Les Noces de Figaro - Acte II - suite -

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Bonjour !

Allez, on y retourne avant que je finisse par paumer le plan d'accès à Séville et à ses alentours... notre "Barbier Convolant" risque de m'attendre longtemps s'il compte sur moi pour réussir à le dégoupiller de ce me...li-melo sentimental, autant faire avancer le schmiltruc, avant que mon livret commence à se désagréger sur son lutrin comme les manuscrits de la Mer Morte  (vi, je vous l'ai dit, je me la pète prout-prout quant au pupitre en pure plastoc galvanisé) allez zou ! On y retourne... tout le monde est bien calé... pour la sieste post-digestive ?

LES NOCES DE FIGARO - Acte II - suite -

Le lieu : toujours le boudoir de Barbie, un peu moins bien rangé, après la séance d'essayage de nos trois cocos.

Les personnages: les mêmes étant donné qu'on n'a pas changé la distribution des rôles pour ce second acte... ou alors, j'ai pas été prévenue... on ne sait jamais; les précédents en ont eu peut-être ras la chocolatière de se faire chambrer par votre servante

Donc, à la fin de la scène trois, on entendait quelqu'un taper à la lourde, un tantinet énervé (style "j'insiste un peu, et je dégonde le bastringue rien qu'avec le vent des pognes") et ce au moment précis où le page Chérubin allait déballer qu'il en pinçait pour sa patronne (sauvé par le gong ?)

Tout le monde commence à être légèrement en panique façon "je coure partout avec les bras position moulin à vent pour essayer de décoller de la piaule", lorsque la comtesse, ayant encore en tête son best-seller estival "le loup et les chevreaux" a cru de bon ton de demander la couleur de la paluche* de celui qui s'était mis en tête de tester le boulot de menuiserie  réalisé lors des derniers travaux de retapage du bastringue. Le "ciel mon mari" est de rigueur en ces minutes "panicatoires" (j'en connais au moins un qui va avoir chaud à ses miches dans le trio : le page qui file se planquer dans le cabinet - dans les cabinets faut éviter... dur de rabattre la lunette sur soi, même si on a fait l'école du cirque et imaginez qu'on s'accroche par inadvertance à la chasse, on est pas dans la m... !)

"Rondudju ! C'est mon mec ! Et l'autre zozo qui se trimballe à moitié à poil alors que Suzi vient d'embarquer dans l'autre pièce son pardessus, me  v'la bien tiens !
- C'est moi, pourquoi tu t'es enfermée, t'as peur qu'on te vélociraptorise ? - lance un comte derrière la porte, à deux doigts de finir son boulot de démolissage
- J'suis toute seule...
- Et tu causes aux mouches pour les distraire ? - ajoute-t-il en entrant enfin, après que sa moitié se soit rappelée comment s'ouvrait une lourde...
- Meuh non... c'est à toi  à travers la cloison !
- T'es bizarre en c'moment, c'est pas vraiment ton style de jouer les soeurs tourières à  la porte du couvent d'habitude...c'est nouveau la mode de se claquemurer !
- Mais ça m'arrive pourtant (preuve que le type se souvient juste de la localistation de sa plaule sur le plan de l'architecte, flatteur, y a pas à dire !) J'étais occupée à rapetasser** une robe avec Suzanne, on vient de finir, elle est repartie chez elle.
- Ben dis-donc... ça énerve la couture ! T'as la tremblote. J'en connais un autre... lis donc ce que Figaro m'a envoyé tiens !"

