Allez, on y croit, on se motive !!! C'est lundi ! Euh... je connais certains "Garfield", dont je fais partie, qui ont du mal avec la phonation de ce mot, même l'audition leur déchausse les
plombages, mais tapir, même en l'appelant lunès, lunedi, Montag, ou un d'un autre pseudo, ça en reste le jour de la lune, celui qui commence l'énumération hebdomadaire, et laborieuse pour
certains, de toutes les planètes et satellites de notre système solaire -(dis-je avec le parfait aplomb sadique de la feignasse qui ne bosse pas)
Allez, on y retourne, parce que si Wolfi avait attendu que j'achève ma version personnelle du synopsis de son opéra, ben j'crois ben qu'il n'aurait jamais connu de première au Burgtheater
viennois
LES NOCES DE FIGARO - Acte I suite -
Même motif, même punition pour les personnages et le lieu que pour les articles précédents, on est toujours à l'acte un, scène sept.
Pour vous rafraichir les idées sur la situation, imaginez un page planqué sous les frusques de sa patronne et roulé en boule sur un fauteuil, son patron derrière, une Suzanne en panique, se
demandant ce qu'elle a bien pu faire au bon Dieu pour se coltiner deux pots de glu de cet acabit et un maître de musique en train de tambouriner sur la lourde en attendant qu'on veuille
bien lui ouvrir.
Une fois la pièce "rangée", Suzanne se décide à ouvrir à "Maître" Basile qui déboule dans la pièce et lui demande si elle n'aurait pas vu le comte (et un "bonjour", ça lui écorcherait le
bec à ce corbac ?!) Son futur, Figaro, voudrait lui causer cinq minutes... On peut dire que ça étonne la musaraigne, qui ne se gêne pas pour dire qu'étant donné que son fiancé n'a pas trop à la
bonne Almaviva, comme lui d'ailleurs, elle ne voit pas pourquoi... Basile lui susurre les yeux roulants comme ceux d'un merlu court-bouillonné qu'il ne l'apprécie pas trop c'est sur, étant
donné qu'il est son rival en espoir de roucoulade (tiens donc... Basile travaille pour sa crèmerie et pas pour celle de son patron...)
Comme ses bourdonnements de frelon la saoulent un peu, elle lui indique la porte mais l'autre lui balance que Figaro, c'est pas vraiment le problème.... s'il n'y avait un certain page
tournicotant autour d'elle, il y a bien longtemps que l'affaire serait emballée et pesée ! Et en plus qu'est-ce que ce p'tit boutonneux griffonnait à longueur de temps en soupirant si c'est pas
un poulet pour ses beaux yeux ? Suzanne est à deux doigt de lui en retourner une sans élan quand l'autre change de cible et vise la comtesse comme inspiratrice de la romance, en signalant que
"tout le monde en parle".
Là, c'était la phrase magique pour faire sortir le diable de derrière son fauteuil et le comte se dresse (boing... boing... les bruits du ressorts feraient pas mal non ?). Basile en tombe presque
sur le valseur et Suzanne rentre la tête dans les épaules... ça va chauffer !
"Comment tout le monde dégoise ?!
- M... le patron !
- C'en est fini l'année des poires !* J'me tape une de ces hontes ! Du balai vous-deux ! J'ai ma dose pour la journée !
- Si ça s'trouve c'est rien que des ragots... - chuchote Basile, histoire de rattraper le coup
- M'en tamponne ! - postillonne Almaviva - marre de ce gamin ! J'le vire ! Déjà hier, ça a failli, mais là, c'est la goutte d'eau qui met le feu aux poudres !
- Euh... on a raté un épisode...
- Je me pointe devant chez ta cousine Barberine, j'vois d'la lumière, je sonne vu que la lourde était cadenassée, et la môme sort, le rouge aux joues, et qu'elle ne me fasse pas croire que
c'était sa séance d'abdo-fessiers qui l'avait essoufflée ! J'ai l'nez pour ça, faites-moi confiance... je fouine un peu, et qui je trouve planqué sous la nappe de sa table en formica ?...."
