Allez, trève de feignasserie, faudrait s'y recoller (je sais, ça devient ma formule consacrée). Plus d'une semaine à glandouiller, ça va faire marre alors on s'y colle ? (Vous avez vu, je fais
dans le concis, profitez-en, ça risque de ne pas durer !)
LES NOCES DE FIGARO - Acte III -
Le lieu :
Une salle du château des Almaviva, mais pas n'importe laquelle, celle qui va servir pour les noces (enfin, en principe, vu que pas mal de monde s'ingénie à vouloir mettre des matons dans les
clous (je sais... c'est pas ça, ça vous défrise ? Mmmm ?) à nos deux tourtereaux. Un truc immense (l'immensité du lieu rendue par un magnifique trompe l'oeil en carton pâte machouillé comme
il se doit, le trompe-l'oeil, ça a dû être inventé pour le théâtre, pas possible autrement).tout plein de dorure à la feuille alu de chocolat, fausses bougies dans les faux candélabres (vous en
connaissez beaucoup des flammes qui clignotent mais ne bougent pas d'un poil au courant d'air vous ?), colonnes marbrées (d'où le chocolat : on le bouffe pour récupérer le papier d'alu et
on s'essuie les doigts sur le carton pâte en laissant trainer, rendu "presque" parfait des veines de la pierre et en plus ça sent bon), linoléum sur le parquet de la scène évoquant l'enlèvement
d'Europe par son centaure de soupirant (j'ai droit de choisir le thème de la déco non ?) en mosaïque façon Pompéï. Les p'tites mains de l'opéra ont mis à contribution leurs mioches les mercredi
après-midi avec des tampons fait en patate : ils se sont éclatés - les patates aussi d'ailleurs. Enfin tout ce qu'il faut pour jouer les grands seigneurs avec un truc bien tape à l'oeil. (je
laisse à votre imagination le soins de trouver le mobilier, pas que ça à ficher... nan maiiiis !)
Les personnages :
Le comte, celui par qui le scandale arrive, l'empêcheur de convoler en rond, le méchant de l'histoire (sa bande de Pieds Nickelés n'est pas mal non plus remarquez)
la comtesse, celle qui est "scandalisée", "l'empêchée "de bien vivre de ses rentes, la gentille potiche
Suzanne, la fiancée, accessoirement servante de la comtesse et dans la ligne de mire de son drôle de pistolet de mari
Figaro, le fiancé, accessoirement aussi valet du comte et futur encorné s'il ne fait pas gaffe
Marcelline, la duègne aux bouffées délirantes
Bartholo, le docteur es-embrouillamini
Antonio, le tonton pochetron de Suzanne, celui qui voit des mecs voler par les fenêtres jusque dans ses ch'tites fleurettes.
Sa fille Barberine (cousine donc de Suzanne, je sais, c'est compliqué ces histoires de famille, mais ça va empirer, je vous le garantie !) Celle que le comte a surprise avec un page planqué sous
sa table .
Chérubin, le page (il n'arrête pas d'être sur le point de partir, mais s'incruste l'animal !)
Don Curzio, homme de loi, n'oubliez pas, Figaro a un procès sur les bras !
Un choeur avec deux rosières en solistes pour donner le la (un mini choeur des vierges quoi)
Au lever de rideau, on tombe sur le comte en train de melouner tout seul dans sa barbe qu'il frise la méningite en essayant de piger ce qui
a bien pu arriver à la fin de l'acte précédent...Si le personnel de maison prend des libertés avec sa moitié... où va le monde ! (ça marche dans un sens, pas dans l'autre évidemment !) Sa nana
est trop "tendance" pour faire une faute de goût de toute façon... et puis faut penser à son honneur (orgueil ?) à lui, on y pense à son honneur ? (pauvre p'tit gars riche va !) Tout d'abord,
premier boulot : attendre le retour de Basile parti vérifier si Chérubin a bien pris son poste à Séville
La comtesse arrive avant qu'il ne décapsule comme un soda trop secoué, chuchotant à Suzanne qu'elle se lance dans la grande scène du "D'ac pour le rencard de ce soir côté jardin" Suzanne a
un temps d'arrêt parce que son Fifi n'est pas prévenu de ce plan, mais sa patronne la rassure, c'est elle qui ira déguisée en soubrette (ça fait fureur au rayon érotico-gaillard il paraît) pas la
peine d'avoir les miquettes.
L'ex Rosine sort (n'oubliez pas, elle a paumé son pseudo quand son type s'est lassé de sa vie pépère d'homme marié) pendant que Suzanne se fait la voix et répète un peu sa chorégraphie (pas
facile le registre de la brebis envoutée par le grand méchant loup, surtout quand on en pince pour un autre !) à l'instant où Almaviva finit son brainstorm en décidant de marier Figaro à la
vioque (Marcelline, celle qui a sa reconnaissance de dette dans sa gaine en kevlar) ça devrait lui laisser les coudées franches avec sa copine.
