On retourne à vos commentaires...

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Bonjour


Deux semaines, ça doit être suffisant pour vous avoir permis de fouiner dans tous les liens que je vous ai filé au dernier article "réponse à vos commentaires", faudrait p't'êt' penser à continuer avant que les commentateurs ne se demandent si c'était vraiment eux qui avaient balancé les mots que j'avais attrapés au rebond.
On va tacher d'avancer, parce que si les..  flâneries persistent, cette série de billets risque de bouffer totalement la vedette à ce qui vous fait venir(*) ici, la narration d'œuvres lyriques que vous ne connaissez ni des dents ni des lèvres (pour paraphraser Michel Coluzzi)

Or donc, place à vous et à vos avis.

Quichottine 
Bon pour ne rien te cacher, ma culture est très maigre et, avant de venir chez toi, je n'avais écouté, la plupart du temps que les ouvertures de certains de Wagner (Il y en avait quatre sur mon 33 tours, dont Tanhauser, que j'adore, sans pour autant jamais m'être demandée de quoi il était question (j'ai honte, mais c'est vrai) et quelques grands airs qu'on entend partout... (la Traviata, dans les films, c'est le top... les héros -surtout les héroïnes- pleurent en l'écoutant)
Te dire que je me suis pourtant régalée avec certains airs écoutés à la télé, au temps où je n'avais pas peur de regarder Mozart (du Barbier de Séville aux noces de Figaro... j'ai bien aimé), je peux. L'air de la calomnie est magnifique.
Ensuite... j'aime davantage certaines tessitures, une basse me fait vibrer, bien plus qu'un ténor... mais c'est une question de goût.
Par contre, j'ai vu "La Flûte enchantée" plusieurs fois, j'adore !
Et là... ma fille vient de m'apporter ses extraits du Tovatore... alors, avant de te dire de qui je veux parler (je pourrais te demander de me dire ce que tu penses de la Reine de la Nuit, mais ce n'est pas une héroïne) donc, je vais prendre le temps de l'écouter...
Tu sais, de tes quatre héroïnes, comme ça, sans réfléchir, j'aurais dit Marguerite... Mais je ne sais pas pourquoi.
Voilà, si tu arrives à me suivre dans mes explications, je te tire mon chapeau !



Tannhaüser... tiens donc, ça me fait penser que je n'ai encore pas maltraité le sujet, ainsi que Parsifal d'ailleurs (ça coulerait pourtant de Rhin, vu que c'est le papa d'un certain chevalier au cygne déjà évoqué ici). Ne pas oublier l'Umlaut teuton ma grande... ma mémé serait pas contente sinon (mais on s'en fiche un peu, paraît qu'on ne risque pas la peine capitale en faisant des modifications aux noms propres)

Il y a d'ailleurs une "méchante" dans celui-ci... même si traiter Vénus  d'ensouffrée n'est pas totalement justifié,  mais voilà, c'est une déesse païenne qui se fait un devoir de  détourner un    chrétien de la "bonne voie"  (et pas bonne voix, quoi que... lorsqu'on connaît le thème  de l'opéra,  le lapsus  est permis).
A noter les accents parsifaliens du final, pour ceux qui connaissent, pour les autres, un petit exemple**. Beau petit filet de voix elle aussi (Grace Bumbry n'est pas vilaine non plus si vous y allez jeter une argouane)

Tu as encore bouffé la commission  Quichottine...  Le Barbier et son air  sur la rumeur de Don Basilio  http:// c'est  "encore"  de Rossini et non de Mozart (post-it sur le frigo, j'vois que ça, j'en use et abuse dans mon cas, mémoire de carassin doré oblige).  Les tessitures "dans les caves" pour  les  chanteurs, j'aime plutôt,  ainsi que les mezzos et  contraltos pour les nanas, mais ça,  tout le monde commence à s'en douter, vu  que j'arrête pas de le rabâcher (ou alors c'est que vous  manquez  d'attention  les cocos)
La  Flûte, on y  revient,  la méchante Reine de la  Nuit évoquée précédemment, avec son  pendant  "positif"... Sarastro  (une basse,  pour te faire plaisir ). Quelque part, je me demande si les méchants ne sont pas le Doppelganger, le double négatif des héros, donc des héros tout de même... (et on en revient à ce que je dis toujours... s'ils n'existaient pas, les héros ne seraient pas non plus)
Marguerite et sa naïveté... si je n'avais envie de la tarter pour lui apprendre la vie, je lui serai tout de même reconnaissante pour son air final (moui... par Gounod interposé, cela va sans dire, la Marguerite commune, celle des villes et des champs, sais pas si elle m'attendrirait autant, ah... magie de la musique !) à noter que la... lévitation finale me rappelle également celle de Isolde... j'ai des connexions mentales et auditives très personnelles je sais .... comme celle de Thaïs sur son lit de souffrance d'ailleurs

Au demeurant, je m'aperçois qu'on parle de Rédemption, de sacrifice.... tout comme celui de Brünnehilde sur son cheval Grane,
De Senta se prenant un bouillon.

