La chauve-souris - Le dernier salon où l'on cause

Publié le par Sieglind

Bonjour à tous !

Alors pas trop la gueule de bois ? Ah non, c’ est vrai, c’était pas vous (à moins que j’vous aie un peu trop saoulés, encore une fois, avec mon verbiage) Hier départ pas très digne, je trouve du sieur Eisenstein pour la tôle. Aujourd’hui, visite guidée, donc d’une prison viennoise fin de dix-neuvième siècle.

LA CHAUVE SOURIS – ACTE III –

Le lieu : maison Poulaga et fils, hautement recommandée à ceux qui prônent l’ascétisme et adorent faire retraite. Décor d’une sobriété monacale (normal puisqu’on y fait pénitence). Quelques souris mécaniques (avec la grosse clé sur le dos, vous savez) pour créer une atmosphère à la Monte-Cristo, p’tet même un squelette en plastoc d’halloween pour faire plus lugubre pendu à des chaînes au mur.

Les personnages : Frosch, le geôlier (rôle parlé, il va pas se fouler le coco !), Franck son chef, Alfred, le chanteur victime d’une erreur judiciaire (mais c’était pour sauver l’honneur d’une dame), Gabriel von Eisenstein, le « vrai » coupable d’outrage à un représentant de l’ordre (une bouffe dans sa face, il a pas aimé le flic), Adèle, la bonne et sa frangine, Blind, l’avocat bègue, Rosalinde, la légitime de von Eisenstein Falke le copain médecin et les autres invités de la fiesta de la veille (je sais, ça paraît bizarre, mais ça devait être très tendance, là aussi de finir la soirée au poste)

Le rideau se lève après un entracte musical pour permettre de faire la transition entre la salle de guinche et le  gnouf. Le geôlier Frosch est rond comme une queue de pelle (il peut à peine aligner deux mots, alors chanter... on comprend mieux) et délire sévèrement mais pas sereinement parce que l’occupant de la cellule 12 fait un tintouin de tous les diables en chantant et sifflant pour s’occuper. Et oui, Alfred, l’idole des bourgeoises s’embête comme un rat mort (heureusement, il a son lecteur MP3 et c’est d’ailleurs pour ça qu’il goualle, avec les écouteurs, on crie plutôt qu’on chante, vous n’avez pas remarqué ?)




Franck, le gouverneur de la prison, fait son entrée à peine moins beurré que son employé (là aussi le cliché du flic poivrot dans toute sa splendeur !). Sa démarche est un parfait exemple pour les gens qui nient la théorie géométrique comme quoi la ligne droite serait le plus court chemin d’un point à un autre (déjà, vu son état, il faudrait qu’il puisse le voire ce fameux point !) Il meloune (marmonne) deux ou trois mesures des airs entendus pendant la fête avant de sombrer doucement dans  un état semi comateux. Frosch le secoue, parce qu’il est pas loin de s’écrouler lui aussi alors, autant filer son rapport au chef avant de se laisser aller aux rêves éthyliques.
« R.A.S Chef, sauf pour le zozo de la 12 ! Quel empêcheur de s’cuiter en rond celui-là ! Il a bouffé un mange-disque ou quoi ? L’a pas arrêté de toute la nuit, et il réclame pas sa môman, ça j’aurai compris, vu son QI de grande section maternelle, mais son avocat ! D’ailleurs, il devrait pas tarder celui-là ! »

On sonne à l’entrée et Adèle et sa frangine demandent à voire le chevalier Chagrin. J’avais oublié de vous dire, que c’est sous ce déguisement que Franck a passé la soirée, grave lacune ça, autant pour moi ! Surtout que pour la suite, c’est quand même utile. Bin oui, il paraîtrait qu’il s’était targué d’avoir le bras long (simiesque à ce point le primate ?) et des connaissances bien placées dans le milieu artistique.(mais bien sur… c’est tout neuf ça comme bobard !). Adèle veut balancer son tablier  pour endosser la tenue de la Star Ac’.

On sonne encore (décidément, c’est un vrai moulin cette prison !) et Eisenstein fait son entrée, un peu dans le brouillard.
« Tiens, mon copain de beuverie ! Bigrement sympa de ta part de m’avoir raccompagné à la porte de l’ « emparticulé » slave ! J’étais parti pour me retrouver dans le placard à balais, avec toutes ces portes (il n’y en avait qu’une, ah ! mes méfaits de l’alcool sur la netteté visuelle !)Qu’est-ce que tu fiches là le chevalier, on t’a bouclé pour ivresse ?
- J’suis pas chevalier, juste gouverneur de prison
- C’est ça ! Et appelle moi Bond, James Bond, pendant que t'y es !
- C'est pourtant la vérité vraie! Y a tout de même un truc qui m’échappe ! Vous êtes nombreux du côté des Eisenstein ? Parce j’en ai déjà bouclé un, hier soir, pour cinq jours, étant donné l’aller-retour qu’il a fichu au planton du coin de la rue. »

L’interpellé marque un temps d’arrêt (il bug sérieusement oui !). Il chope l’avocat Blind, arrivé entre temps et le soulage, sans ménagement,  de ses binocles, de sa perruque ainsi que de sa serviette (fin de l’effeuillage ! C’est pas un numéro de chippendale ! Quoique ça serait marrant sur scène, je trouve… pas vous ?),. Son plan, c’est de se faire passer pour lui pour savoir qui est exactement le type qu’on a trouvé chez lui, boulottant son miroton et en compagnie de sa meuf.