Comme il "revivait" la scène, cabotin jusqu'au bout, le comte était en train de mimer la scène... Pas de nappe à l'horizon... vous vous doutez de ce qui l'a remplacée dans son évocation gestuelle
de l'incident... les fringues de sa belette ! Et sous les fringues... celui par qui le scandale arrive évidemment !
" Bon, me dis pas qu'il était là pour servir de rembourrage à l'assise, ça prend pas ! Et maaad'moiselle joue les effarouchées ! J'en connais un qui va en rester comme deux ronds de flan ! Je
jubile ! Basile, file chercher Figaro, que je vois sa trombine s'allonger, ça va illuminer ma journée ça ! Et ça fait longtemps qu'il est roulé en boule comme ça, l'autre ?
- Juste avant vous, il venait voir si je pouvais demander à votre moitié d'intervenir en sa faveur, vous lui avez fichu les miquettes et il s'est planqué dans le fauteuil
- A d'autres ! Au début c'était moi qui était assis en entrant...
- A c'moment là, j'étais derrière - explique timidement Chérubin
- Tu m'prends pour une buse ? J'y étais juste après !
- Bin j'l'ai joué à la Oudini le numéro de passe-passe... Mais promis j'ai rien entendu de ce que vous avez dit !"
Basile revient en signalant que du monde arrive, il faut la jouer naturel... (pas gagné !) C'est tout juste si Almaviva ne fait pas une clé à Chérubin pour éviter qu'il ne se carapate et tout le
monde se donne un coup de peigne et se re-poudre, mecs compris, c'était tendance à l'époque.
Entre le choeur des villageois, conduits par Figaro, hululant des "hourras, vive machin !" banderoles et pétarades comprises. L'intéressé se demande ce qu'il a bien pu faire pour mériter ces
louanges (nous aussi) quand les types expliquent qu'ils sont.venus remercier sa seigneurie d'avoir aboli ce satané droit de cuissage, vu qu'il a fait un mariage d'amour avec sa rombière et tout
le toutim... Figaro en rajoute une couche en disant que pour montrer à tous que c'est pas du flan, il n'a qu'à mettre lui-même sur la tête de sa fiancée la fameuse couronne virginale ("plumes et
rubans blancs", ça doit donner ! Plus décorée, je vois que la dinde de Noël !), signe qu'il a "préservé son honneur" pour son futur époux (ben tiens ! Demande au type qui salive d'avance de
passer les plats aux autres, tu verras s'il est d'accord !)
Le comte sent bien que ça sent l'entourloupe mais la joue grand prince en signalant que c'est tout naturel...c'était un truc qui datait de Mathusalem en culotte tyrolienne ça ! Faut être moderne
! Il croise les doigts en même temps, vu qu'il compte sur Marcelline pour l'ouvrir à la fameuse injonction "si quelqu'un à kek'chose qui le turlupine quant à cette union, qu'il déballe ou la
ferme et qu'ça saute !"
Tout le monde applaudit, sauf un, le pauvre Chérubin, qui vient de perdre son boulot. Les futurs époux demandent au patron de faire un beau geste,, il ne va tout de même pas ruiner l'ambiance des
festivités comme ça, sur un coup de sang... Le comte montre sa "clémence" en l'exilant dans une obscure caserne de Catalogne, et incessamment sous peu, vu qu'il prend son poste de légionnaire
aujourd'hui même. Tout contant de s'être débarrassé d'un gêneur, sous couvert de mansuétude, il sort avec Basile, pendant que Figaro entonne son fameux "non piu andrai..." pour montrer que c'en est fini des galopades "chérubinesques" après tout ce qui porte un jupon,
qu'il va tâter des "gaités de l'escadron", lever au doux clairon dans les argouanes, revue de détail, épluchage de patates et tout le tremblement.
Après son air, ils sortent tous, et nous on fait une pause, l'acte un est "enfin" terminé de raconter... On aborde le suivant la prochaine fois donc (logique, je me vois mal narrer ça façon
Wagner, à rebours comme sa Tétralogie, ça ferait plus que désordre!)
Bonne journée, portez vous bien, je file me perfuser à ma cafetière.... ceux que ça intéresse...
Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses.
Et aussi ma passion : les dragons.
Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est
plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)
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