Le calme après la bataille

Publié le par Sieglind

Bonjour !

Alors le week-end prolongé vous a été bénéfique ? Et bin pour moi, j’vais vous dire, mes braves gens, j’aurai bien redemandé un p’tit rab ! En plus comme une idiote  j’en ai rajouté une couche (de fatigue), en courant presque toute la nuit après un type qu’avait mon ballon ! Heureusement que Kiefer Sutherland déguisé en plagiste est arrivé et lui a fait un plaquage parfait ! J’ai pu le récupérer ! Vous vous rendez pas compte, un ballon parlant, ça se paume pas comme ça ! (bin oui, j’ai des rêves sportifs, que voulez-vous).

C’est pas tout ça, mais il faut retourner à notre opéra, sinon, il va finir sans nous. On en était resté à la fin de l’acte deux, sur une bagarre homérique opposant les habitants d’un quartier pourtant tranquille de Nuremberg. Abordons la suite.

 

LES MAITRES CHANTEURS DE NUREMBERG – ACTE III

 

Le lieu : le même secteur, la rue ou habite Hans Sachs et la famille Pogner (déjà décrit, maisons à colom… bages etc. etc.) Plus précisément l’atelier de celui-ci (paires de pompes un peu partout, établi avec tout le toutim pour pouvoir les rendre présentables, espace clé-minute, produits d’entretien et même un présentoir de chaussettes – vous vous êtes jamais fait alpaguer par un vendeur qui voulait vous refiler à tout prix une paire de gants de pieds pour l’achat de vos godasses ? Comme si on avait des tronches à se balader nu pieds dedans parce qu’on adore avoir de jolies ampoules bien palpitantes au bout des arpions.

 

Les personnages : Sachs (normal c’est quand même lui le cordonnier), David, son apprenti, Walther le type qu’a raté son examen d’entrée chez les Maîtres Chanteurs, Beckmesser le sale type de l’histoire, marqueur de son état (ça fait tilt ! J’vois ça pour le décrire, mais elle est facile celle-là !)

 


Le rideau s’ouvre sur le lendemain de cette baston générale sur Sachs plongé dans la lecture (on peut ressemeler des tongs et s’instruire, la preuve) David se pointe, un peu péteux sur les bords et s’excuse de lui avoir fichu la honte de sa vie la veille en se colletant avec Beckmesser. L’autre, complètement dans sa bulle, ne pense même pas à lui passer un savon et lui demande de pousser la chansonnette, histoire de lui montrer ce qu’il a écrit pour la fête de la Saint-Jean. C’est pas trop mal tourné son truc et il lui dit d’aller en récréation, pour la peine. Resté seul, il se demande si la terre entière n’est pas en train de virer bredine, rapport à l’exemple locale d’un délire pugiliste de quartier.


 

Walther entre à son tour. Il lui dit qu’il a fait un super rêve (il a retrouvé son ballon, lui aussi ?). Sachs, très pro, lui dit de lui raconter la chose et qu’on va peut-être pouvoir en tirer un chant de maîtrise correct pour le concours, avec quelques conseils de sa part, évidemment (sympa le type ! Il en pince pour Eva, mais aide son rivale à gagner pour épouser la fille, ça c’est de l’abnégation !)

« Dès potron minet, j’étais dans un coin sympa, plein de pâquerettes et avec un sacré maousse de pommier. Soudain, « Pling », je me retrouve avec une super nana qui me tient le bras et me désigne une golden . J’suis resté là, planté toute la sainte journée à mater la pomme et la nana. La nuit est tombée (boum ! patatra !) et  deux étoiles sont apparues ont commencé un sacré show pour finir en guirlande lumineuse dans l’arbre et les loupiotes ont remplacé les pommes. »

(- là, mon ballon parlant, il fait pas le poids ! -)




Siegmund interprétant les rêves

Sachs prend des notes en lui montrant où ça cloche pour que ça fasse plus… Maître chanteur,  et après quelques rectifications, ils arrivent à pondre deux couplets du chant. C’est pas encore le Pérou, loin de là, étant donné que c’est juste les idées de Walther, pas encore mises en forme et il reste encore la conclusion à écrire.

