Aux guichets d'une gare un peu "à part"

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Bonjour à tous !



On va dire qu'on en voit le bout de ce satané retard chez vous,  pour ce qui en est du reste, le rangement de la tanière, on dirait Chio l'ïle des vins de Totor H*, mais je n'arrive pas à trouver par où commencer, vu que ce cher installateur de placards m'a fichue en plan la semaine dernière en me signalant qu'ils s'étaient viandés dans les mesures des tiroirs pour le petit linge, ce qui fait que j'ai des caches-miches, de soutiens-ploplos et plein de frivolités sous-vestimentaires des deux sexes à fourguer dans des boîtes en attendant qu'il veuille bien croiser à nouveau à proximité de nos rivages, sans compter un nettoyage printanier (des plus rares, faut être connaisseur !) celui de fiston vidant sa chambre (l'équivalent de trois ordi en pièces détachées, écrans compris, près de dix ans de revues informatiques et du linge "oublié" sous son pieu et qui est retourné à l'état sauvage, odeur comprise, je vous laisse imaginer l'ambiance festive de l'antre ! Il y a de quoi... regarder ailleurs, avec l'espoir que ça disparaisse tout seul ce mirage cauchemardouillesque.

Pour me changer les idées, peut-être à vous aussi, si vous êtes dans le même cas (ce dont je doute fort, arriver à mon niveau de bor...bazardisme, c'est quasi inhumain !) causons un peu visite parisienne avant que ça ne me sorte du ciboulot (les lutins ont dû pousser trop fort, il y a des fissures)

On ne va pas évoquer le côté touristique classique, ça, tout le monde connaît, que ça soit à Paris comme à Perpèt-lès-Quenouilles, mais les trucs qui nous sont passés par la tête avec frangin et dragon quand on effectuait certaines visites dites "classiques". De plus, photo de groupe à l'appui, les potes ont déjà fait le boulot en ce qui concerne la visite "louvresque" (merci pour ma feignasserie légendaire !)



Première visite, après le Louvre, Orsay, seule balade "artistisante" de la journée.

Le site du Musée vous renseignera sur la raison du temps mis à découvrir tout ce qu'il renfermait (et encore, j'crois qu'on en a oublié, tellement les yeux nous sortaient de la tête, sans parler des rigoles de bave s'écoulant à nos pieds devant certaines œuvres). Pour décrire ce qui m'arrivait, je ne vois que la phrase balancée aux garçons et redite par la suite à l'Orangerie (à l'intérieur de deux  salles ovales emplies de nénuphares) : "vous me laissez-là, vous repasserez à la fermeture !". Ils n'ont jamais voulu me laisser, trop la honte que je fasse encore des miennes, surtout que je tape toujours la  conversation avec les gardiens au bout d'un moment, histoire de rappeler à certains autres visiteurs, que ce ne sont pas des trucs animatronics mais des bonshommes (ou des bonnes femmes) en bidoche et en nonosses. Pourquoi justement ne pas profiter de leur vision du lieu et de ceux qui le fréquentent, ça me plaît bien moi et qu'est-ce que ça coûte de discuter, quand il n'y a pas trop d'affluence, à moins de se la péter "maître du monde et cuiller d'argent dans le bec". J'ai même parlé... Opéra avec le type qui canalisait le flot des touristes dans la file d'attente à l'entrée de  l'Orangerie ** (on s'est tous fixé rendez-vous à Bayreuth pour la saison prochaine... mais faut pas rêver, les rencards file-d'attentesques, c'est jamais du sérieux, pfff !)

Evidemment, vous dire que la visite s'est faite dans un silence monacal et sans fous-rires serait mentir comme un arracheur de chicots ! Devant un Platon enseignant à ses disciples (désolée, bouffé le nom de l'artiste), frangin a même lancé qu'il trouvait les apôtres un peu trop désinvoltes dans leur tenue vestimentaire (certains carrément à poil avec un bout de torchon devant "la chose") avant de s'apercevoir que comme Cène, il y avait mieux., mais ça pouvait prêter à confusion, le "prêcheur"  étant barbu aussi sur la toile.De plus, il faut reconnaître que la pause alanguie et quasi féminine des cocos était acceptable pour  une représentation gréco-romano-bourgeoise de l'époque, mais un affront mortel et passible d'excommunication en ce qui concerne les copains de JC.

