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Vendredi 25 août 2006
Bonjour!

Allez, je fais moins productif, y a pas à tortiller cent sept piges, mais au moins, deux productions par semaine... sinon, on perd le fil (comme dirait Thésée) et se refarcir l'article précédent, pour resituer la chose, ça peut devenir lassant comme menuet.



LOHENGRIN - Acte I (suite, scène 3)

Comme en deux scènes, on n'a pas sauté une génération depuis les faits du début, quant au lieu et personnages on prend les mêmes et on recommence hein?

Elsa, dans sa bulle "inspiratatoire" (1), le blaire toujours au vent... l'attitude extatique.... (sur scène on laisse courir mais, dans la vraie vie, elle fait pas trois minutes dans la rue sans voir venir des gentils monsieurs baraqués en blouse blanche, c'est moi qui vous le dit) refuse toujours de voir venir celui qu'elle appelle à la rescousse depuis presque une scène.

Il apparaît donc, cet envoyé divin, en nacelle tractée par un cygne - (j'imagine bien un énorme canard de bain, comme mon illustration pour la devinette, ça serait rigolo hé, hé) -  A mon avis, on a sous-estimé la vitesse de l'engin et il finit sa course sur la terre ferme, s'arrêtant pile poil au centre de la scène. Fonction aéroglisseur la barcasse, parce que chanter les pieds dans la flotte, à part pour les palmipèdes, (justement!), c'est pas top-top!
Il descend et on peut admirer sa tenue dernier cri : costard plaqué argent (classe mais un peu raidasse), casque en tissu du même métal "en" tête (là, à chaque fois, pas de ma faute, je sais que c'est on ne peut plus français, mais je vois le truc planté "dans" le crâne façon tomawak), couvercle de poubelle à l'épaule et cure-dent hypertrophié au côté (bouclier et épée si vous préférez le "classique"), et une langue de belle mère à la ceinture (une corne c'est d'un commun!). La foule pousse des "hip-hip-hip Hourra" en le voyant.

A peine son quarante-douze fillette posé hors du véhicule, on sent déjà qu'il ne s'est pas fait que des copains, étant donné que Frédo a dû faire l'armée, puisqu'il la joue "Grande Muette" et que sa belette Ortrud le "fusille" (elle aussi a fait l'armée c'est sur) du regard.
D'ailleurs celle-là, on ne l'a toujours pas entendu moufter et depuis le début, elle se l'est pétée "marquise de Montenbiais"(2) offensée et frigide (verbalement parlant... sa vie privée... c'est son problème, mais entre nous, on pige mieux que son mec soit aigre plus que doux, il "compense" par un excès d'orgueil et une soif de justice un peu trop claironnants je trouve... pas vous?). Je ne sais pas si elle s'emm..nuyait depuis le début, mais là, du coup, elle se réveille et change de ton (pour une muette... à voir...) en ayant l'air "légèrement" (euphémisme) effrayée par le visiteur et son destrier peu commun, et couine comme une gorette qu'on égorge (elle pousse un grand cri, mais je préfère le couinement porcin moi, j'ai droit?) C'est pire que l'arrivée de Jean-Paul (j'en reste à l'autre "génération" papale... s'cusez hé, hé) et tout le monde se découvre (découvrir... tiens donc... je les vois bien... baisser le calfouette moi... parce que je regrette... découvrir, ce n'est pas que pour l'ornement "têtale"  hé, hé!)

Le type a appris à chuchoter à l'oreille des... canetons parce qu'il se penche pour faire la causette à sa bestiole tractante:
"Allez, Auxfinesherbes (auf Wiedersehen, si vous préférez) mon canard (terme affectueux à double sens ici). Repars d'où on est venu... je sais que t'as des trucs prévus, j'voudrais pas te retenir!"

