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Jeudi 24 novembre 2005
Bonjour !

Une journée bien frisquette encore aujourd’hui hein ? Mais que ça ne nous empêche pas de continuer notre visite du côté de la capitale de la danse à trois temps. Surtout qu’on est invités à une sauterie où, à mon avis, il n’y a pas que les danseurs qui vont valser, vu l’embrouille du premier acte.

Petite aparté: en fin d'article, j'ai mis un petit jeu de devinette parce qu'une chose m'est revenue en tête... vous verrez.



LA CHAUVE SOURIS – ACTE II –





Le lieu : la résidence du prince Orlofsky, un type qui manque pas de roubles dans sa tirelire, étant donné qu’il organise la fête juste pour pendre la crémaillère (il arrive dans le coin, vaut mieux se faire des copains, c’est évident). Une grande salle de danse avec DJ au fond, boule disco (coucou les Kikojo) des lasers et des spots bien agressifs pour les mirettes pendus aux lustres.

Les personnages : Le prince Orlofsky (un peu normal s’il veut faire sa promo), Gabriel von Eisenstein, le futur engeôlé, Adèle la nièce « inconsolable » et servante à ses heures, Rosalinde, l’épouse un peu ébouriffée du bulbe, Franck, le gouverneur de la prison, Falke, l’ex-chauve-souris rancunière, et pleins de pékins invités pour meubler (une fête sans piques assiettes, c’est pas une fête et, en plus, faut du monde pour assurer le volume de la chorale)

La rideau se lève sur la fiesta qui bat son plein. L’hôte joue les blasé (typique des « De Machin-chose de la Trucmucherie » !). Par contre, côté « tut-tute », il n’est pas le dernier à lever le coude (cliché du slave élevé à la vodka ça) et gaffe à celui qui veut pas trinquer avec lui, il risque de se recevoir une bouteille en pleine tête, histoire de rigoler (drôle d’amusement ces cyrilliques tout de même).





Eisenstein fait son entrée, sous le pseudonyme du Marquis Renard  un masque sur la tronche, pour pas qu’on le repère. Il se baguenaude parmi les invités et s’arrête pile :
« Purée de patafiole ! Faut que j’boive un godet, j’ commence à voire des mirages sahariens ! La nana, là, dans le coin, c’est ma bonne, Adèle !
- Mais, bien sur ! – lui rétorquent le prince et sa cour – et les chiens aboient et la caravane passe pendant que t’y es !
- Alors, le marquis, on a pas les mirettes en face des trous ? – se moque Adèle, planquée derrière son loup également – franchement, j’ai une dégaine de pousse-serpillière ? Y a pas à dire… tu repasseras côté galanterie ! »

Le pire, c’est que le faux marquis a reconnu sa bonne mais que ça fait une bonne douzaine de fois qu’il passe devant sa légitime sans imprimer (connaîtrait-il plus le personnel féminin de maison que sa moitié ? Le doute est permis quand même) D’accord elle porte aussi un masque et se fait passer pour une comtesse hongroise (c’te manie de se la péter « sang-bleu » !) mais tout de même !

Là, où ça devient marrant, c’est qu’Eisenstein commence à la trouver à son goût la rhapsodienne et commence un numéro de drague éhonté (que je ne conseille pas à ces messieurs, s’ils veulent pas se manger une veste) Sa technique lui montrer sa….  montre à carillon (z’avez eu peur hein, avouez !)
D’habitude ça fonctionne assez bien la tactique, mais là, c’est le flop complet. La minette (sa meuf donc) lui arrache la toquante des mains et commence à faire des moulinets avec dans toute la pièce. C’est fragile ces trucs parce que ça déclenche la sonnerie et la fausse comtesse en profite pour jouer les cloches à son tour en vocalisant à qui mieux mieux (faut le faire ! Imaginez vous en train de chanter le dernier tube à la mode en entendant votre portable sonner par exemple, ça risque de jeter un froid, mais pas là, normal dans la haute société sans doute !)
Eisenstein s’avance ainsi que les invités !
« Dis ça te ferait rien d’ôter le truc que t’as sur la goule pour voire à quoi tu ressemble ?
- Compte là-dessus et bois de l’eau ! En plus ça risquerait de me décoiffer !
- Tout ça pour pas qu’on voit qu’t’es aussi fausse comme comtesse hongroise que les raquiches de ma tantine ! – lance Adèle.
- N’importe quoi pestouille ! La preuve ! »

Et elle se lance dans un kasatchok endiablé (bin oui, c’est plus rigolo que la czardas qu’elle miaule quand même !)

Le final de l’acte décrit un toast géant proposé par Orlofsky (attention à la bouteille sur le crâne) tout le monde y va de son lever de coude et Falke qui était là, mais un peu en retrait, en profite pour faire un état des lieux, enfin, disons plutôt qu’il observe les couples qui se sont formés durant la soirée. Il propose une sorte de pacte de fraternité éternelle (facile ça avec des verres dans le nez, on aime tout le monde, ou alors on tabasse tout le monde, ça dépend comment on tient l’alcool) Succède une valse (la célèbre valse de l’ouverture) et la Rosalindskaïa se fait encore draguer par son renard de mari.




Soudain, on entend sonner six heures (le carillon de l’autre enmarquisé porte loin) et c’est le syndrome de Cendrillon qui frappe Von Eisenstein : il se rappelle qu’il a rendez-vous à une certaine maison d’arrêt et profite de l’épaule secourable de Franck le patron de l’établissement. Etant donné qu’il a une vision 3D, mais sans les lunettes rouge et  vert, que les os de ses guibolles ont l’air de s’être fait la malle, que la mer est mauvaise et que si ça continue de tanguer,  il va appeler Raoul (une expression, ça aussi pour décrire le type qui rend tripes et boyaux), il vaut mieux, en effet, un bras secourable, si on veut avoir une sortie relativement digne et… verticale.





Fin de l’acte II ! A mon avis les lendemains qui chantent faux vont pleuvoir sur la tête du pochtron et il risque d’avoir à se réveiller avec une sacrée bouche forestière vous croyez pas ?
On verra ça plus tard parce que là, c’est l’heure (de quoi ? ça dépend de ce que vous avez prévu, c’est pas mon problème, moi, je viens vous faire coucou et je décroche pour la journée). A plus tard et portez-vous bien !

La dragonne


Donc, chose promise, chose dûe! Quel est ce personnage et ce qui m'y a fait penser c'est qu'il figure à la distribution d'une représentation de la Chauve-Souris dans le rôle du prince Orlofsky. Il a joué également dans la Belle Hélène d'Offenbach (c'est le grand à gauche sur la photo)
Son nom de scène est un pseudo et il est originaire d'ex-Allemagne de l'Est.
Bonne recherche! Et vous connaissez tous le personnage ou au moins son nom!

 

par Sieglind publié dans : Strauss J.
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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