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Mardi 12 septembre 2006
Bonjour,

Allez, on y retourne, étant donné que c'est vraiment la fin cette foi (le "ouf!" même étouffé que je viens d'entendre, virtuellement parlant, que ça ne se reproduise pas hein? Sinon, pour la peine, je vous balance le livret en VO et qui sera le plus embêté? Mmmm?)



LOHENGRIN - ACTE III - Scène 3 -

On a quitté une chambre nuptiale ressemblant plutôt à un ring qu'à un séjour idyllique, avec une Elsa dans les vapes (et physiquement cette fois, pas que neuronalement parlant), un Frédo en très mauvaise santé, puisque mort (d'une dose excessive d'acier non dilué), et un Lohengrin très "colère" après tout ce bazar.

Troisième et dernière scène donc, se passant aux bords de l'Escaut, certainement aux abords du fameux chêne séculier, enfin ça me paraîtrait logique, avec toute la troupe déjà vue au début de l'opéra (Frédo à l'horizontale par contre, ça va le reposer)

Tout le monde est réuni (au son des trompettes comme à l'armée pour le rassemblement)  et le roi va pouvoir commencer la revue de détail (ne pas oublier, que l'Oiseleur, a une guerre sur le feu et avait prévenu son monde qu'il partirait le lendemain des festivités pour trucider du barbare):

"Bon c'est pas que je m'ennuie mais j'ai de l'Oriento-hongrois à décalquer alors, faudrait pas traîner! Mais il manque le nouveau chef du coin? Il n'arrive pas à mettre ses bandes molletières ou quoi?"

Au même moment, la foule s'écarte, l'estomac au bord des lèvres, pour laisser place aux quatre types portant un Frédo plus que refroidi (au petit déjeuner, se voir passer sous le pif un cadavre, ça influe sur la digestion vous me direz).
Quand le roi demande qu'on l'éclaire sur les origines de ce macâbre spectacle, les types répondent qu'il attende parce que c'est le "chevalier au cygne" qui va tout expliquer (facile... moins ils en disent, moins ça sent le roussi pour leur fondement!)

A son tour, Elsa entre, le pif aux chevilles, l'angoisse la taraudant (moi, je pencherais plutôt pour la honte de sa vie devant sa boulette), ce qui intrigue encore plus l'encouronné, quoi qu'il se dise que c'est tout de même normal qu'une jeune épousée tire un peu la trogne alors que son mari part le lendemain de sa nuit de noce pour faire la guerre.

Tout le monde s'installe et c'est à ce moment qu'entre le héros, équipé de tout son barda comme au premier acte.
"Euh... ta majesté... compte pas sur moi pour prendre la tête du détachement!
- quoi?! Qu'encaustique-je?!
- D'abord, p'tite mise au point:
T'as vu le type allongé là? Ce fiéleux de Frédo? Il a attendu qu'on soit tranquillou à se faire de mamours pour essayer de me faire la peau! A ton avis, ça méritait une apnée définitive non?
- Bin... ça m'aurait un tantinet énervé aussi...
- Deuzio... j'porte plainte contre mon ex-future! Pour rupture de contrat! Elle avait signé, même en lisant l'alinéa en tout petit stipulant qu'en aucun cas elle ne devait me demander mon blaze, et elle a foiré!  Pourtant j'suis pas aphone! Vous m'avez tous entendu guoualler au premier acte qu'on ne devait jamais me demander ça! - (je confirme... au troisième rang du balcon, on l'entendait bien goualler en effet le Lohengrin de l'époque!) - Problème... elle écoute trop les pseudo-copines! résultat: elle est passée du côté obscure de la force, j'ai plus rien à faire avec elle.
- Ouah, la vilaineuuuu! - ponctue la foule scandalisée
- Et je vais vous dire qui j'suis, puisque ça vous tanne tous:
Si je vous dit Montsalvat... temple... Saint des Saints... Graal... chevaliers... ça vous interpelle? Mmm?
En bref, les chevaliers du Graal ont quelque avantages en nature, tels que l'assurance de toujours gagner leurs combats, c'est pour ça que c'est un bon appui logistique quant à un règlement par jugement divin et on nous appelle souvent pour ce genre de litige. Mais à une seule condition, ce pouvoir ne dure que si personne n'a la mauvaise idée (regard vers l'intéressée) de vouloir savoir qui est le champion en titre. En plus, le pire, c'est que, ayant été obligé  de parler du Graal (et ça, pour un mystère censé être caché au profane, c'est la honte!), du coup, je vais devoir partir, c'est la loi!
Ah au fait... j'oubliais (- une broutille! -) j'suis Lohengrin, fils de Parsifal! En ce moment il est occupé à gérer la boutique et c'est moi qu'il a envoyé.