Une fois le volatile bodybuildé parti, le chevalier blanc s'avance et salue bien bas le roi (pas trop, à cause du costard en fer-blanc):
" Salut ton altesse et cinq lettres pour la bagarre qui se prépare (rapport à la guerre imminente avec les hongrois.. Suivez quoi!!)
- Sympa de ta part!- répond celui-ci - Si je n'me buse... je crois piger que t'arrives ici mandaté par le grand patron?
- Mon p'tit doigt m'a susurré qu'on frise l'erreur judiciaire et que j'aurai intérêt à couvrir les miches arrières de mam'zelle Elsa. Maintenant "baste"! Tu vas t'expliquer où je t'en retourne une?!"

Là, c'est à l'accusée qu'il parle... et sur un autre ton en vrai, mais j'avais envie qu'il la secoue un peu c't'engluée du bulbe, parce qu'il faut dire qu'elle s'est enfin décidée à regarder de son côté, mais nous la fait façon femme de Loth et la goule ouverte (tout ce qui a changé dans l'attitude "blondesque" c'est le positionnement du regard, passé du vertical à l'horizontal, ouah... ça a dû lui demander un effort surblondien!)
EvB (Elsa von Brabant) se risque à une figure acrobatique des plus périlleuses et éprouvantes: elle change de posture! Il faut dire que tomber à genoux au pied du type avec un regard chaviré de bonheur... faut oser quand on est spécialisé dans l'"inspiration divine" hé, hé!

"Mon Zorro! Tu fais ça et je deviens ta grille!"

- hé, hé, là je vous vois ouvrir des soucoupes occulaires énooormes! S'cusez, c'est un délire sur la traduction. J'explique: déjà, en français ils ont carrément dit que la nana s'offrait physiquement au type ("je me donne toute à toi" c'est pas pour jouer au scrabble!) alors que le texte de Wagner c'est tout de même plus "soft" :"que je sois ta femme" qui se dit "dass ich dein Gatte sei, sauf qu'en tapant... j'ai eu le mot qui lui ressemble drôlement en tête: Gatter qui veut dire grille, grillage. Fin d'une aparté qui ne faire rire que moi... j'arrête hé, hé! -

Lohengrin demande confirmation (il pourrait sortir un contrat en trois exemplaires, remarquez...) et stipule (en tout petit) que, si elle veut convoler avec lui, une clause interdit expressement à la contractante de demander certains renseignements à l'intéressé. En bref, pas de question sur son blaze, son pédigré, son lieu de naissance (les lignes sont biffées sur le papelard). Il insiste (lourdement?) mais c'est à cette (simple?) clause que tient tout le bastringue nuptiale, faut faire avec.. ou se la mettre sur l'oreille comme dirait Coluche!
Le comble c'est que, tout de même, il attend qu'elle signe (virtuellement parlant évidemment) pour lui déclarer qu'il en pince pour elle (un tien vaut mieux... etc).

Une fois contrat en poche, il revient à ses (ou nos) moutons et demande qu'on lui passe les minutes du procès. Lecture en diagonale et, se tournant vers Frédo, il lui demande réparation comme on dit:
"T'as tout faux mon pépère! Et si tu veux qu'on en cause... t'es pas sur d'être "éloquent" face à bibi!"

Les copains de Frédo, lui chuchotent qu'avec un adversaire "assisté divinement", ça risque de ne pas être de la tarte, mais l'autre s'entête:
"Même pô peur!Tu te la pète frime, mais je sais que j'ai raison, donc c'est dans la poche!"

Comme tout le monde reste campé sur ses positions (style début de kata à la "Kill Bill"ça serait rigolo aussi), le roi demande à ce qu'on leur explique les règles du jeu, c'est le hérault qui s'y colle:
Trois témoins pour chaque adversaire, celui qui dépasse les bornes de la limite (comme le poisson rouge Maurice pour ceux qui connaissent la pub), c'est à dire l'espèce de "ring" qu'ils ont tracé au sol, on coupe la mimine au noble (Frédo) ou au valet (Lohengrin) - (me faire traiter de valetaille (Knecht) par un hérault, ça m'aurait plû qu'à moitié ça!) - carrément la tête qu'on lui ratiboise! (quand je vous disais que ça rappellait la scène de "Kill Bill", le premier volet!)

