Réponse à la devinette et je file les clés à Roanne.

Publié le par Sieglind

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Bonjour à tous!

Alors... toujours pas trouvé pour les petites devinettes lyriques...? Je donne la réponse mais certains ont trouvé au moins la seconde (étant donné que c'était le jeu éponyme... Othello hé, hé) ça sera donc du Giuseppe V.

Pour la première, celle que je massacrerai traiterais tout d'abord, il fallait y voir... Lohengrin (ou le chevalier au Cygne) de Wagner... Du coup ça fait tilt... ou pas?... ,Il faut dire que j'avais fait fort, parce que le Lohengrin en question, côté tresses blondes, son jeune âge est tout de même la cause de son "manque-de-cheveutisme" et les couettounes brillent par leur absence ; et le cygne, c'est avant sa transformation (si vous vous rappellez l'histoire du "Vilain p'tit pré-magret" évidemment)

En attendant, les neurones peuvent arrêter la surchauffe et je file les clés de l'appartement à Roanne, pour sa relation de sa soirée lyrique à Sanxay (c'était ça où que je lui tanne la couenne jusqu'à ce qu'elle me ponde un truc de toute façon, j'ai une prédisposition naturelle et incroyable à "insister" quand je veux quelque chose hé, hé) Allez, à toi ma grande! Par contre... je ne vais pas pouvoir m'empêcher des digressions "intempestives" (en italique bien sur) tu dois t'en douter...



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La soirée de Gala du 09 août 2006 : le Bel Canto, vive le romantisme italien ! Site gallo-romain de Sanxay

Me voici donc de retour, squattant honteusement chez ma dragonne préférée (il fait doux chez elle, c’est agréable quand le temps n’est pas caniculaire) - Foyer doux foyer, comme disait Landru.J'évite la marche forcée au cumulus interne, c'est ça le secret hé, hé -. Je me suis donc rendue mercredi dernier à la soirée offerte à Sanxay. Ce gala mettait à l’honneur le Bel Canto, qui signifie « beau chant », certes, mais qui surtout identifie l’opéra italien romantique. - Personne ne me dit que j'ai un beau chant - snif! - et pourtant je peux être romantique si je veux, faut juste me laisser m'échauffer...

Je vous passe les détails de l’arrivée sur le site gallo-romain – grandiose, à visiter si vous en avez l’occasion.- t'as raison, ça vaut le détour! Et me premier qui nous sort que ça vaut pas tripette parce que c'est des ruines... je lui fourgue mon déambulateur dans les gencives nan maiiiis! -

Après avoir tendu nos billets, puisque nous avions eu la sagesse de réserver, nous partons à la recherche de la « promenade gazon ». Il s’agit tout simplement de la bande sécurisée, tout en haut du théâtre. Il apparaît alors qu’il existe 2 catégories de personnes :nous : les mains dans les poches, « oh ! que c’est bucolique » - les meilleurs, parce que les "candides" de l'histoire, les purs au sens Parsifalien presque hé, hé - , les pros : ceux qui sont venus avec le kit du parfait spectateur : duvet-parapluie-siège-pliant-glacière-etc - tiens-donc...j'imagine ce harnachement pour aller au Capitol moi... hé, hé, ça clouerai le bec aux momies qui y posent leur triste postérieur. Par contre, je penche plutôt pour les réguliers du spectacle plein-air...  tout genre confondu, parce que, côté esgourdes... à moins du cornet accoustique... je vois pas où est la panoplie du pro-lyrique...

Après 30 minutes les fesses par terre, j’ai commencé à penser qu’une petite couverture n’aurait pas été de trop, surtout que le vent s’en est mêlé. Si je n’ai pas les sous pour les places là-bas tout en bas, l’an prochain, je prévoirai au moins un minimum confort, sans pour autant m’encombrer de tout un attirail.- pour la Traviata, par contre... ça peut aider à l'immersion, et pour plagier la Fille du Tambour Major d'Offenbach... "toussons ensemble ma fille!", pour La Bohème aussi d'ailleurs... enfin tous les opéras où l'héroïne a une facheuse tendance à partir du caisson, même si ça ne l'empêche pas de goualler sévère paradoxalement.

La nuit commençait à bien nous envelopper. Evidemment, le spectacle n’a pas débuté à 21h30 tapante,  puisqu’il y a forcément des gens qui arrivent au dernier moment et qu’il faut leur laisser le temps de s’installer (hum, en effet, nous par exemple…). - j'ai arrêté ça, parce que ça avait sacrément tendance à fixer les regards sur la bête et que, comme par hasard, ça provoquait les gaffes et cata en cascade hé, hé.