Mais c’est pas tout ça, il faut aller se déguiser,pardon mettre ses habits du dimanche pour le concours et ils sortent tous les deux de la boutique.

 

Beckmesser, le marqueur tabassé par David, entre à son tour, en costar de cérémonie, mais la tronche porte les marques de son entrevue musclée avec l’apprenti (un œil au beurre noir et qu’a triplé de volume, ça fait un peu désordre dans le tableau) Il tombe sur la feuille où les deux précédents occupants de la pièce ont inscrit leur chant de maîtrise. Il en reste la mâchoire inférieure en position basse tellement il trouve le texte sympa.

Sachs entre à nouveau et Beckmesser commence à le houspiller :

« - Dis donc toi, le faux derche (la poêle qui se moque du chaudron, comme on dit chez moi !) c’est de ta faute tout ce qui est arrivé hier soir ! T’as vu la trogne que je me paie ? Tu paieras pour l’escalope que j’ai dû acheter pour me filer sur l’œil ! En plus t’es le roi des hypocrites ! Tu dis rien et tu t’inscris en douce au concours… belle mentalité
- T’as vu jouer ça où toi ?
- Et ça (il montre la feuille) c’est la liste des courses ?
- T’es con…complètement à côté de la plaque. Tiens pour preuve, j’te le file ce chant, t’as qu’à le présenter cet après-midi au concours. T’as ma promesse en plus que je ne dirais jamais qui l’a composé. »

L’autre pingouin en reste baba, mais n’est tout de même pas mécontent de l’affaire (ça lui évite de bosser sur sa production plus que bancale, étant donné que côté boyaux de la tête, c’est un peu mélangé depuis le crêpage de chignon. Il file comme le simoun avant que le cordonnier-Maître Chanteur change d’idée.

On s’arrête là, mais, vous trouvez pas bizarre vous l’attitude de Sachs ? Il prend en sténo le rêve de Walther et deux minutes plus tard, file le bébé à son pire ennemi ? Il prépare un mauvais coup, c’est sur… mais contre qui ? Walther ou l’autre pékin ?

On verra ça plus tard, mais l’acte étant long, on s’arrête un peu (ça vous obligera à faire tourner votre imagination pour trouver la suite, on comparera à la fin)

 

Bonne journée à tous et portez-vous bien

 

La dragonne

Publié dans Wagner

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Francky 15/11/2005 18:45

Hello Dragonnilla ! Je m'éclate quand je passe derrière tes com ;o))))
En particulier sur ton dernier com chez Morphéus & Kant ! ,)
Gros bisous et bonne soirée !!!

Francky 15/11/2005 05:28

Mais si Dom ! Elle est là Dragonnilla !
http://opera-farfelu.over-blog.com/article-634754.html
Est-elle toujours aussi conviviale ;o)))))
Il est génial ton blog, je ne connaissais pas, il peut m'intéresser !
J'irai lui dire ce soir, là je n'ai plus le temps ,)
Bonne journée la violoniste ! (tu m'en apprends une sur ce coup)
Gros bisous :)

Aux vrais violonistes aussi certainement MDR!
Bises les garçons et bonne journée.

Briesing 14/11/2005 22:23

Pas du tout le temps, vraiment... juste un petit coucou amical pas très personnel, désolée :(
Je devais choisir entre vous rendre visite comme d'habitude en prenant mon temps ou préparer un post, j'ai opté pour la balade à Sisteron, pour demain
Aucun problème Briesing, tu sais que je ne suis pas du genre à me formaliser lol
Bonne soirée et à demain.

clicclac 14/11/2005 21:12

pour aider Dom à retrouver une photo...j'ai même aperçu les mollets musclés de la Dragonne quelques part...à Paris
Bonne nuit...demain levé à 05h00
Que les mollets? lol Bises clicclac

Mr Smile 14/11/2005 21:03

je rentre du boulot et je suis trop fatigué pour lire tout ça, mais on verras demain si tu fait pas trop long on se feras les deux en même temps.

@+
J'y pense, en plus, ça va être l'horreur ce mois non avec les fêtes qui arrivent, tu vas être sur les rotules!
Repose-toi et bonne soirée Mr Smile
PS: petit problème pour demain, il risque d'être maouss costaud lol