Les martyres abondent dans le lyrique;  les sacrifiées, tout comme la pov' Léonora de la Forza del Destino de Verdi,
La copine d'Edgar de Puccini, Fidelia... (un nom dur à porter ça, je flipperai qu'on me confonde avec Lassie),
Une pucelle orléanaise et Tchaïkovskienne;
Une Wally en manque de poudreuse.


Tout comme les sacrifiées volontaires... ce qui me fait passer (en douceur) au commentaire suivant de ce cher Atalmont

Atalmont 
Une héroïne d'opéra qui m'a marqué....
Tout de suite c'est Carmen qui me vient à l'esprit.
D'accord tu vas me dire "c'est classique, c'est trop connu....".
Mais le personnage (crée vers 1875) a quelque chose de fascinant. Ce n'est pas l'héroïne "potiche" qu'on voit partout. Elle a du caractère souviens toi quand elle dit à Don José "chiens et loups ne font pas longtemps bon ménage".
Et puis j'ai un bon souvenir de l'oeuvre que j'ai vu à l'opéra Bastille.
Voilà, voilà....



Si c'est pas une sacrifiée au machisme ça !!! Mais suis-je obligée d'y revenir à cette nana, c'est un symbole universel de plus non ?

Il y en a d'autres du même acabit.... si on regarde du côté de Lulu de Alban Berg, pas d'extrait correct, désolée (le seul final trouvé est tellement "trash" que j'ai scrupule à vous le filer, il risque de vous empêcher de digérer)

Dans Khovantchina de Moussorgski, Marfa   se permet d'inviter des potes à son barbecue si c'est pas de l'altruisme ça ! (Un petit extrait du choeur... j'aime les choeurs slaves, pas ma faute) Dosifey n'est pas mal... (euphémisme, c'est une "gueule" de l'œuvre)

Lucia qui s'autorise un pétage de plomb fatal, un "suicide" bidouillé en quelque sorte, alors que son pote passe à l'acte tout bêtassement (je sais, je radote, mais c'est histoire de donner de nouveaux extraits)

Léonore qui en fait de même.

Les suicides avérés ou programmés, ça foisonne aussi, à vous de tenter de les dégoter.

Si je parle de Blanche... ça aussi, déjà évoqué, mais comment ne pas y songer.... on est pile poil dans le sacrifice (collectif de surcroît), une redite là aussi, mais cette scène je ne m'en lasse pas. A ceux qui ont loupé la narration, vous êtes invités à aller jeter un oeil à mon "résumé" de l'œuvre, ça élucidera le drôle de bruit qui ponctue la scène finale.

Juliette  
Pour moi tu sais il n'y a qu'une héroïne d'Opéra :
Mélisande.
Quelle personnage complexe! Elle s'est entourée définitivement de mystère. D'où vient-elle ? elle ne le dira jamais.
Elle fait la conquête de toute la famille en un clin d'œil, Tous l'adorent. Les femmes la materne, les hommes la désire.
Mais elle ment avec une facilité désarmante et touchante. C'est une rouée mais un être si fragile et si mystérieux que j'en suis fascinée depuis des décennies.
Et je crois qu'elle ne pouvait que mourir jeune et disparaître comme elle était apparue, mystérieusement, peut-être pour reparaître ailleurs, jetant sa couronne et pleurant sur le mal qu'on lui a fait.

Je délire toujours un peu quand je parle d'Elle


                                                                           Mélisande sans ses couettes

J'ai un mal énoooorme avec Debussy, quoi que j'aime bien cette histoire (culture médiévalo-teutone ou non oblige, on voit sa copine Isolde, Sieglind même) mais je me soigne rassure-toi !, son côté "rouée" je ne sais... elle ment comme une gamine prise la main au pot de confiture de fraises, on l'excuse parce qu'elle est jeune et destinée à finir ainsi... les condamnés d'office trouvent plus facilement grâce à nos yeux, s'pas ? Mine de rien, je crois que c'est son monde imaginaire plutôt que ses mensonges qui la tue.....

J'aime ce genre de commentaire Juliette, on sent que tu vis le truc.

Jane  
Mes deux héroïnes préférées dans l'opéra (pour le peu que j'en connaisse , soyons modeste , car tu sais que dans les chorales c'est plutôt le chant sacré qui prévaut !), ces deux héroïnes sont Carmen et Mme Butterfly ! Ce sont deux opéras que je connais , d'abord , et puis ces héroïnes sont tellement à l'opposé l'une de l'autre même si elles sont toutes les deux dévorées par la passion , l'une lutte pour sa liberté et choisit de mourir pour la conserver , l'autre se laisse emporter par la vague du désespoir , l'une est toute violence et force , l'autre toute douceur et tendresse...
D'ailleurs ce serait bien que tu nous racontes Mme Butterfly , mais difficile de faire de l'humour avec cette histoire...Une gageure...Tu as dit que tu les aimais !!



