Lundi 8 juin 2009
1
08
/06
/2009
07:52
Bonjour à tous !
Et oui... vieux motard... c'est bibi qui est de retour.
Foin de "ouf, enfin !", de "il était temps !", "J'peux respirer!", "Halleluya", "Dieu existe !" et autres exclamations louant les nuées pour le retour de votre servante*.de toute façon le mal est
fait, j'suis de nouveau bloguesquement opérationnelle et vous allez recommencer à en baver pour décrypter mes bidouillages de mots, mes digressions (j'sais que vous avez du mal avec ça,
j'suis sadique) et mes délires aussi innombrables que capillotractés**
Par contre, vous dire que je me suis avachie comme un flan parisien sur mon canapé en attendant que ça se passe, je ne crois pas que ça soit l'image exacte de la nana en tenue d'Eve sortant de
son puisard***. J'en ai abattu du boulot et poncé du bouleau (ou quelle qu'autre essence, suis pas spécialiste en menuiserie), vous connaissez ma propension à redonner un coup de jeune (et une
utilité différente parfois) à certaines pièces de mobilier traditionnel, et bin mon dada est revenu au triple galop, tel Tornado au coup de sifflet du Renard-au-loup (paradoxal ça aussi, mais pas
ma faute si zorro ça veut dire renard en tortillado)
Preuve à l'appui, quelques clichés ; au menu :
un vaisselier que je trouvais immonde - (et je n'étais pas la seule) - version bois (et quasi ébène au vu des couches successives de cire beurdoirées amoureusement par ma mère adoptive quand elle
avait une ou deux heures à tuer entre ses dévotions****,
un petit bahut tristounet dans les mêmes nuances et dont l'étagère-niche tenait plus du reliquaire catacombien que de l'emplacement idéal pour mettre en valeur quel que bibelot que ce soit,
celui-ci étant avalé immédiatement et irrémédiablement par l'obscurité caverneuse (en rapport une fois encore avec la nuance outrancièrement foncée du bois). Evidemment, il est à noter qu'une
fois le bois décapé, éclairci et reteinté, je me suis aperçue que les charnières et les ornements de serrures n'étaient plus dans le ton guilleret de l'ensemble... un p'tit coup de dorure
s'imposait... (à noter que la niche est vide, donc, l'excuse du puit d'ombre à rectifier semble évidente, on mettra plutôt ce lifting sur le compte d'un excédent de teinture à écouler avant que
ça ne se perde, encore heureux que je n'ai eu que deux petits bidons, si ç'eut été un fût entre mes mimines, c'est tout ce qui est bois dans la maisonnée qui y aurait eu droit, je me
connais...)
Et pour finir en beauté : mes chaises en Formica préférées, dont j'avais agrandi le cercle familial par l'acquisition de trois autres copines dans un troc des environs.
Et évidemment, c'est sans compter sur mon activité physique préférée depuis mon inscription de septembre et l'apport familiale personnel à un entraînement
hors cours ( vous en connaissez beaucoup qui reçoivent à mon âge avancé un bob de frappe pour aller avec son vélo élyptique ?) Il en impose l'animal et mes gants boules ainsi que les chaussures
de taekwondo s'en donnent à coeur joie. Les copines en bavent d'envie, mais suis partageuse, on a prévu des p'tites séances défoulatoires pendant les congés, histoire de ne pas arriver totalement
rouillées pour la réinscription de septembre... trop la honte de couiner de partout si le prof présente "les anciennes" de l'année précédente !
Donc, vous voyez que ce n'était pas faute d'inaction que je me suis faite oublier, ça serait même aux antipodes...
A savoir que pour mon retour, je me tâte entre deux opéras... qui seront de toute façon tous deux abordés, pas d'affolo, donc, ce sera soit du Richie Wagner, soit du Jacquot Offenbach... (qui est
d'ailleurs à l'honneur sur Mezzo en ce moment, c'est pour ça que j'en ai eu le goût)
A la prochaine donc ici, mais chez vous, je vais commencer à relire doucettement, à mon rythme en commentant ou non, mais tout sera fait, comme il se doit, cela ça ne risque pas de changer
!
Bon début de semaine et à plus
La dragonne
* ça peut se jouer aussi dans le registre "naaaaan, pas elle !", "au s'cours !", "vite, achevez mes souffrances !", c'est comme vous le sentez
** tirés par les cheveux
*** image allégorique de la vérité si vos souvenirs classiques ne sont pas tombés... dans le puisard suscité. On en connaît des nanas tenant Terraillon en pogne et un opinel et jouant à
colin-maillard, d'autres une cruche sur les genoux pour jouer les Cosette allant quérir la flotte pour le p'tit jaune des Ténardier, sans parler des allégories nationales (notre Marianne
franchouillarde comme exemple), rien que dans les fabliaux de ce cher Jean de la Fontaine, elles foisonnent (le roi-lion, le sujet-renard etc...)
**** et oui, ma "Mémère" était du genre à boire l'eau d'un bénitier en guise de verre d'eau avant d'aller se coucher, c'était son problème... point le mien, loin de là, nous avons tout de même
évité qu'elle y fourgue son ratelier pour le faire tremper, pourtant elle en avait des gourdasses de flotte de Lourdes à écluser !
Derniers Commentaires