je sais... j'suis non seulement feignasse mais de surcroît sadique à un degré qui ferait pâlir d'envie et pleurer sa mère Tomás de Torquemada lui-même.
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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