Le body-taekwondo, une thérapie contre la timidité ?

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Bonjour !


Petit retour au titre, ça ne fonctionne que si on s'est fait mal un peu avant, sinon, ça agit autant qu'un cautère sur une jambe de bois. Pas de panique, l'explication va suivre pour ceux près du radiateur qui commencent à ouvrir des yeux de billes de lotos et susurent "la pauuuuuvre !" (m'est avis que tout le monde doit être près du radiateur par contre)


A la demande quasi-générale (c'est c'lààà oui.... dans tes rêves !) et sortant de ma léthargie (pas post-traumatique), je me dois de vous faire un petit topo sur "la" soirée, celle qui a vu mes débuts chorégraphico-musculatoires devant un parterre de... pékins anonymes, les notables  locaux ayant  prévu certainement d'autres festivités plus représentatives quant au potentiel intrinsèque de notre patelin*

Tout d'abord, petit résumé exhaustif et plus...;sobre ici  et grand moment d'émotion pour certains (ceux qui ont de bons yeux !) je suis immortalisée sur le cliché de groupe ! Bon courage pour me reconnaitre et sortez la loupe sherlock-holmésienne, ça peut avoir son utilité ! Le prof nous a signalé qu'il pataugeait dans la blédine (lui aussi) pour savoir comment nous basculer le film de la soirée, c'est pas du beurre mou aux dernières nouvelles, mais j'ai bon espoir.

Cela me fait d'ailleurs penser qu'une "copine d'aventure" s'étant manifestée dans un commentaire, j'ai fouiné, j'ai espionné au cours de mercredi, toujours pas d'indice sur celle qui m'a "reconnue" en tant que dragonne dans la vie bloguienne (désolée ma prune, j'ai du mal, surtout quand "on fait semblant de rien' au cours, histoire de me faire mariner). Du coup, j'ai regardé le cliché (à la loupe, la taille de celui-ci n'aidant pas vraiment à l'identification des trombines copinesques) toujours pas trouvé, si tu ressens un semblant de charité judéo-chrétienne envers une incroyante patentée, évite-lui de se triturer trop longtemps les mirettes et le neurone solitaire, le suce-pince, j'ai du mal quand il n'est pas cinématographique.

Bon, revenons à ce gala mémorable (pour moi, vu que c'était le premier du genre, ça marque non ?).

Déjà, petit vent de panique dans la journée, puisqu'aux dernières nouvelles, la répétition ne devait concerner que les élèves de taekwondo et non notre groupuscule dissident.
Je me pointe tout de même à l'heure prévue pour la répétition, "au cas où", comme on dit vulgus-populairement, pour m'apercevoir qu'une symbiose mentale a touché pas mal des copines du groupe et qu'elles sont là également pour se remettre en tête notre poumsé** (sauf que la symbiose étant un état "durable", là, ça tenait plutôt du ponctuel, du pur hasard même).
On papote, échange des nouvelles sur la météo (nan, j'rigole, mais c'est vrai qu'on se les pelait un peu le joufflu dans la salle) et comme le prof était occupé "sérieusement" avec ses élèves, on décide de répéter de notre côté et de mémoriser la place qui serait la meilleure quant à nos capacités respectives lors de la démonstration.

Après un retour à la bicoque pour attendre et se calmer avant que "l'ora fatale s'apressa"*** retour à la salle pour s'équiper du zouli tee-shirt que le prof nous a fait faire et s'échauffer avant la prestation (vital  l'échauffement, primo rapport à la température de chambre-froide du lieu et surtout pour éviter les accidents musculaires puisqu'on va évidemment tâcher d'en jeter un max aux mirettes des spectateurs) et évidemment, on refait tous un calcul pour visualiser notre place idéale sur le tatami.

