Alors... un autre semaine qui démarre "sur les chapeaux mous" ? Rêvé de chats-aspirateurs aussi ? La blogosphère tournant autour de mon ombilic, c'est évident que je
donne la température de vos instants oniriques, (phase mégalo caracolante aïgue du jour !)
Ce matin, j'ai répondu à vos commentaires pour la journée d'hier et suis tombée sur celui de Chrisalain, qui m'a bien plue (le commentaire, Chrisalain, j'me permettrais pas... on ne se connait pas assez d'abord, mais j'aime bien ses tifs... je ne sais pas
pourquoi, j'me sens en confiance capilliculturesquement parlant, si vous voyez "à qui" je fais allusion pour la ressemblance...)
"Dans le genre tarte (tiens ça pourrait être un sujet d'article..) il y a aussi Don Ottavio dans Don Giovanni!! qu'en penses tu? et j'ai toujours pense que la
Donna Anna en pinçait pour Don Juan et que c'est par dépit de s'être fait quitter qu'elle veut se venger et pousse cet idiot (grr!!! son air!!! je souffre à chaque fois que je l'entends ..) à la
venger...."
Mon petit truc sur mon dico personnel pourra attendre, y a pas le feu aux flaques, là, ça m'a bien "causé"... et on revient de ce fait dans les marques initiales du
blog : le lyrique et tout ce qui tourne autours (...?!) autour, pardon ! (M... vous pouvez me dire pourquoi je fais une fixette depuis les "calandres" grecques sur un "s" à ce rondudju de mot
simple comme abat-jour* ?! - Là, ça devient grave, je note masochistement mes fautes).
Donc, on va causer "potiches et pichets" dans l'opéra, de jolies (ou pas) garnitures de cheminée, de rôles si translucides qu'on voit presque le décors "cartonpâteux"
de la scène à travers. Mais je vous rassure (enfin... peut-être pas, là non plus) ces emplois "d'utilité" portent bien leur nom.... ils sont nécessaires pour la mise en valeur des "vrais"
protagonistes de l'intrigue, dans le lyrique, comme au cinéma et dans la littérature.. les faire-valoir indispensables et indéboulonnables dans une histoire qui se tient ou tente de tenir
la route.
On a toujours le grand méchant loulou, (où la louloute, ça dépend), l'agneau bêlant et dodu à point (l'agnelle aussi, ça fonctionne chez les deux sexes) et le
berger plus ou moins charismatique (certains tiennent plus du bon clebs à son pépère qu'au fier pâtre jouant du flutiau et de la houlette, nourri sous la mère dans les alpages et sifflant
son outre d'Izarra** à chaque repas !), mais là, c'est le "moins charismatique" qui nous intéresse.
Qui "vous" intéresse même, j'aimerai bien avoir vos avis aussi sur vos "mous" dans l'opéra, enfin dans ceux que vous connaissez, je ne demande pas une thèse d'amphi
non plus...Juste le personnage qui vous semble le plus falot et pourquoi (là, je louche du côté d'un forum perso... mais ça ferait... trop de boulot, pour une feignasse, dommage...).
Je ficherai vos commentaires à la suite de l'article, au fur et à mesure de vos réponses (enfin ceux qui sont dans le ton, je me vois mal afficher un "dis à Zézette qu'elle me rapporte les
clés du s'mi, j'ai une livraison à faire" façon Coluzzi, ça serait un brin hors sujet) et j'y joindrai mes réponses, façon papotage autour d'une cafetière, ça peut être intéressant et un bon
substitut à un forum de discussion. Ah... au fait... on cause "mous", mais les "molles" sont les bienvenues aussi (elles ne manquent d'ailleurs pas !)
Donc, pour en revenir à ton commentaire, Chrisalain, j'étais à deux doigts de citer ce coco d'Ottavio aussi mais ça a mis en branle tout le bastringue qui me sert de
cerveau et j'ai vu défiler tous les "Ottavio" et "Don José" qui me venaient à l'esprit quand je pensais "gnagnan" et "nunuche" lyrique... Petite précision, c'est purement subjectif, vous pouvez
aimer ces personnages (ou leurs airs) je ne vais pas tirer à vue (je risquerais de vous rater de toute façon, avec les yeux de lapin russe insomniaque que je me paie !)
