LOHENGRIN - Acte II - (suite)

Publié le par Sieglind

Bonjour!

Bon, faudrait pas qu'on pense que je suis feignante!... Comment "Trop tard"?!...Pouf-pouf, on recommence:
"Bon,(la formule du début ne change pas), faudrait penser à écrire quelque chose parce qu'on va penser que j'entre en pré-hibernation" (chez dragons c'est très tôt!) ça vous va mieux?
Allez, je ne vais pas vous laisser un opéra de Richie Wagner en plan de toute façon, ça fait désordre! Vu que les scènes sont "relativement" courtes, je vais tenter de finir au moins deux de celles-ci avant la fin de semaine. Allez... à vos strapontins!



LOHENGRIN - ACTE I - (suite)

A la scène deux, on voit donc arriver la future victime du plan tordu de la nana de Frédo: EvB (Elsa von Brabant... suivez!)

Pas besoins de narrer le dialogue complet, comme pour la scène précédente, on pige un peu comment elle s'y prend.

Recette de l'oie rôtie façon Ortrud:

- une oie bien dodue (là, c'est l'imagerie populaire de la chanteuse d'opéra... j'en connais qui passent entre le mur et le papier peint sans décoller tout le bastringue, ça passe de mode ça aussi)
- farine
- beurre
- assaisonnements divers (pour la farce)

Attendre que l'oie soit arrivée à proximité, rester tranquillement assise, après avoir envoyé son mec voir du côté de l'amoureux palmipédo-tracté (espèce non répertoriée dans la liste des volailles, mais je pencherais pour le dindon, il restera de la farce certainement)

Un fois que l'autre ne se méfie pas, perdue (encore?) dans ses rêveries, l'appeller doucement ("petit-petit-petit...") en marmonant dans son duvet mentonesque pas épilé qu'elle va se mordre les dents d'avoir eu l'idée idiote (euphémisme?) de venir prendre le frais dans le coin ce soir.
Bien prendre le soin de garder un air de clébard battu, pour attendrir la bête (je la vois bien choper l'attendrisseur de barbac par contre sur scène hé hé) elle n'en sera que plus "goûteuse" à la cuisson.
Marinade ramollissante: faire jouer le pupitre des cordes plein pot, évoquer une pauvre future exilée par la faute de la boulette de son mec, parce que ça ferait tâche dans le décor idyllique et qu'on comprendrait très bien que ça plombe l'ambiance un couple de perdants parmi les invités de la noce.

Quand la nana commence à devenir molle du genou en voyant l'état minable dans lequel on est (techniquement s'avachir au pied de la blonde ça marche pas mal) et qu'elle envisage de se faire pardonner pour le mal qu'elle a fait (trop fort! Faire culpabiliser l'autre, alors que c'est tout de même eux, les "méchants" qui l'ont traînée devant un tribunal- divin, mais tribunal tout de même!), passer le beurre en pommade en évoquant sa grandeur d'âme et sa bonté (j'aurai pas dit ça moi...) ce qui fait que la volaille en arrive à nous inviter carrément aux noces pour nous changer les idées.
Repasser une couche de beurre, histoire que la farine dans laquelle on va la rouler adhère bien et ajouter que, comme cadeau, on va lui faire partager le doute qu'on a sur la longévité de son union. Bin oui, un type venu de nulle part et avec un "charme" sur lui... ça peut repartir du jour au lendemain, voilà ce qui arrive quand on ne prend pas de renseignements sur son copain!
L'oie se débat un peu (fierté? Orgueil) et on a pigé par où il faut commencer à barder la bestiole (du côté de la M.O, "Majesté-Offensée" comme je dis)

La scène s'achevant, la suivre dans ses appartements, toujours position Détritus, courbé à s'en toucher les genoux avec le pif, et continuer "extra-muros" (ou extra-scène si vous préférez) le "pétrissage farineux" de la bête. Ici, pas la peine de nous montrer tout le scénario, on a pigé aussi qu'il ne va pas falloir longtemps avant que le minette ait envie de prouver à tout le monde qu'elle ne se met pas en ménage avec le premier venu, même mandaté par le divin... nan maiiiis!

Le mot de la fin de scène reste à Frédo, revenu aux alentours et qui jubile déjà en pensant aux boutonnières surnuméraires qu'il va faire au costar de son vainqueur.

Le jouuuur se lèèèèèève sur la scè-è-neuuuu (tiens qui c'est qui chantais ça, j'ai un blanc?)..trois la scène pour ceux qui ont perdu le compte...  et on voit le branle-bas de combat habituel d'un lever de couleur chez les emparticulés locaux.
Fréfo se planque au détour d'une poubelle et attend qu'il y ait suffisamment de monde pour sortir sans qu'on lui demande s'il a dormi à l'hotel du Cul-Tourné vu qu'il a passé la nuit dehors.


Et que ça te claironne dans ses langues de belle-mère "Tiens t'auras du boudin!" et que ça ouvre toutes les portes pour chasser les odeurs de poneys des piaules (un vrai lever façon caserne, ne manque plus que l'adjudant alcoolo au tableau)


Le personnel de maison ayant dégagé les lieux, la place est libre pour les nobles et les bourges, ainsi que pour le hérault du roi qui vient donner le bulletin info de la journée:
- Ciel nuageux et plus que menaçant au-dessus d'un certain Friedrich (Frédo), qui laisse à présager une expatriation accélérée, le climat ne lui réussissant pas (en gros Frédo est banni purement et simplement de l'Empire), pour le reste du territoire, ciel bleu et gazouillis de piafs prévus, sauf pour ceux qui auront la mauvais idée de vouloir rester copains avec l'exilé, évidemment!
- Don du fief de Brabant au type qui a sauvé l'honneur d'Elsa et va devenir son légitime (pas ininteressante la transaction quand on y pense hein? On récupère une meuf et son fric, quoi demander de plus?) Par contre, étant donné que ce preux chevalier refuse le titre de duc - (hé, hé, Grand Duc pour un conducteur de cygne, cherchez l'erreur de piaf!) -, il sera plus modestement "Protecteur du Brabant" (parrain?.. Capo?... ça peut être n'importe quoi du coup!)
- Et pour la fin, le moins agréable: après la fiesta de noce, tout le monde prend son barda et suit le roi pour aller latter joyeusement les "Hongro-barbaresques"