... J'en devine certains  se demandant ce qu'une place peut bien faire dans l'histoire mais c'est crucial ! Enfin crucial pour bibi et certaines, qui ont quelques difficultés avec un ou plusieurs  mouvements de l'enchainement..
Pour ma part, j'ai  sué pour mémoriser un de ceux-ci, mais là n'est pas le problème, j'y suis finalement arrivée... la c. nouille dans le potage vient du  fait que j'avais encore mal au cuissot et que le "coup de pied dans ta face avec saut de biche ébouriffée" (Ap chagi, dans le vrai jargon, c'est plus classe remarquez), ça coince un peu****.
Alors imaginez-vous une "chorégraphie" (vu qu'il y a de la musique) ou à chaque nouveau mouvement, on "tourne" et que le premier rang permute avec le dernier, on n'est donc pas planqué dans un coin en attendant que ça se passe, vu qu'à un moment ou à un autre, on va se trouver sur le devant de la scène (au sens propre-sur-lui de l'expression).
Donc, on a compté tous les mouvements différents, pour tenter de se positionner au premier rang sur ceux qu'on maitrisait le mieux et donc inversement pour se retrouver derrière sur ceux qui nous donnaient du fil à tortiller (vous suivez ceux du fond?!). J'suis feignante pour le  calcul mental et spatial, aussi j'ai fait confiance à une collègue et me suis positionnée en dernière ligne dès le début, ce qui me permettait, en principe, d'éviter de me vautrer question amour propre en "mimant" l'avant dernier mouvement du poumsé, le lever de quille après ciseau, puisque la quille gauche faisait sa forte tête et  refusait de coopérer

Petite présentation au public avant le grand moment, ça se bouscule dans les vestiaires des mecs, vu que c'est par là qu'on entre dans la salle (désolée les filles, pas d'éphèbes en p'tite tenue, mais vu le stress, je ne sais même pas si on les aurait remarqués ces athlètes).
On entre au petit pas de course, on salue, on s'assied tous sur le tatami, toutes disciplines, grades  et âges confondus (ça fait du populo, mine de rien, on se tient chaud, mais pas longtemps hélas !)? On retourne tous au paddock ... pour en ressortir quasiment aussitôt, invités expressément à 'aller poser nos miches sur les gradins, histoire de bien faire voir nos beaux tee-shirts et surtout de contempler les prestations des autres groupes (ça m'arrange parce que de là où j'étais, coincée entre un porte-manteau et un type de deux-mètre quarante-douze, j'avais du mal, et n'étant pas équipée de mes lunettes à rayons X, la cloison de séparation me gênait quelque peu).

Il y a des p'tits trognons de chou trop mimis, tellement petits qu'on dirait qu'on les a sorti de leur lit en pyjama pour la circonstance (la tenue y est pour beaucoup, je sais) mais qui y croient et se donnent vraiment, j'en suis toute enguimauvée (attendrie, si vous préférez) Un de ceux-ci n'arrête pas de me regarder avec ses grandes billes bleues et en loupe le final en restant façon "un, deux, trois, soleil !" sur son ultime posture (il faut dire que je fais l'andouille, il a dû me prendre pour le clown de la soirée, les tifs prêtent à confusion. Je lève un pouce appréciateur et lui désigne discrètement qu'il peut perdre sa pause et filer avec ses potes, il va rester seul en scène sinon).
Les plus grands se donnent à fond, plus professionnel, tu passes l'arme à gauche ! J'ai dans l'idée qu'on a du mouron à se faire... à côté on va faire touristes lors d'une soirée Paréo et Vahiné du Club Med.

