En direct de la salle du conseil

Publié le par Sieglind

Bonjour à tous !

Hier on avait presque fini l’acte un de Simon Boccanegra, il ne nous restait plus qu’à voire la scène du Conseil, un truc relativement conséquent (je vous en avais causé deux mots à la fin) que j’ai préféré garder pour aujourd’hui (en plus, il y a encore deux actes, donc ça fait encore pas mal de lecture pour vous d’ici la fin de semaine.. courage !) On s’y colle tout de suite ?





Donc, le doge, au milieu de son Conseil de plébéiens (majoritaires) et patriciens, reçoit les envoyés du roi de Tartarie-Ail-et-Fines-Herbeuse, qui lui balancent le pneumatique de leur chef (télégramme si vous préférez) d’une manière très professionnelle (sinon, ils seraient pas sur scène de toute façon) :
« Feu-vert – stop – peux passer avec tes barcasses – stop – on fermera les yeux ! »

Epluchage du courrier courant : factures, pubs, et un certain Pétrarque (bin oui, LE Pétrarque qu’on connaît) qui serait partisan pour que les deux républiques (Gênes et Venise, donc) arrêtent de se tirer dans les pattes.(dans la version d’un certain Tucker, le message venait du pape lui-même et causait d’une bagarre entre patriciens et plébéiens, le coup des républiques ça en impose plus je trouve, pas vous ?)



Petrarque en profileux


La lecture de son courrier s’interrompt (comment voulez vous lire avec le tintouin qu’on entend à l’extérieur ! C’est jour de marché ?)
Paolo (le type à qui Boccanegra a refusé la main de sa fille) jette un œil par la fenêtre pour voire s’avancer un populo monstre traînassant Gabriel (le copain d’Amelia) par les tifs d’une manière un peu rude (sauf pour les cro-magnons, enfin d’après les images qu’on connaît) On entend un : « mort aux vaches » (ça c’est pour les patriciens)… presque normal et un : « mort au doge » (déjà moins rassurant pour le Simon, personnellement !) Il n’en faut pas plus aux deux partis en présence dans la salle pour sortir les canifs (comme tout bon débat politique… les épées en moins, quoique…)


Boccanegra décide de prendre le taureau par les cornes (mais y a quand même un sacré troupeau, sous son balcon !) et envoie son héraut (qu’en mène pas large, faut dire que ça s’écrit pas pareil que l’autre, et le courage faisait pas partie de son contrat à celui-ci) pour prévenir la foule que le doge les attend dans la salle du Conseil (comment ils vont tous loger sur la scène… là est le mystère, et les autres énervés de l’ estoque on intérêt à ranger leurs cure-dents, serrés comme ils vont l’être, ça risque de faire des entailles sauvages et aléatoires !)
On n’arrive pas à savoir ce que le messager balance, étant donné les piaillements des autres, mais ça fonctionne, on dirait, parce qu’on entend un « vive le doge ! » retentissant (ou alors, il a promis à tout le monde des entrées gratos au dernier concert du groupe à la mode, pour être sur d’avoir leur attention… parce que ce retournement de veste, plus rapide, ça n’existe pas !)

La populace entre en trombe et en vrac dans la salle criant vengeance en montrant du doigt (c’est pas poli, je sais, mais quand on est énervé, la bienséance…) Gabriel et Fiesco (le grand-père d’Amelia) déguisé en tuteur Andrea (je sais, je rabache, mais c’est pour être sure que vous suiviez).



Gabriel menaçant Boccanegra



Après une brève enquête (brève, dans le sens lyrique, donc… pas tant que ça, en fin de compte) on sait enfin le fin mot de l’histoire :
Gabriel (d’Adorno, au fait, son nom) le copain de la fille de Boccanegra est arrivé pour lui faire la bise comme tous les jours, pour trouver l’autre pingouin de Pietro (le bras droit gangrené de Paolo) en train de tranquillement essayer de la faire passer par le conduit de la cheminée pour l’embarquer par les toits ! (je brode, en vrai, il l’a pris en flag au moment ou il la velociraptorait pour le compte de son patron) Le gamin a eu un coup de sang (faut le comprendre) et a épinglé le teigneux comme un bombyx du mûrier à la moquette. Etant donné que le sbire à eu le temps de s’exclamer « C’est pas moi, c’est l’autre ! » il en a déduit que le chef, ça ne pouvait être que Boccanegra et il vient pour continuer sa collection entomologique avec la carcasse du doge.

