LA TOSCA ... bondissante (pour les initiés hé, hé!)

Publié le par Sieglind

Bonjour!

Aujourd'hui, on va tâcher de reprendre nos habitudes lyriques, parce que ça fait quand même belle larirette qu'on avait pas parlé de ce qui fait que mon blog porte ce nom (pas farfelu, là, c'est journalier, mais l'autre) Donc, on aborde un opéra et en plus, on innove, côté compositeur. Jamais encore causé de ce cher Puccini hein? Alors on y va de notre petite...Tosca (demandé par Fredericestfou, il y a un certain temps d'ailleurs).

Pour la petit présentation du musicien, comme d'habitude, je ne note que son époque 1858-1924, pour le reste, des blogs ou sites bien plus sérieux vous sortiront de l'embarras (mieux: Larchange pointera certainement son nez et il adore ça hein Larchange?) Allonzy Allonzo, c'est parti mon kiki et en avant la musique (fort à propos, pour une fois hein?).


LA TOSCA de Giaccomo Puccini - Acte I -


Le lieu: L'église de Saint-Dédé-d'la-Vallée à Rome, pas trop loin du château Saint-Ange (on en cause, là aussi, dans la fausse suite de "Da Vinci Code", "Anges et Démons") qui n'a de château que le nom, étant donné que c'est une vulgaire tôle (enfin, stylée, la tôle, quand on voit les photos).

Chiesa (église) San Andre della Valle

A droite une chapelle, celle des Attavanti (ça se faisait beaucoup, à l'époque, de s'assurer une place au ciel en se payant une chapelle privée). A gauche, un échafaudage, avec, au-dessus, un maouss tableau recouvert d'une bâche, et tout l'attirail du barbouilleur: aérographe, papier calque, marqueur, typex, absynthe... nan, ça c'est pour les impressionistes... et les mômans de Nanas qui se font entretenir... (coucou Emile!)

Les personnages: Angelotti, un évadé politique de la fameuse prison citée précèdemment, ex-consul de l'ex-république romaine , et accessoirement le frère de la nana qui s'est payée la chapelle – là je sens que vous commencez à décrocher, pas grâve! Il pourrait être le pape (le Vatican, c'est juste en face), ça ne ferait pas avancer le schmilblik pour autant, faut juste retenir "évadé", un sacristain (le type qui fait les cuivres et vide les cendriers... p'tet pas non...), Cavaradossi, le barbouilleur, pardon peintre, patenté, Tosca, une diva locale qui a sorti plusieurs singles qui ont pas mal marché, un choeur, pour faire palpiter (gnark!) les spectateurs aux moments lyriques à souhait, Scarpia, baron de son état et surtout chef de la police et particulièrement antipathique (ze méchant quoi!)


Au lever du rideau, Angelotti, un peu dépenaillé, gras comme un cintre, avec une barbe à s'être rasé devant une glace en bois et des gros cernes bien mauves, pour attester des sévices policières, se précipite dans l'église. M'est avis qu'il a mailles à partir avec la maréchaussée. Pile poil! Il vient de se faire la belle du château Saint-Ange:

C'était moins une! Il était encore plus cerné que mes mirettes par les cognes! Heureusement que la frangine lui avait filé un p'tit mot pour indiquer qu'elle avait planqué la clé de la chapelle pas loin de la statue de la maternelle de Jean-Claude! Mais où qu'elle est cette bon-sang-d'bois-de-patafiole-de-clé? (en un seul mot) Il farfouille un peu de-ci de-là (cahin caha, va chemineuuu va trottineuuu... nan ça, c'est Véronique, un autre registre) et enfin tombe dessus, la fourre dans la serrure et se planque à l'intérieur.

Au même moment, le sacristain fait son entrée, monologuant comme c'est pas permis (ça esquinte de cotoyer des statues et des icônes à longueur de journée) en train de chercher partout le barbouilleur, même sur son échafaudage (en plus de causer aux murs, il doit être miro). L'Angélus sonne et le type tombe à genoux pour faire sa prière.

Entrée du jeune premier, "Caravane Aussi" (ouai, je sais c'est pas ça, mais avec un nom pareil, un peu plus ou un peu moins amoché, on y voit que du feu!) qui se demande ce que fait le sale crétin, pardon le sacristain, à genoux et les mains jointes. Mais ça ne lui prend pas la tête outre mesure et il rejoint l'agenouillé pour débâcher le tableau. Le pénitant lève la truffe et goualle qu'il connait la minette qu'a servi de modèle au portrait (une Marie-Madeleine, encore un truc qu'aurait fichu sur la scellette Dean Brown!):


« Putentraille de patafiole! c'est la meuf qui vient « priedieusiser » tous les jours!

