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Lundi 24 avril 2006
Bonjour!

Allez, après un week-end toujours productif... façon dragonne évidemment, on y repart à notre narration de ballade cathare.

On en était resté à l'arrivée à Rennes-le-Château, parce que je n'allais pas vous affliger du morcif, genre... encyclopédia universalis, en quarante douze volumes, il faut être lucide, j'suis longuette des fois (en psycho, ça devrait s'expliquer par un désir de «compensation » au rapport « poids-taille-occupation de l'espace », ça doit être de famille parce que ma mère était encore plus petite et donc en proportion,  verbalement bien présente aussi. Plus on est petit, plut on l'ouvre, histoire de montrer qu'on est sous la ligne d'horizon et qu'il faut faire gaffe où on pile)

Pour l'histoire, évidemment, presque tout le monde la connaît, mais je l'explique pour ceux qui ont la flemme (n'est-ce pas Cat), mais ne vous attendez pas à de l'académique, ça risquerait de vous surprendre. Le pire c'est que tout ce foin qu'on fait autour de ce petit bled, ça ne date que des années soixante! Avant c'était l'orifice anal du monde et on en causait même pas!

Et, comme je ne peux pas faire comme les autres (évidemment), je ne vais pas parler spécialement du protagoniste le plus connu, ce cher Abbé Saunière (ce n'est pas par lui que ça a démarré, loin de là).

L'histoire veut donc qu'un beau jour (enfin pas pour l'intéressée) la dame d'Hautpoul de Blanchefort (tu m'étonnes avec un nom pareil qu'on parle de « fin de race! ») décide qu'elle en a marre de respirer et veut se mettre en apnée définitive. On est en 1781, au mois de janvier, elle décide de mettre ses affaires en ordre et... crotte de patafiolle! S'aperçoit qu'elle n'a pas de fiston à qui léguer ses biens, et à qui confier de vive voix (enfin de filet de voix, vu son état) un secret de famille, transmis de génération en génération, ainsi que des documents super importants. Elle ne voit que son brave confesseur de curé, l'abbé Antoine Bigou, curé de Rennes-le-Château depuis sept ans.
Evidemment, elle fait promettre au type de confier à son tour « l'héritage » à une personne de confiance (là, pour la descendance, ça risque d'être encore plus chaud, vu le statut de  célibat « officiel » de la prêtrise)

Et bien, je ne sais pas ce qu'elle lui a dit, mais le brave curé flippe sa race comme jamais! Il ne trouve rien de mieux, pour planquer les documents de la dame, que de les fourguer dans un pilier wisigothique qui soutient l'autel de son église Ste-Madeleine.(ça lui brûlait les doigts ou quoi?)
Il fait quelques travaux (dalle bizarre sur la tombe de la marquise, retournement face contre-terre, d'une dalle sculptée à l'intérieur de l'église, alors qu'elle représentait un cavalier et un môme sur un cheval, et une "tête" de tombe dallée d'une drôle de manière aussi) - ça fait beaucoup de dalles, je sais...vous préférez "stèle"? -


- à mon avis, ça l'avait « vraiment » perturbé la confession de la meuf - 

Puis il part sauver ses miches (on est à la belle époque des prêtres réfractaires, ne pas l'oublier!) en Espagne à Sabadell, où il passe à son tour l'arme à gauche, dix huit mois plus tard, en confiant son p'tit secret à l'abbé Cauneille, exilé tout comme lui. Celui-ci le confie à son tour à deux autres collègues: l'abbé Jean Vié, curé de Rennes-les-Bains et l'abbé Emile François Cayron, curé de St Laurent de la Cabrerisse (Aude) tous les deux à la même époque (1840-1872). L'expression « de bouche à oreille » là, y a pas mieux non?

Qu'est-ce que c'est que ce secret? Alors, là, on est dans le flou plus qu'artistique, mais aux dernières rumeurs...ça serait un trésor « colossalissime », planqué dans le sous-sol de Rhazès, autour de Rennes-le-Château et de Rennes-les-Bains, dans douze caches désignées par la marquise à Bigou, et que celui ci aurait retranscrites sous forme de message codé (où est la machine Enigma? Elle aurait bien servi, mais fallait encore attendre qu'elle soit inventée) et dont la clé serait... l'épitaphe sur la dalle de la dame de Blanchefort.



Les deux légataires du secret seront... L'abbé Saunière nommé à Rennes-le-Château en 1885 et l'abbé Henri Boudet succédant à Jean Vié à Rennes-les-Bains

Avec toutes ces histoires de « Rennes » on va commencer à croire au Père Noël hein? M'enfin... c'est une zoulie histoire à la "club des cinq" je trouve pas vous?

On verra la prochaine fois... l'arrivée et la vie, sinon édifiante, du moins un peu étrange de ce curé... En attendant, je vous souhaite une bonne journée et à plus.
La dragonne.

par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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