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Mercredi 20 septembre 2006
Bonjour!

Allez, je me secoue, sinon je vais ne rien ficher encore une fois... mais c'est dur!!! Je ne sais pas si c'est de sentir bientôt ça va être l'hibernation pour toutes les créatures troglodytes et nyctalopes comme bibi (rien à voir, mais ça fait savant les mots vous ne trouvez pas? Mmm?) mais je me tiens une flemme énormissime! ou alors.... je fais durer la nonchalance estivale un maximum (ça, ça me plaît bien... excuse poétique... gentille... de bon ton...)

Je vous avais dit que j'essaierai de voir ce qui a fait "chtonk" quand je suis revenue sur le Lohengrin de mon cher Richie. Et bien, évidemment plein de trucs (sinon ça n'aurait pas fait "chtonk", même pas "pling", ni un pet étouffé d'ailleurs)

Le truc le plus évident c'est tout de même l'histoire du nom à cacher. D'ailleurs, j'avais pondu un truc déjà et ça date de Noé en short , et c'est d'un pompeux, pour tout arranger, mais faut excuser, j'étais encore "jeune" (hé, hé) dans le milieu "bloguien" et je n'avais pas trouvé ma voie - (ou voix ça marche aussi, puisque je suis une "verbale" incontinente n'est-ce pas?) C'était ici
Plus gonflant tu meurs! Je me demande comment j'ai réussi à continuer après ça, et surtout comment les lecteurs ont persisté à venir se prendre la tête avec des trucs pareils! Encore heureux que ce n'était pas long à l'époque! En plus, tout ça se résumerait au fait que, dès qu'on dit le nom caché, ou oublié (style abracadabra dans les contes) du héros ou de l'héroïne... paf! le chien... c'est couru d'avance... il ou elle doit faire ses valoches (au sens propre comme au figuré, en se mettant en apnée définitive)

Et bien là, Le chevalier au palmipède ne déroge pas à la règle wagnérienne.
Je présente ma carte de séjour et je me
reconduis moi-même aux frontières! Et tout ça évidemment au nom de la grandeur d'une quête (garder un mug en fer blanc, ça fait partie des quêtes je m'excuse, sinon la légende arthurienne n'aurait jamais pointé son pif, ne vous en déplaise)

Autre truc... pour que la mayo prenne, s'arranger pour que ça soit sinon l'intéressé lui même, du moins une nana (proche de préférence, très proche même) qui provoque la cata ; nous avons ici la parfaite oie blonde pour ça, Elsa, avec le renfort moral (et "Détritusien") d'Ortrud-duc Avec un mec... ça le fait moins, j'sais pas pourquoi... peut-être ce satané mythe d'Eve la première "pommivore" de l'histoire, allez savoir... à fouiller...
Et ça fonctionne pour tous les opéras de Wagner, mine de rien! On ne revient pas sur Le Ring, déjà fait (même si ça m'a barbée de me relire, donc vous aussi, faut être réaliste) mais dans les autres opéras? Hein?
 
Dans le Vaisseau Fantôme, c'est Senta qui provoque, lors d'une scène mal pigée avec son ex par le Hollandais, l'aveu de son statut de "maudit par l'Eternel" et zou, le type se barre (à tribord, étant donné qu'il est en barcasse), par contre, la nana n'est pas du genre à laisser filer une belle prise puisque contrairement à Elsa, elle ne tombe pas dans les cageots de pommes mais se fiche à la flotte (fameuse "Rédemption" ça aussi) Tiens... en plus... de p'tit nom... il n'en a pas celui-ci... juste le Hollandais volant... étrange non?

Dans les Maîtres Chanteurs... le fameux héros Walter commence à se faire des ennemis dans la confrérie, à partir du moment où il énonce ses origines nobles (devant des bourges, ça ne peut qu'envenimer la sauce de balancer sa particule à la trogne des gens en disant qu'on en a rien à battre de leur tablature) D'accord, il ne part pas, ne meurt pas, mais se retrouve avec de sacrés emm.. bâtons dans les roues pour parvenir à se faire accepter (et tout ça pour une minette évidemment, le chant poétique est l'instrument et pas le but ici)

Pour Rienzi, moins évident, étant donné que c'est un épisode pseudo historique sur la lutte des plébéiens et patriciens (très politique, ça, ça aurait plu à Verdi) mais toute l'intrigue tourne autour du statut et de la lignée des protagoniste (donc le "nom", mine de rien)

Etant donné qu'on n'a pas abordé le reste... pas la peine d'en parler, on verra ça au fur et à mesure (le ouf! discret mais audible, je vous l'accorde parce que les cours magistraux, ça n'a jamais été mon fort de toute façon)

En relisant le livret, par contre, je me suis aperçue (enfin, façon de parler, ça faisait longtemps que j'avais pigé ça) que je ne connais aucun musicien-auteur qui bidouille autant l'original que ce cher Richie quant au sujet.
La preuve est
que, si vous avez le courage (et la témérité) d'aller lire les vraies mythologies norroise ou scandinaves, son Ring est un cocktail concentré de tout ce qui peut l'arranger (surtout côté motivations et idées personnelles) faisant des manipulations plus que génétiques de personnages, bidouillant des alliances et des mariages morganatiques en veux-tu en voilà (ah! Sigmund que ne t'es tu penché sur ce cas! N'est-ce pas?) Il en est de même quand on lit la vraie légende de Lohengrin (il faudra que je la dégote pour vous la servir en pousse-café un de ces jours celle-là!). Et il avait beau jeu en plus, étant donné qu'en bon mégalo (je regrette, mais un égo à cette dimension c'est quasi pathologique) il faisait tout : musique, livret, et même décors et théâtre (visez  Bayreuth, si vous croyez que je dis c... bêtises)

De plus même méli-mélo côté chronologie pour l'écriture de Lohengrin (suite presque logique de Parsifal, puisque c'est son père) et pour le Ring (écrit à rebours, en commençant par le dernier volet ou "journée", nommé ainsi par l'auteur lui-même) Lohengrin crée en 1850 et Parsifal en 1882. Il aime bien remonter le temps ce cher Wagner! S'il avait continué... vous pariez qu'il nous aurait fait un Nouveau Testament? ... Autant pour moi, c'était au programme, il avait un "Jésus" sous le bras, jamais sorti celui-là! Mais j'imagine un Adam-Siegmund et une Eve-Sieglind avec le dragon Fafner à la place du serpent originel ça devait le démanger.. vous ne croyez pas? Parce que l'Anneau, mine de rien, ça représente le pouvoir (d'ac. on avait pigé) mais pas mal d'autres choses... dont la connaissance... (comme la pomme non?)

Enfin tout ça pour dire, que derrière des rimes un peu passées de mode... il faut presque avoir la démarche qu'on a en lisant les fameuses centuries de ce cher Michel de Nostre-Dame (Nostradamus, pour les intimes). Un mot peut en cacher un autre...

Mais c'est un peu prise de tête, et en ce moment... j'ai besoin de plus léger... pas vous? Enfin, vous savez où chercher quand vous voudrez vous tripatouiller les boyaux de la tête, il y a matière chez Richie, je vous garantie!

Sur ce, j'arrête de vous tenir la jambe et vous souhaite une bonne journée. A bientôt (si j'ai des "chtonk" intempestifs, je vous tiens au courant)

La dragonne
par Sieglind publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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