Dans une autre salle, deux portraits "en pied" relativement bourgeois, une nana au teint "hépatico-déficient"  du Petit Gris extra-terrestre et un type rouge à en imploser façon "Sens de la Vie" de Monty Python (l'a dû finir gouteux jusqu'au trognon le Rougon-Macquart***).
Là, très (enfin presque) sérieusement, frangin fait remarquer que le teint plus que maladif de la nana vient peut-être du fait que le type à côté d'elle, devait avoir des problèmes de rétentions gazeuses, d'où sa trogne "framboise-écrasée", et que là, il avait dû lâcher une ou deux perlouzes conséquemment chargées olfactivement parlant (d'où la mine nauséeuse de la belette !) Les personnes dans la petite salle nous ont regardés bizarrement, parce que des cocos écroulés de rire devant un art très convenu et assez terne (enfin à mon avis), ça ne doit pas être de mise dans un tel lieu. A leur décharge, ils n'étaient pas à portée de mégaphone du frérot, ils n'ont donc pas pu piger de quoi il retournait.

J'ai évidemment pris en photo une coupe de l'opéra exposée en fond de hall d'entrée, ainsi que certaines maquettes de décors pour des représentations lyriques des plus connues (pas la peine de les chercher sur le blog, c'était à titre purement documentaire pour bibi, pas de quoi grimper aux rideaux devant ma maestria photographique sur le sujet traité)



Une découverte, une de plus, et pour frangin aussi (ça me rassure, il y a des peintres  qu'il ne connait encore pas) Sorolla. Un seul d'accroché, le Retour de la pêche, mais ça se comprend quand on voit la taille du bastringue, identique à celle du fameux Caïn de F. Cormon (je vous rassure, je ne suis pas devenue un puit de science picturale dans la nuit, j'ai juste tapé le titre du tableau pour en connaître l'auteur, et oui... les miracles c'est pas pour ma pomme !). J'ai reçu un flan magistral dans la tronche en voyant la lumière de ce truc. (Frangin a le catalogue de l'expo Sargent et Sorolla, il faut que je m'arrange pour le trouver). C'est le  seul mot qui me vienne à l'esprit: : lumière...  Je me suis tapée un coup de soleil virtuel en le découvrant (même si ce n'était que des reproduction papier quand j'ai voulu en connaître plus, sacré coup de bambou !)

Le lendemain,  nous sommes allés au Père Lachaise et encore un grand moment de loufoquerie, à narrer plus tard, j'ai décidé de faire court (s'pas Si l'Art Etait Conté ? hé, hé), il faut dire qu'avec le clan dragon, les foldingueries foisonnant, on risquerait d'y être encore aux Pâques prochaines si je persistais. Je vous laisse fouiner dans tout le site du musée d'Orsay, il y a de quoi s'occuper (alors vous pigez que physiquement j'étais à deux doigts d'apporter mon duvet et mon réchaud à gaz, ;  la guitare, on évite parce que ça va de paire avec le feu de camp, et pour les oeuvres, le noir de fumée n'est pas recommandé, déjà que le gaz carbonique c'est pas glop...).

Bonne lecture, bonne journée et à plus la troupe !

La dragonne qui vient d'avoir le malheur de voir du coin de l'oeil le "mirage cauchemardouillesque" toujours pas disparu, pfff !

