Aventures landaises (suite)

Publié le

Bonjour !



Allez, on va dire que c'est la rentrée, et pour tout le monde, il faut donc que je me bouge * et que je donne de mes nouvelles.

Avant de reprendre notre saison lyrique (je me la tape responsable artistique locale, ça fait bien sur mes bristols glacés... enfin si j'en avais ça ferait bien), autant finir de vous parler de certains trucs faits pendant mon séjour dans le pays basque, pas que ça soit impérissable, mais ce qui est dit est dit (et ça ne vous tiendra pas jusqu'à la Pâque Russe)

Or donc, après notre virée biarrote, les grands bols d'airs marins et les grosses baffes "UViennes" (j'avais de l'indice quarante-douze, pas d'affolo, c'est dragon qu'a tout pris, il est hermétique à tout ce qui est beurdoirement couennesque, ça fait trop gonzesse certainement) après donc tous ces petits à côtés diurnes, il nous fallait conclure ces folles journées par certaines représentations festives ou sportives locales... On a donc décidé de fouiner dans les bulletins d'info qu'on récoltait à droite et à gauche (les parutions laissées par les précédents locataires dataient "légèrement", on nous aurait regardé bizarrement si on s'était pointés pour applaudir la Miss Mojito 2007 ou assister à la Messe de Minuit au prieuré de Mimizan (chouette clocher-porche pour ceux qui ne connaissent pas).

D'accord, la solution de facilité était de cibler les cinémas, mais faisant ça en temps dit normal, je me voyais mal fréquenter les salles obscures pour le dépaysement, fallait du tipico !
Choix arrêté  sur un feu de joie, façon saint Jean, mais c'était plus la date, en célébration des fêtes maritimes. On se pointe donc dans une commune aux environs, le Vieux Boucau, où devait se dérouler ce spectacle pyro-chorégraphico-défoulatoire (ça devait être avec bal "plagesque", le champêtre n'étant pas de mise quand on a les ripatons dans le sable). Déjà, c'était mal barré, on avait un nom de lieu dit pour accueillir les pyromanes refoulés (ou les adeptes de la "Guerre du Feu") une place machin-bidule... qu'on ne trouvait pas, même en se fichant le pif à même les plans municipaux (vous savez les fameux "vous êtes ici" qui me font toujours marrer, vu que d'y être parfois ne nous sort pas du pétrin quand on manque d'arbres pour se repérer d'après la mousse)?



On tournicote du côté des arènes, vu qu'à part cet endroit, je voyais mal les boutes-feu craquer leur allumette au milieu des touristes en train de baffrer sur la promenade ou d'essayer le dernier moule-b... de môssieur (celui où il faut automatiquement rentrer le ventre pour ne pas faire son âge (j'en ai vu, peuvent postuler pour le remake du Grand Bleu, z'ont de l'entrainement quant à l'apnée non juvénile !)...

Résultat peu concluant, à part les voitures sagement parquées (et non destinées à la crémation par des sauvageons locaux réclamant plus de frites dans leur mal-bouffe) point  de bûcher votif de dressé, encore moins l'ombre d'un début de flammèche... c'était pô là ! On décide de faire le tour de la jetée (on ne sait jamais, on va peut-être tomber dessus par hasard...) puis de rentrer tranquillement, ça nous aura oxygénés et c'était "sourire**" donc pas de scrupule à tout laisser tomber si on ne voyait rien venir, comme soeur Anne.
On se "venge" sur une glace, sans pour autant "compenser"  on n'était pas frustrés à ce point-là, et comme on ne sait jamais... on demande à la vendeuse de friandises si elle n'est pas au courant de cette histoire qui fait long-feu... Ayant signalé en rigolant qu'elle envisageait de postuler comme annexe du syndicat d'initiative (on n'était pas les premiers à lui demander ça, loin de là !) elle part dans une explication genre "vous voyez la rue là... ben c'est pas celle-ci" (ça promettait d'être festif de trouver l'endroit après ses débordements explicatifs et gestuels !). Dragon fait répéter, son bloc-note mental déjà bien gribouillé et, après un merci chaleureux (normal, on venait pour voir du feu, fallait qu'on reste dans la nuance !) on part en quête de la flamme sacrée  du  Temple de Neptune (fête de la Mer oblige)
Autant vous dire que des non-aventures, on en a connues, mais là, c'était le pompon ! (et j'ose vous en parler, je ne doute de rien !) En guise de feu de joie, une demi-douzaine de palettes incendiées en l'espace de cinq minutes, une escouade de pompiers se chargeant d'éteindre ça avant qu'on ait eu le temps de bien se réchauffer (commençait à faire un peu frisquet en bord de mer) et un soliste du groupe de musicos du coin poussant sa chansonnette devant deux pelés et un tondu qui refusaient obstinément de jouer le jeu en se lâchant chorégraphiquement parlant, pas de quoi grimper aux tentures... Encore heureux que j'ai eu mon appareil photo, je me suis vengée en immortalisant le goût de ch... d'un des spectateurs quant aux voitures customisées... (si ça se trouve, c'était à un des musicos la titine)