"Euh patron... j'ai deux mots à vous dire;..
- Tiens quand on parle de l'agnelle ! Kesss'tu fouines dans le secteur ?
- Ben mon colon, z'êtes pas moulant, z'avez pas eu vos croquettes ? Votre moitié à ses vapeurs... vous auriez pas un p'tit remontant sur vous (elle lui demande carrément une bouteille d'éther !
Shootés jusqu'au trognon ces sangs bleus !)
- Tiens, et tu peux le garder pour toi si t'es patraque aussi..
- J'ai pas le standing pour me payer des vapeurs moi ! (une bonne torgnolle, ça doit lui faire passer ses vertiges et c'est plus sain, ça donne des couleurs "naturelles" !)
- Ben, tu paumes tout de même ton promis.. ça secoue un minimum tout de même !
- Promis à une momie que vous avez payé pour ça... avec le fric que vous m'aviez promis pour ma dot !
- T'as vu ça où ? Première nouvelle ! Mais si tu veux bien causer cinq minutes, j'peux changer d'idée...
- Bon, ça coûte rien..(à part une dot) mais que ça dure pas des plombes !
- T'en as pas marre de me faire tourner en bourrique ? J'veux juste un p'tit câlin...
- C'te nuit au potager entre les choux et les carottes, c'que ça sera romantique !
- Hein ? Qu'ouie-je, qu'encaustiquais-je... suis-je éveillé ou d'orge, suis-je arrêté ou courge (ça, c'est pour aller avec le potager, évidemment). Un coup j'me prends un râteau,, un coup
j'gagne le panier garni... j'y paume mon mandarin supérieur moi !
- Bras de bois, bras de fer ! Si j'mens... j'bouffe des conifères ! (allez zou, rajoutons dans le bidouillage, au point où j'en suis...)
- Bizarre ton virage sur deux roues depuis ce matin...
- Y avait le page dans le secteur j'ai ma réputation tout de même !
- Et quand Basile t'a passé ma commission ?
- J'ai horreur de m'adresser aux sous-fifres !
- Bon, une bonne chose de faite ! T'as intérêt à aller porter son remontant à ma musaraigne... avec ses vapeurs, la viande doit se décoller des os depuis le temps qu'elle mijote...
- C'était juste une excuse;... j'avais la trouille de vous parler de ça la première..."
Le type tente de lui choper la mimine mais la belle s'esquive, butant dans Figaro venu aux nouvelles, elle lui explique en gros que son "procès" est en bonne voie et ils partent côté cour (le
jardin est déjà réservé pour la soirée)
On a droit au "solo" du comte qui a entendu l'explication de Suzanne à son mec. S'ils croient qu'ils l'ont
roulé, ils se gourent ! Ah ils veulent jouer au c... et ben on va rire !! Leur procès ne va pas prendre du tout la tournure qu'ils espèrent, il leur en fiche son billet ! D'abord... où ils vont
trouver les biffetons pour payer la vioque en dédommagement de la rupture de contrat de mariage*... mais l'important, c'est qu'Antonio ne puisse plus pifer en peinture son futur gendre, il
va l'empatouiller, en brossant le bestiau dans le sens du poil, ça devrait pas être trop dur, vu qu'il adore qu'on lui passe l'étrille c'te gros prétentiard ! Un petit Aria sur le fait que
si on lui pique son dessert, il lui reste au moins la vengeance jubilatoire de ficher son valet au régime pain rassis, nan maiiiiis !.
- Là, je voulais arrêter, mais vu que vous avez une bonne semaine pour tout ingurgiter, autant continuer et ça vaut son pesant d'arachides en plus ! -
Entre sur fond de comte melounant un Don Curzio (l'homme de loi) butant sur tous les mots (j'aimerai entendre une de ses plaidoiries moi, ça doit être festif !) et qui annonce aux plaignants des
deux bords qui le suivent comme le poisson-pilote son grand blanc que le procès est gagné en faveur de la vieille carne qui va se taper un p'tit amuse-ballot bien tendre à moins que
celui-ci allonge l'oseille. Figaro manque d'air, Marcelline salive déjà, le comte joue la claque en félicitant Curzio, suivi par ce lèche-botte de Bartholo. Figaro imite
Soupalognonycroutons en déclarant qu'il n'épousera pas la momie mais les autres se font un malin plaisir à retourner le revolver dans la plaie en lui demandant s'il a mille doublons sur lui :
"Mais j'suis friqué, faut juste que je mette la main sur mes géniteurs, un peu perdus de vue... depuis ma naissance
- T'es un môme trouvé ?