Petit appel discret et on coure à nouveau vers le vestiaire pour se préparer à l'entrée des gladiateurs (morituri etc... j'ai eu l'image des lions lâchés dans l'arène à un moment, mais on ressemblait plus que vaguement aux premiers chrétiens martyrisés, ne serait-ce que par notre attitude belliqueuse, poings levés et regard de tueur. Les félins n'auraient eu qu'à compter leurs crocs avant l'affrontement, histoire de se souvenir de ce qu'ils avaient été en machouillant leur purée-jambon-mouliné quotidienne après ce choc des titans)

Là, lapin compris ! (référence à l'accent québécois et charentais évidemment) Je m'attendais à suer et à "flipper ma race" comme jamais, vu mon angoisse de me "produire" en public. Rien ressenti, mais absolument peau-de-balle ! On aurait été au cours, juste avec le prof, ça aurait été pareil, j'ai totalement zappé les spectateurs ! Miracle !
Miracle... p't'êt' pas... je focalise tout bêtassement sur ma cuisse gauche douloureuse, tellement omnibusée*****  par celle-ci que j'oublie tout le reste...(
... Tout le reste, y compris le fait que le fameux calcul mental et spatial collectif a totalement capoté et que je me retrouve évidemment devant pour le mouvement que je voulais éviter de faire devant tout le monde. C'est aux coups de poings alternés du final qui suit aussitôt celui-ci que je m'en rends compte, mais comme si je constatais qu'il pleuvait des vaches dehors (ce qu'il fait d'ailleurs, ça s'entend au bruit sur la toiture  on tôles "gondolées") Par contre, j'ai géré tout le reste,, (ou semblé géré, faudra voir sur le film)  ça me console.
Vous connaissez la sensation d'être déconnecté de son corps, j'en suis un parfait exemple à ce moment précis, j'en arrive à tenter de me repasser le film mentalement pour savoir si j'ai "vraiment" fait ce mouvement, mas impossible ! A mon avis, ça doit être ça qu'on appelle une amnésie post-traumatique dans les films. C'est pour ça que je compte énormément sur un support vidéo quelconque pour retrouver la mémoire (et mourir de honte devant mes gesticulations de pantin ayant paumé une ou deux ficelles) - aparté : je n'ai pas sauté au rable de la copine conseillère en espace, ça aurait fait désordre de toute façon.

Mais la soirée de gala n'est pas terminée et on assiste à des combats avec arbitrage pas mal du tout, avec l'équipe de handy-sport et une prestation d'une élève non-voyante excellente. Elle se repère aux bruits que fait son adversaire pour se repositionner et envoyer ses yeop-chagi (coup latéral) sur le plastron de celle-ci. J'en reste comme deux ronds de flan.
La cerise sur le gâteau arrive avec le poumsé de nos six maîtres "locaux".
Autant biffer totalement l'image d'une démonstration avec cassage de briques, planches et goules normalement liée à un art martial dans l'inconscient (ou le conscient) collectif, vous avez tout faux ! (moi aussi d'ailleurs). Cela commence par une série de mouvements très zen, des tournées de poignets, qui évoquent la position des mains de bouddha dans la statuaire asiatique, des jambes semi-ployées et des attitudes "bloquées" très esthétiques et ce avec un synchronisme époustiflant ! On a pas six maîtres devant les yeux, on a six représentations du même mouvement, comme si un seul personnage avait été dupliqué. Et la musique ethnique qui scande tout ça est des plus agréable (paradoxalement, cela sent sa lande irlandaise, mais se marie fort bien à l'ensemble, vive le métissage !)

J'ai la mâchoire inférieure verrouillée position basse et risque un œil du côté des copines assises à côté de moi ;  nous aussi on paraît dupliquées, mais c'est beaucoup moins esthétique je trouve (on n'est pas ceinture noire cinquante-douzième dan, ça nous donne une excuse) Une nana lance même que du coup, se poser la question de savoir qui prendra la meilleure place et ne se vautrera pas durant l'exhibition dans notre petit groupe de débutantes, ça ne s'envisage même plus, c'est à un autre niveau "ça" ! On est au raz des pâquerettes sur le coup !