Après un spitch de circonstance, au menu: glaive rutillant de la justice divine tranchant dans le noeud gordien du problème (tiens.. Salomon!) et donnant la force prise au félon au preux (les vases communiquant, ah... la physique!) et surtout une phrase que j'adore: "Eclaire-nous Dieu vengeur, notre sagesse n'est qu'erreur" (en gros: on s'en lave les mains dém..brouille-toi avec le problème, on est trop c.. pour se faire notre propre jugement, facile vous trouvez pas?)
Tout le monde fait ses voeux propres (ou sales, mais perso en tout cas) et le combat commence. Tout ce beau monde a reculé à distance respectueuse (un mauvais coup c'est vite pris) et ne restent que les six témoins qui entourent le "ring" (là, ils n'ont pas trop le choix, et leurs miches sont bien exposées, mais fallait pas lever la main aussi!)

Le signal de début de combat est donné par le roi qui balance sa claymore (sympa, sauf que ça se manie à deux mains, vu la taille de l'opinel!) sur un bouclier suspendu au chêne (nous on utilise bêtement un gong, m'enfin... chacun son style hein?)

Là, on s'attend au "Combat des chefs" et on n'a droit qu'à un combat style dragonne versus épluche-légume (c'est l'épluche-légume qui a gagné cette fois là!)! Lohengrin a entamé la partie, et par la même occasion son adversaire (il commence à frapper le premier et Frédo est blessé tout de suite et s'étale sur le gazon) Comme combat titanesque, j'ai vu mieux, mais, je pige que Richie Wagner, rallongeant sa partition d'une scène de combat plus conséquente... on arrivait presque à la durée des Maîtres Chanteurs sur le coup, c'est qu'il est prolifique en diable notre Richie comme vous savez.

Grand seigneur (quoi que traité de valet au début) Lohengrin fait grâce à son adversaire et tout le monde s'auto-congratule et se fais la bise... Tout le monde, peut-être pas... Frédo se paie la honte de sa vie et se demande s'il s'auto-trucide tout de suite ou s'il attend lui aussi une intervention céleste pour jouer la revanche et, enfin, on a droit de connaître la tessiture de sa belette Ortrud (mezzo-soprano, ma préférée) parce que Môdame daigne balancer quatre vers (elle aussi ça la tuerait de participer dès le début?.. J'me demande même si on n'aurait pas mieux fait de remplacer les musaraignes locales par des mannequins de grands magazin, en tout cas pour le début. Parce que côté figuration, ça va, mais elles appliquent à la lettre la formule :" sois belle et tais-toi" vous ne trouvez pas?)

Et là, grandiose le final! On a droit à Astérix!
Je ne mens pas (je "brode", c'est sur, mais c'est le texte). On couvre avec des fringues deux boucliers (celui de Lohengrin et celui du chêne royal décroché pour la circonstance) et y montent le chevalier blanc et non pas sa monture (trop facile celle-là aussi hé, hé) mais sa future femme, Elsa.

Fin de l'acte sur une foule délirante et gouallante, alors que Frédo pisse le raisiné près de sa moitié qui a une phrase zarbi: "qu'est-ce que c'est qu'ce type qui a brisé mon "pouvoir"?... A cogiter... De qui et de quoi parle-t-elle?

Allez, j'ai produit ma longueur favorite pour bien vous "caler" jusqu'à la semaine prochaine, alors je peux continuer mes petites affaires? Vous ne vous ennuierez pas?

A plus tard donc pour l'acte deux de Lohengrin. Bonne journée
La dragonne



(1) J'attend la statue... grandeur plus que nature (échelle deux, ça me conviendrait même)... parce que les figurines, genre jeu de rôle j'ai déjà et je fais partie du P.L.N.J (parti de libération des nains de jardins). Je vois un truc "modeste"... des dimensions de la nana de Bartholdi mais vous m'enlevez le galurin façon barbelés hein?

(2) Ou "Tronchenbiais", ça dépend. Encore une expression familiale pour parler des snobes et des hautaines (celles qui se la pètent sang bleu quoi!).
par Sieglind publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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