Bon, un coup pour rien, ça arrive, et on allait bien trouver quelque chose de plus constructif à faire que d'arpenter les rues du Vieux Boucau en quête d'un feu de joie qui sentait le pétard mouillé plutôt que l'incendie du Walhalla. Et ce fut fait en retournant au même endroit (pas rancuniers comme vous voyez) pour assister à ma première course landaise. Tout y était, la "banda" sautillante et "trompettesquement" équipée, le public haut en couleur (on a même vu un type d'un certain âge rappliquer avec tout un attirail qu'il a commencé à déballer, p'tite laine - il faisait vingt-cinq à la lune m'enfin...- couverture de survie en truc métallique façon papier alu des plaques de chocolat, thermos... manquait plus que le chauffe-ripatons, à mon avis, il avait envisagé la chose, mais les gradins manquaient de multi-prises).



Pour vous dire ma naïveté dans le domaine... j'en étais restées aux trucs vus dans Intervilles, alors que ça n'a rien, mais absolument rien à voir avec ce qu'on appelle par là-bas les "toro-piscines". jJe me suis précipitée sur l'explication de cette discipline une fois rentrée (interrompre dragon ou les voisins pour demander toutes les cinq  minutes la raison des ovations ou non-ovations du public, ça aurait lassé à la longue) Je donne quelques termes techniques , mais vous balance des adresses pour plus d'information, comme de coutume.     

Autant vous dire que je n'ai pas vu la soirée passer, totalement hypnotisée par la chorégraphie taurino-humaine qui se déroulait sous mes mirettes. Une équipe d'écarteurs d'un bon niveau où figurait une nana et un môme à qui il sortait encore du lactose du pif tellement il était gniard, (tous deux pro. jusqu'au bout des lunules n'en déplaise à ceux qui pourraient penser que c'était pour faire des entrées supplémentaires, s'il en fallait une preuve, leur manière de tourner certains intérieurs nous ont bluffé).deux frangins aussi, maîtres en l'art de sauter par-dessus l'animal et à la synchronisation impeccable (l'en faut des heures d'entrainement pour ce qui semble un geste inné !). Mine de rien, tous ces termes, je les ai pigés de suite, sans le recours aux infos, suffisait de prêter l'oreille aux commentaires avertis de certains spectateurs, des afficionados purs et durs, vu que la saison débutait juste, une chance pour nous, pas trop noyés au milieu des touristes (ce que nous étions paradoxalement, cherchez l'erreur...) même si ce n'était qu'une course mixte.



On peut dire que cette soirée a fait oublier le ratage précédent, et nous a même confortés dans l'idée d'aller voir dès que faire se pourrait d'autres courses un peu moins touristiques, histoire de prendre la température de la région... la "vraie", étant donné qu'on a déjà tâté de la pelote et du Chistera (dont je vous parlerai un peu plus tard, ça va faire longuet sinon) on est en bonne voie pour l'immersion locale, ne manque plus que l'accent, mais je m'entraîne...