En mise en bouche, un petit discours sur le site, sur les soirées lyriques, la nécessité de se battre pour les maintenir, avec quelques lectures de courriers envoyés par des spectateurs des années précédentes. Avant de laisser place à la musique, nous avons eu quelques explications sur le Bel Canto, et le choix des extraits. Tous sont issus d’opéras écrits entre 1800 et 1850. - Bonne initiative ça! Très pédagogique et avec l'avantage de ne pas laisser l'auditeur dans sa mouscaille d'ignorance!

Au départ, je me suis vaguement demandée qui était la petite silhouette un peu nerveuse en bas à droite - c'était pas moi, j'le jure m'sieur l'agent, j'étais ailleurs au même moment! - (en effet, sur la promenade gazon, nous étions loin, nous avions une vue d’ensemble superbe mais tout le monde se réduisait à un petite poupée). - ça apporte des preuves à ma décharge... j'ai tout sauf l'air d'une poupée! - Bref, j’observais cet homme de toute évidence en grande tenue et oh ! honte à moi ! c’était le chef d’orchestre. Quand on l’a enfin laissé faire son entrée, tous les musiciens se sont levés, tout le public a applaudit, et enfin, la musique a commencé à envahir le site, accompagnée du cricri des grillons et des croassements desgrenouilles, particulièrement présentes pendant l’entracte. - qui a dit que c'était interdit aux batraciens et ch'tites bébêtes? J'ai rien vu d'écrit à ce sujet! -

Pour l’ouverture de la première partie, nous avons eu un morceau superbe de « La Force
du Destin », de Verdi, qui m’a rappelé les films Jean de Florette et Manon des Sources (la version des années 80 avec Montand). - Ah! Enfin une qui connait le lyrique dans les films et les pubs! hé, hé -
Ensuite, Valeria Esposito, soprano, est montée sur scène, et nous sommes restés sous son charme toute la soirée. Elle a interprété ses personnages mieux les uns que les autres. L’entendre rire en chantant, véritable allégresse sublimée, nous a littéralement scotchés. Superbe femme, superbe interprête, de plus bien entourée par Philippe Duminy, baryton, Fernand Bernadi, basse et Luca Lombardo, ténor.- l'idéal, concilier jeu d'acteur et chant, c'est le summum! -

En fin de soirée, pour le dernier morceau, extrait de « Lucia di Lamermoor », de Donizetti, Patricia Schnell, mezzo soprano, et Dominique Rossignol, ténor, se sont joints à eux pour un superbe final, le sextuor « Chi mi frena in tal momento ». Dans ce morceau, l’héroine, acculée, accusée d’infidélité par son premier amour à cause de son frère qui l’oblige à en épouser un autre, sombre dans la folie, ce qui la conduira au meurtre de son époux et à son propre suicide. - Pour les intéressés... rappellez-vous ma narration de l'opéra... et pour les pro-cinoche: c'est dans le Cinquième Elément, enfin le début du morceau, après, ça part en vrille extra-terrestre bleue...

Oui, les héroines ont bien souvent des fins tragiques dans les opéras romantiques. Il vaut mieux être prévenus.Car il ne faut pas confondre romantisme et romanesque, en général, dans le premier, cela se termine fort mal. J’ai renoncé à compter le nombre de fois où l’héroine finit plongée dans la folie, qu’elle soit douce, suicidaire ou meurtrière. Malgrè tous ces drames en série, j’ai été conquise par cette soirée.-  Mais faire un opéra sur la journée d'une postière... je ne sais pas si ça fonctionnerait autant question "suce-pince" (ça fonctionne aussi pour le cinoche) -

Antoine Selva, le scénariste, nous a expliqué le contexte de chaque morceau, résumant les destins des personnages, ce qui nous a permis de bien appréhender chaque extrait. Là encore, démarche intelligente! -  Les morceaux orchestraux m’ont faite décoller, c’était superbe. - Toute ma viiiiiie, j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air... toute m'a vie j'ai rêvé de m'envoyer en l'aiiiiiir... -
L’ouverture du Barbier de Séville de Rossini, au milieu de la première partie, a cependant dû être interrompue à cause des conditions climatiques. Par chance celles-ci ne se sont pas détériorées, et Philippe Duminy a enchaîné en reprenant le célébrissime Air de Figaro : « Largo al factotum ». - le barbier se faisant "rincer" ça pouvait donner question scénique remarques....  et imagines les "glou-glou" entremêlant les vers... un "mix" de Rossini et de Vingt-milles lieues sous les mers hé, hé.