Quelques petits combats de dernière minute et la soirée s'est conclue aux entournures de vingt et une heure trente, vingt et une heure quarante-cinq... sais plus, j'ai jamais de montre de toute façon (et c'est au cours suivant que j'ai juste repéré l'énoooorme horloge murale dans la salle, vieux motard que jamais)

On a gardé le tee-shirt, normal vu que le prof compte nous mettre à contribution dans l'année, si une démonstration de la nouvelle discipline se présente et on est tous repartis dans nos foyers, enfin ceux de notre groupe, certains autres sont restés pour se remettre de leurs émotions en ingérant quelques friandises et boissons laissées à leur intention, mais dans mon cas, j'étais légèrement (euphémisme) sur les rotules et les copines n'avaient pas l'air très fraîchounettes non plus, on a préféré récupérer (et lécher nos blessures) dans nos antres respectives.

Donc, en résumé, très agréable soirée, qui nous a fait connaitre  un peu mieux la discipline dont est issue notre technique de remise en forme, nous donnant presque l'envie de tâter du plastron et du casque de protection pour de vrai (je dis juste "envie" parce que là, faut pas rêver, je me retrouverai vraiment décalquée façon sticker mural sur les parois de la salle dojo, faut connaitre ses limites, ça évite les traumatismes divers, psychologiques compris).

Bon, je  vous quitte, j'ai du bain sur la branche et un énorme retard dans mon emploi du temps jour-de-lunien (ben vi, lundi, c'est pas ça ?) alors à plus, portez-vous (ou faites-vous porter) bien, embrassez-bien les meubles et tout le toutim....

La dragonne



* les lotos avec demi-nourin bien grassouillet et étalage de foie cirrhosé de palmipèdes, ça les branche certainement plus, surtout s'il y a dégustation, les tablettes n'intéressent les systèmes digestifs à pattes que si elle sont de chocolat et pas en ceinture abdominale, ça s'entretient le "chocolastérole" que voulez-vous !

** équivalent du Kata japonais, je me la pète un peu sur le terme vu que les vrais poumsés de la soirée étaient d'un niveau "un peu" supérieur à notre enchainement de ceinture translucide (avant la ceinture blanche, je ne vois pas d'autre qualificatif, désolée)

*** "l'heure fatale arrive", référence à l'air de Léonore dans le Trouvère verdien, désolée, on  ne se refait pas !

**** poing gauche, poing droit, saut en ciseau et lancé de tatane à une face virtuelle, ça pique du côté gauche encore un peu.

*****j'ai eu du mal  longtemps avec "obnubiler", tour à tour obnibuler omnibuler et omnibuser du coup)


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Cléo 17/12/2008 21:21

Bin zut, moi ça m'intéressait bien les habitudes sexuelles des rennes lol
Bisous gros ma dragonnette

03/01/2009 09:49


Petits mais costauds il paraitrait ces cervidés hé, hé. A plus ma belle !


:0091::0050::0051::0013: 15/12/2008 08:46

hello............bonne journée de lundi.......

15/12/2008 09:43


Toi de même Garfield


rene 14/12/2008 09:52

Bonne journée du dimanche amitiés de canton
Qing et rene
A bientôt sur: http://belgique-chine.over-blog.com
La Chine hors des sentiers battus, par le tourisme.

15/12/2008 09:43


Bonne journée vous-deux !


:0091: Lili-Flore :0010: 13/12/2008 15:33

Pour notre visite de Cordes sur ciel, tu me dis que nous avons eu de la chance, mais c'est aussi une raison pourquoi nous partons en vacances hors saison,et il y a peu de touristes, car la foule je n'aime pas du tout. J'espère que chez toi le climat est meilleur qu'ici car avec notre 0° pointé, pas envie d'aller me balader.Bonne journée, bigs bisous

15/12/2008 09:43


Même hors saison, ça m'étonne, les habitants de la région ayant l'habitude de montrer leur nez dès qu'il y a un brin de soleil... Bonne journée Lili (pluie, donc douceur, mais je ne sais pas si on
gagne au change)


sabineb 13/12/2008 14:44

Pour toi qui aime les dragons, un petit site à visiter si tu ne le connais pas encore !?
http://darweel.myblog.fr

Gros bisous, sabineb

15/12/2008 09:41


J'y vais de ce pas...j'va-t'dire si je connais... ou pas...Merci