Bon, pour un retour sur le blog, point trop n'en faut et  je vais, comme de coutume, vous laisser digérer le truc et filer vous lire, je sais que le monde n'a pas attendu que je revienne pour continuer sa rotation, autant que je m'y colle au plus vite, si je veux éviter l'essoufflement neuronale pour cause de lecture en retard...
Bonne semaine... et à plus

La dragonne


* Je vais en boucher plus d'un coin en signalant que "mes" rentrées, les "vraies", les scolaires, j'aimais bien ça. Nan, regardez pas du côté d'un syndrome psycho-traumato-machin-chose à tendance masochiste, simplement gamine, je m'enquiquinais souvent comme une rate morte pendant les vacances et que pour sortir de ma m...ouscaille végétato-estivale, rien de tel que de retrouver les potes... ou de s'en faire de nouveaux, sans compter les bons ennemis qui n'allaient pas manquer de se bousculer au portillon parce que soyons franche, j'étais une teigne parfois et surtout j'avais du mal à m'immerger dans le troupeau bêlant des gamines en phase de clonage "tendance " (ou "fashion" puisqu'il faut se mettre au franglais)

** ,"sourire" : gratuit  Autre expression que vous devez connaître aussi "acheté chez cours-vite" quand ça a été acquis frauduleusement (rien à voir, mais ça permet de rallonger mon lexique de mots bidouillés)


Commenter cet article

Marianne 18/09/2008 12:52

te lire me remplis de soleil
bonne journée ma douce

26/09/2008 04:42


Encore heureux que tu n'attendes pas mes écrits pour prendre ta dose d'UV, j'ai un peu de retard en ce moment hé, hé (bécots tout de même pour le compliment !)


mireille 15/09/2008 22:46

quelle énergie :0010:

la rentrée de ma fille s'est bien passée... et la mienne au boulot super chouettos méga bien !

sans transition aucune : je commence à découvrir que les sons de la harpe peuvent calmer ma lave intérieure

@+

16/09/2008 10:49


Il y a des instruments qui ont cet effet, moi, c'est le violoncelle (en audition, hélas, les cordes et moi, une grande histoire de désamours quant à la pratique)
Bonne journée Mirelle !


:0037::0038::0075::0076::0091: 15/09/2008 19:38

Hello j'arrive enfin...!! lundi c'est presque terminé...ouf ...7° ce matin... ! te souhaite une bonne soirée...@ +

16/09/2008 10:50


J'arrive de même... il faisait frisquet au matin, mais ça  s'arrange, pas partie pour ressortir la panoplie  d'hiver !


Guernouille de Bé 14/09/2008 11:09

J'ai déjà entendu parler de ces toro-piscines... sans piscine. Mais je n'ai jamais vu. Je me demande si ça fait rigoler les vaches ce genre de sport.Y'a pas beaucoup de public sur la photo...

16/09/2008 10:51


Comme signalé ma Guernouille, c'était l'ouverture de la saison, pas encore grand monde fin juin...


Véro 14/09/2008 09:11

J'aime pas les rentrées. Depuis 2 semaines chaque fois qu'on me demande comment çà va, je ne me prive pas d'expliquer en long et en large que je n'aime pas travailler et que la retraite qui approche doucement n'y change rien puisque depuis 30 ans que je bosse à plein temps, je ne me suis pas encore habituée.
Par contre, j'ai un problème moi aussi, j'aimais bien l'école. Fini de tenir le but au foot, ou de jouer aux billes avec des cyclistes en plastique sur le sable dur à marée basse. Dur dur, de n'avoir que des frères.
C'est triste ce peu de personnes dans les gradins pour un spectacle de qualité. Toujours la balance entre assez de monde pour l'ambiance mais pas trop pour permettre d'avoir ses aises et de bien voir.
Bon, je lis à l'envers aujourd'hui, donc je vais voir la suite.
T'ai-je déjà dit que j'avais plus de 2000 posts dans mes fils rss ?
Alors je te remercie beaucoup d'avoir pris un peu de vacances et gragnangan pour ceux qui sont partis un mois, mais qui avait mis 30 articles dans la boîte. Il faut suivre néanmoins, sinon on ne comprend plus rien.
Bisettes.
Véro

16/09/2008 10:54


Je ne programme jamais d'articles, j'en vois pas la nécessité, c'est au jour le jour et presque en direct-live, suis pas pour les retransmissions  hé, hé...
Bécots ma belle