En bon peuple moutonesque... tout le monde a crié des "Ziva, c'est trop d'la balle!" après chaque information "tonitruée" par le hérault (même pour aller au casse-pipe, pour vous dire comme ils sont "génético-panurgesquement" modifiés!)

Tous... autant pour moi!
Quelques nobles commencent à chuchoter qu'il y en a marre de se faire ratatiner la gu...oule par la faute d'un type à l'égo hypertrophié et à la fringale constante de pouvoir, parce que c'est pas le roi qui raccomode les fringues le soir et se passe de l'éosine! En plus... les soi-disants ennemis, sont en paix (même si c'est une trêve, elle a l'air de tenir) alors ça serait pas mal si quelqu'un avait la bonne idée de lui rabaisser son caquet à l'Oiseleur! (rappellez-vous, c'est henri dit l'Oiseleur le roi local)


Evidemment, Frédo n'attendait que ça pour sortir de derrière son sac-poubelle (en plus un empaffé de clebs avait troué le truc pour trouver sa pitence, les fragrances n'étaient pas des plus adéquates quant à une vaporisation after-shavéenne matinale!)

"Suffisait de demander!
- T'es bredin de rester dans le coin! T'as envie que le personnel de maison de raccompagne à coup de pompes au valseur jusqu'à l'entrée?
- Vous voulez que ça change? Attendez un peu et vous allez vite piger que ce soi-disant chef de meute n'est pas si blanc-bleu qu'on pense et surtout pas fiable côté spirituel!" - (ça ne veut pas dire qu'il n'est pas rigolo, quoique pour l'instant, je n'ai pas vu passer l'ombre d'une esquisse de fou-rire dans cet opéra.. mais simplement que ses aspirations philosophico-judéo-chrétino-teutones ne sont pas forcément tournée vers le bon côté de la "Force")

Les autres crient au scandale, mais s'arrangent tout de même pour le planquer au milieu d'eux, histoire qu'il ne soit pas écharpé par la foule en délire et quatre pages du livret... pardon en livrée se dirigent vers le palais en prévenant tout le monde que la potiche Elsabrabantienne va passer de ce côté, pour faire ses abblutions... dévotions matinales à l'église.

"Mens corpore" avant de penser au "corpore sano" l'hygiène de l'âme avant celle du corps; ils devaient friser la canonisation quand on sait qu'ils ne connaissaient pas encore les bienfaits de se trimballer comme la blonde de la publicité,  en levant la quille hors contexte et n'importe où dans la rue, en criant "Nartaaaaa!", les bras levés pour qu'on voit bien qu'elle ne porte pas d'écureuils greffés dessous.. avec les odeurs de terrier que ça implique!
Je me marre, pardon, mais j'ai l'image d'un passant se récupérant son quarante-douze fillette dans la tronche, lors d'un de ses sauts de biche en folie.

Nous on sort pour l'instant et on verra plus tard la fin de l'acte et le début du suivant, si je fais court évidemment.

Allez, filez garnements et bonne fin de semaine... vous savez que vous risquez de m'apercevoir simplement en touriste chez vous hein? Je respecte à la lettre le repos dominical (c'est la seule chose échappée à mon "élagage" spirituel, mais surtout ça apporte de l'eau à mon moulin de feignasserie Mouarf!)

Bonne journée et à bientôt
La dragonne

Publié dans Wagner

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Christine ... 25/09/2006 22:29

Et non Dragonne, je ne file pas ... je reste !! Non mais alors !!! Puis-je faire ce que je veux ???D'autant que tout cela devient très intéressant ... mais que va-t-il donc se passer ???... même pas besoin d'attendre, j'y cours !!!!

Sieglind 26/09/2006 08:01

Morte de rire, ton commentaire au fur et à mesure des articles Rigolo comme tout hé, hé. Bises Christine

isis 05/09/2006 09:00

un vrai régal !! pour une fois je ne suis pas au boulot ... j'ai pu lire sans stresser !! rien que du bonheur !!

Sieglind 05/09/2006 15:25

Merci ma belle! Bises et bonne journée non stressée alors.

:0091: 04/09/2006 07:36

   @ +

Sieglind 04/09/2006 08:06

Bon lundi simone... je répond très tard à tout le monde et à l'envers... hé, hé.

Louvre-passion 03/09/2006 21:07

De passage chez notre estimée Dragonne,Ce qui est bien chez toi ce sont les améliorations, nous avions déjà l'opéra et maintenat nous passon à la gastronomie.... A quand l'ouverture du restaurant chantant ?

Sieglind 04/09/2006 08:07

J'aimerai faire la cuisine... ça serait à envisager hé, hé. Salon de thé chantant peut-être... mais les p'tits fours à l'oie blanche... c'est pas trop le style, ça ferait tâche au milieu des pets de nonnes et des religieuses hé, hé. Bon début de semaine Atalmont

:0091: 03/09/2006 17:02

 et tu prends quoi ?  @ +

Sieglind 04/09/2006 08:18

Mon temps en tout cas, étant donné que je reviens juste (et sur le net et dans mon "chez-moi" aujourd'hui hé,hé. Bises Simone