Au même moment, Chérubin laisse tomber une chaise dans le cabinet,

"J'ai pas rêvé, j'viens d'entendre du bruit  là-dedans... il y a quelqu'un !
- Hein quoi ?
- ça énerve et ça rend sourd le point de croix en plus pfff ! J'te dis qu'il y a quelqu'un dans le cabinet !
- Mais qui ?
- Euh... j'te signale que c'est "moi" qui te demande ça... eh ho...arrête le vol orbitale et ouvre ton parachute !
- Ah... Euh... c'est Suzy...
- J'voudrais pas de perturber encore plus que tu ne l'es mais..; tu viens de dire qu'elle était rentrée chez elle.
- Chez elle... au cabinet, j'suis pas dans son slip, peux pas savoir...
- T'es carrément à l'ouest.. qu'est-ce qui te travaille comme ça ?
- Hein ?... Suzanne me travaille ?...
- D'aaaccoooord ! On pause tout est on recommence ! T'es un peu du genre à descendre de vélo pour te regarder pédaler je trouve en ce moment... Allez la soubrette, on s'mouche et on vient dire bonjour à la compagnie ! - claironne le comte à travers la porte du cabinet.   
- Sort pas Suzi ! C'est un piège !
- C'est quoi tout ce cirque ?! Et où est Chérubin - lance une Suzon en entrant dans la pièce mais en se reculant aussitôt avant que le comte ne la remarque s'il avait la mauvaise idée de se retourner d'un bloc..
- C'était pour ménager sa pudeur de future mariée, elle était en train d'essayer sa tenue - explique relativement fort la comtesse à son époux un brin déboussolé, vu qu'elle lui dit ça en regardant par dessus on épaule vers l'autre bout de la pièce.
- Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu !! A d'autres, c'est un micheton qu'il y a de planqué là !
- Tu m'fais beaucoup de peine !
- Et le cintre, sort de ton dressing ! Dégoise un peu avant que je te fasse chanter un peu plus fort ! Y a autant de Suzanne là-dedans que d'beurre en bouteille !
- On est pas dans la panade" - lance une Suzanne rentrant la tête dans les épaules en attendant la suite.

Comme sa rombière ne veut pas céder et ouvrir le cabinet, le comte décide d'aller chercher sa boîte à outils pour un remake de Ocean Eleven (le un, le deux et bien naze !). Pour éviter un tour de passe-passe, il prend sa musaraigne par le bras et sort en refermant à clé.

Suzanne se précipite sur la porte du cabinet et manque d'envoyer valdinguer Chérubin dans sa hâte de le faire sortir du cagibi. Paniiiiique ! les femmes et les enfants d'abord ! Sauf que les issues de secours sont verrouillées, à moins de jouer les passes murailles, ça va pas être du beurre mou ! On a droit à une course de bille de flipper avec rebonds sur les murs et les coins de meubles avant que le page réalise qu'il y a tout de même des fenêtres dans c'te carrée, suffit de se faire la belle par là... La camériste flippe un peu devant la hauteur du saut non homologué, mais vu qu'il n'y a pas d'autre solution, elle allume les balises et prend les raquettes de signalisation en bon officier d'appontage histoire de lui indiquer la direction à suivre pour "l'envol"*** parce que tourneboulé comme l'est le gamin, il serait capable de se manger la tapisserie murale
Une fois le môme hors de vue, et indemne (c'est souple à c't'âge là !) elle prend sa place dans le cabinet, juste au moment où le comte revient, la mallette à la main et sa moitié toujours à sa suite et n'en menant pas large.       

Le type tente une dernière fois de convaincre sa douce de lui filer la clé de la pièce, avant d'avoir à jouer les Mario Bros (je sais, il est plombier, mais c'est les outils qui comptent pas le bleu de travail !) et celle ci accepte de la lui donner en avouant, flageolante, que ce n'est pas Suzanne qui se planque mais la "surprise" qu'elle avait concocté pour lui pour la fête prévue, un môme déguisé en nana (une variante du gâteau fourré à la bimbo ?) et pas de quoi prendre la mouche, vu qui c'est... pas de crainte à avoir quant au flétrissage de réputation.
A l'évocation du nom du page, on ne peut pas dire que ça calme instantanément le comte, ça serait même l'effet inverse, primo parce qu'il était censé rejoindre son nouveau poste à l'armée et deuzio au lire du poulet que lui a fait parvenir Figaro le "galant" de Môdame ne peut être que ce gringalet (dire que sa meuf les prend au berceau, un peu fort tout de même pour un type régulièrement en quête de chair fraîche !) De plus, il se demande vraiment ce qui a pris à sa moitié de penser que déguiser un môme le ferait marrer à s'en faire péter les zigomatiques.Avec les fringues de la camériste en plus... c'est le pompon ! Si elle croit qu'il va gober la mouche et l'hameçon, le fil et la ligne en bonus, elle se fiche le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Si elle veut jouer au c... elle est pas sure de gagner, c'est une pointure son mari, faut pas qu'elle l'oublie et il va lui prouver tout de suite, en trucidouillant allègrement du personnel de maison !

