Mercredi 27 septembre 2006
Bonjour!
Rassurez-vous, la narration "lyrico-gaiilarde" continuera, là, c'est juste que je me suis aperçue que je ne vous avais pas filé beaucoups de p'tites photos de notre voyage en Amerloquie... Casse-là-Etienne, en voili en voilou... Mais ne vous attendez pas trop à du "traditionnel", j'ai choisi des clichés assez insolites, rapport à la démesure du patelin (parce qu'il faut enfoncer la porte ouverte en en rajoutant une couche: c'est démesuré!). Allez je m'y colle, parce que c'est pas tout ça, faut quand même que je justifie mon... non-salaire de blogueuse hein?

D'accord, côté hypertrophie paluchienne, il y a mieux, vu mon format de poche, mais là, pour une pomme de... séquoia, c'est du bestiau hein? Truc piqué à Séquoia Park évidemment, au péril de ma vie. Euh... j'explique:
En bonne "citoyenne-du-monde-respectueuse-des-us-et-coutumes-du-coin", j'avais visé qu'il ne fallait pas piétiner les sous-bois (ça dénature le sous-sol et comme ces satanés arbres n'ont rien trouvé de mieux que d'avoir des racines en surface, au bout d'un moment ils se cassent la g... oule tout seuls comme des grands et on les laisse là pour qu'ils retournent à la nature comme on dit; le nettoyage, là-bas, ça ne vaut que pour les plantes vraiment parasites, les essences, on les laisse retourner à la terre, pas bête remarquez)
Donc, pour ne pas déraciner à moi toute seule une portion de forêt millénaire, je vise un fruit de l'arbre, pas trop loin du bord du chemin, lui-même cerné d'une barrière de bois. Je me penche entre deux planches de la barrière et en équilibre, façon balançoire humaine d'une aire de jeu pour mélangés des boyaux de la tête, je commence à tendre le bras. Dragon veillait au grain en me retenant tout de même par le fond de mon pantalon de guerre (voui, vu son aspect, il aurait pu faire toutes les guerres ce treillis ne vous en déplaise!) et sur ce... je récupère, après moultes efforts, le fruit (c'est le cas de le dire) de mes acrobaties. Sauf que... au moment où je lance un grand "tire-moi, j'suis prête" (je sais... j'y ai pensé plus tard aussi à celle-là, mais trop tard, ma réputation était faite!), un "clic-clac" révélateur, nous annonce qu'on venait d'immortaliser... mon postérieur. On se retourne pour voir un groupe de touristes hilares et tellements contants de voir des visiteurs osant le ridicule avec tant de zénitude, qu'on n'a pas osé leur demander de sucrer le cliché (faut dire qu'un postérieur en treillis c'est anonyme hein?)

Là, c'est un morceau de sel récupéré dans la Vallée de la Mort. Les conditions de récupération de l'échantillon sont plus.. normales, et puis, même s'il m'avait prise la fantaisie de me couvrir encore de ridicule, on était seuls et dragon est blindé depuis le temps! Sauf qu'évidemment, j'avais oublié qu'une structure saline de bonne taille (un petit lac, ça vous va côté taille?) ça a des creux et des bosses et les bosses, ça coupe... et le sel sur les coupures... vous imaginez hein? Sans commentaires à part des "ouille, ça pique, aïe, ça chauffe" toutes les cinq minutes.

Là, dans un magasin du quartier chinois de San Francisco, au rayon jouet, je suis tombée sur ça! Impossible de ne pas prendre le cliché (c'est pour ça que c'est un peu flou, je ne voulais pas me faire prendre en flag, ils auraient pu croire à de l'espionnage industriel et côté fouille au corps, j'avais déjà donné, si vous vous rappelez bien)
Donc, m'sieurs-dames, si vous voulez envouter votre voisine, sourdingue certainement vu le volume sonore des braiements qui s'échappent de chez elle et n'ayant qu'une très vague notion de la justesse vocalisante (je cherche encore sa tessiture pour vous dire), ou celui qui fait gueuler son chien un jour de week-end où l'on a décidé de se reposer un peu plus tard par exemple, ou le voisin qui tond son mètre carré de gazon... en trois heures... pile-poil quand vous envisagez de faire bronzette; là, je ne peux rien pour lui, à part lui conseiller de meuler un peu sa lame parce que son engin coupe vraiment comme les genoux d'une bonne soeur (expression familiale pour dire que ça ne coupe rien étant usé comme les cannes des pingouines affligées de génuflexionite chronique) ou alors... c'est une excuse pour mater gratos (je penche plutôt pour ça, parce que bizarrement, elle coupe comme un katana tout neuf sa tondeuse devant sa baraque)
Enfin vous trouverez certainement une victime à votre acharnement "vengeresque".

Une petite dernière avant la suite (sinon ça va faire trop long la encore hein?) le garage d'un magnat de la finance déjà évoqué, ayant décidé de se faire construire un manoir en pleine Vallée de la Mort (faudra d'ailleurs que je raconte cette histoire... elle est étonnante). Donc, là, vous imaginez un paysage lunaire à des miles à la ronde et tout d'un coup: une oasis (palmiers compris) avec une hacienda énormissime . Dans le garage, des meubles (on est arrivé pendant le grand nettoyage de l'année, avant l'affluence des touristes, la saison n'étant pas vraiment commencée) et une voiture pas du dernier modèle mais avec une sacrée gueule je trouve. L'histoire de la bagnole est assez marrante. Le fameux banquier avait une nièce à qui il avait fait cadeau de cette charrette. Là, entre en scène, le p'tit copain de la musaraigne, qui n'a pas le bon goût de penser à plaire au tonton. Les tourtereaux roucoulent et envisagent de convoler, et comme non-cadeau de mariage... le tonton a repris sa tuture! (qui a dit donné c'est donné etc...?)
Par contre, la visite du manoir, que du nanan! On était seuls avec la guide (en costume d'époque) ce qui fait que la brave nana s'est éclatée en pouvant faire des digressions quand ça lui chantait (une copine quoi hé, hé) et surtout qu'on l'a un peu dépannée sur des phrases en latin et espagnol disséminées dans tout le bâtiment, un plus pour les visites suivantes. J'ai même fait quelques entrechats (véridique, demandez à dragon) dans la salle de musique. Le type adorait la musique avec sa belette, mais ne jouait d'aucun instrument, ce qui fait qu'il a installé un orgue avec un système de cylindres enregistrés. Je me suis exprimée chorégraphiquement au son de la toccata de Jean-Sébastien devant les étudiantes chargées du ménage annuel pétées de rire, ça leur fera des souvenirs (un peu de vie dans ce mausolée nom de Zeus!)
Voilà, je cherche d'autres clichés un peu hors normes et je vous balancerai ça une prochaine fois d'accord? D'ici là, portez-vous bien et bonne journée.
La dragonne
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