Allez, trêve de dysenterie, passons à la galopade ! - Ben oui, figurez-vous que ça ne change toujours pas ma manie d'estropier les expressions, faut vous y faire - Je suis en retard d'une telle
façon que même le lapin d'Alice paraît un parangon de ponctualité à côté de moi, donc, on respire deux ou trois coups, histoire de maitriser la plongée façon Grand Bleu, on se met en apnée et on
y retourne à notre Figaro (pour l'apnée, prenez pas ça au pied de la lettre... vous risquez de virer au bleu avant la fin de l'article sinon hein ? Enfin je dis ça... c'est vous qui
voyez... y en a qu'ont essayé...)
LES NOCES DE FIGARO - ACTE I - (suite)
Pour le décor et les personnages, reportez-vous à l'article précédent, vu que c'est le même acte (et oui, vous n'en êtes "encore" qu'au premier des quatre et ça va pas vite, vu
mon..."style", dommage hein ? Gnark, gnark !!!*)
Scène 4
On avait laissé Marcelline, la duègne, en grande discussion avec le docteur Bartholo, conversation axée essentiellement sur le fait de rouler dans la farine un certain Figaro, histoire de lui
faire payer l'enlèvement d'une certaine ex-future épouse du pseudo-sérail** du vieux barbon. Avec le "dossier" en main, le type était sorti commencer à bucher ses parchemins, pour y trouver
matière "légale" à l'entourloupe.
L'ex-rosière restée seule, est en train de melouner dans sa barbe (retour d'âge égal pilosité anarchique chez certaines, chez les mecs, c'est souvent l'inverse, capilliculturesquement parlant,
étrange non ?) lorsque se pointe Suzanne, des fringues à la main. Marcelline, fait celle qui ne l'a pas vue et joue les hypocrates-crites de service en s'esbaudissant tout haut du goût de Figaro
pour choisir sa moitié..en rajoutant tout de même que son atout majeur n'est pas son 90 B ou C, mais le pognon (en français dans l'opéra : "l'argent fait tout")
Suzanne à deux doigts de ressortir, prend sur elle et se manifeste.Là, l'échange vaut son pesant d'arachide... parce que, sous couvert de s'envoyer des fleurs, ça fuse joyeusement les vacheries
(pas vraiment rendu en français je trouve) tout ça pour savoir qui va passer la porte la première... en gros,
ça donne, version dragonne évidemment, j'ai choisi le registre... militaire du coup ::
"Après toi, la nouvelle "recrue" du comte !
- Passe devant, l'officier de réserve de toute l'Espagne (dire qu'à part le TGV tout le monde lui est passé dessus, faut le faire, même si le TGV n'existait pas encore !)
- La "valeur" d'abord !
- Les "galons" en premier !
- La position "stratégique"!
- Les ravages de la guerre !"***
Euh, le truc d'évoquer ses heures de vol n'a pas l'heur de lui plaire outre mesure à la vioque, parce qu'elle se tire(-ailleur sénégalais), et que la phase suivante risque de voir survenir la
destructuration sauvage d'une choucroute capillaire chez l'effrontée qui ose aborder le sujet ignigène**** de l'âge.
Suzanne reste seule (toujours les vases-communiquants scéniques, si vous vous rappelez) et jubile d'avoir rabaissé son caquet à une "intello" qu'a dû ouvrir deux bouquins dans sa jeunesse, dont
le catalogue des Trois-Redoute, et la ramène avec son "savoir" encyclopédique (j'en connais des Marcellin et Marcelline, pas vous ?)
Entre à son tour notre Chérubin, page et amoureux de tout ce qui porte un panty (c'est l'âge, les hormones, le sang qui bouillonne, l'acnée... l'humeur d'ours sibérien, la savate trainassante...
enfin là, je généralise)
" Eh ma biche c'est toi ?
- Nan, c'est sa p'tite soeur, bien sur que c'est moi bougre d'andouille !
- J'suis malheureux comme c'est pas permis ! Le patron m'a trouvé chez ta cousine Barbie (Barberine dans l'opéra, mais je la vois bien blonde, la cousine), il a poussé une de ces ronflante ! Si
sa moitié ne le calme pas, c'est fichu pour qu'on continue à se voir toi et moi !
- Euh... j'en étais restée à l'épisode ou tu crevais d'amour pour la comtesse justement... j'ai du retard dans les épisodes de la série moi !
- C'est mon idole, mais elle est pas à ma portée ! Rien que de savoir que c'est toi qui lui passes ses soutifs... j'suis dans un état !!! Tiens, preuve en main, ***** t'as même ses fringues
de nuit sous le bras !
- Avec un élastoc (un ruban, c'est plus classe) pour ses tifs et la grenouillère assortie, pas de quoi grimper au rideau pourtant...
- Zou, j'te l'embarque le chouchou ! A la place j'te file un poulet que j'ai écrit tout seul dans ma mansarde... J'ai les jetons, vaut mieux que tu lui files le truc, j'serai infoutu de sortir
trois mots devant elle ! Tiens, t'as qu'à le lire aussi et à le faire tourner chez toutes les nanas du château, autant faire un envoi groupé !