Pour ce pâlichon "fiancé" de Donna Anna, dans Don Giovanni, c'est vrai que ses interventions sont tout sauf musclées (le "dalla sua pace" dont tu causes, c'est vrai
que ça me vrille un peu les nerfs aussi, plus dégoulinant qu'un calendos fait à point, et ça me donne envie de le secouer pour lui décoller la pulpe du fond, désolée pour les fans du ténor
"ottavien" !) Il tient plus du page de cour, du courtisan et de l'homme à tout faire (il le signale lui-même d'ailleurs, quand il tente de consoler Donna Anna en lui disant que ça ne fait rien si
son père est clamsé, il est multi-tâche et pourra autant servir de père, frangin, et époux ;si c'est pas être polyvalent ça ?! Je pense plutôt "polymorphe", donc... malléable... donc,
"mou")
Lorsqu'il lui demande comment son père s'est retrouvé à l'horizontale avec un cure-dent en boutonnière, toutes ses questions sont plutôt des "ponctuations" qu'autre
chose, des points d'interrogation, de suspension, d'exclamation "soupirée" même, à la fin quand elle dit s'en être sortie "indemne", il est soulagé, non pour elle, mais pour celle qui est
censée partager son nom, épouser une fille déflorée, ça présente mal en société... (j'ai aussi vu le "moui... mais encore..." des psy, ceux qui nous font causer, en en disant le moins
possible). Il incite à l'aveu ou l'action, mais n'en est jamais l'instigateur (et encore, il n'a pas à se plaindre il a au moins un "vrai" air dans le livret, Don Giovanni n'en a même pas....
qu'est-ce à dire d'ailleurs.... serait-ce lui aussi un "déclencheur" qui s'ignore ?...)
En ce qui concerne Anna, par contre, je ne crois pas qu'elle soit amoureuse de Don Giovanni, simplement, blessée dans son amour propre et son amour filiale. On a
attenté à l'intégrité "gynécologique" d'une vraie jeune fille de bonne famille ! Elle est le porte-parole de toutes les nanas d'un certain rang qui ne fricotent pas avec le premier venu,
même si c'est le roi de entourlipouleur, parce que ça ferait de la peine à papounet et à son cercle de potes ! Elle a un rang à tenir, sa duègne c'est elle-même, et fauter avec un type dont
le pédigrée n'est pas très net, ça serait déchoir.Une représentation vivante de la morale socialo-judéo-chrétienne tout compte fait ! Elle lui en veut d'avoir osé mettre un pied
(plus, il aurait bien voulu, mais ça n'a pas été possible) dans un monde ultra-fermé et protégé, celui de la "haute" comme on dit.et en plus, il a zigouillé son père.... si c'est pas de
l'outrecuidance ça ?! A la rigueur, je pourrais encore admettre qu'elle lui colle au train, le hachoir à la main, parce qu'il a raté son coup, on a une fâcheuse tendance à reprocher aux
mecs le fait qu'ils se soient vautrés pendant la grande scène de séduction et pas qu'ils aient voulu nous inscrire sur leur "catalogue". On accuse de ne pas avoir fait plus facilement que
d'avoir fait, si tu vois ce que je veux dire) Donna Elvira est l'image incarnée de l'épouse trompée, avec tous ses paradoxes, haine, désirs de meurtre, amour... elle est plus instinctive et
naturelle qu'Anna, elle n'a plus rien à prouver aux autres, et ne pense qu'à elle dans sa démarche (c'est pour ça qu'elle est le cul. entre deux chaises tout le long, jouant de la balancelle
entre vengeance et pardon)
Bon, on quitte le "convive de pierre" pour aller du côté du "Fliegende Höllander", le Vaisseau Fantôme de Richie W.... Déjà "massacré" ici, cherchez dans la
catégorie Wagner, j'ai la flemme de faire le lien (tiens, ça change !)