On arrête là, le type la clé dans la serrure, sa meuf à deux doigts d'avaler son bulletin de naissance pour éviter la scène qui va suivre et nous... pas trop surpris par le "coup de théâtre" qui va intervenir... classique du genre, mais la musique fait toute la différence, voilà la recette d'un opéra tenant la route depuis des lustres.

Allez, je vous laisse... j'ai du bain sur la branche (version surréaliste) ... du grain sur le ranch (version western spaghetti)... la main sur la hanche (version java bleue)... enfin du pain sur la planche pour les traditionalistes en linguistique. A plus et je file... Bonne fin de journée

La dragonne


* le coup de la patte dans la farine pour faire passer ses mimines pour celles d'un chevreau, ça m'a toujours espantée... soit les biques sont limitées intellectuellement, soit elles sont myopes comme des daubes (les taupes ont monté un syndicat, j'ai reçu une injonction me sommant de ne plus  les "traiter" quant à mes allusions binoclardesques... z'en ont marre d'être la tête de truc, ça se comprend, mais j'ai vraiment pas de bol, j'suis tombée sur les seules taupes qui lisaient mon blog... si c'est pas de la mouise ça ?!)

** Repriser, raccomoder... comme disait ma mémé.

*** je sais, le chien jaune est censé plutôt aider à l'atterrissage, mais on n'a jamais dit qu'il ne pouvait pas aider au décollage non ?

Publié dans Mozart

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Francoise Nieto-Ericsson 22/11/2007 00:17

Dragonne jolie, tu devrais donner des cours sur l'opéra en maternelle, dans le primaire, lesecondaire, en fac, Normale Sup, et tutti quanti. Un vrai bonheur. Et, à propos de notre cher cher Richie Wagner, tu connais Anna Russell ?...

22/11/2007 12:44

Si tu parles de cette anna là ( http://www.resmusica.com/aff_articles.php3?num_art=3003 ) vaguement, du coup, je la note... à côté de Foster Jenkis hé, héEnseigner ? Pas assez patiente hélas ! hé, hé. Bonne journée Françoise

cat ... 26/10/2007 20:19

je erre, je erre j'erre ;)bisous Dragonne et merci de tes nombreux passages chez moije te fais pleins pleins pleins de gros tchits bisous

27/10/2007 10:25

Tu baguenaudes sans but, ça fait du bien des fois... j'espère que c'est pas parce que t'as paumé ton sens de l'orientation par contre hé, hé;.. Bises Cat

Véro 23/10/2007 20:15

Même sans la musique ton texte a une sacrée allure. On est tenu en haleine comme pas possible. Véro

24/10/2007 09:37

Merci ma belle pour le compliment... Bises pour la peine

jane 20/10/2007 10:29

Hello , Sieg , c'est remoi , je viens d'écuter le sketch de Franis Blanche et Piere Dac !! je le connaissais d'il y a longtemps mais j'ai reri comme une grosse dinde qui glousse !! Bisous

22/10/2007 10:19

ça se voit que tu ne m'as jamais entendue rire... ta dinde c'est un rossignol mis à côté de ça hé, hé. Bises Jane

:0091: Lili-Flore :0010: 16/10/2007 14:57

je t'envoie des grosses bisesbonne journéeJe rigole encore en pensant chat

17/10/2007 11:13

Tu m'étonnes hé, hé !  Bises ma belle !