J'ai connu pire comme défi, regardes du côté du Dialogue des Carmélites ou de la Traviata... Pour Carmen, pas de commentaires superfétatoires... on va me dire que je tourne en boucle sinon, mais pour madame Mouche-à-beurre (déjà moins poétique en Exagonien non ?), étant donné que je n'ai pas encore traité cet opéra, ça va paraître tout neuf de filer quelques extraits pour appuyer ton ressenti personnel  fort juste d'ailleurs ma grande.

Douceur tendresse 
"faisage" de compositions florales
rêve
désespoir  ....

Un monde sorti de la tête de Pierre Loti, un petit côté estampe nippone de bon aloi, presque colonialiste si on y songe, la femme n'étant pas spécialement un être "qui en a" dans la culture du Soleil Levant (mais est-ce réservé à la culture nippone ?.... on pourrait en causer....)

Bon, on va dire que j'ai répondu correctement (m'enfin question longueur, question justesse, suis pas musicologue, et encore heureux !) alors tous à l'écoute et à bientôt; Comme il se doit, je vous laisse du temps pour cela, ce qui me permettra moi-même d'aller faire un tour par chez vous... Bon début de semaine.

La dragonne

PS: a signaler pour les "nouveaux" qu'il faut cliquer sur les trucs en gras, je dis ceci pour la personne qui m'a envoyé un message me signalant qu'elle ne trouvait pas d'extraits, elle avait simplement oublié de passer le curseur au bon endroit (désolée de ne pouvoir répondre d'une manière plus personnelle, pas d'adresse pour l'accusé de réception, si j'ose m'exprimer ainsi)



* (je ne cause pas de  mes gaffes, même si j'en connais qui ont une préférence pour cette catégories, les sadiques, à moins que vous classiez ça dans "œuvres mimiques farfelues"

** A noter que ce bon vieux Richie ne déroge pas à sa règle de base, changer l'ordre de la chronologie... Parsifal fut le dernier opéra alors que Lohengrin fut le sixième (septième si on considère le premier : Les Noces, qui resta inachevé)

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Quichottine 28/10/2009 08:24


J'ai tout écouté... Mais je n'ai pas eu le temps d'aller dans tes sous-sol.

La vraie vie m'a aussi happée au passage.

Je suis débordée, mais j'aime bien ! :-)))

Bisous du matin, Sieglind.


17/11/2009 13:11


J'aime aussi, j'te rassure.. Allez, soyons débordées, c'est bon signe. Bécots virtuels Quichottine


:0091: :0010: :0085: 14/10/2009 18:32


hello...un petit bonsoir en passant.........


28/10/2009 07:52


Un petit bonjour très tardif en retour


@lain 09/10/2009 15:25


Bonjour ma Dragonne adorée

Je sais que tu es pas mal bousculée depuis un temps certain et je ne te vois plus beaucoup. Remarque je ne dis rien car cela faisait un bail que je n'étais pas passé sur ton blog et j'en suis
sincèrement navré, mais je suis comme toi j'ai pas mal d'occupations, en outre celle de procéder au nettoyage de ma "propriété" ... héhéhé ... enfin petite propriété, mais assez grande pour que le
soir je m'endorme devant la télévision, remarque pour ce qu'on y voie !
Je vois que de ton côté tu ne tarie pas de mots pour décrire tes nombreux invités, il faudrait presque un dictionnaire pour retrouver toutes les signification ou les parenté entre chaque
personnage. Pas facile l'opéra ... moi je préfère l'opéra bouffe car au moins on y meurt pas de faim ... wouarfffff que c'est mauvais !!

Je te souhaite un excellent weekend rempli de soleil.

Plein de gros bisous Dragonne
Prends soin de toi
@lain


28/10/2009 07:54


S'occuper de son lopin de terre, dragon connaît aussi (ça je délègue allègrement la tâche, suis pas jardinière pour deux rondelles de saucisson hé,hé) Je sais que je
me fais rare chez tout le monde, j'espère que maintenant, après un début d'année scolaire festif, ça va vraimenht se calmer... j'espère !
A plus chez toi randonneur de mon coeur


qing et rene 09/10/2009 02:33


heureux de te retouver, passe un bon vendredi
qing et rene


28/10/2009 07:55


Bonne semaine à vous-deux, je pense bien à vous si je ne passe que rarement... hélas !


Quichottine 08/10/2009 14:24


Je ris en te lisant... Tout le monde est pareil et court après le temps.

Un break dans la vraie vie ? C'est loin d'être facile !

... J'ai encore quelques morceaux à écouter par ici. Mais après, il faudra que je retourne dans tes sous-sols !

Bisous du jeudi. Merci.


28/10/2009 07:57


Les "breaks" sont de plus en plus difficiels à ménager, surtout ils apparaissent d'une manière aléatoire, on prévoit de moins en moins, on prend comme ça vient, ça
doit être un phénomène de société...
J'espère que depuis le temps que j'ai mis à te répondre, ton écoute est terminée... (avec la lenteur que j'ai mise à répondre, t'as dû même pouvoir tout écouter trois fois hé, hé)
Bonne journée Quichottine