Un autre "bibelot" ? Eric, le copain de Senta, celle qui s'auto-promeut Rédemptrice en Chef ("Motif" très wagnérien ça la Rédemption, avec l'évocation du
"nom-fatum"). Son seul but dans l'intrigue : prévenir au début de l'acte deux qu'il a fait un drôle de rêve, tout ce qu'il fallait à sa belette pour qu'elle entre un peu plus dans sa bulle
d'hallucinée. Et tenter de lui faire retrouver les rails en s'interposant à la fin - bien tenté, mais un peu tard, peut-être - lorsqu'elle décide de prendre son bain tout habillée pour
rejoindre son cher maudit (entre un ténor carpette et un baryton qui a du vécu, mon choix personnel est fait) A développer si vous connaissez...
Et qu'en est-il de Don José de Carmen ? (comme l'a signalé d'ailleurs Chrisalain). Un type, militaire non gradé (un caporal ça manque de dorures aux manches et sur le
plastron), aux ordres de tout le monde... De son chef d'abord, de ses instincts "primaires" ensuite (sous la houlette d'une cigarière de tempérament), puis des conventions de l'amour filial
(ils étaient pourtant bien formatés lui et sa copine d'enfance Micaela pour finir en couple dans un pavillon HLM construit face à celui de sa môman dans les montagnes), puis à nouveau accro à la
nicotine (mais là encore, parce qu'il a été supplanté par un autre, c'est l'amour mais "propre" qui cause le plus je trouve). Il finit vautré en serpillière en demandant à ce qu'on l'arrête...
même pas le courage de se ficher une bastos ou d'aller se livrer lui-même, il faut qu'on vienne le décoller de l'asphalte, pfff !
Vous voulez des "bergères" en biscuit, ça foisonne aussi, point d'inquiétude !
Elsa, la copine de Lohengrin. Une oie blanche pour un frangin transformé en cygne, on ne sort pas de la basse-cour, mine de rien.
Elle provoque encore toutes les catastrophes. mais ça n'est jamais de sa faute, c'est son manque-de-bolisme et les autres méchants qui sont responsables de ses
bourdes. Elle paume son frangin en pleine forêt, mais c'est pas sa faute, elle ne s'en souvient même pas... Elle demande la seule chose qu'il ne fallait pas à son mec (son nom) alors
qu'elle sait très bien ce qui l'attend au virage, mais ce n'est toujours pas de sa faute c'est la méchante Ortrud qui lui a soufflé l'idée. Elle tombe dans les vaps plutôt que de
tenter quoi que ce soit pour retenir le chevalier au cygne (moi, déjà, j'te saute au râble de Ortrud, la mégère non apprivoisée, et je lui destructure avec méthode l'ordonnance de sa face
ripolinée et de sa choucroute garnie" capilliculturale", ça, c'est pour m'échauffer, puis je plaque Lolo au sol, avant qu'il ne monte dans la barcasse... ou alors, je lui saborde sa coque de noix
avec ma lime à ongle... au choix;.. un Lohengrin en armure, nageant le crawl vers Avalon, il risque de rouiller, ou de couler avant d'y arriver; s'il n'est pas crétinisé alpestrement parlant, il
réfléchit et reste au sec et au chaud, nan maiiiiis !)
Gutrune, la soeur du maître du domaine des Gibichs, dans le Crépuscule des Dieux (toujours de Richie, je "fixettise"). Tout le monde lui dit ce qu'elle doit
faire, même quant au choix de ses amours et du moyen, peu orthodoxe, d'y arriver... Elle subit tout la pauvre... elle passe dans l'oeuvre comme la parfaite martyre condamnée à se faire
bouffer par les fauves en manque de protéïnes, la "pas méchante pour deux balles" mais qui n'en rate pas une pour tout ficher par terre...(ne manque que le "m'enfin" lagaffien pour qu'elle figure
dans la BD)
Amina, dans la Sonnambula de Bellini. Là, c'est le comble, puisqu'elle fait ses bourdes en dormant (une lady Macbeth de Verdi, a des délires hautement plus c...llus si
vous me passez l'expression) Le pire dans l'histoire c'est qu'elle fait peur à tout le monde, mais ce n'est pas de sa faute, on la prend pour le fantôme du village lors de ses virées
nocturnes et déambulatoires. Tout le méli-mélo sentimental qui s'en suit, elle le subit, vu qu'elle n'était pas dans sa tête à ce moment-là (elle me rappelle un peu Lucia di Lammermoor qui
n'a de charisme que lorsqu'elle décide de tuer son nouvel époux, et encore... elle a aussi une excuse, elle a coulé une bielle)
La liste est longue... je ne suis pas sure d'être assez sadique pour vous l'infliger... Aussi, j'attends vos commentaires, pour rallonger l'article (mais là aussi,
telle Elsa, ça ne sera pas de ma faute, c'est vous qui apporterez vos moellons à "l'édifice" en quelque sorte, je m'en lave les mains à la pierre-ponce-Pilate, (si c'est pas une chouette
pirouette pour se dédouaner quant au surplus de lecture ça ?!)