- Mais t'es pas bien mon gars !
- Pas de ma faute ! J'sais pas ce qui m'arrive mais je chiale comme une gonzesse
pour me marrer comme une baleine la seconde d'après. Dès que je vois une nana, ça s'embrouille, j'vois trouble, j'ai des vapeurs, j'me pèle de froid, et tout ça dans le désordre ! J'te raconte
même pas le cinoche que je me fais la nuit dans mes rêves (bonjours Sigismund !) J'suis complètement paumé !"
Au moment où Suzanne va le rassurer, le comte fait son entrée et c'est elle qui flippe sa race grave. . Chérubin se planque derrière la jupe hyper-trophiée de la nana (ça servait cette mode tout
de même, pas pour prendre le bus par contre !) Le maître des lieux constate une certaine..."fébrilité" chez elle et ajoute que c'est un peu normal, vu les circonstances (la noce, le lit... et
tout ce bastringue matrimonial). La fille lui fait remarquer que ça va faire désordre si on sait qu'ils sont seuls tous les deux mais Almaviva lui précise que c'est rapport à son voyage prochain
avec Figaro à l'étranger (le "coup de Londres" qui est passé de traviole chez le fiancé), deux ou trois derniers trucs à mettre au point.(sauf que le type a tendance à s'approcher un peu trop
pour narrer ces détails, genre à lui voir la couleur des amydales, si vous me suivez...)
A travers la porte, on entend Basile, le "maître" de musique, en train visiblement (auditivement plutôt) de chercher quelqu'un.
Panique à bord ! Le comte court dans toute la pièce, façon cartoon's, pour dégoter une planque sure... Et opte pour l'arrière d'un fauteuil (pour un peu, il se planquait sous l'abat-jour avec
l'ampoule dans la goule... quelle idée !) Ne reste plus à Chérubin qu'à "piloter" son véhicule vers l'avant du fauteuil, et de profiter que le type regarde Suzanne pour bifurquer et s'y planquer
en boule. Suzanne lui balance les fringues de la comtesse dessus pour peaufiner le camouflage, ni vu ni connu, j't'embrouille !
On arrête là, on verra l'arrivée du fameux Basile plus tard, pour la scène sept... Bonne journée, je file, j'ai une pizza qui calcine langoureusement dans le four... on va bouffer du charbon de
bois si je n'interviens pas. Enfin, à l'heure où je posterai, on aura bien entamé la digestion carbonifèreuse ! A plus, la troupe !
La dragonne
PS : petit rajout au début de l'opéra, la scène avec Bartholo et Marcelline, si ça vous intéresse, vous pouvez y retourner...
* phase sadique des apartés, genre "je prend plaisir à vous saouler et à vous filer mal aux boyaux de la tête", là, vous entrevoyez la part machiavelico-sadienne d'une dragonne levée (tombée du
lit) dès portron minet pour l'inscription filiale à l'établissement censé donner plus de facultés à nos rejetons qu'ils n'en ont à la naissance. Pour ceux que ça intéresse, genre les potes
qui n'ont pas dormi tellement ça les minait de savoir comment ça se passerait cette inscription (on peut rêver non ? C'est encore permis ce me semble !), à part le fait qu'on nous a
bizarrement regardés au début, le pote et bibi (d'ac. côté look, c'était pas vraiment ça, surtout moi, mais j'crois plutôt qu'ils ont visé les pattes d'oies et les yeux de lapins russes, on
faisait tache, mais on n'était pas les seuls, ça nous a rasséréné ) Dans les premiers de la file d'attente (fistonne nous avait bien signalé de nous pointer à l'ouverture, on a pigé pourquoi). Un
peu paumés, heureusement qu'on avait la liste de tout ce qu'il fallait présenter... et une langue pour demander autour de nous la marche à suivre ! Une môme m'a même demandé la trogne
qu'avait fistonne (sur sa carte d'étudiant) et a ajouté que si elle la côtoyait, elle ne manquerait pas de lui signaler qu'elle avait rencontré sa génitrice... Ouah... la gloire !! M'enfin je lui
ai rétorqué qu'il fallait ajouter qu'elle avait survécu au choc frontal. Donc, dans l'ensemble R.A.S, tout s'est passé en trois coups de cuiller à pot et on est rentrés à peine deux heures
après, c'est y pas performant pour ma première inscription en fac ? Je m'étonne moi-même !
** Encore du Wofli ça, L'enlèvement au Sérail
*** rien que pour ceux qui pipent le "mozzarelien", allez voir du côté du livret, un régal !
****(de gennan : engendrer... ça pourrait exister, on a vu pire non ?)
***** j'ai laissé, mais j'ai vu tout de suite ce que ça donnait cette tirade dans vos petits crânes d'obsédés... Je laisse en signalant que je n'ai pas (toujours) l'esprit mal tourné, je parlais
du statut de camériste de Suzanne, pas de vérifier l'état "émotionnel" du page sur une partie de son anatomie ! Pfff !
Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses.
Et aussi ma passion : les dragons.
Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est
plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)
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