- Nan ! Perdu... même volé ! (sic le livret)
- T'as des preuves ?
- J'ai bien la couche-culotte avec les bisounours dorés à l'or fin mais désolé, pas eu le temps de la nettoyer - (euh... évidemment il parle de langes en dentelles marqués et de bimbeloteries
trouvés par ceux qui l'avait vélociraptorisé, les "élastiques là" c'est plus récent, si si...j'vous assure !) - par contre j'ai un truc sur le bras....
- Une' sorte de spatule ?... avance avec un air tout chamboulé Marcelline
- Ben vi, t'es médium ?
- C'est Raphaël !
- Rafa-qui ?
- NOTRE Raphaël ! Eructe presque Marcelline à la trogne de Bartholo (bin v'là aut' chose ! Bartholo et Marcelline ont fait des cochoncetés ensemble et on était pas au courant !)"
- Mon gars, j'te présente ta mère ! - annonce entre deux reprises de souffle Bartholo (ça coupe un peu la chique ce genre de nouvelle il faut être lucide)
- Et moi... ton père - surenchérit la génitrice en montrant du doigts le docteur. - (quand je vous disais que ça n'allait pas être triste question méli-mélo !)
- Euh... c'est pas pour casser l'ambiance, mais ça serait bien que vous me reconnaissiez "légalement" et assez vite hein ?
- Bien sur fiston, ça va de soi !
- Et m... aboie le comte limite d'en prendre un pour taper sur l'autre, en voyant sa vengeance lui filer entre les doigts."
Figaro fait des léchouilles de pommes à ses parents retrouvés alors que Suzanne entre, le pognon à la main
pour payer la dette de son fiancé...
Et qu'est-ce qu'elle voit ? Un Fifi serrant de prêt une Marcelline et le regard enamouré. Qu'est-ce que vous auriez pensé vous à sa place.... la même chose certainement et ça ne vous étonne qu'à
moitié le crochet du droit qu'elle lui balance dans les gencives hein ? (enfin peut-être un peu, vu qu'à l'origine ça ne doit être qu'un soufflet ; mais un truc si mesquin alors qu'on se voit
supplantée par une duègne jaunissante, ça fait radin question ressentiment je trouve pas vous ? Et encore... j'aurai donné du genou plus bas me connaissant !)
Marcelline coupe ses élans vengeresques en admirant la gestuelle mais en faisant remarquer que ça fait désordre devant sa future belle-doche. Suzanne a l'impression qu'on lui a débranché le
décodeur... Elle pige plus rien... et il faut que tout le monde insiste sur la maternité de son ex rivale pour qu' elle réussisse à arrêter de patiner dans la blédine. On en profite pour
lui présenter le géniteur et tout le monde y va de son "ouf" de soulagement lyrique... Tout le monde, sauf le comte et Don Curzio l'un légèrement fumasse de ce coup de théâtre qui lui fiche tout
son plan à la flotte et l'autre parce qu'il doit être payé au résultat - positif pour son employeur le comte - et que ça n'a pas l'air d'être vraiment le cas.(enfin, je m'avance pour l'avocat,
mais ça sent la partialité à plein blair ce dossier !)
Bon, on s'arrête pour de bon à la fin de la scène six où l'argent change de main, Marcelline redonnant le fric à Suzanne pour son bas de laine et proposant à son Bartholo de docteur de légaliser
eux aussi leur union, vu qu'un père et une mère célibataires ça ferait plutôt désordre devant m'sieur le curé (à l'époque, ça aurait même frisé l'excommunication m'est avis !) Tout le monde sort
bras dessus bras dessous, histoire de boire un godet pour fêter ça certainement et nous on se lève tous pour la pause sanitaire (ou autre), le cours est fini;.. (pas d'interro de prévue mais un
contrôle surprise n'est pas inenvisageable...)
Bonne fin de journée pour les courageux qui lisent ce soir, et bonne continuation pour tout le monde...Je file... comme disait Aurore à son rouet, juste avant de faire sa crise de narcolepsie de
cent ans...
La dragonne
*Enfin, à l'origine, c'était le contraire, Figaro devait se marier s'il ne pouvait pas payer... mais là, elle le serre de trop prêt, m'est avis que le fric ce n'était qu'une excuse, elle savait
le panier percé et son p'tit Fifi, va falloir qu'il allonge ou qu'il s'allonge ! Dans l'état de manque où elle se trouve, elle est bien capable de lui dire que son fric c'est des billets de
Monopoly, pas encore secs de surcroit, juste pour le faire passer à la casserole!
Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses.
Et aussi ma passion : les dragons.
Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est
plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)
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