Les duos qui se sont enchaînés toute la soirée étaient aussi grandioses, les voix des chanteurs semblant se sublimer entre elles.
Quant à l’ouverture orchestrale de la deuxième partie, « Roberto Devereaux », de Donizetti – je recopie le programme, faut pas charrier, j’y connais rien moi - j’ai franchement adoré… je ne connaissais pas du tout, mais j’ai trouvé ce morceau grandiose. C’est vrai que j’ai un faible pour les orchestraux purs. - ça confirme ce que je dis souvent... ne pas se cantonner aux valeurs connues -

Pourtant, Sieglind m’avait prévenue, il y a un opéra qui m’a mise sous son charme et que j’espère déjà voir un jour : « La somnambule », de Bellini. L’héroine ne devient pas folle et ne meurt pas, c’est peut-être pour cela. Cependant, à sa place, j’enverrai paître ce fiancé qui la bien vite rejettée… je ne me referai pas ! - une version pas mal avec une Callas illuminée ça peut aider à aborder le sujet (en plus en temps qu' "historique" c'est abordable). Et t'as raison j'te lui aurai fiché un aller-retour au soupirant et envoyé aux antipodes voir si j'y étais, ça m'aurait fait des vacances!

Oh, j’oubliais, le chef d’orchestre s’appelle Didier Lucchesi. Je ne sais toujours pas par quelle magie il parvient à donner corps à l’individualité de ses 55 musiciens, mais le résultat était là, soulignant les voix des chanteurs lyriques.- dire qu'à un moment, j'avais envisagé ça, direction d'orchestre... mais tu t'imagines le délire aux répèt.? Et question cohésion, j'ai un doute... étant donné que le socle de mon pupitre devrait être énorme pour qu'on voie ma baguette, vue ma taille nanesque.

L’an prochain, j’y retourne. Si c’est un opéra, je m’offrirai une place bien plus près, et surtout j’emmènerai des jumelles, ce serait dommage de passer à côté du jeu de scène ! Faut trouver des uni-vitellines (ou bi-vitellines faute de mieux) qui veuillent te porter sur leurs épaules d'ici là alors hé, hé! Mais, t'as raison, à ne pas louper... et ça vaut pour tout le monde (enfin ceux qui passent ici et surtout ceux qui sont dans le coin).

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Marianne 05/08/2008 09:12

je suis sur les rotules aujourd'hui, remise en questions sur le boulot,beosin d'un peu de repos, je rejoins mon amant précieux...le pieux . trendrement vôtre :0010:

13/08/2008 09:47


Le mal du siècle ça ! J'espère que tu vas réupérer ma belle (désolée pour la réponse tardive) Bécots virtuels et à plus Marianne


Le fantÎme d'OB 21/08/2006 20:20

Hello Dragonnilla ! Non, je ne suis pas le fantôme de l'opéra ;) Tu te doutes bien que la première image a arrêté mon regard :) He bien, quel boulot, ça se voit que la troupe est parti ;o))))) Gros bisous et bonne soirée !

Sieglind 22/08/2006 08:14

T'aime les cygnes? hé, hé. Gros bisous mon Francky et j'suis impardonnable de pas passer plus régulièrement chez les copains... j'y file du coup! Bonne journée (et t'as raison, on voit que la troupe est partie hé, hé surtout moi! C'est tout... vide hé, hé)

angel 20/08/2006 13:35

gros bisous passe un bon dimanche

:0091: 17/08/2006 08:13


                     chauffage d'appoint  ci-dessus...lol.........il pleut !

Sieglind 17/08/2006 10:25

Nous c'est grisouille ce matin, mais pas encore de flotte hé, hé. Bises Simone

Alain 16/08/2006 21:49


Chapeau bas, très très bas, plus bas que la pointe des poulaines, les filles !!
Quel beau duo en stéréo ! que dis-je duo polyphonique !! et pourtant vous êtes à des centaines de kilomètres l’une de l’autre !! Que serais-je sans le net …?
Bravo donc Roanne / Même si La Dragonne a dû te tanner la couenne !! pour nous pondre ce reportage !!
Bravo aussi à toi La Grande Dragonne bien que tu voies des naines partout hihihi pour tes commentaires …. grandioses quoique.. intempestifs, mais surtout … pétillants !! on te l’a déjà dit au fait ? Je ne pense pas l’avoir lu ce qualificatif !! Mais n’abuse pas trop du déambulateur, car tu pourrais l’abîmer sur quelqu’un qui a la dent … dure !!
J’ai noté que le baryton Duminy est un … grand et le ténor Rossignol connaît la… chanson !!
Côté temps, vous avez failli subir la 8 ème plaie d’Egypte, soit une pluie de gren… euh de crapauds !! Forcément la Carab les a laissés en liberté pour partir en vacances !! Donc la prochaine fois, pense à prendre une tite laine …. comme dirait Gérard !!
J’arrête mes délires car j’ai du (par)pain(g) hihihihi sur la planche !! et merci encore pour ces moments de franche rigolade !! bises à vous deux !

Sieglind 17/08/2006 10:28

Quoi intempestifs?! hé, hé, Toujours ravie de lire tes commentaires aussi délirants que les miens très cher ne t'en déplaise!Gros bisous et bonne maçonnerie alors (je compatis, je compatis... c'est tout ce que je peux faire hé, hé)