Donc, on arrête un peu... A vous lire... ici, j'espère et passez une bonne journée.
La dragonne
* Rappelez-vous, abat-jour chez bibi pour bonjour et arrosoir pour au-revoir... suivez aussi !!!
** Ah... l'Izarra... grand souvenir ça ! La boisson favorite de mon pépé ! Le jaune, pas le vert, c'était sacrilège sinon ! On a d'ailleurs "transmuté"
alchimiquement parlant le contenu d'un de ses flacons d'apéro lors d'une expérience de chimie appliquée très... personnelle... avec un de mes frangins. On avait lu qu'il fallait de l'alcool pour
recharger les cartouches en feutre des stylos du même nom, et justement, le bleu "disco" de l'un d'eux donnait des signes de grande faiblesse... Alcool, c'est alcool, on n'allait pas chercher du
côté de celui à 90%, ça aurait été trop... logique et la pharmacopée familiale étant d'ailleurs hors de portée de nos pognes de mini-pouces de l'époque. On s'est donc rabattus sur le bar de
Pépère et sur ce qu'on pensait des plus incolores et n'ayant donc aucune incidence sur la nuance initiale du dit stylo. On a été rassurés, ça n'a changé en rien la couleur du stylo... vu
que ce nom-de-d'là de machin en feutre s'est retrouvé au fond de la bouteille avant qu'on puisse dire "plouf" !..
...Un instant de solitude intense et silencieuse... puis PANIQUEUUUU !
On a tout tenté pour limiter les dégâts, même quelques prières fébriles et un peu dans le désordre, mais pas de solution miracle. Infichus d'avoir sous la main
un outil assez fin (le bec d'une cigogne par exemple... bonjour Jean de L !) pour récupérer la cartouche ou transvaser le liquide avant que celle-ci ne dégorge ne nous a même pas effleurés
(et il fallait aller dans la cuisine, QG du Pépère la majeure partie de la journée, mauvais plan !) vider la bouteille et lui laisser penser qu'il l'avait finie sans s'en apercevoir... il était
âgé, mais pas sénile, faut pas pousser ! Teindre l'étiquette pour qu'il pense s'être gouré en achetant sa liqueur digestive... on avait pas le nuancier en tête, se rappeler quel vert c'était au
juste, dans l'affolo du moment, c'était nous demander la couleur du cheval blanc de Riton IV. Et même si ça avait fait la farce... comment expliquer le truc mou et plus sombre au fond du
flacon ? Une téquila et son asticot d'une nouvelle nuance ? (c'est nouveau, ça vient de sortir !)... Une vodka à l'herbe de bison ? (vi, vu la taille du brin d'herbe, vous me donnerez le garot du
bison, c'est plus un auroch des cavernes à ce niveau_là !). Planquer carrément la bouteille pour s'en débarrasser plus tard (pas de corps, pas de meurtre !) mauvaise idée aussi, vu que Mémère
tenait une comptabilité des plus précises de tout le contenu de son précieux vaisselier (euh... pour être franche, je crois même qu'on n'y a pas pensé à cette solution, c'est avec le recul
que ça nous a effleuré, mais "un peu" tard).
Donc, à bout d'arguments et surtout de nerfs, on a attendu, la tête rentrée dans les épaules, façon tortue des ïles Fidji, que la vengeance grand-paternelle frappe....
au valseur, et d'un coup de charentaise molletonnée, ce qui aurait pu être une caresse, si le pied n'était pas resté dedans !
Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses.
Et aussi ma passion : les dragons.
Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est
plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)
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