Amelia entre comme une furie, et s’interpose (généreux, mais idiot et nuisible à l’intégrité physique ça !) elle est d’accord avec son copain, sauf pour la fin où elle a un autre nom à balancer… Pas le temps de placer une syllabe ! Les deux clans s’accusent mutuellement du méfait (bin dame ! Un pour tous, tous pourris, comme dirait Coluche ) On dirait que ça sent la bavure grand format, et on va devoir sortir la boîte de sparadrap si ça continue.



Les partis s'affrontent



Simon Boccanegra lance un : « Vos gueules, les mouettes ! » retentissant et ça calme tout de suite (il a du coffre le type, on comprend pourquoi !) « Allez, on se mouche et on dit bonjour ! Faites vous la bise, bande de sales mioches ! » (En bref, un plaidoyer pour la paix et l’unité) Fiesco, le grand-père d’Amelia lui file son épée comme gage de sa bonne foi et Boccanegra prévient tout le monde que celui qui a osé toucher à la tignasse de sa fifille, il a intérêt à disparaître parce que ça va chauffer quand il lui aura mis la main dessus. Il se retourne vers Paolo (l’instigateur, donc, du rapt) et lui ordonne de faire comme lui et de maudire sur trente générations le malfaisant. Bien obligé de s’exécuter le Paolo, sinon ça va se voire comme l’appendice nasale sis à la partie médiane de notre contour « visagale ».Imaginez la tronche du mec qui est obligé de se lancer une malédiction à la Toutankhamon à lui-même !

Tout le monde reprend cette malédiction pendant que le rideau tombe sur la fin de l’acte.




On arrête là ?  Suspens, suspens…On verra la suite plus, tard (vous avez vu, je fais des efforts, c’est moins…. verbalement longuet, enfin je trouve…)

Bonne journée et à plus

La dragonne

Publié dans Verdi

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Pascal 31/03/2006 17:51

excuses moi mais on m'a posé une colle... un opera de Verdi ou le personnage principal (masculin à priori) meurt de désepoir à la fin... voilà voilà... j'ai que ça comme élément....  

Sieglind 31/03/2006 22:20

Super! Un défi! Je cherche toujours, même si j'ai commencé à te répondre... ça m'intrigue, je ne vois pas, parce que même dans Stifelio, on ne meurt pas directement de désespoir...Bonne soirée.

lali 28/10/2005 07:01

Un petit bonjour en passant entre deux bugs!
Tiens donc... on se faufile?
Bises Lali

Francky 28/10/2005 05:41

Bonne journée Dragonnilla et vivement le week-end :)
Gros bisous !!!
C'est sur! Et pour tout le monde! Bises mes garçons!

cleomede 27/10/2005 19:49

Bin moi ils me plaisent très beaucoup les patriciens et les plébéiens lol
Pis Gabriel aussi d'ailleurs, l'est trop mimi
Moi je veux bien des entrées de concert mais pas n'importe quoi hein!

Gros bisous ma dragonne préférée
Il y  en a eu une version il y a quelques années, présentée sur Arte, qu'était pas mal du tout! (te dire laquelle, l'eau a coulé depuis... lol)
Sinon, si je me lance dans la mise en scène lyrique, j'te fais un abonnement à l'année gratos, ça te va?
bises Cleomede.

Moyra 27/10/2005 19:27

je viens te traiter de sacrée Chthonienne! C'est pas un gros mot mais c'est Cléo qui me l'a appris! hi!hi! Et LA KEVOIJE, Legnoch nous apprend qu'on va encore bugguer! HELP! Stop! J'y ai droit à tout les coups! Comment y font les Farfouille et autres modos pour passer à travers. Je tremble! Bisou de bonne soirée Brr! j'ai froid tout à coup!
Je viens juste d'y aller (je lui ai même signalé que j'étaits une bête "fabuleusement réelle" lol
Si ça revient... on va encore faire la sieste (enfin, JE)
Bises Moyra et t'as un coup de pompe, vite au lit!