Virée landaise

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Bonjour

Pas si loin de la vérité  les potes qui avançaient l'hypothèse rien moins que absurde que j'avais prolongé  mes vacances d'une semaine, pas si loin.... j'ai simplement  gardé le rythme même après mon retour au bercail. Mais, soyons réalistes,  je suivais ce tempo (restons dans le répertoire musical hein ?) depuis pas mal de temps, une production par semaine, cela se voyait moins parce qu'il y avait du monde à lire tout autour. Là, les festivalités * battent leur plein et les "connaissances" galvaudent aussi (ou feignassent selon leur humeur) ce qu'il  fait que le monde du blog est un peu plus clairsemé.

Vous allez dire que je le fais exprès, mais, partant "encore" en fin de semaine (mais juste pour le weekend) je me dois de vous laisser votre plâtrée verbale, histoire de vous occuper sinon vos neurones vont perdre le rythme et le retour à la norme risque de vous donner des céphalées récurrentes à la "rentrée" (à l'ouverture de ma saison lyrique très personnelle devrais-je dire). Comme promis, je vous raconte, dans les grandes lignes mon séjour dans les Landes, à Moliets et Maä.. 



Arrivés dans l'après-midi du samedi ** le bidounet sonnant le  creux, confectionner un encas à bouloter sur le pouce fut notre premier objectif. On n'allait pas se retrouver aux urgences pour cause de malnutrition dès le premier jour tout de même. Les
huis et ouvertures diverses largement*** béants , un p'tit coup de renouvèlement d'air s'imposait quand on sait que c'est une construction au milieu des bois**** (ce qui de toute façon ne sort pas de l'ordinaire comme situation, vu qu'on est dans les Landes tout  de même) 

Autre urgence : combler les manques "frigidairiens" et "placardesques"; ce qu'on avait emporté en dépanne de première heure n'allant pas durer cent sept piges (dingue comme tout tourne autour de la bouffe, même si on se contente d'un rien en villégiature, et se nourrir des productions  sylvestres n'était pas gagné, faut aimer les pignes de pommes de pin dégustées sur l'arbre, surtout quand on voit la hauteur à grimper collé à un tronc version poteau télégraphique, l'écorce en plus  et suant à grosses gouttes (lui aussi)  la sève super-bonne dans les bonbecs mais moins appréciée quand elle nous fait adhérer pire que la cyanolite au pin maritime . Et les mures avaient déjà bénéficié des visites assidues de nos prédécesseurs. Les cèpes... j'évite, suis plutôt du genre à m'intoxiquer avec une tranche de jambon pâlichon sous cellophane alors partir à la cueillette, avec la planche mycologique et en couleur du dico serrée dans sa pogne... très peu pour moi !



Je vous épargne le reste des manœuvres installatoires inhérentes à l'occupation d'une location vacancière, vous connaissez. Ce qui importe c'est ce qu'on a bien pu faire de sympa et de nouveau, la "dorure de pilule" sur le sable chaud, quand on est en bord de mer, on ne peut pas dire que ça soit innovant comme activité. J'ai bien dit "dorure" parce que pour ce qu'il en est d'une prise de bain de mer... une autre paire de manchettes, vous connaissez la spécialité du coin ? Les
baïnes, une invention autochtone frisant le crime parfait pour élimner un maximum d'estivants envahissants et jouant les conquistadors à grande gueule (mais que fait la police ?!) Quand on voit ma... surface portante et mon volume musculaire... je ne fais pas un pli face à une vague bien déterminée à me ficher cul par dessus tête, j'ai d'ailleurs donné il y a quelques années, ça calme quand ce sont les cervicales qui morflent ! De plus... dix neuf degrés, je sais, ça resserre les pores cutanés et donne un coup de fouet, mais j'évite les pratiques SM. ces derniers temps.

Donc, au programme hormis les douceurs uvéesques du dieu Râ, balades et distractions "locales".Visite de quelques lieux connus de nom, via nos manuels scolaires de géographie (traversés à une époque où je tournais en boucle, comme bien d'autres de ma tranche d'âge sur quelques phrases types : "Quand est-ce qu'on arrive?"... "quand est-ce qu'on mange ?"...  "J'veux faire pipi"... "c'est encore loin ?" etc...)

Espelette
d'où on a rapporté tout un échantillonnage de ce qu'on peut trouver avec ce petit piment qui ne paie pas de mine mais vous fiche la goule en feu (même un filet mignon séché oint avec celui-ci réduit en poudre, excellent en lamelles à l'apéro, selon les dires du boucher, mais j'ai fichu ça dans des salades, pour remplacer les lardons habituels, ça change en y ajoutant du fromage  basque et de la confiture de cerise noire).   Rigolo ces façades blanches aux colombages rouges et entièrement recouvertes de guirlandes de piments en train de sécher.

Dommage qu'on n'ait eu les divinités célestes contre nous ce jour-là, il a flotté des vaches, mais comme on est pas en sucre, nous avons continué de faire perdurer cette journée de tourisme pur, débutée avec une virée à
Biarritz  et à Saint Jean Pied de Port, et pas de Porc comme je le pensais avant,  halte sur le chemin de Compostelle depuis des lampadaires, vu toutes les coquilles saint Jacques de sculptées aux façades des gîtes "pélerinesques" longeant la vieille cité.



