Vendredi 28 septembre 2007
Coucou !
Bon, pas envie de commencer l'acte pour le dernier jour de la semaine alors on va faire dans l'ultra-light, et j'ai décidé de parler d'un bouquin, plutôt d'une série
de bouquin qui a bien meublé mes heures creuses et chaudes un été où j'avais pas trop envie de me prendre le chou en relisant Kant (des Bidochons évidemment).
Que voulez-vous, quand on se crâme le couenne au soleil, en refaisant le monde avec une copine, pendant que dragon s'escrime à donner un semblant d'allure de jardin à
la française à notre carré d'herbe à vache; tout en chouinant à ficher un orteil dans la flotte du pédiluve hypertrophié parce qu'elle est "trop..." ou "pas assez..." (et surtout mouillée) on n'a
d'autres greffiers à flageller que de disserter sur le Grand Tout et le Petit N'importe Naouak*. Mais on en est pas encore à parler fringues et trompe-couillon, pas notre style non p
lus.
Donc, on se lance dans les bouquins pseudo-psychologiques à cent sous... faits pour distraire, apprendre certains trucs et surtout ne pas se faire iech à relire trois
fois de suite chaque phrase avec le dico ou le Gaffiot à la pogne.(restes d'une période latiniste non-distinguée ce dico !)
J'ai donc fait l'acquisition d'un truc, style "les hommes viennent de Mars etc"... (je ne sais même pas si c'est l'ordre du titre, mais on s'en tamponne hein
?), coopération entre une nana et son mec, psychologue de son état (la preuve qu'on peut bien vivre ça, hé, hé, suffit de taquiner l'humour) intitulé "Pourquoi les hommes n'écoutent jamais
rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières"**
Pour vous donner un exemple...le chapitre 2 : Parfaitement logique. C'est classé par rubriques, normal et nécessaire pour s'y retrouver, un peu mieux rangé
que mon chez-moi où une vache n'y retrouverait pas son veau en ce moment, ça aide tout de même un peu et ça permet d'aller au sujet qui nous interpelle de suite sans feuilleter rageusement tout
le volume... pour le balancer dans le cuvette des chiottes de frustration parce que "notre cas" n'y figure pas)
En page d'intro, un p'tit dessin d'un mec, les coudes sur les hanches, le regard scrutateur et belliqueux tourné vers sa rombière assise sur un fauteuil informe mais
propice à la lecture (tiens... ça me rappelle quelqu'un...) et balançant "Mais où est mon journal ?"... réponse de l'interpellée qui ne lève même pas un poil de sourcil de son bouquin
"Certainement dans le four..." ça vous donne le ton non ?
Et suit l'énumération et l'explication du regard mono-directionnel du mec... Alors... là, ça n'engage que les auteurs mais ça se tient, ça viendrait d'une tradition
"cromagnonienne" du chasseur de moumoute à dent de sabre. Il avait verrouillé son programme infor...mations visuelles sur "rien que la bouffe à pattes" et ne voyait qu'elle, gommant tout ce qui
aurait parasité sa quête cynégétique. Suivent d'autres exemples, genre "Le cas glissant du beurre porté disparu" (suffit de le changer d'étagère et il a été "esca-motté" aux yeux de
notre tendre et cher).
Pour faire pendant de cheminée, l'explication de notre regard dit "périphérique" à nous les musaraignes, viendrait également de cette heureuse époque où Rahan
gambadait à la Laura Hingalls (petit générique siou plaît !) en pagne "moule-gesticules" (je préfère ce mot à... l'autre, plus marrant) et le canif-boussole à la pogne***. La.belette avait
l'habitude de rester au "nid", ou dans la grotte, en inspectant tout ce qui pourrait être dangereux pour la survie du clan, y compris un ours venu demander du feu pour son pet'****. D'où ce
fameux regard périphérique envié de tous ces messieurs, qui nous fait remarquer au fond de la salle de réception où l'on vient d'entrer la robe dernier cri de la pétasse blondifiante ("mais qui
lui va comme un tablier à une vache, bien fait pour elle !") , le type éméché planqué derrière un pilier ("le litron dépasse"), l'ado qui se cure le pif, en comptant les fleurs de la tapisserie
("encore un que ses géniteurs veulent tenter de sortir de sa caverne !"), la vieille greluche embreloquée de partout et qui tinte dès qu'elle fait un geste ("tiens Nefertiti a fini sa sieste
!")... quand elle n'est pas à deux doigts de se retrouver en train de manger du parquet ciré à la brosse à dent avec le poids qu'elle trimballe...enfin tout un monde alors que monsieur à juste
localisé le ... buffet.