Rebelote du côté du carillon ! (même plus un moulin : un hall de gare, carrément !). Cette fois c’est Rosalinde, la rombière d’Eisenstein qui se pointe. Elle chope le faux avocat (décidemment tout est faux, là-dedans !) et lui demande comment faire pour qu’Alfred, l’idole des jeunes, sorte de tôle le plus rapidement possible. Le chanteur balance sa version des faits au mari déguisé qui a quand même du mal à garder sa zénitude ! Sa meuf en rajoute même une couche en traitant son mari (lui donc) de faux-derche patenté et roi du canulard conjugal.
Là, c’est le feu de paille qui fait boule de neige ! Pour ce qui est de la  gestion de la pression nerveuse, le joint n’est plus étanche, faut que ça pète ! Il commence à te les incendier grave, inventant même des injures et son pied le démange sacrément d’aller dire bonjour à leurs joufflus respectifs.





Sauvés par le gong (enfin la sonnerie de l’entrée, elle marche encore celle-là ?) Et là, on voit entrer toute l’équipe déjà vue au bal du prince Orlofsky, y compris Falke, le copain médecin de Eisenstein et chauve-souris malgré lui. Il explique à son ami que tout ce qui lui arrive c’est une petite vengeance personnelle, vu ce qu’il a subit lui, déguisé en batman, et qu’il s’en tire pas trop mal, tout compte fait. Rosalinde la Magnétique (bin oui, elle perd pas le Nord celle-là !) saute sur l’occasion pour expliquer que l’invitation à dîner d’Alfred, ça faisait partie du plan. Et l’autre benêt d’Eisenstein qui gobe ça ! Mais, ça l’arrange peut-être aussi, étant donné qu’on aurait peut-être à lui demander également des explications sur sa conduite « légèrement » volage pendant la sauterie, car, il ne faut pas oublier qu’il a dragué sa femme, pensant que justement ce n’était pas elle, mais une comtesse hongroise ! Du genre : « J’suis grand seigneur, j’te pardonne d’avoir pensé à faire c’que je fais habituellement ! »

L’opéra se termine sur un air de louange, non des vertus matrimoniales, ni de la sincérité en amour et en amitié, mais….du vin de champagne (après ça, tous les viennois vont passer pour des pochtrons finis !)





Voilà, je vous lâche jusqu’à la prochaine fois. La fin de semaine arrive, donc repos lyrique à la clé. Bonne journée à tous.

La dragonne

Publié dans Strauss J.

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mireille 07/05/2007 20:53

Bonsoir,J'ai eu comme toi des "absences de attitudezen.org" : je croyais que c'était uniquement sur mon PC...Peut-être qu'un jour mon blog disparaitra tout seul :-)Note : J. Strauss : j'aime bien : je regardais un feuilleton quand j'étais ado (en noir et blanc - le film hein pas moi ) et le personnage me fascinait.Moins que M. Spock dans Star Trek ... mais quand même !BisesMireille

Louvre-passion 02/12/2005 21:54

Bonsoir ô Dragonne des blogs,
J'ai de cette soirée pour relire "Die Fledermaus" revu et corigé par "l'opéra farfelu" et j'ai également relu (en partie) le livret acheté à l'occasion de la représentation. Il est dit notamment que les personnages de Franck et Eisenstein prennent les identités de noble français pour assouvir leur désir d'amusement.
N'est ce pas ce que nous faisons tous sur nos blogs, nous devenons "autres" devant nos claviers (écrans, souris...).
C'était la réflexion philosophique du vendredi soir !!!

Sieglind 03/12/2005 15:50

Normal, étant donné que nous étions taxés de gens aux moeurs un  peu dissolues (et ça perdure auprès des anglo-saxons ça!). Et pour le blog, tu as parfaitement raison, on est pas vraiment autres, simplement nos masques nous permettent de se lâcher peut-être un peu plus non?
Bonne journée Atalmont

jeanyves et isa 26/11/2005 12:04

ben rien grosses bises et bonne journée ma toute belle

Sieglind 26/11/2005 18:15

Commentaire n° 19 posté par: sugi(site web) le 25/11/2005 - 22:45:33
Dommage, en effet, ça aurait été extra ce salon (j'adore ce genre de manifestations avec les jouets dernier cri, j'essaie toujours de tous les essayer) Bises ma puce et j'ai vu tes photos aujourd'hui elles sont chouettes, donc, sois consolée.
Commentaire n° 20 posté par: Briesing(site web) le 26/11/2005 - 00:03:09
Tu t'es amusée au moins. Un concert, mais ça passe avant tout non? Bises Briesing.
Commentaire n° 21 posté par: lali(site web) le 26/11/2005 - 00:17:42
D'où sa classification, très réductrice je trouve, dans l'opérette, chez certaines personnes. Bises lali
Commentaire n° 22 posté par: legnoch(site web) le 26/11/2005 - 00:21:38
MDR! Tête en l'air va! (pour une fois que ce n'est pas de mon fait, j'en profite bassement hein? lol) Bises legnoch
Commentaire n° 23 posté par: jeanyves et isa(site web) le 26/11/2005 - 12:04:21
Mais c'est l'essentiel non? Je file vous voire (énormément de retard aujourd'hui) Bises isa et jeanyves

legnoch 26/11/2005 00:21

ah mince, le commentaire au dessus c'est moi, mais je suis sur le PC de ma namoureuse et j'ai pas fait gaffe !!
désol'

lali 26/11/2005 00:17

ah bah en fait, c'est un opéra comique jusqu'au bout quoi !!
Bon week-end Dragonne !