Allez.... on y va pour la suite? Parce que, mine de rien, c'est pas prêt d'être fini, vu la tournure que ça prend hé, hé!
Lorsque Esbrouf signale « l'ébréchure » du diapason rocheux, on peut dire que le moral de Pavé-Roti en prend un sacré coup! Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir devenir? « Chaumiste »? Décoration de jardin? Casseur d'ambiance à vie? Pas grand chose en tout cas, vu qu'il ne sait faire que ça, taper sur du caillou au piaullant un "la" approximatif!
Comme l'espoir fait vivre, Esbrouf fait le tour du caillou, au cas où... comme on dit ; mais « peau-d'balle-et-balai-d'crin » pas plus d'éclat diapasonneux que de beurre de taureau en bouteille! Il faut dire que tout le reste c'est du massif, taillé dans la masse et pas même un gravillon ne dépasse. Et c'te feignasse de Pavé-Roti, qui reste assis , ça lui écorcherai la peau des miches de se bouger? Assis sur quoi d'ailleurs vu qu'il n'y a aucun rocher affleurant? A moins que... « Bougre de triple slurpette encafougnée! Tu sais sur quoi t'es assis depuis belle lurette, vu la teinte que ça a pris?! - Pas ma faute! J'ai eu des problèmes avec un p'tit vin du coin « Tourista » qu'y s'appelle, un peu jeunôt, fort en bouche et agressif pour les calfouettes! - Cornegidouille de patafiolle, je te parle pas de l'état de ton calcif! Mais du truc sur lequel tu poses tes grosses miches! »
Le glupin baisse les boutons de bottines qui lui servent de mirettes pour constater, qu'en effet, ça fait bien deux cycles et des prunilles qu'il squate le bout manquant du diapason. Sa face s'illumine (enfin, figure (hé, hé) de style, disons, pour être précis, qu'il passe de la coloration « granit des falaises » à « argile rouge » le temps que l'info monte au cerveau). Il ne se sent plus de joie (l'autre si, par contre, c'est d'ailleurs pour ça qu'il prend de la distance) et remercie chaleureusement son « sauveur ».
L'autre qui croit encore au père Nahouell (une croyance locale: un type, gras à lécher les murs, habillé en Tyrolien et monté sur une cariole traînée par des escargouilles – gastéropodes locaux aussi - et qui, une fois l'an (sigisbaldien, ne pas oublier), distribue des torgnolles gratos) pense qu'il va avoir droit à trois voeux (coucou Zordar), ça serait la moindre des choses non? Il peut se gratter, j'ai l'impression, parce qu'à part un énorme rictus, censé être un sourire et un « Tiens, pour ta peine! » il ne récupère, au creux de la paume, qu'un doigt proprement sectionné (pas le sien, qu'on se rassure!) et momifié depuis belle larirette (ça se confirme, c'est pas le sien!).
Après un vague merci, murmuré du bout des ballots (lèvres) il s'informe tout de même de la valeur et de l'utilité du « somptueux » cadeau. « Tinquiètes, tu le sauras quand t'en aura vraiment besoin! » est la seule réponse, agrémentée d'un clin d'oeil complice du glupin.(si ça se trouve, ça traînassait dans ses fontes et lui non plus ne sait même pas à quoi ça sert, classique!) Pavé-Roti entreprend l'ascension de la face nord de « l'aiguille-au-valseur-du-monde » pour retaper son outil de travail. A peine réinstallé le morceau, la fibration cesse et on peut à nouveau s'entendre p...enser.
« Ah, au fait – lance Esbrouf – étant donné que les cris de blondasses ébouriffées sont expliqués, t'aurais pas une idée de l'endroit vers où mes collègues se sont sublimés? - C'est vrai que ça fait pas mal de temps que je vois des encanassonnés passer derrière le piton et prendre la route que tu vois d'ici, mais j'ai jamais pensé (tu m'étonnes!) à leur demander qu'est-ce qu'ils allaient ficher dans un bled si paumé... en tout cas, dès qu'ils tournaient le coin, c'est comme s'ils avaient eu le diable et son train au valseur!"
Esbrouf écourte des adieux déchirants (et puis l'odeur commence à piquer les yeux) et décide qu'il se fait tard et que n'étant pas payé à l'heure, plus vite il sera parti.. plus vite il ne sera plus là! Il passe le coin, juste derrière le diapason rocheux, et entame la descente vers le fameux chemin indiqué par le glupin.
Et là, à mi chemin, on peut dire que la situation lui échappe! Une voix féminine désincarnée (pas comme ses ongles) soupire à son oreille. « Qu'est-ce que c'est c't'embrouille? » s'écrie Esbrouf « légèrement » (euphémisme) surpris. La donzelle intangible continue: « Magne toi l'enconservé! Je risque mon valseur, si tu ne passe pas à la vitesse supérieure! » (en gros ça reviendrait au: « Viens, preux chevalier, viens me secourir, je suis en grand péril! On en veut à ma vie » mais le style galant ne fait pas vraiment école en Sigisbaldie, vous l'aurez remarqué.).La voix s'éloigne d'un coup. "Aucun problème, ma biche, mais faudrait tout de même savoir l'itinéraire! »
Pas de réponse et Esbrouf est à deux doigts de suivre la direction que semblait prendre la voix, lorsqu'il sent un truc pas net dans son pantalon... (Tout de suite! Les esprits mal placés! Mais non!!! Dans la poche du pantalon, si vous voulez plus de précisions!)...
Mais ça, on saura quoi, même si vous vous en doutez, la prochaine fois. Passez une bonne soirée, pour les courageux et une excellente journée pour les couches-tôt, et à plus tard. La dragonne
Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses.
Et aussi ma passion : les dragons.
Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est
plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)
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