                                                                                        -=-=-=-=-

* L'enfant, de Hugo, un truc appris en primaire dont je me rappelle certains passages : "les Turcs ont passé là, tout est ruine est deuil, Chio l'ïle des vins n'est plus qu'un sombre écueuil...", c'était de plus la phrase "poésifiée" qu'employait ma mémé pour définir l'état dévasté de ma piaule (un peu plus "classe" que "c'est le bor.... ici!" non ?). Tout comme le fameux "l'oeil était dans la tombe et regardait Caïn" déclamé le regard en coulisse quand on avait (encore !) fait une bêtise quelconque et qu'on pensait échapper aux représailles. Ma mémé faisait partie du fan club du tourneur de guéridon célèbre, allant même jusqu'à avoir la seconde édition imprimée "originale" de ses oeuvres complètes (dont j'ai évidemment hérité, histoire de faire péter une étagère supplémentaire, étant donné la flopitude de bouquins qu'on a engrangé entre nos quatre  murs)

** Le type derrière nous m'a même glissé (ironie jalouse ?) qu'on allait continuer à discuter sans ficher un doigt de ripaton dans les lieux si ça perdurait. On s'en tamponnait le coquillard, vu qu'on avait la journée devant nous, contrairement au flot de touristes qui avaient un emploi du temps culturel des plus chargé ("Paris, sa vie, son oeuvre..."  en un weekend pascal, ça en fait des p'tits bouts de pleins de choses mais pas approfondies pour deux roubles, désolée, je préfère en faire moins mais d'une manière un peu plus conséquente)

*** Pas du tout le titre du tableau, mais l'époque m'y a fait penser, et ce cher Emile s'est rappelé à mon bon souvenir

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Quichottine 03/09/2010 18:34


Ton parcours ressemble assez au mien...

J'ai adoré !

Je pense que ton lien "lumière" n'aboutit plus à la page que tu montrais alors.

Merci en tout cas pour Sorolla. Bisous et bonne soirée, Sieglind.


02/05/2011 08:37



Je vais voir ce lien "lumière"... si ça se trouve, l'adresse à changé... ou n'existe plus... Merci de le signaler ma belle !



Roanne 19/04/2008 11:45

Il va me falloir le week-end pour me remettre de cette tirade-là : "De plus, il faut reconnaître que la
pause alanguie et quasi féminine des cocos était acceptable pour  une
représentation gréco-romano-bourgeoise de l'époque, mais un affront
mortel et passible d'excommunication en ce qui concerne les copains de
JC."

21/04/2008 12:39


Tant que ça ?! J't'ai choquée ? hé, hé. Bises ma belle


Marianne 09/04/2008 10:01

j'adore!

10/04/2008 18:14


Merci et bécots Marianne


Ghany/Catherine 08/04/2008 11:59

J'adore cet endroit, je n'y suis allée qu'une fois, il y a bien longtemps... oh là, oui, très longtemps... Mais on peut rire dans un musée, le tout est de ne pas s'écrouler par terre, ni s'exclamer comme la Traviata, et d'expliquer aux japonais que c'est un rituel régional.... lol

09/04/2008 10:02


Oui, comme tu dis, il faut juste prévenir les touristes, ça peut choquer (ils devaient être prévenus, je n'ai été témoin d'aucune crise cardiaque hé, hé) Bises ma
belle


:0091: lili Flore :0010: 07/04/2008 23:07

Maintenant que notre fils vit chez lui, j'ai récupéré sa chambre pour y mettre l'ordi, mais les 3/4 de l'armoire contient encore les affaires de ce jeune homme depuis maintenant 4 ans et à chaque fois que je lui demande, ce que j'en fait c'est silence abyssale. Je viens de récuper des cartons vides pour y mettre ses linges et pompes et lui faire un gros paquet cadeau. Tu imagines sa tête, je me régale d'avance de cette blague. Ce matin neige sur le jardin, qui n'a pastrop duréeBonne soirée et grosses bises

08/04/2008 09:30


Chouette idée ça ! Je garde quand mon Tanguy pensera à voleter de ses propres rémiges.... Rondudju... de la neige, encore !!! Bises ma belle pour réchauffer
l'atmosphère