- Ouah! La classe!" - ponctue la foule scotchée (réductrice ma version? Je ne crois pas, les foules "lyriques" ponctuent très souvent les propos des rôles principaux... et sont aussi changeantes que les ailes d'un moulin tournant suivant le sens du vent)

Elsa a comme une faiblesse, le tonus lui manque et Lohengrin est bien obligé de la rattraper au vol s'il ne veut pas qu'elle s'étale le pif dans la luzerne. Il lui signale qu'il va devoir partir, mais que ce n'est pas de gaieté de coeur. La nana se cramponne à ses bretelles en le suppliant de rester (la foule fait de même... sans se cramponner sinon bonjour le falzar aux chevilles!) mais le héros reste inflexible (comme le chêne hé, hé) et signale d'ailleurs que le Graal s'impatiente et n'arrête pas de le biper (pas des barres! je vous cite les "vrais" mots: "Déjà le Graal s'irrite que je reste si longtemps")
"Pitié Lolo! Je morfle! Reste au moins pour me passer la boîte de tires-jus (mouchoirs si vous préférez)
- Tu l'as voulu, tu l'a eu dans l'baba et je dérouille aussi. Malin ça, on est liés à vie mais à distance! Y avait qu'à pas!"

La blonde tombe dans les pommes (un vrai cageot, ça ne serait pas mal sur scène, je trouve, ou alors une cuve de compote pré-cuite avant mise en boîte, ça serait seyant aussi...)

"Ah au fait... (il est un peu distrait le cher homme, faut dire que ça influe tout de même sur la concentration de ficher au panier son bonheur matrimonial) ton altesse - ajoute-t-il en se tournant vers le roi - Pas d'inquiétude pour l'issue de la baston! J'ai des news tellement fraîches que l'encre est à peine sèche! Donc..."

Il est coupé dans son élan (lyrique?) alors que le cygne avec sa nacelle fait son apparition. Ce qui a d'ailleurs l'effet des sels "réanimatoires" sur Elsa puisqu'elle hulule que le cygne est de retour et que c'est la fin des extra-fins (des haricots). Lohengrin refait le coup du début de l'opéra, en causant à son caneton hypertrophié, mais on apprend des choses... interressantes cette fois-ci:

"Mon pov'vieux! Dire que tu n'avais qu'un an à tirer (c'est le cas de le dire, rapport à la barcasse!) au service du Graal et tu aurais pu redevenir c'que t'étais avant... le frangin d'Elsa!
D'ailleurs, tiens Zaza,au cas où ça arriverait, on sait jamais avec le Graal,  voilà mon cor, ça peut aider s'il a besoin d'un coup de main (je me méfierai... rappelez-vous Roland à Roncevaux!), mon cure-dent (bien utile quand on sait que celui qui l'a en pogne est sur de ratatiner l'adversaire) et ma bagouze (ça, pas grande utilité, mais c'est sentimental, histoire qu'il n'oublie pas le mec qui a failli être son beauf). Allez... un dernier poutou pour la route et j'me tire!"

Il fait la bise à son ex qui s'accroche telle une bernicle sur son rocher mais lache prise pour se retrouver encore une fois à moitié "empommée" dans les bras des copines de chambrée et fonce vers le rivage ('tention, qu'il rate pas la barque dans sa hâte!)

Tout le monde soupire devant la cata sauf une, qui se pointe comme une fleur en s'égosillant:

"Bon baiser et bon vent, la paille au c. le feu dedans! - (s'cusez, j'ai eu cette expression en tête... familiale aussi) - Et pour te ficher plus les boules, j't'annonce que c'est moi toute seule comme une grande qui ait transformé le prince de Brabant en Daffy Duk, juste avec c'te chaîne magique hé, hé! Et toi la potiche... t'es dans la m.. complète hein? Si t'étais pas si godiche, ton mec serait resté et ton frangin aurait été sauvé par lui! Re-hé hé! Et ça vous apprendra tous d' ignorer l'ancien culte des dieux, paf dans les dents!"

Problème... elle aurait dû attendre, l'allumée de service, que Lohengrin soit hors de portée de sonotone. Il ôte la chaîne du cou du cygne, alors qu'une colombe du Graal plane au-dessus de la barque (et oui, quand on fait dans l'imagerie édifiante et sainte, on va jusqu'au bout) et après un "abracadabra"... pardon une petite prière, le palmipède laisse place au prince Gottfried (tiens donc... ça tourne autour du barbu décidemment, même les pseudo!)

Et là, c'est l'apothéose (enfin si on n'est pas explosée de rire comme moi) avec l'image d'un Lohengrin sautant dans la barque et disparaissant tracté par... la colombe (ça me rappelle Evinrud le moustique de Bernard et Bianca... pas de ma faute! D'où l'image du début d'ailleurs)
Tous acclament le prince et sa soeur, suivant sa bonne habitude, tombe évanouie dans ses bras alors qu'on voit disparaître Lohengrin (version hors-bord, j'aimerai bien ou ski nautique)


Fin de Lohengrin... et vu la longueur de ce qui précède... on verra plus tard pour les fameuses choses qui m'ont interpellée (en plus, vous aurez peut-être votre mot à dire on ne sait jamais...)

Bonne journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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