- Bin dam'! Etant donné que je la fréquente depuis un certain temps, j'ai eu le temps de mémoriser sa goule! J'ai même sa photo, qu'elle m'a filée, si j'ai des blancs! Je l'ai simplement faite blond-barbie, ça fait plus... spirituel, je trouve... hein?

- Va dans l'métro, Stanislas! (Vade retro satanas, si vous préférez) t'as été mettre le portrait de ta copine pour représenter une nana biblique? On aura tout vu! - et le coco, se signe, style exorciste, de trouille d'être transformé en brûle-encens, rien qu'à regarder cette hérésie - « Et ton cale-goule, t'y touches pas? (il a repéré le panier repas du peintre qui traîne au pied de l'échafaudage) Parce que ça serait péché de laisser ça pourrir! . Bon, c'est pas tout, mais faut que je rentre, la patronne m'a fait des pets-de-nonne comme dessert.Oublies pas de fermer la lourde en sortant! »

Il sort et, vu le regard qu'il jette au pique-nique, il a déjà une main virtuellement posée sur le sauciflar. A peine, le type disparu, l'évadé, Angelotti, sort de sa cachette:

«  - Cava...! T'as pas cent balles? Nan, j'plaisante! Mais un p'tit coup de pogne ça me plairait bien, j'ai la rousse aux miches et ça commence à sentir le graillé (brûlé, si vous voulez) en plus c'est pas la forme olympique! J'aurai comme une chute de glucides que ça m'étonnerait pas!

- Pas d'blème! Si... un: ma copine tambourine sur la porte et c'est une rude! - depuis cinq bonnes minutes on entend taper comme un régiment de joueurs de djembé sur le portail - Tu retourne de planquer dans ta guitoune, tiens, j'te file même mon casse-dale, pique un petit roupillon et le temps d'amadouer la donzelle, on verra ce qu'on peut faire »

Il file ranger le cintre dans l'armoire, la chapelle pardon et file ouvrir à... quelqu'un qui vous sera présenté une prochaine fois, parce que j'arrête pour cette fois (court, court, j'ai dit court!)


Bonne journée et à bientôt


La dragonne

 

PS: Demain, un break (déjà?!) mais zordar m'a filé un devoir à faire. J'ai toujours fait mes devoirs, même si, en discipline, c'était pas vraiment ça les notes!

Publié dans Puccini

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lili 11/01/2006 00:00

L'opéra revu et corrigé par ta verve est un régal,  c'est bien dommage qu'il manque la musique. Je vais peut-être en mettre quand tu nous narreras la suite.
bises

Sieglind 11/01/2006 07:51

Voilà le bon réflexe! On lit et on écoute en même temps! L'idéal ça. Et en plus, si tu as la possibilité de le trouver en vidéo, tu aura également le support de l'image!Bonne journée Lili

François 10/01/2006 03:05

Tosca, c'est de loin l'opéra que je préfère ...La façon dont Puccini utilise les violons dans les passages dramatiques me donne des frissons ...

Sieglind 10/01/2006 10:48

Ecoutes le Tritico alors... de grand moments là aussi (c'est vrai que Turandot fait plus... pompier presque à côté hé, hé)Bonne journée François.

Briesing 09/01/2006 23:25

Super, c'est reparti !Je suis ravie !Bises

Sieglind 10/01/2006 10:48

Ravie que tu sois... ravie hé, hé! Bises et bonne journée Briesing.

KANT 09/01/2006 22:53

Alors! On est reparti?
Super....

Sieglind 10/01/2006 10:49

Et voui! On prend pas les mêmes et on recommence hé, hé! Bises Kant

Moyra :0071: :0071: 09/01/2006 22:27

Coucou Copine! J'ai d'abord vu les photos et j'ai cru que tu allais nous refaire le Da vinci code Dragonesque! J'ai adoré :"va dans l'métro Stanislas"! hi!hi! Bisou et bonne nuit Copine.

Sieglind 09/01/2006 22:35

Bises et pour Da Vinci, je crois que j'ai suffisamment donné!Bonne soirée Moyra et dors bien.