Bon, je crois que vous avez pigé que c'est le genre de truc qui ne peut que vous faire passer un bon moment mais n'y cherchez aucun remède, aucune thérapie à vos
questionnements personnels, il y a des pro pour ça, ils sont payés pour et ne faites pas comme certains qui lisent tout ce qui sort en médical, psychiatrique, neuro-machinchosique... et se
trouvent affligés de tout ce qui est décrit dans ces pavés (j'en connais "des" qui déballent leur encyclopédie médicale en quarante douze volumes et rédigent leur testament parce qu'ils ont une
pneumosténodactylobronchite de l'os du foie, quand ils ne s'auto-médicamentalisent pas tous seuls le soir dans leur chambrette, les pervers !)
Allez, pour conclure, certains petits encadrés du bouquin et... ah... j'allais oublier... il y a même un test pour savoir si on a un cerveau "féminin" ou "masculin"...
(de la lecture estivale je vous dis !) Bonne journée
La dragonne
"Ma femme peut repérer un cheveu blond sur ma veste à plus de cinquante mètres, mais elle emboutit systématiquement la porte du garage en garant la voiture"
"Combien faut-il d'hommes pour changer un rouleau de pq ? On ne sait pas, ça n'est jamais arrivé"
"Le garçon ne perd pas réellement le sensibilité de sa peau, à la puberté, cette sensibilité se concentre en une seule zone" (vous voulez un dessin p'tits pervers
?)
"Pour la Saint Valentin les hommes choisissent souvent des cartes pleines de mots à l'intérieur. De cette manière, ils ont moins d'espace pour écrire"
"Un fois, je n'ai pas parlé à ma femme pendant six mois, raconte cet humoriste. Je ne voulais pas l'interrompre" (je ne savais pas que dragon cotoyait Palmade et
consorts... tiens donc...)
"Si une femme vous parle beaucoup, elle vous aime bien, si elle ne vous parle pas, vous allez au devant d'ennuis" (j'vous aime bien hein ?)
"Pourquoi Moïse a passé quarante ans dans le désert ? Parce qu'il ne pouvait se résoudre à demander son chemin !"
Et pour la route (du visuel) un petit truc trouvé grâce à fiston... Vous aimez le détournement ?
*je ne parle pas non plus d'une phase théologienne "bord-de-piscinesque" sur le premier livre de Samuel qui narre le crêpage de chignon d'un gnome davidien avec son
lance-caillasse et d'un bodybuilde énervé, je connais, mais c'est plus vraiment ma tassounnette de théïne la relgion, désolée.
** Si vous avez envie de lire le bastringue, histoire de passer le temps, je vous file le nom des auteurs, ça peut aider. Barbara et Allan Pease (et ne vous attendez
pas à lire "Le Livre Ultime" qui résume toute la psychologie humaine, c'est juste un passe-temps hein ?) l'autre bouquin s'intitule "Pourquoi les hommes mentent et les femmes pleurent"
(avec en couverture un type complètement imbibé, les cotillons encore pris dans le veston et le chapeau de clown sur la caboche, décrivant des heures sup. au bureau devant une nana jouant les
danaïdes sans le tonneau, "parlant" je trouve...)
***(j'me demande comment il fait pour toujours trouver une caillasse pour faire pivot dans les BD d'ailleurs, il doit avoir "verrouillé" sur "bouffer des pierres", vu
que la quête primordiale était de se remplir la panse à cette époque bénie où le cholestérol n'était pas encore inventé.
**** Là, petite explication utile pour bien piger... Quand on était ado, avec mes frangins, on est partis faire du camping sauvage dans les Pyrénées, sous la garde de
deux "duègnes" masculines, deux potes à mon paternel. Un des deux prenait un plaisir sadique à nous ficher les miquettes dès que le soir tombait dans cette vallée ravitaillée par les corbacs, en
nous racontant le plus sérieusement du monde qu'il fallait bien laisser la tente fermée, au cas où un ours entrerait... "pour demander du feu pour sa clope". On rigolait... mais jaune... les
premières nuits furent très peu réparatrices si vous voyez ce que je veux dire question sommeil.
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