A noter qu'à Biarritz, j'ai entendu un biarrot (autochtone, j'avais pas fait le rapprochement en lisant ça sur des placardages locaux, autant pour moi !), si c'en était un d'ailleurs, en train de draguer la belette en lui parlant de... baleines pour l'espanter certainement. Je  lance un "mais bien suuuuur" à dragon, avec un air entendu, tout est bon pour se la péter, les marseillais on bien la fameuse Sardine, un navire au demeurant, mais lamentable erreur de ma part, il était bien question de cétacés biarrotes,  mais cette "naturalisation" était 'à l'insu de leur plein gré", puisqu'une des plages qu'on a vue était réservée à l'équarrissage de ces ch'tites bêtes, chassés à une époque pas si révolue (j'ai du mal à dire pêchés, ce sont des
mammifères, marins, mais mammifères tout de même) 
Je m'étonnais aussi de l'infrastructure délimitant le banc de sable... un truc évoquant les anciens bâtiments pour "thermalistes" friqués, ce n'était pas pour requinquer les primates mais pour dépiauter les Moby Dick. (je vois bien Achab, reconverti en équarrisseur, la trogne en vrac depuis sa rencontre avec la grande blanche et se vengeant sur ses copines). Plage au demeurant pas très loin du rocher de la Vierge hyper-connu, et d'un tout petit rocher à côté, garni de nombreuses croix (en mémoire des bestiaux ou des naufragés... là est la question, enfin pour moi)



A part ces purs moments de visites touristiques, on se devait de goûter aux charmes locaux des activités ludiques et sportives en vigueur : la pelote basque (n'y voyez aucune allusion à la drague et à ses attouchements pectoraux, le basque est réservé... enfin ceux qu'on a rencontré) ainsi que son copain Le Chistera (et pas "la" comme je pensais aussi). et la course landaise (pas au supermarché du coin non plus, je sais, j'ai une tendance à psychoter grave sur les achat alimentaires et hebdomadaires...)

Voyant la longueur de ce que j'ai déjà pondu, surtout avec les liens rajoutés, je me dois de vous épargner la narration de ces évènements sportifs dans ce billet, on verra plus tard... je garde en tête la menace de céphalées  (fort à propos !) évoquée au début, rassurez-vous ! On laisse passer un peu de temps, comme de coutume, et je  vous retrouve bientôt... Passez une bonne semaine et profitez du beau temps prévu, dès que vous le pouvez, même si c'est à la pause-clope au boulot (je pense aux  martyres qui bossent "eux", il en faut du courage quand tout le monde se décide à chausser les tongs !)


A plus...

La dragonne


-=-=-=-=-=-


* métissage entre festivités et estivales, pourquoi mettre deux mots quand on peut s'économiser ?

** vous connaissez les locations de samedi à samedi, même classée "originale pathologique", les agences ne vont pas changer les règles de leur rentrée de picaillons pour nos douces prunelles de dragons. Toujours tombée sur des trucs libérés et libérables à midi, comme si on nous interdisait le dernier repas dans ces lieux de beauté,  de luxe, de calme et de volupté
baudelairiens (je vous épargne l'ordre , me connaissant,  ça serait mentir comme une arracheuse de chicots !)

*** superfétatoire le "largement" si on suit l'étymologie, mais c'est une manière de montrer que si on avait pû dégonder les volets on ne se serait pas gêné, ça sentait "un peu" la vieille armoire dans un grenier de famille.

**** Pinhadar
en gascon, mot masculin  (se prononce "pignada") :

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WPD 26/08/2008 15:26

Super joli coin, on y va tout les été... Beau blog...

27/08/2008 09:23


On y va régulièrment mais pas tous les étés. Merci et bonne journée WPD


cleo 11/08/2008 23:54

Superbe ton coin de vacances!
Sinon j'ai trouvé le lien et forcément je connaissais lol
Gros bisous, en fait 10000 bisous ma dragonnette pour couvrir toutes mes absences faute de temps. Le coeur y est c'est le principal.

13/08/2008 09:35


Encore heureux hé, hé ! Désolée de te lire en diagonale en ce moment, peux pas faire autrement, c'est partout pareil de toute façon... Bises ma belle !


dany viens 11/08/2008 10:28

Coucou la semi-dégroupée!
Je craints tellement l'épicé, que j'ai sorti de ma "culinisité", tout ce qui est moutarde et le reste. Juste une léchée, parfois, parce que j'aimais quand même beaucoup ça, avant...
Sais-tu que j'ai été championne du Languedoc Roussillon, au tir à l'arc avec un arc 30 lol.
Allez gros bisou!

13/08/2008 09:38


Semi-dégroupée... j'aime bien l'appellation hé, hé... Bises et j'évite aussi le trop épicé... mais là, le parfum fait la différence  ! Bises ma belle!


dany viens 10/08/2008 21:01

Bonjour Dragonne!
Heureuse de te lire, et de découvrir... enfin... un début de récit de tes congés lol.
L'Espelette, j'ai fait sa connaissance, récemment, lors d'une émission à la télévision, pendant que tu y étais, je pense. Ils racontaient le pays basque et ses spécialités. Effectivement, ça à l'air costaud et ils en mettent partout, comme nous le poivrons...
Bon, alors, j'attends la suite avec impatience.
Bisou!

13/08/2008 09:40


Pas si costaud que je ne le pensais... le piment oiseau, et le pili-pili, ça c'est du costaud (sans parler du wasabi hé hé)
Bonne continuation ma belle !


Ghany/Catherine Laufray 06/08/2008 18:06

Coucou je viens voir de quelle coté l'écrevisse a le plus de succès coté couleur soleil... et on ne triche pas en se faisant des masques à l'espelette !!! mdr

09/08/2008 09:13


J'ai pratiqué gamine les trucs à la moutarde, ça vaut le piment question épiderme hé, hé ! Bonne journée ma belle